Jeu.
30
Oct

MEDIAPART

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Article d'édition

Les « incasables »..., les tombes du soldat inconnu.

Hier, sur France 2, un reportage dans le cadre d'un magasine a été diffusé..., très tardivement..., trop même. Mais quelle cible était visée alors... ? Certainement pas le grand public donc... ! Son titre portant le nom de « Les Infiltrés : Pôle emploi, mission impossible» s'est voulu annoncer la problématique de l'emploi..., du non emploi galopant devrais-je dire.., par le petit bout d'une lorgnette... Celle ci nous a focalisé le regard que d'un coté du guichet. C'est pas la première fois d'ailleurs. Seulement, bien que les souffrances de ces employés-es nous a été démontrées de manière « controversée » selon certains points de vu..., mais aussi incontestables dans les faits dans un certain ensemble, le « compte » ni est pas. Et par une approche qualitative de ces comptes froids et glaciales, je vous propose une version plus adaptée à la réalité absente, enterrée, inconnue même, dans cette émission. Il me faut préciser que je fais parti comme tant d'autres, de ces « incasables ».

 

Est-il besoin de rappeler la phrase de Warren Buffett concernant une certaine lutte des classes... ? J’affirme avec force et rage que oui... : « La lutte des classes existe, et c’est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner. » . J'irai même plus loin en allant jusqu'à qualifier le terme de lutte d'euphémisme. C'est une « guerre » qui nous est livrée..., qu'on se le dise... ! Et cette guerre, comme toutes les autres a son lot de morts..., virtuels si cela arrange certains-es de le croire. Les employés-es..., ces soldats en première ligne du terrain de bataille de la conquête des « richesses »..., sont cela même qui tombent, sans champs d'honneur, sous les coups de l'accaparation de ces riches territoires nouvellement acquis. On ne peut que constater tous les jours à qui ces conquêtes profitent, pour s'en convaincre. Par la spéculation..., une nouvelle arme de destruction massive est née. Quant à ceux licenciés, ces blessés, ces esquintés par la mitraille technocratique et autres canardages sémantiques..., ils sont bel et bien ces "incasables" devenant inconnus au bataillon... Ils sont maintenant enterrés puis oubliés par la bureaucratie tant politicienne qu'économique. Belle démocratie en exercice n'est ce pas...?

 

L'employé-e est diversifié comme le soldat est multitâche. Certains-es produisent alors que d'autres accompagnent la mécanique, soit le « corps » aux ordres des « chefs » Et pour éviter que cette mécanique s'enraille, que les ordres soient respectés donc..., une stratégie de l'information minimum aide à entretenir la cohésion du « corps ». Et par extrapolation, sans reprendre les chiffres clairement exprimés dans ce reportage, il nous faut tout de même éclairer leurs nécessités. Celles ci ne sont en fait que l'illustration d'une ou plusieurs méthodologies permettant techniquement d'avoir des photos à plusieurs moments de divers situations comptabilisables donc. De leurs évolutions suivant l'application de certaines mesures, des ajustement sont faits...., comme des licenciements massifs sont actés. Là, rentre alors..., suivant la durée de chômage plus ou moins longue et d'autres critères..., suivant l'ampleur des blessures du soldat, la quantification économique de sa réinsertion sur le champs de bataille. Celle ci est exécutée par cette structure, Pôle Emploi, aux ordres de l’État, soit sous forme de statistique, de rentabilité, si l'on peut dire ça ainsi d'ailleurs, mais en rien en terme de qualité. Et comme sur un champ de bataille, suivant la tactique employée par les « chefs » de guerre..., pour atteindre un objectif..., l'état des pertes est indispensable à mesurer pour connaître la faisabilité ou l'échec de la stratégie utilisée, les comptes sont contestables. Et j'accuse clairement le patron de Pôle Emploi, l’État, les politiques, le patronat, quant à leurs responsabilités dans la fabrication et le contrôle de loi veillant à l'application de la stratégie de gestion du chômage, dans les techniques de management des équipes et employés-es de Pôle Emploi eux même exploités-es, dans la sur-numération des morts de cette guerre, ce tout ayant produit le catastrophisme de cette situation démontrée dans le reportage. Cette condamnation personnelle fait écho au déclaration contraire de la journaliste, en début d'émission suivant le reportage.

 

L'autre coté du guichet donc, ce sont les vies humaines bénéficiant d'accompagnement de l’État dans la recherche d'aiguilles dans une botte de foin grandissante. C'est l'attention bienveillante que porte le « chef », à ces troupes sacrifiées aux comptes de ses erreurs stratégiques. C'est aussi le nombre de tombes dispersées sur les champs de batailles multiples. Certes, ce côté montré dans le reportage étant celui des employés-es de Pôle Emploi, la reconnaissance de leur devoir qui porte un secours salutairement à une population toujours plus nombreuse et abîmée, a été attestée de manière incontestable. Il nous a été permis, par cette focale, d'apercevoir aussi les entraves s’amoncelant les empêchant de remplir pleinement ce devoir. Mais tant le refus du « chef » de guerre nommé M. Sapin, Ministre de l'emploi..., de venir s'expliquer sur le plateau de l'émission qui suivie, sous prétexte d'une méthode d'investigation pas à son goût..., que les satisfecits du patron de Pôle Emploi et du député d’Indre-et-Loire, Jean-Patrick Gille, dans leurs nouvelles « bonnes actions », sont une insulte à notre intelligence et à notre dignité. Alors que ces journalistes ont demandé d'enquêter honnêtement auprès des Pôles Emploi avant l'infiltration..., comment interpréter le refus en premier lieu..., puis le revirement d'hier du patron de cette structure invitant à nouveau à venir filmer un reportage... ? Avez vous eu le temps de préparer un plan com. bien rodé..., avec des figurants en prime peut être..., M Jean Bassères (directeur général de Pôle emploi)... ? M. Sapin..., mais quelle méthode journalistique pourrait avoir votre approbation..., si ce n'est dans le choix des journalistes et des questions à vous présenter et poser à l'avance peut être... ? Mais quelle innocence de ma part...! Ces représentants-es, élus-es par nos votes pour certains, nominés pour d'autres..., ne sont certainement pas de notre classe dans cette guerre. Ils-elles n'ont point d'intérêt à nommer tant leurs responsabilités pour enfin les assumer..., qu'à nous identifier sous ces tombes et stèles anonymes. Car nous ne sommes que cette "chair à canon" leur servant de faire valoir..., quand victoire il y a...! Comme nous sommes ceux-celles, idiots-es, votant avec nos "pieds" quand leurs défaites sont actées. Leurs comportements d'hier tant par leurs présences hautaines que par leur absence mesquine..., ne sont là que pour révéler cette réalité..., enchantée..., sous des promesses de campagnes évanescentes et l'éblouissement de projecteurs de complaisance.

 

Et donc pour conclure, on ne peut que remercier ces personnes dont leurs noms et fonctions vont suivre. Car seules ces personnes là ont su parler et qualifier humainement tant des réelles souffrances des employés-es de Pôle Emploi..., que celles des victimes, leurs honneurs bafoués, dans cette ignoble guerre masquant son nom sous la « compétitivité », la « mondialisation »... Ces ennemis sont bien pratiques quant ils ne sont pas identifiables..., pour cacher son propre jeu... !

 

Merci donc à M. Philippe Sabater (secrétaire adjoint du SNU-Pôle emploi-FSU) et Marie Lacoste (secrétaire du mouvement national des chômeurs et précaires).

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