Mer.
03
Sep

MEDIAPART

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Article d'édition

dijOnscOpe : Le redressement (judiciaire) productif !

Chers lecteurs,
Vous avez lu pléthore d’articles évoquant les difficultés des petites et moyennes entreprises qui tentent de sortir leur épingle de la crise ; dijOnscOpe ne fait pas exception à la règle. On nous l’a dit et répété : "Vous ne tiendrez pas 6 mois !" ; puis "Vous ne tiendrez pas 1 an", etc. Lorsque nous avons fêté notre troisième anniversaire, le 1er septembre 2012, vous avez été nombreux à penser que dijOnscOpe, "c’est gagné maintenant".

Et bien non.

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Nous savions que miser sur les abonnements payants de nos lecteurs constituerait un défi immense : à la fois redorer le blason de la presse quotidienne régionale en déclin et légitimer le paiement d’une édition 100% numérique alors que tout semble gratuit sur le web.

Notre objectif à moyen terme était et demeure clairement affiché, soit 3.500 abonnés annuels. En-dessous de ce seuil, l’hémorragie financière se poursuit. Il a fallu trois ans à notre confrère et partenaire Mediapart pour atteindre son équilibre ; dijOnscOpe n’a pas la prétention d’y arriver plus rapidement.

Or le temps presse car nous ne disposons pas de la même marge de manœuvre ; vous êtes aujourd’hui près de 2.000 abonnés, dont 1.000 abonnés annuels.

Dans cette perspective, nos projets sont tout aussi clairs : développer nos abonnements d’une part ; ouvrir le capital d’autre part. Mais pas n’importe comment, ni à n’importe qui : conformément à notre charte, nous recherchons des investisseurs respectueux de notre projet éditorial, de nos ambitions de développement et de nos contraintes commerciales.

Le temps de finaliser ces démarches, il est apparu nécessaire, pour le bien de l’entreprise et de ses salariés journalistes, qui en sont les éléments-clés, que dijOnscOpe soit mis en redressement judiciaire (RJ). Tel est le cas depuis fin novembre 2012.

Une sorte de "gros mot" signifiant que votre journal en ligne est inscrit dans une procédure gelant ses dettes antérieures. Le but étant de reconstituer notre trésorerie pour maintenir les postes de journalistes actuels, payer nos échéances courantes et conserver la confiance de nos fournisseurs.

Votre estime et votre fidélité nous ont permis de traverser beaucoup d’épreuves ces trois dernières années, mais aussi de connaître de grandes satisfactions. De média inconnu, votre journal en ligne est devenu une référence nationale en termes d’information régionale en ligne.

Rigueur, respect des sources, analyse critique : telle est notre marque de fabrique, notre compétitivité à nous. Une notoriété et une bonne image estimables, mais qui, vous l'aurez compris, ne suffisent pas à combler nos besoins.

Pour autant, nous ne renoncerons à rien. Indépendance totale de la rédaction, publi-reportages bannis, déjeuners, cadeaux et voyages de presse prohibés : vous connaissez nos valeurs ; elles ne changeront pas devant l’adversité financière. Bien au contraire ; nous allons progresser, affiner notre cap, renforcer notre ligne éditoriale et développer notre offre de services.

En cela, notre nouveau site arrivera ainsi à point nommé dès le mois de janvier 2013. Vous avez formulé un grand nombre d'attentes lors de nos divers questionnaires en ligne ; nous avons tenté d’apporter une réponse positive et efficace à chaque fois que cela nous était possible.

Ainsi, le contenu rédactionnel sera à la fois étoffé et dynamisé. Plus fonctionnelle et accessible, la lecture sera adaptée aux mobiles et tablettes ; les articles seront plus courts, davantage structurés et interactifs, complétés par des interviews et des avis d’experts ; l’interface sera améliorée avec la gestion de vos articles favoris.

Via le nouveau Club des abonnés, vous participerez, si vous le souhaitez, à la vie du journal par vos idées de sujets, vos contributions, des rencontres avec la Rédaction, des petits-déjeuners et des soirées-débats thématiques. Bref, vous deviendrez acteurs de votre journal en ligne et pas seulement lecteurs.

En un mot, nous comptons bien poursuivre notre chemin. Coûte que coûte. Avec vous et pour vous, dans l’ambition que nous portons de vous offrir une information de haute tenue.

Bien sûr, vous entendrez quelques rumeurs négatives du type : "C’est fichu, 9 entreprises sur 10 en redressement judiciaire se cassent la figure". Mais après tout, on me disait aussi que je ne parviendrais jamais à créer ce journal – né d’une soit-disant "vision illuminée".

Aujourd’hui comme en 2009, je garde confiance et vous affirme ceci : "Grâce au redressement judiciaire, 1 entreprise sur 10 parvient à redresser la barre et à s’en sortir".

Maintenant, vous savez ; dijOnscOpe sera de celles-ci.

Sabine Torres,
Directrice.

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