Mer.
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Jui

MEDIAPART

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Ça gratte...

Impossible de faire autrement que de terminer ce dernier roman de Vargas qui m'avait cueillie sur le soir aux dernières lueurs du jour, enfin posée quelque part, entre feuilles, en un vert cocon au

Juin des champs


© werner22brigitte sur Pixabay
Je roule à bicyclette sur le chemin de sable sec. Les roues peinent, et la progression est lente. Uiiiiik crrrr pffff. Sur le côté, des vagues se brisent. Leur eau est limpide. Elles charrient des brins d'algues d'une légère fluorescence. Des étincelles de coquilles rosées émergent à travers le flot. Je plongerais bien dans cette eau fraîche. Rien ne m'empêche mais je n'ose. Un restant de risque zéro mal dissipé ? Mes épaules fatiguées de l'hiver ? Et puis, j'y suis. Je nage de bonheur d'une vague à l'autre. Otarie.

 

« Ombre, dit-il, où peut être cette terre d’Eldorado ? »

 

Que viva EldoradoQue viva Eldorado © CR
Le cinéma indépendant l'Eldorado de Dijon entre en lutte ... Mieux qu'une manifestation, l'Eldo propose une grande fête pour soutenir son action.

Sur le fil

Sur le fil, épinglés, les tirages de ces instants, entre deux présents, hors les champs, dedans les murs blancs, pleins de vide et de vie, tenus par des filaments, comme une femme aux cheveux longs

Libre comme un oiseau

© Meshell Ndegeocello

C'est arrivé jeudi soir par les grandes ondes jusqu'à la colline où je me repose des doubles injonctions, des consultations les jours de grève pour une réforme déjà arrêtée, et beaucoup aussi des cris de ceux qui sont tout en bas de l'échelle et dont le dernier jeu, après celui de l'autruche, est de tomber par terre (la faute à Voltaire ! ) avec la plus innocente des inadvertances.

 

La loi du marché : au delà de la colère

C'est sans doute dans la justesse de l'état émotionnel généré par La Loi du marché qu'est sa plus grande réussite. Au-delà de la colère, non plus dans la résignation, mais dans une sorte de gel de l'humanité, brisée par la loi du marché, les personnages n'y ont plus rien de personnages tellement ils sont condamnés à laisser leur âme de côté pour survivre dans la machine économique à broyer les classes populaires.

Mermet à Dijon : Y a pas à lésiner !

En avant-première de la sortie en salles de Howard Zinn, une histoire populaire des Etats-Unis, le cinéma l'Eldorado de Dijon recevait le lundi 20 avril Daniel Mermet pour une rencontre débat. Au fil des questions posées par les spectateurs, l'animateur de Là-bas si j'y suis a précisé les motivations constantes du travail de son équipe, abordé la question des medias en France, des conditions de réalisation du film et a pu developper ce que synthétise la formule choc de la bande annonce : Tant que les petits lapins n'auront pas d'historiens ce sont les chasseurs qui raconteront l'histoire. 

Radeau local

Imagine une bourgade de la province bourguignonne, à l'herbe verte et aux vaches blanches, de celles qu'on aperçoit entre Paris et Lyon, en se disant que tiens, ce serait sympa de venir passer un week-end par là un de ces jours, se déconnecter de la capitale, changer d'air et de point de vue. Un petit bout de terre encore assez ferme pour y poser un pied devant l'autre et marcher debout, un endroit où l'on peut se sentir bien sous la voûte, la nuit, en regardant les étoiles, loin du cauchemar des naufrages. 

Elsa Lévy, auteure improbable des sans-voix

Ouvrir Mediapart et lire à la Une des abonnés un billet d'Elsa Lévy, c'était comme un soleil sur la carte météo d'un mois de mars pluvieux. Une sorte d'insulte au blues ambiant. Ce n’est pas qu'elle abordait des sujets très joyeux, c'est juste qu'elle avait une façon bien à elle de vous faire sourire des sujets les plus tristounets, et surtout de viser juste. Élégance et finesse de la plume, tout en tendresse et drôlerie. Et puis Elsa est partie... Son nom en gris.

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