La victoire de la gauche aux élections sénatoriales n'efface en rien le diagnostic porté jadis par Lionel Jospin (Le Monde, 21 avril 1998) qui voyait dans la seconde chambre « une anomalie parmi les démocraties ». Pour l'ancien Premier ministre socialiste, il faut le souligner, l'« anomalie » ne résidait pas dans l'existence même du Sénat, autrement dit le bicaméralisme, mais dans le mode de désignation des sénateurs et sénatrices, qui sous-représente les zones urbaines par rapport aux zones rurales faiblement peuplées.