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May

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VALLINI à OUTREAU : « Faites ce que je dis, dites pas ce que je fais ! »

J'ai appris récemment qu'André Vallini était pré-senti pour devenir notre prochain ministre de la justice si Hollande devenait le Président de notre République.

andré vallini

J'ai poussé un cri d'effroi en entendant cette nouvelle. Je me suis auto-excusée : il y a des réflexes que l'effet de surprise n'aide pas à contrôler.

Vallini ministre de la justice ? Bigre!

Le programme sur lequel il a planché (aucune allusion aux travaux maçonniques - quoi que) est des plus intéressants : Monsieur le Sénateur de l'Isère voudrait qu'il y ait une véritable séparation entre le pouvoir et la justice : la politique serait selon ce qu'il semble proposer, virée de la planète justice.

Plus d'influence, plus de protection, plus de complaisance, plus de corruption ou autres arrangements entre le pouvoir gouvernemental et le pouvoir judiciaire. Ça fait rêver !

Mais j'ai en travers de la gorge une boulette monumentale que Vallini a faite , complètement à l'opposé des proposition actuelles !

André Vallini avait été désigné Président de la Commission d’enquête de l'Affaire d'Outreau.

Il avait insisté pour que les acquittés et leurs avocats participent à cette commission, mais n'ont pas été invitées les seules personnes vraiment capables du contradictoire : les victimes de cette affaire !  La justice en avait pourtant reconnues 12 officiellement ! 12 enfants violés, prostitués et torturés ! 

Pour se faire bien voir par des médias en quête d'un bouc émissaire dans l'affaire d'Outreau, Vallini n'avait pas hésité à montrer du doigt le Juge Burgaud, sans avoir sondé ou ouvert sérieusement le dossier.  

Juge Fabrice Burgaud

Cette commission dépeinte par bon nombre de magistrats comme un tribunal révolutionnaire avait reçu la désapprobation de l'ensemble de la corporation.

Il est heureux pour le juge Burgaud que la guillotine n'était plus en vigueur sur la place publique, car il est évident que sa tête aurait roulé sur le billot après avoir été livré au peuple assoiffé de sang par des médias mal informés (ou complètement déformés) par les avocats de la défense, encouragé par un Vallini ambitieux d'originalité pour sa carrière politique, au son de la Marseillaise entonnée par les acquittés en manque d'argument.

Les années ont passé, et Vallini n'a pas d'avantage scruté cette affaire. Lors de la sortie de la première du film de Marécaux « Présumé etc » on voit Vallini sur-excité d’enthousiasme pour cet événement. Comment est-il passé à coté de la déclaration de l'huissier, son protégé : « JE SUIS COUPABLE mais à cette époque je ne savais plus où j'en étais » ? http://www.lasemainedansleboulonnais.fr/mediastore/NordLittoral/A2009/M01/Jean-Claude_Monier.pdf

Sa position en faveur des acquittés a aujourd'hui les répercussions dramatiques que l'on connait :

Il avait soutenu les LAVIER peu après leur acquittement dans l'affaire d'Outreau pour qu'ils récupèrent leurs enfants et avait fait pression sur la Juge des enfants contre son avis...

Pourtant Aurore et Amanda avaient été reconnues officiellement victimes par la justice, à ce jour, Amanda refuse toujours de retourner chez sa mère et un rapport accablant de l'IGAS vient encore confirmer l'ambiance familiale chez ces acquittés. http://www.lepoint.fr/archives/article.php/179461

De toute évidence, Vallini avait cherché à récupérer l'affaire d'Outreau pour des fins carriéristes politiques, au détriment des enfants victimes et à l'indifférence de leur calvaire sans avoir pris connaissance de la teneur de l'ensemble de toutes les pièces.

Sans remettre en question le verdict et après la lecture du contradictoire, on peut comprendre que les mots « acquitté » et « innocent » ne signifient pas la même chose.

Par son intervention, Vallini a contribué à la mise en danger de Lu*** et Cass*** qui ont été l'objet de véritables tortures de la part des Lavier.

Lu***& Cass***

Des photos insupportables ont été montrées lors du procès des Lavier présumés parents maltraitants ce jeudi 26 janvier au TGI de Boulogne-Sur-Mer, (« Mais non » a déclaré Me Lescène, « pas maltraitant ! Seulement dépassés! ») : le bout des doigts noirs de Cass*** , deux grosses bosses rouges et jaunes suintantes sur chaque genou de Cass*** et Lu**** confirmant les déclarations des enfants, corroborées par des examens médicaux. Les enfants passaient plusieurs heures par jour à genoux sur un manche à balai ou sur une barre de fer, ils recevaient des coups de pieds, des coups de poings, ne pouvaient bénéficier d'un minimum d'hygiène (Cas*** a essayé de se laver les cheveux dans les toilettes de l'école)

Photos de leurs chambres : lit démonté, armoire défoncée, matelas trempé d’urine, aucun jouet, des caméras de surveillance...  

Le procureur de la République, Jean-Philippe Joubert a aussi dénoncé des « violences répétées et cruelles d'ordre physique, mais aussi psychologiques à l'encontre des enfants ».

Selon ses propres paroles : « Les chambres de ces deux enfants qui se sont enfuis étaient vraiment des mouroirs : il n'y avait même pas de lumière, il n'y avait pas de poignée pour sortir, et il y avait des caméras partout pour filmer des enfants qui arrivent presque à l'âge de la puberté. On peut se poser des questions sur des parents qui mettent des caméras partout... »

Si Vallini n'était pas intervenu de cette façon dans l'affaire d'Outreau, sans prendre soin des enfants victimes, j'aurais presque pu croire à ses beaux discours, mais aujourd'hui, son pharisianisme m'interpelle : comment peut-il mettre en place la séparation entre la politique et la justice alors qu'il en a abusé sans motif de conscience ?

On peut donc déjà imaginer l'équité et l'impartialité de la Justice vue par Vallini:  AU SECOURS !

 

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Petit rappel concernant Lavier dans l'affaire d'Outreau:

Verdict de l'arrêt N° 31/ 2004 de la cour d'assises du Pas-de-Calais, 2 juillet 2004 : à la majorité absolue, l'intéressé est condamné à six ans de prison pour actes de pénétration sexuelle et atteintes sexuelles commis par « violence, contrainte, menace ou surprise » sur mineurs, ainsi que pour corruption de mineurs « en organisant, étant majeur, des réunions comportant des exhibitions ou des relations sexuelles auxquelles les mineurs assistaient ou participaient »

Intéressant de constater que bien qu'il ait été acquitté en appel à Paris, on retrouve Lavier devant le TGI de Boulogne-Sur-Mer pour des faits similaires.

http://blogs.mediapart.fr/blog/caprouille/220112/franck-sandrine-lavier-acquittes-doutreau-pas-assez-dit-ou-trop

Chérif Delay a déclaré : « Je sais qu'il y a des pédophiles qui dorment tranquillement chez eux parce qu'ils n'ont pas été punis » … j'dis ça, j'dis rien...

 

 

 

Tous les commentaires

Bonjour Caprouille,

Merci pour ce billet tout à fait péchu ! Sans vouloir chipoter, il faut écrire "billot" et non "billaud". Tribunal révolutionnaire, ce n'est pas faux ; ils étaient nombreux, les nouveaux Fouquier-Tinville prêts à réclamer la tête du "petit juge". Les mêmes étaient tout sucre et tout miel devant les Lavier et consorts. A vomir...

Bon week-end,

Frédéric.

Merci pour cette correction dont je tiens compte immédiatement  :-) 

Et Merci aussi pour le rappel de la partialité de ces révolutionnaires enflés d'orgeuil et d'ignorance !

Bonne journée Frédéric, merci encore

Merci à Caprouille de réactualiser les anomalies de cette commission parlementaire Outreau, pour ma part je n' évoquerai ici que deux exemples :

Claire Brisset Défenseure des enfants, qui avait écrit "Pitié pour les enfants d' Outreau" dans LE Monde après avoir été choquée des conditions dans lesquelles ils avaient été entendus à la barre des assises en sa présence ...Claire Brisset- témoin fiable s' il en était- n' a pas été invitée à la Commission Parlementaire "Outreau " alors que les victimes étaient des enfants. Aucun spécialiste de la victimologie infantile n' a été auditionné lors de cette commission, en revanche le psychiatre qui était venu aux procès d' Outreau, à la demande des avocats de  la Défense, évoquer le prétendu mensonge des enfants dits carencés, sans les avoir examinés- et en omettant de préciser qu'ils avaient bien été reconnus victimes- a é entendu longuement comme le "sachant" de l' affaire.

Pour en savoir plus sur les dysfonctionnements de cette commission, lire dans "Outreau la vérité abusée" Partie II chapitre 5 .

Merci Chère Marie-Christine de rappeler avec force et détails les points réellement sensibles et douloureux de cette commission où une fois de plus les enfants ont été sacrifiés sur l'autel du déni ce qui est bien plus douloureux que le crime subi en lui-même. 

Le psychiatre référent de cette commission qui s'est permis de donner son avis sans avoir examiné aucun enfant de cette affaire mériterait d'être repris par ses pairs. Quelle insulte à la déontologie médicale ! 

Si on voulait résumer avec simplicité cette commission, on pourrait "encore" dire que la défense des incriminés a su diriger les "rênes" et nous faire croire au Père Noël (piètre jeu de mot) .

Les grands oubliés de toute cette mascarade sont encore et toujours les enfants. 

C'est un vrai carnage qu'ont enfanté les expertises de Paul Bensussan l'expert psychiatre mandaté par les avocats de la défense qui avait évoqué la notion de mensonge dans un contexte de carence affective sans avoir examiné les enfants, pour justifier leurs accusations.

On peut se demander quelle est la valeur de telles expertises ? 

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-christine-gryson/250112/outreau-propos-du-proces-lavier-les-enfants-carences-invente

 

 

Le terme d' "expertise" n' a  à ma connaissance, jamais été utilisé au sujet des dires de ce psychiatre qui est venu critiquer le travail des experts psychologues d'Outreau  de manière anti-déontologique  car  il n' a pas rencontré les enfants, et de surcroît,   il n' est lui-même ni psychologue ni pédopsychiatre.

Il est juste venu faire un cours en tant que supposé "sachant" sur "les mensonges des enfants carencés" qui confondraient réel et imaginaire à l'insu des experts psychologues, soit-disant aveuglés par la Cause des enfants.Ses thèses ont séduit malheureusement le Procureur Lesigne qui a  parlé d' enfants "FOUS" durant le procès de St Omer,  puis devant la Commission Parlementaire, de MYTHE de la pédophilie !

 Comment peut-on ignorer que les enfants de 5 à 8 ans ne possèdent pas dans leur imaginaire les ancrages cognitifs qui leur permettent d' imaginer une fellation et une sodomie d' un adulte sur un enfant....encore moins des viols en réunion adultes -enfants ( reconnus par les 4 personnes condamnées).  Et même si les 40 critères qui ont validé la parole des enfants ont été utilisés par mes soins, le simple bon sens de tout un chacun aurait pu être évoqué dans ce registre là. L' utilisation perverse du terme" carencé" permet de brouiller les repères et l' avis de cet expert, invité par la défense, a été médiatiquement relayé au détriment du verdict et de la vérité judiciaire qui a reconnu les enfants victimes de viols.Ils sont devenus des menteurs, tout simplement parce qu'ils dénonçaient un grand nombre de personnes, parmi elles, toutes celles que les magistrats expérimentés de la Chambre de l'instruction avait renvoyées à l'unanimité- en utilisant plusieurs grilles de lecture- devant les assises du Pas de Calais.

 

Je pense que les magistrats avaient parlé de Tribunal révolutionnaire -entre-autre- parce que les deux  avocats de Fabrice Burgaud   n' avaient pas le droit de s' exprimer...invraisemblable ! Cela n' existe dans aucun "tribunal de Justice."

J' ai le souvenir que 80% des Magistrats  de la Cour d' Appel de Douai avaient eu l'intention de se rendre  à la Commission Parlementaire, en signe de protestation. Le Président de la Cour de Cassation- Premier Magistrat de France- s' était fortement indigné du sort réservé à un magistrat isolé et lapidé publiquement et  il avait fait état de sa désapprobation  dans les médias de l' époque.

Il n'y avait rien à reprocher au Juge Burgaud, il a œuvré selon les moyens dont il disposait, c'est à dire peu. 

Il n'était ni froid, ni arrogant comme il a été dépeint par les médias propagandistes.

Après qu'il ait reçu un blâme (immérité) lors de cette commission, les médias poussés par la défense des acquittés ont continué à crier « Haro sur le Juge ! » et dénoncé les effets du corporatisme !

Certains ont crié au fiasco judiciaire, Me Antonowicz avocat au Barreau de Grenoble avait quant à lui vu juste : le fiasco était d'ordre médiatique et politique!
« Supprimons les cours d'assises et remplaçons-les par un tribunal de journalistes, telle est à l'évidence la leçon du récent procès d'Outreau !
Par les temps qui courent, qui, en effet, mieux que nos chroniqueurs judiciaires paraît apte à rendre la justice ?
Certainement pas trois magistrats nécessairement chargés d'étouffer la vérité, flanqués de neufs jurés populaires. par définition incompétents [ ... ].
Voilà nos Rouletabille qui, sans rien connaître du dossier d'instruction, rien d'autre en tout cas que ce que veulent bien leur en dire les avocats consultés, décrètent l'innocence de la plupart des accusés – à tort ou à raison, tel n'est pas ici mon propos.
Forts du pouvoir incontestable que leur procurent leurs tribunes écrites ou audiovisuelles, nos chroniqueurs judiciaires nagent dans la toute-puissance. On voit même un journaliste du Monde écrire que si les débats avaient eu lieu à huis clos, en l'absence de la presse, la vérité et le scandale n'eussent pas pu éclater! [ ... ]
L'avocat que je suis connaît bien la complexité des dossiers pénaux en de telles matières ... Je n'ai qu'une certitude :
le vacarme de la presse devient insupportable dans les prétoires. Markovic, Alègre, Carpentras, aujourd'hui Outreau, ça suffit !
La présence des chroniqueurs partisans est manifestement incompatible avec la sérénité dont la justice a besoin. L'appel désormais possible des verdicts de cours d'assises va très vraisemblablement conduire demain à un nouveau procès. Je ne saurais trop conseiller aux avocats de la partie civile – n'en déplaise à certains – de demander le huis clos. »

Bien que, dans l’attente du jugement, André Vallini soit présumé innocent, il est peut-être bon de rappeler qu''André Vallini, pré-senti pour devenir notre prochain ministre de la justice si Hollande devenait le Président de notre République, est accusé de harcèlement moral, licenciement abusif et discrimination par l'âge.

(http://www.mediapart.fr/journal/france/300112/harcelement-moralvallini-les-prudhommes-veulent-une-nouvelle-audience). Le délibéré devait rendu le 13 février est contre toute attente une nouvelle audience a été programmée le 1er mars ce qui devrait logiquement repousser le délibéré ... après le 2ème tour des présidentielles....!

"Plus d'influence, plus de protection, plus de complaisance, plus de corruption ou autres arrangements entre le pouvoir gouvernemental et le pouvoir judiciaire. Ça fait rêver !" dixit Caprouille

Effectivement ça fait réver !!!

 

 

 

 

Merci Damokles pour ce rappel que je n'avais osé, désirant mettre en avant les conséquences tragiques de la prise de position complètement partiale de Vallini dans l'affaire d'Outreau , sans que le sort des enfants (reconnus victimes) ne l'ait touché.

Sur mon échelle de valeur, celui qui méprise les enfants doit être à son tour méprisé...

Vallini porte une responsabilité terrible. Il n'est que de prendre en compte tous les articles qui évoquent Outreau - et Dieu sait si Outreau est invoqué sans modération chaque fois que se pose une nouvelle affaire. Outreau a tendance à devenir un nom commun. De façon parallèle, le juge Burgaud devient le nom d'une légende qui discrédite la justice. Qui a présent à l'esprit le fait que les acquittés d'Outreau avaient été jugés non par cette seule personne, mais par l'ensemble des jurés ? Et ceci malgré un contexte des plus favorables aux accusés du fait des conditions particulières dans lesquelles il s'est tenu - très bien décrites dans "La Vérité abusée"- mais également par le parti-pris de la presse adroitement utilisée par la défense.

Je suis consterné de la bêtise et du panurgisme qui fait que dans nombre d'articles qui évoquent l'affaire d'Outreau, les conclusions du Conseil Supérieur de la magistrature qui n'a pas pu aller plus loin que la réprimande sont systématiquement dénigrées comme étant le fruit d'un prétendu "corporatisme" des magistrats, alors que les conclusions d'un rapport parlementaire réalisé de la façon aberrante et inéquitable  - comme justement évoqué dans votret article - sont prises pour argent comptant. Faut-il réfléchir bien peu pour en arriver là...

Qui reconnaîtra dans les efforts gigantesques déployés par certains acquittés pour "bétonner" leur position, ( film de fiction, sur Marécaux, reportage de C Duchochois,  conférences un peu partout de l'abbé Wiel)  l'indice qu'il y a là matière à se poser davantage de questions ?

L'agitation de certains acquittés, l'énergie déployée pour démontrer leur innocence laisse un arrière goût d'un gavage anormal .. 

Les larmes systématiques , les moqueries et les accusations gratuites finissent par montrer leur vrai visage... Trop brillant pour être de l'or..

Merci Jacques pour votre intervention à laquelle je ne peux qu'adhérer à 100% !

Oui "ils étaient nombreux, les nouveaux Fouquier-Tinville prêts à réclamer la tête du "petit juge". Pour avoir regardé les débats je suis d'accord avec cette affirmation et j'ajouterai nombreux parmi les députés et aussi le public. 

Vous voulez faire à présent un mauvais procès de Vallini. Et de quoi donc est-il coupable?

Ce sont les jurés et non Vallini qui ont acquitté ceux que vous et Madame Gryson jugez coupables malgré leur acquittement. Vallini a présidé les débats de la mission parlementaire avec calme, dignité et compétence et vous aurez du mal à prouver le contraire. Il n'en était pas le rapporteur qui était le bouillant M. Houillon.

Il s'agissait d'examiner les disfonctionnements de la Justice pour en tirer des enseignements alors forcément tous les juges et les instances de justice se sont trouvés mis en accusation. Si je comprend bien, vous contestez qu'il y eût disfonctionnement. Mais dans le document mis en lien M. Monnier, le président de la Cour d'assises de Douai en convient lui-même et critique également la mise en détention  prolongée sans bonnes raisons. C'est M. Monnier aussi qui interprète la phrase de Marecaux que vous citez. 

Je ne peux juger de M. Vallini que suivant mes souvenirs de la mission parlementaire. En tous cas vous lui faites là un mauvais procès et même dans un mauvais procès il faut ramener quelques preuves! Vos propos sont de plus injurieux et diffamatoires

Quant à l'affaire prud'homale, c'est une affaire comme il y en a souvent entre gens qui ne s'entendent plus, pas de quoi s'exciter! 

 « avec calme, dignité et compétence » : ce n'est pas du tout comme cela que j'ai vu Vallini sautant comme un cabri aux coté de Marécaux lors de la 1ère de son film... Dommage que le temps me manque pour vous retrouver la vidéo. Marécaux qui avait pourtant déclaré être coupable

Je reproche à Vallini de ne pas avoir scruté plus en profondeur ce dossier et de s'être immiscé dans les affaires sociales et sanitaires des enfants Lavier qui, bien qu'il y ait des montagnes de preuves (reconnues victimes de viol) ont été rendues au couple suite à ses pressions-Amanda l'irréductible refuse toujours de retourner vivre avec Lavier !

Quand on voit le résultat, (violences -barbares- habituelles sur des enfants pendant plusieurs années + corruption de mineurs , on comprend que Vallini n'a pas tout compris en ce qui concerne l’intérêt supérieur des enfants)

Je reproche à Vallini de ne pas avoir pris en considération la détresse des enfants de cette affaire, je reproche à Vallini de ne pas avoir permis que le contradictoire soit apporté lors de cette commission , je reproche à Vallini d'avoir pointé du doigt la mauvaise personne pour la mauvaise raison...

Je ne fais pas de politique, mais je m'attache à la cohérence entre les actes et les paroles de nos dirigeants. Vallini est capable de nous dire de ne pas faire ce qu'il a fait lui-même … J'en ai une réaction urticaire géante...

"Ce sont les jurés et non Vallini qui ont acquitté ceux que vous et Madame Gryson jugez coupables malgré leur acquittement" Que nous les jugions, c'est vous qui le dites ainsi... Mais que voulez-vous dire de plus ? Je vous crois suffisamment intelligent pour savoir qu'un acquittement n'a jamais été un certificat d'innocence, même si, effectivement la vérité judiciaire s' impose. Alors restons de bonne foi.  Si certains lecteurs veulent en savoir plus sur ce sujet, je propose de voir cet article : http://www.village-justice.com/articles/Quelques-reflexions-acquittement,10704.html

Ajoutons que lors du procès en appel, le Procureur Général Yves Bot, juste avant la délibération de la cour et des jurés, donc avant que l’arbitrage du tribunal ne puisse s’exprimer, a pratiquement dressé l’état des lieux et exprimé ses regrets aux prévenus en se félicitant d’un acquittement général, ce qui est une effarante anomalie !

Merci Cher Jacques pour votre contribution digne de foi.

Je prends beaucoup de plaisir à rappeler certains faits qui nous sont mis à disposition sur la toile, telle la déclaration mythique d'Alain Marécaux « JE SUIS COUPABLE...» ou les PV d'auditions, et les diverses réflexions de nombreux intervenants de cette monstrueuse affaire, qui parlent d'eux-même... Nul n'est besoin d'en rajouter, les faits sont là.

Il y a eu acquittement, on ne peut le contester, mais s'il y a incohérence dans l'acquittement, je n'en porte aucune responsabilité.

Les enfants ont été violés, torturés, prostitués, traités de menteurs par les avocats, par les acquittés, par les médias puis par le grand public. Ils ont été menacés, mis sous une pression que peu d'adultes auraient supporté, raillés par certains inculpés pendant le procès – le plus infâme sabrait le champagne avec la presse lorsqu'un enfant s'effondrait.

Qui les a soutenus ? Qui les a défendus ? Qui a rappelé leur statut de victimes ?

Il n'y a eu d'empathie que pour les acquittés (qui après la propagande médiatique étaient devenus les victimes de cette affaire)

Il aurait été plus décent en respect pour les enfants victimes que chacun se garde de réveiller ces vieilles blessures qui ne sont pas guéries en menant campagne pour défendre son innocence. Rappelons que chaque acquitté a perçu des indemnités faramineuses (10 fois plus que les victimes) .

La discrétion s'imposait d'elle-même, comme une minute de silence nationale peut-être demandée après un drame par respect pour les victimes. Mais puisque certains semblent aimer le bruit, que le cri déchirant de la douleur des enfanst se fasse aussi entendre. 

dernière ligne je voulais dire : exprimé ses regrets auxaccusés...

Yves BOT procureur cour d'appel    Le 30 novembre 2005, à la veille du verdict du procès en appel au cours duquel les 6 derniers accusés ont été acquittés (le couple Lavier, Dominique Weil, Daniel Legrand, Thierry Dausque, Alain Marécaux), le haut magistrat avait exprimé “ses regrets au nom de la justice” au cours d’une conférence de presse improvisée à la hâte.

Yves Bot est allé à l’encontre des prérogatives de l’article 434-16 du code pénal, qui punit de 6 mois d’emprisonnement toute personne tenant des commentaires susceptibles d’influencer une décision judiciaire.

http://www.lasemainedansleboulonnais.fr/actualite/faits_divers/tribunal/2008/12/03/article_groupe-nord-littoral-882368.shtml?codeforum=POSTOK

Cette intervention est un élément grave qui n'a pourtant pas été pointé du doigt par les médias... On se demande pourquoi.

Ce fait inédit devrait suffire à déclencher le doute et inciter à la prudence tous ceux qui font usage de la légende d'Outreau dans leurs écrits, même s'il est évidemment plus facile de la reprendre naïvement que de prendre soin de réfléchir et de faire quelques recherches. Mais je pense aussi qu'un certain nombre d'auteurs aiment la légende telle qu'elle est et n'ont pas envie de la voir remise en cause. Il y a là un enjeu d'honnêteté intellectuelle et à ce niveau, les dispositions sont diverses... malheureusement. Le temps fera son œuvre, il n'est pas d'erreur qui ne s'expose à être démasquée.

Rappel utile à Propos de Fabrice Burgaud :

C' est l' ensemble des magistrats de la Chambre de l' Instruction de la Cour d' Appel de Douai qui a renvoyé à l'unanimité les accusés aux assises.Ils ont travaillé avec plusieurs grilles de lecture comme ils l'ont expliqué à l' Inspection des Services Judiciaires, et il s' agissait de magistrats expérimentés.Le Procureur Muller a par ailleurs précisé  à la Commission Parlementaire, qu' à cette date de son audition il rédigerait les mêmes réquisitions.

Il était donc parfaitement injuste d' avoir permis  la mise au pilori d' un Juge opportunément jeune et qui n' avait commis aucune faute. La réprimande qu' il a reçue ( 1er grade sur 9 de l' échelle des sanctions du CSM) pouvait être contestée devant le Conseil d'Etat, mais Fabrice Burgaud et ses avocats  ont renoncé à faire appel, estimant que la nécessité politique de cette sanction, interdirait tout changement de position.

 Comme l' a écrit Boris Cyrulnik "Le bouc émissaire est un thérapeute toxique", les dégâts relatifs à la confiance du citoyen envers sa Justice sont immenses.

Pour ma part, je ne porte pas de jugements de culpabilité ( cf Oregon) je rapporte des faits - surtout ceux qui n' ont pas été médiatisés- quant à ceux qui l'ont été, j' analyse les mécanismes psycho-sociologiques qui les ont déforrmés

Je reprends cette citation de Marie-Christine Gryson en choeur avec vous cher Jacques: "je rapporte des faits - surtout ceux qui n' ont pas été médiatisés".

Il est heureux pour les enfants victimes et pour la vérité que Marie-Christine Gryson ait pu faire une brêche dans la forteresse de pensées qui nous avait été imposée par les médias influencés par les avocats de la défense. 

Hitler a dit que l'arme la plus puissante était les médias, on comprend sa lucidité avec le rapport médiatique de l'affaire d'Outreau. L'accès à Internet nous donne une lueur d''espoir de pouvoir ébranler la forteresse qui nous tient prisonniers. 

Merci à Jacques Cuvilier et à Caprouille pour cette gratifiante reconnaissance de mon travail sur l' affaire d' Outreau, dont j' ai été le témoin direct.

Pour ma part, je remercie Edwy Plenel Président et co-fondateur de Médiapart qui permet à tout citoyen-journaliste d' un jour (qui se renouvelle) d' informer sur le contradictoire d' une affaire dont il a une information de par sa proximité avec l'évènement. Qui ne s' est jamais indigné, dès lors qu'il est spécialiste d'un sujet, de constater l' insuffisance -voire les erreurs par omission, ou parti-pris- du traitement médiatique du sujet en question.

Le référencement particulièrement  rapide  et efficace sur internet des articles publiés sur Médiapart, met cette information à la disposition du plus grand nombre.C' est une avancée extraordinaire en matière de démocratie partagée.

Il est enfin possible d' effectuer ce devoir citoyen  qui consiste à  informer sur ce à quoi chacun d' entre nous a accès, là où il se trouve, dès lors qu'il constate l' existence d' une atteinte à la démocratie, selon la définition du philosophe spécialiste des médias Christian Salmon.

Ce devoir citoyen fait naturellement bon ménage avec le code de déontologie du Psychologue qui exige du professionnel des comportements humains, de communiquer sur ses recherches personnelles, en comité scientifique ou de manière plus large, dès lors qu' elles présentent un intérêt pour la société qui l' entoure.

Pour l' affaire d'outreau, qui a fait basculer notre société et affaibli notre Justice et donc notre Démocratie, comme le dit Jacques Cuvillier, chacun porte désormais une part de responsabilité dans cet affaiblissement, dès lors qu'il  continue à diffuser la propagande unilatérale qui a fait les dégâts que l'on sait.

"Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire" Albert Einstein 

Merci Damokles pour cette information révoltante qui hélas ne fait que confirmer la teneur et la motivation de mon billet.

Peut-on imaginer cet individu ministre de notre justice? 

Exact Picatchou . 

Hélas, le Juge Burgaud a été celui sur lequel la défense en général , les médias, mais surtout le prêtre Wiel, ont le plus tapé . 

Il est le bouc emissaire qui n'a pu se défendre...

Si on interroge ceux qui ne se sont pas penchés sérieusement sur cette affaire, et qu'on leur souffle seulement le nom de "Burgaud" , ils répondent par réflexe ce que certains médias ont colporté sans vergogne. 

Son intégrité a été salie, le sérieux de son travail a été bafoué. Avec d'autres professionnels qui ont oeuvré honnètement sur le dossier, il n'y a eu aucune réhabilitation pour lui. 

Je suis écoeurée par l'opprobre que Wiel notament jette sur lui. 

J'attends vraiment le jour où ses qualités d'homme et ses compétences de juste juge seront mises en lumière...

Juge Fabrice Burgaud

 

Oui il est à espérer que Hollande qui a proclammé choisir un gouvernement irreprochable (Joker avec l'annonce du 1er ministre) ne pourrait nommer Vallini à un poste tel que celui de la justice avec ce genre de casseroles: 

http://www.ump38.fr/?p=2495 

M. Roger JOURDAN contribuable de l’Isère, adhérent de l’UMP, a fait savoir hier qu’il a adressé le 9 mai au Procureur de la République de Grenoble un dossier comprenant 22 pièces soit 128 pages qui tendent à établir que M. André VALLINI « a fait supporter au département des dépenses incombant à M. VALLINI Député ou dans sa fonction de « M. Justice » de François HOLLANDE voire occasionnellement Maître VALLINI avocat. »

http://www.ump38.fr/?p=2454

Avec l’accumulation de nuages avant l’orage chacun observe le paysage se noircir. Et se demande dans quel coin du ciel le premier éclair sera visible et ou explosera le premier coup de tonnerre.

Constatons le fait qu’un hiérarque du PS, potentat local, à l’occasion donneur de leçons de morale avec quelques alliés jouisseurs de pénal, enfreigne la loi commune, utilise sans vergogne les deniers publics, voit son comportement personnel dénoncé et la totalité des syndicats hostiles à son « management » n’a pas pour conséquence de titiller beaucoup la curiosité.

Il semble ne venir à l’idée de personne de seulement poser même une modeste question au détenteur du pouvoir local sur des documents qui démontrent des pratiques contestables.

Une fois l’orage déclenché il sera intéressant qu’un étudiant qui cherche une idée de mémoire ou un élève d’une école de journalisme retienne ce thème : « un exemple de loi du silence dans un département : le cas VALLINI ». La date de la fin du silence sera d’ailleurs intéressante avec son motif.

Les fonctionnaires d’État (du Préfet au chef de bureau), territoriaux (du directeur général à l’employé) ont, eux, une responsabilité autre que les médias. l’article 40 du Code de procédure Pénale indique que « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. »

« Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l’article 40-1. »

Ainsi du Préfet, la plus haute autorité, à l’employé de bureau toute personne dont il sera établi qu’elle a été informée de faits éventuellement délictueux et n’a pas signalé au Procureur de la République pourra être considérée comme complice.

Il est donc encore temps pour tous ceux qui pourraient avoir été amenés sous une forme de contrainte hiérarchique ou politique à participer à ce détournement de fonds publics à s’en soustraire.

Car tous les documents qui parviennent à M. Roger JOURDAN depuis qu’il a déposé sa plainte devraient être adressés par les intéressés au Procureur de la République ou au Préfet de l’Isère qui, selon la loi, doit transmettre. Ce dernier a d’ailleurs reçu une lettre officielle le 9 avril dernier de M. Jean-Claude PEYRIN, Conseiller Général pour informer et questionner le représentant de l’État dans le département lequel n’a pas encore répondu à la date du 10 mai.

Par le lien ci-dessous on constatera par exemple que le site personnel d’André VALLINI était alimenté notamment par M. Stéphane CESARI, chargé de mission au cabinet du Président du Conseil Général. Il n’y a aucune ambigüité sur l’absence de caractère départemental de cette opération. Elle devait être supportée par le budget du Député.

En effet les « propositions socialistes pour la modernisation de notre démocratie » n’ont pas à peser sur le budget départemental. De plus cette méthode en dit long sur le cynisme qu’il y a prétendre « moderniser la démocratie » à partir d’une illégalité flagrante et d’une inégalité de moyens ahurissante entre forces politiques…

Malheureusement les personnels d’exécution peuvent supporter les conséquences d’actes commandés par des supérieurs hiérarchiques.

La suite de ce feuilleton est aussi révoltante par la différence qu’il établit entre la parole et la réalité. Au moment ou François HOLLANDE s’installe sur une promesse on mesure avec exactitude ce qu’il en est avec son « M. Justice ». Si le décalage entre ce que François HOLLANDE promet et ce qu’il va faire est aussi important que le grand écart d’’André VALLINI ce sont les Français qui vont être fracassés en deux.

Encore et encore dans la batterie de casseroles de Vallini:

http://www.ump38.fr/?p=2418

Le livre bien nommé « Justice pour la République » sous titré subtilement « face aux dérives du Sarkozysme » aurait été rédigé par Stéphane BUGAT collaborateur du Président du Conseil Général .
C’est ce que tendent à démontrer les échanges de fax entre André VALLINI et son collaborateur par l’intermédiaire de Hélène FEGER alors chef de Cabinet tels qu’ils sont révélés dans le cadre de la procédure en cours. En effet Hélène FEGER transmet les fax à l’Assemblée Nationale depuis le Conseil Général visiblement pour lecture d’André VALLINI, Stéphane BUGAT étant la plume.

Outre l’importance que se donne André VALLINI dans des poses avantageuses et assez ridicules (« je sens toute la pression qui pèse sur la commission et sur moi en particulier… » « il est 1h15 du matin et je dois être dans les studios d’Europe1 à 7h30 pour une interview de JP Elkabach. Je m’endors ») .

On comprendrait aisément qu’un tel homme n’ait pas le temps d’écrire un livre, juste celui de le signer.

Les questions qui se posent sont celles-ci : Stéphane BUGAT était-il rémunéré par le Conseil Général ou par M. VALLINI Député ? Si l’éditeur a acquis le manuscrit la somme a-t-elle été versée dans les caisses du département ?

Si les deux réponses sont négatives ce livre prétendant apporter des réponses de probité face « aux dérives du sarkozysme » est un très bon exemple de la duplicité du Parti Socialiste, de la réalité de ses méthodes et de leurs conséquences pour le contribuable Isérois qui paie l’addition permettant à M. VALLINI de se faire valoir.

Ces documents versés à la procédure s’ajoutent à ce qui s’apparente à une accumulation de preuves de détournements qui vont donner du travail à une justice indépendante…

http://www.ump38.fr/?p=2418

reboulette

 

http://www.ump38.fr/?p=2401

Avec l’accumulation de nuages avant l’orage chacun observe le paysage se noircir. Et se demande dans quel coin du ciel le premier éclair sera visible et ou explosera le premier coup de tonnerre.

Constatons le fait qu’un hiérarque du PS, potentat local, à l’occasion donneur de leçons de morale avec quelques alliés jouisseurs de pénal, enfreigne la loi commune, utilise sans vergogne les deniers publics, voit son comportement personnel dénoncé et la totalité des syndicats hostiles à son « management » n’a pas pour conséquence de titiller beaucoup la curiosité.

Il semble ne venir à l’idée de personne de seulement poser même une modeste question au détenteur du pouvoir local sur des documents qui démontrent des pratiques contestables.

Une fois l’orage déclenché il sera intéressant qu’un étudiant qui cherche une idée de mémoire ou un élève d’une école de journalisme retienne ce thème : « un exemple de loi du silence dans un département : le cas VALLINI ». La date de la fin du silence sera d’ailleurs intéressante avec son motif.

Les fonctionnaires d’État (du Préfet au chef de bureau), territoriaux (du directeur général à l’employé) ont, eux, une responsabilité autre que les médias. l’article 40 du Code de procédure Pénale indique que « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. »

« Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l’article 40-1. »

Ainsi du Préfet, la plus haute autorité, à l’employé de bureau toute personne dont il sera établi qu’elle a été informée de faits éventuellement délictueux et n’a pas signalé au Procureur de la République pourra être considérée comme complice.

Il est donc encore temps pour tous ceux qui pourraient avoir été amenés sous une forme de contrainte hiérarchique ou politique à participer à ce détournement de fonds publics à s’en soustraire.

Car tous les documents qui parviennent à M. Roger JOURDAN depuis qu’il a déposé sa plainte devraient être adressés par les intéressés au Procureur de la République ou au Préfet de l’Isère qui, selon la loi, doit transmettre. Ce dernier a d’ailleurs reçu une lettre officielle le 9 avril dernier de M. Jean-Claude PEYRIN, Conseiller Général pour informer et questionner le représentant de l’État dans le département lequel n’a pas encore répondu à la date du 10 mai.

Par le lien ci-dessous on constatera par exemple que le site personnel d’André VALLINI était alimenté notamment par M. Stéphane CESARI, chargé de mission au cabinet du Président du Conseil Général. Il n’y a aucune ambigüité sur l’absence de caractère départemental de cette opération. Elle devait être supportée par le budget du Député.

En effet les « propositions socialistes pour la modernisation de notre démocratie » n’ont pas à peser sur le budget départemental. De plus cette méthode en dit long sur le cynisme qu’il y a prétendre « moderniser la démocratie » à partir d’une illégalité flagrante et d’une inégalité de moyens ahurissante entre forces politiques…

Malheureusement les personnels d’exécution peuvent supporter les conséquences d’actes commandés par des supérieurs hiérarchiques.

La suite de ce feuilleton est aussi révoltante par la différence qu’il établit entre la parole et la réalité. Au moment ou François HOLLANDE s’installe sur une promesse on mesure avec exactitude ce qu’il en est avec son « M. Justice ». Si le décalage entre ce que François HOLLANDE promet et ce qu’il va faire est aussi important que le grand écart d’’André VALLINI ce sont les Français qui vont être fracassés en deux.

 

Boulette

C'est assez terrifiant de lire les comptes rendus de l'Assemblée nationale en imaginant qu'ils aient pu tous se tromper. On voit que la parole de l'enfant est noyée et que les experts (Viaux, etc.) ne sont pas écoutés. C'est une mise en accusation des experts. Ils ne sont pas écoutés, la parole de l'enfant non plus. Pour juger Vallini il faut les lire. Il ne s'agit pas de diffamer, il faut simplement lire objectivement. Et se faire sa propre opinion.

http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rap-enq/r3125-t1.pdf

http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rap-enq/r3125-t2.pdf

Un grand ouf!!!!

http://www.facebook.com/ChristianeTaubira Un peu d'espoir. Sourire

Complètement d'accord ! Sourire

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