Lettre à Sylvain Bourmeau sur le traitement d'«Ennemis publics»
Vous serez peut-être surpris, cher Sylvain, que les voies électroniques se substituent à la vive voix, puisque nos bureaux se font face dans les locaux de Mediapart et qu’il nous suffit de chuchoter pour nous entendre. Mais vous êtes souvent sur votre scooter à sillonner la Ville Lumière comme dans un film de Carax ; de mon côté, je m’attarde plus que de raison au marché d’Aligre à tâter ce qui nourrira ma vorace marmaille, comme dans Le Roman de Renart.
Et puis pourquoi ne pas s’écrire pour tenter de rendre compte d’Ennemis publics (Flammarion-Grasset, 334 p., 20 €), échange de courriels entre Michel Houellebecq (qui niche en Irlande) et Bernard-Henri Lévy (toujours fourré à New York) ? Le livre devait paraître ce 8 octobre. La mercatique (ou le marketing, pour vous qui aimez tant l’anglais) en a décidé autrement. Un plan d’enfer dont les gazettes se firent l’écho : mystère entretenu puis éventé, parution avancée de quelques jours.
Bref, encore l’un de ces désordres causés par la multitude aux abois et qu’abhorre votre ami Houellebecq : «Non, décidément, je n’aime pas le désordre : je suis de ceux qui considèrent que c’est à la faveur du désordre que se produisent les plus grandes injustices.»
J’écris «votre ami Houllebecq» parce qu’il vous cite avec tempérament (que la crise financière du moment ne vous fasse pas lire à tempérament !), repêchant toujours votre nom du torrent de boue par lui déversé sur la gent pisse-copies, parvenant même à le faire reprendre par Bernard-Henri Lévy, qui finit par saisir cette perche onomastique (p.222).
La première fois que Michel Houllebecq vous évoque (p. 32), en des termes parcimonieusement louangeurs à première vue («travailleur acharné et régulier»), je me suis demandé si ce Don Quichotte n’avait pas besoin d’enrôler son Sancho. Et puis à la cinquième occurrence (p. 300), plus envie d’ironiser : «Et jamais sans doute avant notre correspondance je n’avais senti aussi fort comme j’étais attaché viscéralement, originellement, à la poésie. Jamais je n’avais aussi bien compris ce qui m’avait rendu si fier d’avoir, dans la troisième partie de La Possibilité d’une île, et pour reprendre les termes qu’avait employés Sylvain Bourmeau dans sa critique, "fait triompher la poésie à l’intérieur même du roman".»
Comment devenir si proche d’une source, cher Sylvain, sans tarir son sens critique ? Peut-être me répondrez-vous. Toujours est-il que vous avez préféré «passer», comme au bridge, au sujet d’Ennemis publics, conciliabule digital à deux voix qui m’échoit soudainement.
Pierre Assouline, traité plus bas que terre, a riposté. Peut-être en sera-t-il de même avec Jérôme Garcin. Humiliés et offensés dézinguent le livre tandis que vous, qui avez la grâce de complaire, cher Sylvain, vous pratiquez ce «retrait» dont les auteurs se réclament, au reste, de leur côté. Entre ces attitudes extrêmes, comment trouver le milieu juste ?
Peut-être en retirant d’emblée à nos duettistes de rencontre, au risque de les fâcher davantage avec la flicaille journalistique, leur licence d’épistoliers. La correspondance exige de se dépoitrailler à la hâte : Flaubert a donné ce la, d’autres l’ont tenu. Une lettre, c’est un tressaillement solitaire. Or nos compères ont intériorisé le gros tirage. Les lecteurs, en nombre, sont déjà par-dessus leur épaule. Ils n’échappent pas au côté «m’as-tu lu». La pose des notables les guette davantage que la déréliction des parias.
Michel Houellebecq en convient, qui écrit à propos de l’exercice touchant à sa fin : «J’y aurai découvert pas mal de choses, sur lesquelles je ne suis même pas revenu quand nous en parlions, parce qu’elles s’installaient avec la tranquillité de l’évidence.» Une correspondance digne de ce nom ne s’installe pas avec la tranquillité de l’évidence.
Il ne s’agit pas non plus d’un Journal, bien qu’il y ait parfois des paragraphes dignes des meilleurs diaristes. Non, enlevons la majuscule de journal et osons le blasphème : ces contempteurs de la presse nous ont livré deux formidables interviews croisées, chacun se faisant rédacteur en chef de l’autre et obtenant, du coup, ce qu’aucun «menteur» (newspaper en argot, cher Sylvain!) n’eût oncques pu produire…
À l’aune de cette requalification (qu’il suffit d’appliquer à Bernard-Henri Lévy pour l’apprécier à sa juste valeur : ce n’est pas un philosophe mais un essayiste, ce n’est pas un reporter mais un commentateur ; à chaque fois feuilletoniste d’excellente facture de soi-même et accessoirement du monde), rien n’interdit, sauf la haine aveuglante et tenace, de goûter Ennemis publics.
Aucun risque de collision, tant sont différentes les altitudes. BHL pratique avec fougue la glose et la plaidoirie, tandis que MH, sur un ton ronchon, exsude évocations et intuitions. Quand celui-ci se mêle de penser, le café du commerce n’est jamais loin, les lacunes s’avèrent abyssales (Barrès connais pas, Lévinas jamais lu…) et celui-là réplique avec une fiche de rattrapage entre bloc-note du Point et corrigé de dissertation du Chassang et Senninger.
Quand Houellebecq chante dans son arbre généalogique, il devient fulgurant : «Rares sont les adultes qui comprennent que tout enfant est, naturellement et sans efforts, un philosophe.» Parenthèse, cher Sylvain, à propos de ce que retrace votre ami de sa scolarité au lycée de Meaux (excellent, il s’oblige à rétrograder dans l’honnête moyenne), de sa solitude voire de son enfermement face à la plèbe envahissante et sadique : il développe tous les symptômes de l’enfant précoce (on disait «surdoué» à son époque), qui engage son énergie et son intelligence à s’autoréguler pour ne pas faire tache, avant de se murer dans la misanthropie. Nul besoin de s’appeler Arielle Adda pour établir un tel diagnostic.
Houellebecq offre des paragraphes saisissants sur son côté à la fois medium et révélateur, aimantant les confidences des inconnus, pressentant les choses : il est littéralement un scribe sismographe. Il ne s’en vante pas mais livre, en passant, comme ça, nonchalamment, négligemment, une clef essentielle de son œuvre et de son travail de créateur.
Il y a aussi cette page (149) bouleversante de lucidité blessée mais comme désormais sereine à propos de l’étrangeté de son regard. Il y a surtout ses visions d’écrivain, grand lecteur de Pascal : «C’est vrai que parler de Comte ou d’Althusser aujourd’hui aurait pour moi quelque chose de dérisoire, et même pire, de légèrement effrayant, comme ces gens qui se mettent à compter les poteaux télégraphiques sur la route qui les ramène de l’hôpital, pour oublier que leur femme vient de mourir, et qui ensuite comptent toute leur vie, les lamelles du store vénitien dans la chambre de leur résidence de long séjour, les carrelages de la salle de bain…»
Même sa façon paranoïaque d’imaginer le pire, avec toujours la meute aux trousses, vient à se résoudre le plus littérairement du monde, avec un point et virgule en guise de thérapie : «Et puis, évidemment, tout cela se calmera ; squelettes.»
En attendant — et il vous en a sans doute parlé, cher Sylvain —, Michel Houellebecq se voit comme dans une chambre d’hôtel qu’il faudra libérer. Il a réussi à échapper au salariat et à la vie de bureau (ce qui ne peut qu’aviver certaines jalousies), mais voici son aveu : «Maintenant je suis entré dans le jeu, c’est le moins qu’on puisse dire ; maintenant je cherche désespérément un moyen qui me permettrait (tout en continuant, un petit peu, à être) d’en sortir.»
In fine, cet écrivain recroquevillé se tourne vers son interlocuteur communicatif, Bernard-Henri Lévy, pour tenter de le libérer de son mimétisme malrucien : être partout à la fois, avoir tout fait, touché au cinéma comme à la politique, s’être frotté à la mort en frôlant tant de femmes et vice versa…
Derrière le danger Malraux il y a le péril Wilde, non dit mais omniprésent à propos de BHL : mettre plus de génie dans sa vie que dans son œuvre. Les traces d’ADN littéraire sont indéniables : Aragon le piste et l’observe, pour lui proposer un rôle en 1976 ; en 1977, alors qu’il manifeste devant l’ambassade d’Urss, son père est à l’intérieur du bâtiment, négociant un contrat juteux avec les Soviétiques et s’arrangeant pour le perdre — c’est une première — eu égard à l’action menée par ce fils aimé au pied de l’immeuble. BHL jongle avec le romanesque et le romanesque le poursuit (une tante de 94 ans, ultime mémoire familiale, meurt à Melun le 9 mars, alors qu’il s’apprêtait à recueillir ses souvenirs, mû, mais trop tard, par cette correspondance)…
BHL arrache son masque, mais aussitôt un autre lui pousse. Il semble avoir ce «décor suborneur» (Baudelaire) en magasin et je ne sais comment vous l’avez vu, cher Sylvain, mais il m’a fait penser à cette statue du jardin du Luxembourg intitulée, précisément, Le marchand de masques…
Bernard-Henri Lévy révèle son obsession sans fond : «Un art de se cacher en se montrant ou de se montrer en se cachant. Une technique, dirait Heidegger, de la disparition dans l’ombre du «Léthé» — ou la méthode qui, à l’inverse, mais cela revient au même, consiste à se faire «lathanontes», littéralement «inapparents», mais au cœur de la lumière, dans la dissipation de toute ombre. La ruse qui marche toujours et qui consiste, quand on a gagné, à se plaindre qu’on a perdu. L’astuce des stratèges chinois qui commande d’attaquer à découvert mais d’être, toujours, vainqueur en secret.» Et pourtant, vous l’aurez noté, cher Sylvain, plus loin : «Il m’arrive de me prendre moi-même les pieds dans ce que vous appelez le tapis : je me fais l’effet, dans ces cas-là, de ces agents secrets qui savent qu’ils sont en mission mais ne savent plus ni laquelle ni pour le compte de qui ; ou d’un acteur trop roué qui se perdrait, à force, dans la panoplie de ses masques et de ses leurres.»
Je ne sais, cher Sylvain, si vous avez suivi, dans ce livre, le fil noir qui toujours ramène à Romain Gary. C’est la tentation de BHL. Elle a conduit au suicide. Ce geste, Michel Houellebecq y songe, tels ceux qui n’y auront pas recours, me semble-t-il. Son correspondant, pour sa part, tient le geste à distance. Mais il affirme ceci : «Pourquoi écrivez-vous ? Parce qu’on ne peut pas faire l’amour toute la journée. Pourquoi faites-vous l’amour ? Parce qu’on ne peut pas écrire toute la journée. Quand, dans quelles circonstances, pourriez-vous renoncer à écrire ? Le jour, s’il advenait, où l’autre passion, l’autre ferveur, donnerait des signes d’épuisement. L’inverse aussi ? La même corrélation, mais dans le sens inverse ? Naturellement ! Ces choses-là, forcément, marchent aussi bien dans les deux sens !»
Êtes-vous allé, cher Sylvain, jusqu’à vous inquiéter pour la suite? J’ai eu des sueurs froides. Un Gary suffit. Et puis, sans le vouloir, BHL m’a rassuré sur son sort. Il tient un Journal depuis trente ans (il le dicte la nuit, sa secrétaire le tape le jour). Il a tout prévu pour que ce document n’atteignît jamais le public après sa mort : «J’ai désigné, sans qu’ils le sachent toujours, des super-contrôleurs chargés de surveiller, le moment venu, mes exécuteurs testamentaires et de se surveiller les uns les autres.»
Olivier Corpet, le directeur de l’Imec (Institut de mémoire et d’édition contemporaine) a expliqué à BHL qu’aucun écrivain n’avait jamais pu empêcher qu’un inédit promis à la destruction ne rencontrât finalement les lecteurs auxquels il était, forcément, destiné. The Original of Laura de Nabokov en est la dernière illustration en date.
Mais Bernard-Henri Lévy est sûr de son fait. Son texte ne lui survivra pas, les procédures sont parfaites, elles lui ont demandé un travail, une énergie et un talent colossaux. Tout ce qui n’est pas allé dans l’écriture d’une œuvre a nourri la possibilité d’en détruire le brouillon. Et si BHL était un écrivain en instance, contrairement à son courrier ? La blessure narcissique serait profonde, mais la mort ne serait pas au rendez-vous.
Finalement, mon cher Sylvain, j’ai sauvé BHL au mépris de son œuvre ; à vous de sauver Houellebecq en dépit de la sienne…


Tous les commentaires
Oh la la la la la.... C'est le titre qui a déteint ? Vous êtes sûrs tous les deux que ce "quatre mains" mérite des conflits fratricides ? Je m'inquiète....
Non, surtout pas d'inquiétude, grain de sel, le titre reprenant celui du livre en question — pour que le lecteur sache d'emblée ce qu'évoque cette lettre à S.B. —, il ne saurait être programmatique : aucun conflit fratricide dans l'air. Juste une façon, un rien parodique, de rendre compte d'un livre en en reprenant le dispositif voire les travers... Si je me fendais d'une saynète pour présenter Le Cid, crieriez-vous : «Au meurtre !» ? Bien à vous cordialement et attendons la réponse de Sylvain, qui devrait vous complètement rassurer,
La critique à quatre mains après le livre à quatre mains ? ça promet d'être passionnant. Comme ce texte de Houellebecq / BHL, étrangement, malgré le coup marketing, malgré BHL, malgré tout. Et contrairement à ce qu'écrit Assouline, c'est d'une ironie grandiose, en tout cas sous la plume de Houellebecq, peut-être pas du second degré, on franchit encore quelques étages... troisième, quatrième degré ? Merci grain de sel, je n'osais pas commenter pour ne pas entrer dans ce débat de meilleurs ennemis, je t'ai suivie.
Oui, vous avez raison, pourquoi faudrait-il qu'en raison de son «coup marketing», le côté «passionnant» de ce livre devienne une circonstance aggravante ? Et dans le même temps, comment rendre compte d'un échange, d'un commerce — au deux sens du terme —, qui s'autoproclame «correspondance» tout en s'affranchissant des atouts du genre ainsi anschlussé (gratuité dans la longue durée), qui se laisse promouvoir tel «un ouvrage de haute portée philosophique» comme dans Paris-Match ? : ° http://www.parismatch.com/parismatch/match-guide/match-livres/exclusif-bernard-henri-levy-michel-houellebecq-l-interview/ ° Bien à vous cordialement,
Attendons la réponse de Sylvain avant que nous soyons -squelettes-
Elle ne saurait tarder, la réponse, et vous verrez que Sylvain n'est en rien le «transi» de cette danse macabre...
Vos propos, Antoine Perraud, m'intéressent davantage que le contenu du livre - qui en effet, a devancé la parution annoncée . Malgré tout, j'espérais échapper, sur mediapart, à l'embouteillage médiatique . Pour l'opération commerciale, à voir. Alors qu'hebdos, quotidiens, chacun y allait de sa double ou triple page ( pour dénoncer, moduler, etc), le week end dernier, à un Festival du Livre certes bien fourni, et en région, tronait une pile de l'ouvrage, avant-première bien en vue. A l'oeil, pas compté: ça n'intéressait pas grand monde.
Chère Dominique Conil, Vous savez parler aux rédacteurs ! Je suis néanmoins désolé d'avoir fait écran au point que mon propos vous «intéresse davantage que le contenu du livre»... Je ne pense pas participer de l'embouteillage médiatique. Sans me prétendre Bison futé, j'ai voulu vous proposer un itinéraire de délestage qui évitât les embarras habituels : l'opération commerciale d'une part et d'autre part les injures contre la meute de détracteurs ennemis, au premier rang desquels Pierre Assouline, qui riposta donc en rapetissant le livre autant que possible. ° Or l'ouvrage est intéressant, à plus d'un titre. Quand Houellebecq (p. 83) explique qu'il est devenu romancier après qu'il se fut rendu compte que les gens viennent le voir et lui racontent sans même qu'il les interroge «des choses que peut-être ils n'avaient racontées à personne, et que même parfois ils n'avaient jamais pensées». Ce processus médiumnique de l'écrivain — il s'en explique plus longuement que dans ce très court extrait — a de la valeur, du point de vue du lecteur d'une œuvre, sinon du citoyen qui a bien sûr le droit de vomir le personnage médiatique et son chien... ° BHL, à condition de le prendre pour ce qu'il est, me semble bien meilleur que la plupart des journalistes qui lui tombent dessus. Certes sa fougue lui fait répéter trois fois la même chose (même si son emphase est finalement musicale...), mais la plupart de ses prêches sont justes sur le fond, notamment à propos de la phrase dévoyée, incomprise, de Goethe : «Je préfère une injustice à un désordre.» Il fait preuve d'une belle culture (quel plaisir, non pas de Trissotin mais de citoyen qui ne se résout pas facilement au recul des humanités !) de lire quelqu'un qui se réfère encore aux écrits sur l'art d'Anthony Blunt (admirablement traduits par Jacques Debouzy, me permettrai-je d'ajouter). Il a des trouvailles : «Nous avons tous, cher Michel, la philosophie de nos insomnies.» Ses confessions ne sont pas méprisables : «(...) du type de femmes qui m'attiraient et dont je dirai, pudiquement, qu'elles étaient tenues de me ressembler le moins possible...». Il lance fort bien Houellebecq sur sa mère haineuse, sur «ce meurtre œdipien à l'envers et mis sur la place publique». ° Je m'arrête d'égrener les exemples, d'autant que je les fige en les distrayant d'un mouvement ; celui de la correspondance revendiquée par les auteurs, ou de l'interview que j'y décèle plutôt. BHL me semble terriblement journaliste, en définitive, jusqu'à se refuser «le seul plaisir d'aller voir un film, admirer un tableau, écouter un opéra, dont je ne sache que j'aurai, tôt ou tard, l'usage dans un texte». Ce recyclage permanent est celui du pisse-copies et non de l'écrivain, qui hume, musarde, se décentre et contemple, gratuitement. ° Ni piédestal, ni coup de poignard dans le dos : pourquoi ne pas, tout simplement, prendre ce texte pour ce qu'il est, en tâchant de l'expertiser, en somme, chère Dominique Conil ?
Antoine, un grand merci. Il y avait longtemps que je n'avais pas lu ou entendu un passé antérieur. Un temps tombé quasi en désuétude, me disaient il n'y a pas longtemps quelques amis avec lesquels nous causions conjugaisons. Et je pensais (sans rire) fonder une association virtuelle de défenseurs du passé antérieur (en d'autres temps, j'avais pris le ; comme cheval de bataille et nous n'avions réussi qu'à être deux adhérentes du club, pourtant, l'avez-vous remarqué, il revient insidieusement pour notre plus grand bonheur) parce que c'est à mes yeux un temps parfaitement légitime... injustement délaissé au profit du plus-que-parfait. Je vois que vous en êtes aussi sinon un défenseur au moins un des rares usagers, et m'en réjouis. Ne voyez aucun second degré dans mon commentaire, c'est juste, disons... une gourmandise partagée ? Très amicalement @ vous...
Vous m'avez presque convaincue et c'est là tout le problème.. Alors que j'ai posé ce livre ( eh oui, on me l'a passé) derrière la pile numéro un de livres que j'ai envie de lire, vraiment, me voici obligée de choisir entre le silence prudent ( ou, au moins, honnête) de qui n'a pas lu, ou condamnée à lire, pour expertiser à mon tour. Et ainsi se referme sur vous le joli piège médiatique ...
Le piège serait que nous en parlassions comme les deux auteurs et les deux éditeurs voulaient que nous en parlassions. Je n'ai pas l'impression que ce soit tout à fait le cas... Et je suis sûr que ce le sera encore moins quand vous en parlerez, après que vous l'aurez lu !
Mazette ! Un festival: subjonctif imparfait et futur antérieur, je suis gâtée !
Il va falloir que je m'y mette, puisque j'aime Anthony Blunt , alors...
Je me mets timidement derrière Grain de Sel et Vancouver, ayant gardé en mémoire l'apostrophe cinglante d'Antoine Perraud à mon endroit après son fameux article sur la Gardienne d'Oies en tunique bleue du Zénith . Je l'avais si fortement agacé qu'il ne me répondit plus, après m'avoir jetée aux oubliettes de l'inintelligence et de l'inculture. J'étais définitivement épinglée comme un papillon ou plutôt comme un acarien anti-intellectuel. J'en ai gardé une petite cicatrice. Vous avez une langue ciselée et élégante, Antoine Perraud, mais la dent est dure. Pourquoi, lorsque votre écrit est critiqué ou mis en cause, finissez-vous la plupart du temps par rabaisser votre interlocuteur ? Je trouve que cela fait tache dans vos mots purs et votre phrasé si ouvragé. Pour l'histoire à quatre mains dont vous nous parlez, vous en avez rendu compte avec brio, me donnant envie de lire le livre. Puis, lisant le Canard Enchaîné hier soir, je découvris une autre facette du livre: l'attaque contre les méchants médias de deux auteurs qui font la une des journaux, radios et télévisions. Ce qui me fait mieux comprendre, aussi, l'agacement de certains médiapartistes. Puis-je oser vous dire bien cordialement ?
Vous avez raison, Art Monika, je réponds ton sur ton et en miroir : vous étiez agressive, je le fus. Vous voici agréable, je vais tenter de l'être. Ce livre contient des pépites et une gangue. Tout en ne niant pas la seconde (plan média + injures contre les médias), j'ai voulu attirer l'attention, en tâchant d'en faire le tri, sur les premières, tout en essayant de situer l'ouvrage et ses auteurs si dissemblables ayant formé attelage, injustement portés au pinacles par les thuriféraires patentés, injustement néantisés par les contempteurs idoines. Bref, j'ai entrepris de trouver un «milieu juste» qui ne fût pas le «juste milieu» louis-philippard, j'ai proposé une sorte d'expertise subjective. Chacun peut bien sûr la discuter, contester tel point (pourquoi dénier la qualité de philosophe au Trismégiste BHL ?). En revanche, débouler sur ce billet pour ressortir, comme on l'eût fait de toute façon, sa détestation de l'un ou de l'autre (voire des deux à la fois et parfois des trois en ajoutant ma pomme, et pourquoi pas des quatre en additionnant Sylvain Bourmeau) me paraît vain et pénible. Bref, au risque de paraphraser une parole évangélique et d'exciter vos foudres à nouveau : lisons-nous les uns les autres... Bien à vous très cordialement et, je le répète sans l'ironie que vous me prêtâtes la dernière fois que je le mentionnai, bravo pour votre art de l'italique dans les commentaires que je n'arrive toujours pas à manier !
Cher Antoine Perraud, Si je fus agressive, ce fut à mon insu. Et je fus fort marrie d'être ainsi épinglée, en traînée d'encre d'un blog à l'autre, par bien plus méchants et agressifs que moi. Car si l'ironie je manie, de l'insulte et de l'attaque personnelle jamais je n'use. Pour les italiques, je ne parviens pas à vous donner le mode d'emploi dans le texte. J'ai voulu vous l'écrire, mais mes phrases se sont naturellement penchées, faisant disparaître les marques nécessaires. Pour le tandem que vous citez, je n'ai personnellement de hargne contre personne. Je ne conteste pas à BHL son statut de philosophe: de quel droit le ferais-je ? Je déteste les a priori et me méfie de certains a posteriori. Donc, de foudres vous n'exciterez point chez moi. Très cordialement donc, cher Antoine.
J'essaie à nouveau, sans utiliser le mot redouté. Pour mettre un segment de texte en italique, appliquer la formule qui suit en remplaçant chaque "[" par le chevron simple ouvrant (en bas sur la touche située juste à gauche du "w" sur mon clavier Mac Azerty) et chaque "]" par le chevron simple fermant (en haut sur la même touche) : [i]segment de texte[/i]
"ami" Houellebebecq ? "Copain(s) et coquin(s)", plutôt, sur Mediapart comme partout. Ô misère ! Déception, profonde déception de retrouver sur ce média autoproclamé "à part" les petites pratiques des petits gâte-sauces du tout Paris cuculturel, ceux qui "font cuire leur petite soupe sur leur petit feu", passent et repassent les plats dans les dîners en ville, avant le cigare, la gnôle et les ragots. On rêvait, follement, de respirer un vrai bol d'air des cimes, on aspirait à une bonne cure de désintoxication après ces longues, trop longues années "savignaciennes" (de l'affreuse Jojo Savignasse, la grande-prêtresse payée pour bousiller les pages culture du "Monde" et prendre les lecteurs de cet ex-"quotidien de référence" pour des c…) Et bien, il n'en est rien : la culture tient salon sur Mediapart comme presque partout dans ce qui subsiste de la presse française. C'est pourquoi on laissera les marquises de l'élite intellectuelle (sic) française se congratuler mutuellement et réciproquement, et les journalistes énamourés de ce support les caresser dans le sens du poil. Sans regret. PS : une suggestion : pourquoi ne pas faire venir un vrai critique littéraire sur Mediapart ? Assouline, par exemple.
Comme vous l'avez sans aucun doute remarqué, le billet qu'Antoine Perraud a mis sur son blog renvoie à celui de Pierre Assouline sur son propre blog. J'ai lu ce dernier sans y trouver le plus petit début de critique littéraire. Les nombreux commentaires y parlent d'ailleurs de choses diverses, sans aucun rapport avec le livre évoqué. Ce qui n'est pas le cas ici.
Certes, mais comme vous l'avez sans doute remarqué, l'ouvrage en question n'est pas un ouvrage littéraire, ce n'est pas même un ouvrage, il ne saurait donc faire l'objet d'une critique du même nom. Par ailleurs, P. Assouline, qui a ses tics comme tout un chacun, ne pouvait pas moins faire que de répondre aux attaques répétées dont il est l'objet dans l'opuscule de nos deux Bozos (les clowns) nationaux.
Je croyais sincèrement que Houellebecq et Lévy exagéraient en évoquant la meute injurieuse. Eux-mêmes, et notamment MH, dont c'est la grande faiblesse, répondent par l'insulte. Je vous laisserai, pour ma part, clamer vos insanités dans le désert électronique, sans mêler, en toute barbarie participative, mes cris aux vôtres, en une surenchère d'outrages et de grossièretés. Je vous soumets un extrait (du BHL) qui vous disposera, sait-on jamais, un peu de plomb dans la cervelle. Il s'adresse à MH qui vient de se mettre en marche derrière son clairon (ainsi, crois-je me souvenir, Julien Gracq définissait-il l'art égaré de Céline), à propos de «la saine loi de diététique rhétorique et politique (établie, au demeurant, par Sartre dans la préface aux «Damnés de la terre») selon laquelle il ne faut jamais animaliser, zoologiser, physiologiser, ses adversaires — règle d'or...». ° Par ailleurs j'ai une douce monomanie pour Pierre Assouline (mais pas pour le sillage de fondus qui le commentent !), je lis chacun de ses billets avec plaisir, attention et profit, mais dans ce cas précis, sa rage, légitime, fut mauvaise conseillère : il a manqué son affaire, comme vous l'a fait remarquer Anne Guérin-Castell. Bien à vous cordialement tout de même et tâchez, c'est un conseil de...mediami, de vous montrer moins haineux, vous n'en serez pas diminué pour autant, bien au contraire !
Le clairon, pour Céline, je crois bien que c'est Ponge non ? Pas le sujet, mais ça me tracasse
Non, c'est bien Gracq, je vous trouverai la référence exacte («En lisant, en écrivant», me semble-t-il). Bien à vous,
C'est bien Gracq dans En lisant, en écrivant : "il y a dans Céline un homme qui s’est mis en marche derrière son clairon. J’ai le sentiment que ses dons exceptionnels de vociférateur, auxquels il était incapable de résister, l’entraînent inflexiblement vers les thèmes à haute teneur de risque, les thèmes paniques, obsidionnaux, frénétiques, parmi lesquels l’antisémitisme, électivement, était fait pour l’aspirer".
Ah oui, merci à vous deux ! Mais je ne désespère pas de trouver chez Ponge un truc tout à fait proche. Si je trouve, je fais signe. Quelques heures plus tard . Voici ce qui m'avait trompé. Un texte de Ponge sur Céline. Les Cahiers de l'Herne 1972 p430 "Je ne saurais parler de Céline, dont je n'ai jamais rien entendu. Il suffit de parler un peu fort pour que je n'y entende goutte........ ......... lorsque je vois certains visages frémir à l'écoute de telles ou telles explosions, ou rayonner à celle de telles ou telles fanfares dont j'aimerais bien je vous l'assure entendre quelque chose... " ..........................; Voilà, c'est cette histoire de fanfare et de clairon qui m'a gâché le jeudi !
Possible, A. Perraud, seulement on s'emm… beaucoup moins sur le blog de P. Assouline que sur Mediapart, où le vent du politiquement et de l'esthétiquement corrects (cf. ci-dessous) ont asséché toute vie de l'esprit et tout sens critique (là, je me trompe : jamais lu une critique littéraire sur Mediapart). À tel point que dans cette steppe désolée, on en arrive à apprécier un Serge Uleski ! Il m'avait semblé, A.Perraud, que Mediapart était… "à part" (cf. ci-dessous). Super "à part", la défense et illustration de Bernard-Henry "BHV" Lévy (là, vous voyez, j'obéis : pas animalisé, le BHL, plutôt réifié), quel courage ! Quelle élévation ! Quelle vision ! Quant au "plomb", grand merci à vous : vous êtes en effet un orfèvre en la matière. Sans rancune, A. Perraud. NB : ce commentaire n'appelle pas de réponse, je vous débarrasse de ma présence "for good and all".
Si, si, toujours répondre à ceux qui se trompent (et, partant, croire aux vertus du plomb ainsi déposé dans leur cervelle). Pour se faire, ne pas vous suivre dans ce qui relève de la divagation frénétique, mais vous contrer sur le b-a ba. «Jamais lu une critique littéraire sur Mediapart», écrivez-vous. Chaussez vos bésicles, en voici trois : http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/150208/un-livre-de-david-rieff-susan-sontag-comme-metaphore http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/300508/fugue-de-mort-en-limousin http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/021008/de-la-libido-a-l-amour-du-prochain ° Bonnes lectures...
Je n'ai lu que le tiers des "Particules" et BHL ne m'intéresse pas. Je ne dirai donc rien sur le fond. Par contre, la forme, Antoine, quel régal! Les mots, l'esprit, la vivacité, les tournures, du petit lait. Merci. Et j'espère que Sylvain aura autant de classe pour répondre.
Le verbiage, la jacasserie, le cancan, le commérage, le potin mondain, la phraséologie surtout. Ceci est un billet de bavarde. Parisienne.
Spot on ! (dans le mille !) . Si vous commentaire concerne le billet qui nous est proposé en lecture. . ... avec toutefois,l'adjectif "parisien" en moins. . ________________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Bonjour Serge ULESKI, Merci, d'une certaine façon, de vos encouragements. Et l’humour, la bonne humeur fait toujours plaisir ("Spot on !", je ne connaissais pas). Cependant, je ne sais pas si vous me lisez bien. Car oui, mon commentaire concerne bien ce billet-ci de Antoine Perraud, mais le mot "parisienne" – si ce mot vous a paru vouloir mépriser -, n’est pourtant pas péjoratif, dans le sens qu’il n’est chargé d’aucune haine de ma part. Car je souhaiterais préciser que l'on peut écrire un commentaire - le sachant volontiers cruel -, mais sans pour autant éprouver la moindre haine à l'encontre de l'auteur du billet incriminé. Lorsque donc j’écris que le billet de Antoine Perraud m’apparaît comme celui d’une bavarde parisienne, mon intention est bien de qualifier ce que j’ai lu, et son auteur – mais absolument pas de m’en prendre personnellement à Antoine Perraud (à quiconque d’ailleurs – parce que je n’en vois pas l’intérêt). (Antoine Perraud – qui, à mon avis ignore ce qu’est un miroir, et dont je n'apprécie certainement pas la méchanceté -, mais que je salue quand même au passage). . Cordialement.
J'étais étonnée qu'un billet littéraire ne provoque pas, une nouvelle fois, les foudres du "grand" A(nonyme)... Dont les effets de manche sont aussi creux que les dénonciations. Me voilà rassurée... Quant à la question de cette danse à deux, je voulais juste signaler qu'elle peut se pratiquer dans la lecture... J'ai commencé à parcourir le bouquin, et un certain Dominique (pas A., la lettre d'après), me l'a subtilisé. Je vais suggérer qu'on lise à haute voix un mail chacun... Juste une question à Mithra et Jérôme A. Puisque nulle part le nom de Angot n'a été écrit ici (damned, je viens de le faire !), qui provoque vos foudres ? BHL ou MichL ??
Soyez définitivement rassurée, Madame La Professeuse de Lettres (capitales partout) : je m'exonère de ce café du commerce de la culture (culture ? Mon cul !) où on perd un temps précieux. En quête d'un lieu où des journalistes réellement désintéressés et dépourvus d'amitiés (sens parisien du terme) encombrantes voudront bien m'informer en toute objectivité et avec rigueur des productions de l'esprit susceptibles de laisser des traces dans le domaine des arts, des lettres, voire même de la pensée, évitant de confondre phénomènes de mode et phénomènes de société, auteurs et bouffons bouffis. Sur ce, désolé, mais je vous quitte, le "TLS" de la semaine m'attend. Sincères salutations.
Ah, c'est donc ça : la théorie du grand complot... Par ailleurs, sans vouloir vous offenser, je pense préférable, quelle que soit la qualité supposée du critique, de lire soi-même, ces fameuses "productions de l'esprit" et de décider tout seul, avec ses neurones et sa sensibilité, qui laissera peut-être "des traces". Plutôt que de se laisser guider. De se faire dicter une pensée. Mais bon, ça suppose une passion pour le fait littéraire, l'envie du débat, une curiosité, un esprit ouvert. Enfin, détail mais j'y tiens : je ne suis pas professeuse de lettres, en rien. Je ne suis que maître de conférences, pas professeur. Et je ne supporte pas la féminisation des professions. Par conviction féministe paradoxale (pourquoi changer un mot quand une femme exerce ?), par respect syntaxique, et enfin, parce que dans le cas de ma profession, ce serait ridicule. Je n'enseigne pas non plus les Lettres, mais la littérature, du 19ème siècle, française, ça me suffit largement. Et je ne professe pas, si là était votre jeu de mot. Méprisant eu égard à ma conception de l'enseignement, mais je n'ai ni l'énergie ni l'envie de vous l'expliquer. Bon TLS, Bobo Loyer adorerait votre conception suffisante du bon goût en matière de lecture critique. Mais je m'égare, là je pratique l'amitié, au sens aristotélicien du terme. Ca rime avec parisien.
"Vos propos, Antoine Perraud, m'intéressent davantage que le contenu du livre ". Je rejoins Dominique Conil. N'ayant aucune envie de me plonger dans Houllbecq, après avoir feuilleté son premier livre en librairie (ce qui est ma façon de faire pour choisir). (Je ne parle pas de BHL car je ne suis pas sûre qu'il écrit !)
Mais par contre le billet d'Antoine Perraud était un vrai régal, et il a réussi le tour de force de me faitre regretter fugitivement de ne pas lire Houellbecq. Car j'ai apprécié toutes les citations de celui-ci. Mais comme je me dis méchamment que Antoine Perraud a dû trier le meilleur, pas de regrets ! Et même, ce billet m'a fait fugitivement aussi regretter de ne pouvoir jeter un oeil sur le journal caché de BHL... Sait-on jamais, s'il y avait là aussi de l'invention littéraire ?
Au final, merci à Mediapart ou A. Perraud d'avoir trouvé une encore fois des moyens de traiter, sans s'y faire avaler, de ce qui déborde de l'actualité médiatique, au point qu'on ne peut plus l'ignorer, même télé et magazines fermés. Tout en nous donnant quelques clés...
Merci pour ce commentaire qui m'apporte la seule chose qui vaille : un mouvement de cil, un léger déplacement, quelque chose qui se meut en vous, sous l'effet d'une petite poussée venue de ma modeste prose ; de même que votre propos remue et déplace quelques certitudes en moi. Nous sommes là au cœur de notre projet participatif : aux antipodes des barrissements de ceux qui auraient barri avant comme il barriront après un article ou un billet, qui leur glisse de toute façon sur les mirettes comme l'eau sur les plumes d'un canard ; l'essentiel, pour eux, étant de se faire du bien en nous imposant leur cri. Avec vous, et je vous en suis d'une gratitude sincère, c'est autre chose, comme avec tant d'autres heureusement : nous redéfinissons ensemble une forme de langage articulé...
" Une forme de langage articulé"...me fait bouger un cil, merci Fantie et Antoine. Mais vous faire bouger un cil à vous, Antoine, est au dessus de ma compétence, c'est comme l'histoire du scorpion et la grenouille que raconte Welles, le participatif...
Je viens de voiturer une commodité de la conversation, afin de suivre ce débat passionnant, à la suite d'un billet qui m'a ravie, une fois encore.
Sauf erreur de ma part, je crois savoir que chez Mediapart les abonnés sont aussi des clients puisqu’il s’agit d’une plateforme aux services payants. . Or, à la lecture des commentaires déposés sur tous les articles qui de près ou de loin concernent Houellebecq, force est de constater que vous êtes tout au plus, deux ou trois à penser sur Médiapart et dans la rubrique “Culture et idées” (la bonne blague !) - entre autres rubriques -, que Houellebecq est un auteur qui compte. . Aussi, j’en appelle à la direction éditoriale de Mediapart afin que l’on se décide à tenir compte de l’avis, des goûts et des besoins des abonnés-clients du journal ; et de ce fait, que l’on cesse de nous noyer sous une pluie d’articles concernant Houellebecq, article d’un niveau abyssal le plus souvent, tous plus indigents les uns que les autres jusqu‘à la nausée. . _________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Deux fois le même commentaire, ou plutôt le même début de commentaire, sur deux billets différents. Parce que ce sont des billets de blogs, Serge, dans la partie Club de Mediapart, et non des articles dans la partie Journal. Alors en appeler à la direction éditoriale…
Les gens qui, comme toi, s'emportent à en perdre le sens de la mesure dès que certains noms d'auteurs sont prononcés finissent par raviver l'intérêt que l'on porte à ces auteurs.
C'est comme en politique, chère Anne, il y a des gens qui sont d'une intolérance, c'est fou... Il faudrait leur demander la permission pour respirer...
Depuis trois mois, la rubrique "culture et idées" c'est matraquage avec Bégaudeau, houellebecq et angot !!! . >Tu es cliente, tu paies, tout comme moi. On va demander à Mediapart de créer une rubrique cinéma (tiens ! re-houellebecq) et on va te servir les bronzés, lelouche, et le dernier navet de Dieu sait qui. On verra ta réaction. . Parce que... c'est bien de ça qu'il s'agit . Alors... un peu de courage, tous !!! (puisque... aujourd'hui, semble-t-il, il en faut aussi quand on est un client face à son fournisseur !! la bonne blague !) ____ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Vous parlez d'or, mon bon, un peu comme là-dedans :
?????? _________ De plus, j''interpelle la direction éditoriale de Médiapart. ___________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Pas besoin de six points d'interrogation. Relisez vos commentaires étranges, invraisemblables, ébouriffants ; ensuite regardez ce passage fameux : vous vous reconnaîtrez. À moins que vous ne soyez définitivement perdu pour l'intelligence. Sinon, bravo pour votre côté personnage épisodique de Hellzapoppin hurlant : «J'interpelle la direction éditoriale de Mediapart !» Ne changez rien...
Oui ! J'interpelle la direction éditoriale de Médiapart... . parce que... excusez-moi mais... vous donnez tous le sentiment d'être livrés à vous-mêmes ! . Dans la rubrique "culture et idées" aucune direction, aucun choix éditorial, tout se vaut, semble-t-il et depuis trois mois c'est matraquage bégaudeau, houellebecq et angot dans l'ordre et dans le désordre... de l'avis d'un grand nombre d'abonnés ; et ce n'est pas la première alerte que vous recevez. à ce sujet. . _________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Au secours ! Ils sont livrés à eux-mêmes !!! Ils prennent des libertés ! Nommons Serge Uleski (littérature et peinture) préfet des études. Le Père Ubu, bien que déjà «capitaine de dragons, officier de confiance du roi Venceslas, décoré de l'ordre de l'Aigle Rouge de Pologne, et ancien roi d'Aragon», n'a-t-il pas été nommé comte de Sandomir ? Le Père Uleski finira bien par dire, lui aussi : «Eh! La merdre n'était pas mauvaise.» Courage, on les aura !
Houellebecq, BHL... à lire, à commenter, à analyser... . Je ne peux pas croire un seul instant qu'il y ait des gens prêts à payer pour "ça " alors que "ça", c'est gratuit partout ailleurs. . . ___________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Correct, Serge Uleski. Pour être plus précis : on se f… du lecteur avec la plus grande désinvolture. L'intuition déjà ancienne s'est transformée en conviction : une équipe de gâte-sauce a investi Mediapart pour servir une soupe pas trop ragoûtante à des gros mangeurs déjà bien trop nourris. La comparaison avec le reste du journal n'est pas à l'avantage des "cultureux".
Je savais qu'on finirait par se comprendre. . Vous et moi, on n'est pas faciles mais... on y arrive. ___________ Cordialement
Cher Antoine Perraud (Antoinette Perralda sous d'autres cieux, me souvient-il...) Je ne vois qu'un grand carré muni d'un petit carré en haut à gauche... ce qui me fruste un peu... Par ailleurs, je tiens à vous dire que cette façon d'interpeller Sylvain Bourmeau (qui n'a d'ailleurs toujours pas répondu...) me comble d'aise et de ravissement ! J'y vois une façon originale de parler, et faire parler, d'auteurs (même si je me refuse à lire quoi que ce soit de BHL...), et de livres, stimulant par cet exercice ma curiosité et suscitant dans mon esprit , par la qualité des échanges issus de cette "approche" , un "orgasme" neuronal... Merci donc... ;o)
Je ne me considère pas comme "cliente" de Mediapart, tout comme je ne me considérais pas comme "cliente" du Monde auquel j'ai été abonnée pendant tant d'années. La différence c'est que, sur Mediapart, je peux intervenir au moyen de commentaires. C'est d'ailleurs ce que je ne me prive pas de faire en ce qui concerne le cinéma, que ce soit dans la partie Journal (le cinéma est intégré dans la rubrique "Culture et Idées"), ou dans la partie Club, et notamment sur ton blog, récemment. Sans compter l'édition INVU qui va bientôt repartir.
Comment ces commentaires ou billets à propos du cinéma sont lus et reçus, c'est une autre histoire. Mais n'oublie pas que la position que je tiens n'est possible que parce que je ne suis pas journaliste.
Tu écris : "Je ne me considère pas comme "cliente" de Mediapart, tout comme je ne me considérais pas comme "cliente"" . Oui sans doute mais... tu as bien des attentes quand même !! . ___________ Cordialement Serge ULESKI : Litérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Attente n'est pas commande.. Lecteur n'est pas client. Sauf pour les gens de la pub.
Bien sûr que j'ai des attentes, mais je ne m'attends pas à ce qu'elles soient comblées chaque jour et dans tous les domaines. Et comme, depuis qu'il y a Mediapart, je n'écoute plus les informations à la radio, j'ai beaucoup de choses à découvrir chaque jour. Me croiras-tu si je te dis que je n'avais pas entendu parler du livre de MH et BHL avant de lire ce matin le billet d'Antoine Perraud ?
"Me croiras-tu si je te dis que je n'avais pas entendu parler du livre de MH et BHL avant de lire ce matin le billet d'Antoine Perraud". . Ben oui, je vois bien. . Mais le problème, c'est que tout le monde en parle ; et moi je ne suis pas abonné à Mediapart pour entendre parler de ceux dont on parle partout ailleurs. . Et c'est pas fini : Monsieur Sylvain... est cordialement invité à répondre à Monsieur Perraud. . Et c'est reparti pour un tour !!!! . Je ne peux pas croire un seul instant qu'il y ait des gens prêts à payer pour "ça " alors que "ça", c'est gratuit partout ailleurs. . ________________ Cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
C'est Gérard Nicoud contre Léon Gingembre !!!
Oui Monsieur ! . Houellebecq, angot, BHL, c'est gratuit partout ailleurs. . Et là, y'a comme un problème : médiapart c'est payant. ___________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Mais Serge, en tant que client, si ton fournisseur ne réponds pas à tes attentes... Change de fournisseur ! Si tu veux tout placer sur le plan commercial, alors aie le courage d'en changer, puisque celui-ci ne te convient pas ! Ou peut-être reste tu abonné parce que Mediapart est le seul site qui te permet de faire des annonces commerciales gratuites ?
En définitive, va au bout de ta logique du courage, et fais ce que tu prônes ! Mais si les autres "clients" y trouvent leur compte, pourquoi vouloir les empêcher d'aimer ce qu'ils ont ? Tu sais, ta posture pseudo-intellectuelle d'opposition systématique à ce qui s'écrit ici est recevable, mais seulement si tu ne verses pas dans le prosélytisme d'icelle... Encore une fois, tu ne détiens pas le monopole du bon goût et de la raison, et tu ne peux venir à chaque fois chercher à imposer TES vérités de la manière dont tu le fais.
Apparté (inter)culturel Avez-vous remarqué que là où un sujet semble "porteur", Serge Uleski débarque pour tenter de nous intéresser à sa signature ? Et qu'en fait de participation au dialogue c'est plutôt un adepte des multiples points d'interrogation, dès qu'on lui cause (c'est pourquoi je ne m'y risquerait plus pour ma part). En parlant de commerce et de "clients" : j'en suis arrivée à me dire que Serge Uleski fait (peut-être) partie de ceux qui sont entrés dans la "boutique" qu'est pour eux Mediapart (??????) pour tâcher d'y raccoler des clients pour la leur. Dommage.
C'est exactement ça Fantie (ça fait plaisir de vous revoir, au passage), M. Uleski paie son abonnement comme on paie une petite annonce, il estime donc avoir le droit de faire sa pub... Mediapart étant sans doute le site qui prend le moins cher pour cela... __________
Bob l'éponge : biture et imposture à l'adresse suivante : htpt:\o/wwf.sersmoiunwhisky.ontherocks.com
Bravo ! Vous avez hélas ! raison, mille fois raison, Serge Uleski, et bien que j'aie exprimé mon agacement devant votre signature autopromotionnelle, je ne peux que renchérir. Bégaudeau, Houellebecq, Angot… le politiquement et l'esthétiquement corrects sévissent à mort sur Mediapart, dans cette rubrique pépère et bourrative, abusivement intitulée "cultures et idées", à l'enseigne du copinage, du moutonnisme et du clientèlisme réunis. Donc, j'enfonce le clou : en ce qui concerne la "culture et les idées", Mediapart n'a rien d'un média "à part" : il suit mollement le sillage du gros et moche paquebot des attachées de presse des maisons d'édition de la rive gauche, qui "dégaze" sans vergogne et pollue honteusement ce qui reste de "culture française". Je regrette, mais ce journal n'apporte rien à ses lecteurs dans ce domaine, sinon de vains plaisirs d'ego, la vague satisfaction "d'en être" (du petit milieu) à distance. Désolé, MM. Perraud et Bourmeau, mais je ne me suis pas abonné à Mediapart pour qu'on me fasse "découvrir" (sic !) les basses œuvres tirées à 120 000 exemplaires (première mise en place) de deux bouffons surmédiatisés. Je regrette, mais la "promesse" commerciale n'est pas tenue, il y a tromperie sur la marchandise . L'année prochaine, je résilie mon abonnement et je choisis "Paris-Match", au moins j'aurai du léchage de bottes de première "langue", pas une resucée. "Obéissez à vos porcs, qui existent, je me soumets à mes dieux, qui n'existent pas."
C'est bien, mon bon : à 22h23, vous avez supprimé, dans le commentaire ci-dessus, les propos orduriers et les jeux de mots fâcheux sur les noms de ceux que vous prétendez flétrir, crachés à 22h03. Néanmoins, méditez sur ce que je vous écrivais voilà exactement trois jours (lire au 8 octobre à 23h11) : pourquoi tant de haine sous votre anonymat ? Soyez moins méchant, vous n'en apparaîtrez pas plus bête et vous serez certainement, alors, un peu plus heureux... Cordialement,
Vous êtes complètement fous! (joli conclusion tout de même)
Allez, je squatte pour donner uen info de littérature : Prix Nobel pour Le Clezio. C'était un vrai plaisir de l'écouter hier (je crois) sur France Culture, et là encore ce midi sur France Inter.
Le Clézio fera certainement plus l'unanimité que le Prix Nobel, Elfriede Jelinek, oui. Sur la Correspondance, ( ordinaire), je suis en total ( fatal flatteur) accord avec vous, Antoine, et je ne résiste pas au partage, comme disait Bonne-voglie, avant extinction des feux. ( Les fautes d'orthographe et la ponctuation, sont telles qu'elles, dans cette lettre de Léonora Carrington à Henri Parisot, Chihuahua 194. Cal.Roma.Mexico D.F. Cher Henri, merci de votre lettre---Je suis d'accord qu'on publie -En Bas- MAIS croyez moi qu'il n'y a eut aucune "mal entendu" entre nous---Vous n'avez peut-être pas compris mon irritation que je ressent encore, " Je ne suis plus la jeune fille Ravissante" qui a passér par Paris, amoureuse--- Je suis une vieille dame qui a vecue beaucoup et j'ai "changée"---si ma vie vaut quelque chose je suis le resultat du temps---Donc je ne reproduirais plus l'image d'avant---Je ne serait jamais petrifiée dans une "jeunesse" qui n'existe plus--- J'accepte L'Honorable Décrépide actuelle---ce que j'ai à dire maintenant est dévoilé autant que possible---Voir à travers Le monstre---Vous comprenez ça? Non? Tant pis. En tous cas faites ce que vous voulez avec cette fantôme--- " avec le condition que vous publiez" cette lettre comme préface--- Comme une vieille Taupe qui nages sous les cimitières je me rens compte que j'ai toujours étais aveugle---je cherche a connaître Le Mort pour avoire moins peur, je cherche de vider les images qui m'ont rendus aveugle--- Je vous envoie encore beaucoup d'affection et je vous embrasse a travers mon Ratelier ( que je garde a côté de moi la nuit dans une petite boite bleu ciel en plastic) JE N'A PLUS UNE SEUL DENT Leonora PS. Si les jeunes me disent maintenant qui j'ai l'Esprit jeune je m'offence-- J'ai l'ESPRIT VIEILLE Tachez de comprendre ça--
Chère Vancouver, je suis touchée que vous connaissiez Leonora. J'ai beaucoup travaillé sur son œuvre, qui me donna du grain à moudre sur les liens entre la folie, l'atopie et l'utopie . En Bas est un petit texte magnifique et tous les autres livres de Leonora sont riches d'allégories foisonnantes, que l'expérience délirante vécue en Espagne a fort heureusement inspirées. La plus drôle des vieilles dames n'est-elle pas celle qui attend le renversement des pôles ? A défaut de perdre le Nord, semble-t-elle dire en substance, gagnons le Sud :-) Merci de ce rappel.
Oui, j'ai toujours trouvé cette lettre, formidablement drôle, merci de le souligner. Elle est moins connue que la correspondance entre Flaubert et Sand ou la correspondance de Artaud ou de beaucoup d'autres. Sur "En Bas", nous pourrons en parler sur un autre fil, un autre jour, sinon nous serions hors sujet.
@ Fantie B. . . "Ce petit billet pour les personnes qui cliqueraient sur mon nom suite à un commentaire de ma part. Comme l'indique le titre de ce non-Blog, je n'écris pour l'instant que des commentaires. Et je ne fonctionne pas par contacts. Désolée donc si je n'ai pas répondu à votre demande de contact! Sachez que cela n'a rien de personnel puisque j'ai zéro contact... " . . Vous voyez... chacun de nous, manifestement, personnalise son mode de participation au club. . Vous pouvez commenter mes articles. Si vous me posez une question précise, je répondrai. . A mes yeux, un commentaire n'appelle pas systèmatiquement une réponse (même si c'est dans mon intérêt que de répondre aux commentaires - plus de commentaires, plus de visibilité : comme quoi, les analyses des uns et des autres au sujet de mon utilisation de Mediapart.... auto-promo, chercher à être vu à tout prix...) . Un commentaire c'est un prolongement, un "voilà ce que votre billet m'a inspiré" , pour, contre, nuancé... etc... un complément d'information aussi... . Le commentaire, votre commentaire sur un de mes billets, devient alors semblable à une bouture, une greffe... . Il permet à l'article de proliférer. ________________ cordialement
"Il permet à l'article de proliférer."
Un peu comme la peste, dans certains cas...
Désolé, Ô maître, la laisse était trop courte, et la pâtée, point encore administrée...
MDR !!! . _____________ Cordialement Serge ULESKI
Quand je vous disais, cornegidouille et par ma chandelle verte, que c'était le Père Ubu!
Dites, je ne vous connais pas mais... au sujet de BHL, je voulais vous dire... . Faites attention quand même parce que... il a plutôt tendance à enfoncer des portes ouvertes BHL ; et de plus, il n'hésitera pas à vous faire croire qu'elles étaient fermées, voire... verrouillées à double tour, et que ç'a même été la croix et la bannière pour les ouvrir. . Si ! Si ! . BHL n'est pas dupe : il sait qu'il n'y a que 24 heures dans une journée et qu'il existe de fortes chances pour que vous n'ayez pas trop le temps d'aller voir si, pour un même sujet, ce qui est dit ailleurs, est plus intéressant, plus juste et plus pertinent. . Et comme de fait, le plus souvent, le public et/ou les lecteurs de BHL, en majorité téléspectateurs puisque sans la télé, des "je ne sais pas comment les nommer" comme BHL ne peuvent pas exister, n'ont pas le temps de le vérifier. . . Et je vous rassure : si vous êtes souvent d'accord avec BHL, cherchez pas ! C'est parce que BHL pense comme vous ; c'est à dire qu'il y a là aussi, de fortes chances pour que... ce que BHL pense soit ce que le commun des mortels serait tenté de penser. . C'est ce qu'on appelle "le bon sens" ; et BHL n'en est pas dépourvu. Pourquoi le serait-il ? . Et je ne m'étendrai pas sur le fait suivant car, je suis persuadé que cela ne vous aura pas échappé : plus BHL s'intéresse à l'étranger (Yougoslavie, Darfour), plus on parle de lui en France. . Eh oui ! Même si aujourd'hui encore, cet "étranger qui l'intéresse tant" n'a toujours pas entendu parler de lui - je peux vous l'assurer. Interrogez un réfugié du Darfour, ou un bosniaque...et vous verrez : « Qui ? Quoi ? BHL ? Connais pas ! » . . Non mais... je dis ça comme ça... je ne voudrais pas non plus me mêler de ce qui me regarde, à savoir : si quelqu'un quelque part me prend ou pas pour un imbécile et si on cherche à me voler sur la qualité du produit et/ou de la marchandise qu‘on veut me vendre. . . Aussi, arrêtons de faire de BHL un escroc en le prenant pour ce qu'il n'est pas ; je suis sûr qu'il n'en demande pas tant. . En revanche, ce que BHL demande, et c’est légitime, c'est que vous achetiez ses livres quand ils sortent et que vous alliez sur la même chaîne que lui quand il passe à la télé pour en faire la promo. . C'est tout ce qu'il demande. . . Alors, lâchez la grappe à ce pauvre bougre ! Il ne vous a rien fait après tout ! Pitié pour lui !Acharnez-vous sur quelqu'un d'autre ! Je sais pas moi... sur un type qui s'appellerait... tenez ! Bernard-Henri Lévy... par exem... . Hein ? Quoi ? . C'est le même ? . Ah zut ! Autant pour moi ! . _____________ . . Plus sérieusement... . BHL ou... comment s’attribuer, en toutes circonstances, le meilleur des rôles : le beau rôle ! qui est toujours... le bon rôle : celui qu’il faut occuper et tenir d‘une main de fer. . . La force de BHL, après toutes ces années, ça reste son culot qu’il met au service du bluff et le bluff au service de la recherche d’un beau rôle.Et si rien ne se présente à l’horizon, il faut lui reconnaître qu’il a l’intelligence de se taire et d’attendre une opportunité. . Car... un look d‘enfer, une parole compassionnelle, il n’hésite jamais à s’attribuer le beau rôle, le meilleur des rôles, toujours ! . Ce beau rôle qu’il s’attribue sans honte le protège de toute remise en cause sur le fond. Ce beau rôle fera de tout détracteur un individu jaloux, envieux ou bien, un individu sans coeur (quand il se répand dans les médias pour nous parler de sauver la planète, un pays, un peuple, le temps pour lui de se préparer à en sauver un autre, ailleurs, quelque part, et plus tard, à son heure qui est la sienne et celle de personne d’autre). . . Nombreux sont ceux qui ressentent l’omniprésente de BHL dans les médias et son comportement - incantations, effets de manche, ton péremptoire -, comme une gêne et parfois même, une colère : en nous, le sentiment qu’on nous vole notre intelligence, qu’on nous prend en otage, et puis, surtout, la certitude que BHL parle des autres pour mieux parler de lui, en boucle, fermée à double tour : pour tout interlocuteur, pas d’échappatoire ni de contestation possible : il ne peut que se soumettre ou bien, quitter la place. . La couverture médiatique de BHL, qui est à ce point disproportionnée comparée à sa contribution et production intellectuelle, artistique, philosophique, littéraire et sociétale (après quarante ans de carrière, on cite à son sujet un ou deux livres, et seulement) fait que très vite on a le sentiment que l’on nous ment ; et c’est alors que BHL en devient plus insupportable encore aux yeux de ceux qui connaissent d’authentiques auteurs, artistes, intellectuels ou philosophes contemporains ; et on les connaît tous, ceux des quarante dernières années. Inutile donc de les citer. . Comme une injure ou bien, une blessure, lancinant en nous le sentiment que... plus BHL semble vouloir s’occuper des autres, plus il s’occupe de lui. Plus BHL donne le sentiment de rouler pour les autres, plus il roule pour lui. . Avec BHL on peut sans peine identifier le profil type de l’escroc honnête : escroc malgré lui, la main dans le sac, à la sortie du supermarché, entre deux vigiles, il niera tout car, jamais Bernard Henri Lévy ne se résoudra à avouer que BHL est seulement intéressé par BHL ; pire encore, il se pourrait bien qu‘il soit incapable de le soupçonner et ce malgré les nombreuses « alertes » qui lui sont adressées depuis vingt ans. . C’est à se demander de quoi BHL est conscient ? (Peut-on y trouver là une piste quant à la rareté, voire la pauvreté de sa production en tant qu’intellectuel ?) . . Aussi, tant que les médias nous le serviront, on n’aura de cesse de dire « non » à cette imposture qu‘est BHL, et puis « non » encore à toutes les autres - et elles sont nombreuses - car, l’ignorance, l’escroquerie, la bêtise et la veulerie se répandent comme un poison dans le sang si on cesse de les dénoncer. . . ___________ Cordialement
Stodgy (bourratif).
Je suis une pauvre bourrique Qui ne sait mettre en italiques. Ben si, finalement. Merci, Anne. j'aurai appris quelque chose ! Mais je crois que je suis comme la petite oie de Marcel Aymé, j'aimerais mieux apprendre à ourler les torchons. Merci encore !
et en gras ?
et en gras ! Ah la belle chose de savoir quelque chose !
Y en a que pour Uleski. Je veux bien reconnaître ses mérites, mais... et moi ? Mes italiques et mes gras ? Personne n'a remarqué mes italiques et mes gras . Personne, pas même Anne, ne vient me congratuler pour mes italiques, que je lui dois, et mes gras , que j'ai trouvés tout seul. C'est à vous dégoûter de vous appliquer pour faire des progrès, modestes mais sûrs, dans la voie des échanges littéraires (si c'est bien de cela qu'il s'agit).
On a de la dignité, beaucoup de dignité ! mais on s'ennuie non ?
Mais pour ce qui est du MH-BHL, merci bien, j'attendrai d'avoir vu le film. Est-ce pour bientôt ?
Ce matin, par curiosité, j'ai cherché "Le Clézio" sur le site de MediaPart : en retour, plusieurs articles faisant référence à notre "Zident Kétanou", quelques billets de blogs antérieurs à l'attribution du Nobel, et aucun article de fond. Par contre, on disserte ferme (et long.... trop long) pour savoir si MH est plus grand littérateur que BHL
Je crois plutôt qu'on discute pour tâcher de trouver comment discuter "culture" sur Mediapart. Ce n'est pas si facile. Si on se contente de dire : j'aime, j'aime pas, c'est génial, c'est nul, moi je préfère untel, la discussion tourne court, forcément.
Le Clézio ? Quelques heures après l'attribution du Nobel, Mediapart mettait ceci en ligne : http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/091008/le-clezio-nobel-cosmique Bien à vous cordialement,
à Fantie B. . J'ai parcouru en diagonale les "bonnes feuilles" du livre-événement dont il est question, parues dans le Nouvel obs cher au cher et exquis Uleski. Ce n'est pas sans intérêt, certes, hum hum. Mais je n'ai pas été pris d'une irrépressible envie de me ruer chez mon libraire. toutes affaires cessantes. En quoi cela relève-t-il de la Culture ? Si je m'en tiens à la définition Herriot, "c'est ce qui reste quand on a tout oublié". Sans vouloir faire injure à nos deux éminents maîtres à penser, j'ai l'impression que ce livre dont je ne veux pas méconnaître les qualités qui sont certainement fortes et grandes, hum hum, ne fera pas partie de "ce qui reste" mais ira rejoindre dans un oubli miséricordieux tant d'autres bons livres. Vous qui êtes une personne raisonnable, dites-moi (avec douceur si possible, merci) en quoi je fais erreur.
"au cher et exquis Uleski." . . J'avais pas lu ça ! . Très bien, très bien. . Faut pas vous arrêter en si bon chemin. Faudra continuer. . ___________ cordialement Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
@MGL : j'ai failli écrire cet ajout à mon commentaire tout à l'heure, mais j'avais la flemme; je poursuis donc ma pensée grâce à votre question. Je classe dans la littérature tout écrit de fiction qui a le pouvoir de stimuler notre réflexion, de l'approfondir, par le biais des émotions. Les essais en feraient autant, mais par le biais des réflexions. Mes goûts sont largement éclectiques, puisque par exemple j'y inclus la science fiction, entre autres. Je m'en fiche du genre en fait, pour moi l'émotion est souvent véhiculée par le style, mais pas seulement ; les situations évoquées peuvent en faire autant.
Après, il y aurait ce qu'on pourrait appeler la grande littérature, grande parce qu'elle traverse davantage le temps. C'est-à-dire qu'elle remplit sa fonction au delà de l'époque où elle a été. (Mon trio : Kafka, Woolf, Proust). Le Clézio en fera sans doute partie. On verra (pas nous !) Bien que j'aie du mal à le lire. Sauf à certaines périodes de ma vie. Justement, parce son écriture et ses thèmes ont le pouvoir de susciter en moi des émotions qui sont parfois "trop" - à certaines périodes de mon existence. Un livre de lui ne me ferait pas "perdre mon temps" (distraction). Mais il risquerait de me "déranger". Et parfois il faut être assez solide pour pouvoir prendre ce risque là. Tel est pour moi l'impact de la littérature, ce à quoi elle se reconnaît, ce pourquoi tant de gens plongés dans des vies difficiles et précaires ne s'y aventurent pas. et cherche à oublier leurs vies par d'autres moyens. (facile, de les blâmer, quand on est solidement assis soi-même).
Ensuite, il y a la littérature "contemporaine". Ce qui est produit à une certaine époque, et qui est accordé avec les émotions de cette époque là. Qui ne sont peut-être pas aussi universelles et intemporelles que les premières, voilà tout. Combien de romans du XXème siècle, et encore des années 50, ont passionné ou stimulé ou même intéressé leurs lecteurs contemporains, et ne provoquent aujourd'hui aucune autre émotion que l'ennui ?
Pour ce qui est de BHL et MH. J'avoue que je me laisse influencer par ce que je sais de la "façade médiatique" des auteurs, quand elle précède ma connaissance livresque. D'où mon non-intérêt pour les écrits de BHL : je "sens" que ce n'est pas ma tasse de thé, que ce soit du côté roman ou essais.
Aparté : Mes goûts me portent plutôt vers la littérature étrangère : monde anglo-saxon, japonnais, coréen etc. pourquoi ? Je ne résonne pas aux romans français- sauf par exemple Annie Ernaux, c'est dire mon écart. (Tiens, j'ai aussi Laurent Mauvignier dans ma bibliothèque : Seuls, mais je n'ai pas aimé ses romans suivants). Je trouve les romans français trop souvent "fabriqués" - trop conceptuels peut-être ?
Sur Houellbecq, j'avais aussi un a priori négatif, au vu du contenu de son message, tel que résumé par les medias. Cependant, certaines personnes de mon entourage m'ayant dit qu'il y avait là quelque chose, un écrivain, j'ai feuilleté en librairie ou en bibliothèque Les particules élémentaires. Je n'ai pas aimé le style, ni le fond. Tout en reconnaissant qu'il y en avait un. C'est-à-dire que j'ai reconnu une qualité à Houellbecq : il représentait quelque chose de son époque, ce vide de valeurs. Et sans doute avec un talent approprié.
Conclusion de cette trop longue réponse, Melchior : Si je traversais une période calme de ma vie, avec un esprit assez serein, je lirai Houellbecq et je relirais Le Clézio. Pour moi c'est de la culture, d'un certain type. Si BHL provoque une émotion de lecteur, chez certains, s'il n'est pas seulement le bouquin qu'on achète comme prétexte à la conversation, pour être dans le coup, mais qu'on ne lit pas vraiment, c'est aussi de la culture.
PS : j'ai un PS sur la nature de la discussion littéraire sur Mediapart, mais ma réponse étant trop longue, je le garde pour plus tard.