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Édition : ToutEduc

Le projet de Sarkozy pour l'Ecole est fort. L'opposition doit-elle présenter un contre-projet?

"Nous sommes en train de transformer en profondeur le système éducatif", a déclaré ce 11 janvier, lors des voeux à la presse, Luc CHatel. Il se met dans les pas de Nicolas Sarkozy dans ses voeux au monde enseignant qui annonce, s'il est réélu, la fin du collège unique, la généralisation de l'alternance, une pédagogie centrée sur les "bonnes pratiques", une nouvelle définition et une nouvelle organisation des établissements scolaires, une nouvelle définition des missions des enseignants, et donc de l'Ecole. Il faut aussi entendre ce qu'il laisse entendre, et nous prenons le risque ici d'interpréter des silences : la fin des suppressions de postes (pour le budget 2013), la fin du socle commun, la fin des ZEP, et surtout une école sans partenaires extérieurs, isolée du reste de la société, hors des entreprises qui prendront ses apprentis.

Or ni les autres candidats à l'élection présidentielle, ni les syndicats enseignants n'ont sérieusement répondu. Leurs communiqués, quand il y en a sont a minima (à l'exception de ceux du SNUIPP-FSU et de la Fnec-FO), très convenus. Ils ont sûrement d'excellentes raisons pour ne pas engager le fer sur le terrain de leur adversaire. Mais de fait, le débat est engagé, et, qu'il soit réélu ou qu'il inspire l'opposition de demain, ce discours pourrait bien permettre à l'UMP d'imposer son agenda sur le débat éducatif, d'autant que Luc Chatel met en place les outils administratifs dont son successeur aura (aurait) besoin pour la mise en oeuvre du projet. 

Une analyse à retrouver sur le site ToutEduc.

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