Près d’un tiers des membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ont enseigné. Et on est loin de la composition du dernier gouvernement socialiste, celui formé par Lionel Jospin en 1997, qui était composé pour moitié d’énarques.
Le nouveau chef de l’Etat va entamer son quinquennat mardi prochain après-midi par deux gestes symboliques : dépôt d’une gerbe au pied de la statue de Jules Ferry au jardin des Tuileries, et hommage à Marie Curie à l’Institut Marie Curie.
Le mercredi est devenu jour de congé à la place du jeudi dans le primaire en conséquence ( différée ) de la suppression des classes du samedi après-midi décidée en 1969.
Hollande choisira-t-il de nommer deux ministres, dont l’un pour le supérieur ( à l’instar de Sarkozy ) ou un seul, comme cela a été le cas pendant les quinze années de gouvernements de gauche ?
En dépit de multiples mises en garde venant même des rangs de l’UMP, Sarkozy a non seulement annoncé qu’il maintiendrait la prise en charge par l’Etat des frais de scolarité dans les lycées à l’étranger, mais qu’il s’engageait à l’étendre aux classes de collèges.
A un mois du renouvellement du chef de l’Etat et à deux mois de celui de l’Assemblée nationale, la quasi totalité des membres du Haut Conseil de l’Education ont été renouvelés.
On pourrait le croire à voir la pratique des ‘’devoirs’’ à la maison perdurer dans l’enseignement primaire, alors que des décisions ministérielles l’ont en principe interdit, et depuis longtemps. La circulaire du 29 décembre 1956 a en effet édicté « la suppression des devoirs à la maison ou en étude », avec des attendus significatifs qui restent très actuels:
Le «déploiement sur une grande échelle des internats d’excellence constitue une véritable révolution dans notre système scolaire», n’a pas hésité à dire Nicolas Sarkozy avec sa modestie coutumière lors de son récent discours de Montpellier sur l’éducation.
«Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants immigrés», avait balancé le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 26 mai 2011. Un «diagnostic»’ clairement démenti et retourné par Marie-Rose Moro dans ce livre en forme de grand entretien.
Rares sont ceux qui ont prêté attention aux propos que Nicolas Sarkozy a tenus sur ‘’le’’ baccalauréat à la fin de son discours de Montpellier, alors qu’ils sont pourtant sans précédent historique.