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Engagement citoyen: Une triste cour d'école - transformée en paradis pour enfants - Photos
Comme annoncé dans mon article précédent, je souhaite partager avec vous quelques photos et vidéos sur l'engagement citoyen évoqué dans un article de blog. Ce reportage pourrait être tourné dans de nombreuses régions du pays en question, il montre l'engagement citoyen bénévole pour des causes pratiques.
Il s'agit d'une triste cour d'école, comme on en connaît des milliers en France, qui doit se transformer en paradis de jeu pour les enfants.
Le tout a été organisé par une intiative de parents d'élèves ayant créé une association en 1995.
Je traduis pour vous le reportage de la 2ème chaîne publique allemande et inclus des photos extraites des vidéos pour ceux qui ne pourraient pas voir les vidéos par manque de "streaming". Avant de voir les vidéos, le contexte...
Des centaines de bénévoles embellissent une école primaire à Rösrath.
L'école primaire de Rösrath a été construite dans l'après-guerre et peu rénovée.
Asphalte, béton et grillages n'offraient pas beaucoup de possibilités aux quelque 360 enfants de passer des pauses intéressantes.

C'est ce qu'ont voulu changer des parents réunis dans une association. Ils ont récolté de l'argent. L'émission montre comment une triste cour d'école se transforme en un terrain d'aventure et de jeux.
L'association de parents d'éleves eut la chance d'entrer en contact avec le BaseG (Groupe de travail fédéral de jardiniers en autogestion).
[Je vous traduis rapidement quelques infos du site BaseG.
BaseG signifie jardiner par passion. Avec l'ambition de laisser des traces par la haute qualité de notre travail, des traces dans le paysage et dans les têtes. Avec nos clients, nous planifions des rêves de jardins et les réalisons. Des jardins créatifs, pleins de lieux pour s'épanouir et avec une haute exigence écologique.
BaseG a été fondé au printemps 1986 à l'initiative de quelques PME en autogestion. Il est devenu un forum d'échanges permettant de faire connaissance. La réflexion intense sur la définition et la pratique de l'autogestion nous a amenés à réaliser un collectif libre de jardinières et jardiniers, personnes privées et entreprises.
Nous recherchons chaque été des projets intéressants dont les organisateurs sont en mesure de fournir les repas, le logis et les possibilités de travail à quelque 70 à 100 jardinières et jardiniers. En une semaine, une réalisation extérieure unique sort de terre, pleine d'imagination, où les participants ont beaucoup de plaisir à travailler ensemble.
Outre les rencontres d'été, nous organisons pour nos membres une formation continue dans le cadre de notre rencontre annuelle d'hiver. Voici la liste des entreprises qui en sont membres et leur flyer]
Ces jardiniers et paysagistes se considèrent comme une grande famille qui se rencontre une fois par an en été pour réaliser un grand projet social. Le groupe de parents d'élèves a dû venir à bout d'obstacles administratifs - le terrain appartient à la commune - organiser les dons et manager les personnes désireuses d'apporter leur aide. Cette période d'organisation a duré un an.
Ce sont les enfants qui ont été sollicités pour dire quelle sorte de cour d'école ils souhaitaient.
Entre-temps, deux paysagistes de Cologne, ont élaboré une maquette avec les enfants, écoutant leurs remarques et toutes leurs idées ont été traduites dans des projets réalisables.

Juste avant les vacances scolaires, un groupe envoyé en "éclaireurs" a préparé le terrain.

Ils ont abattu des arbres, déplacé des grillages - travaux que la ville prit à son compte - abattu des murs, enlevé l'asphalte et le béton.
C'est l'Agence fédérale pour l'aide technique, THW, dont 99% des membres sont bénévoles, qui a réalisé ces travaux dans le cadre d'un exercice de formation continue.

Pendant les vacances scolaires un groupe envoyé par le BaseG a préparé le chantier, réceptionné le matériel et les machines de BTP et les a répartis sur le terrain.
L'association de parents d'élèves avait organisé l'hébergement et les toilettes ainsi que l'approvisionnement en repas, places de travail, bureaux, les écoles de la région ayant prêté un coup de main.


La phase des travaux proprement dit dura une semaine. 120 jardiniers et paysagistes arrivèrent de tout le pays, beaucoup avec leur famille, enfants et même chiens, avec leurs collaborateurs et employés.
Ces groupes de travail se répartirent en autogestion sur les différents chantiers.
Certains voulaient apprendre de nouvelles techniques de travail et ont rejoint des collègues plus expérimentés. L'ambiance de travail était joyeuse et détendue, bien que tous aient dû travailler dur.

La cour de l'école a été totalement transformée. Un paysage varié avec des collines et un parcours

pour tester ses capacités d'équilibre,

une salle de classe de plein air en forme d'amphithéâtre a été fabriquée avec des pierres de rebut,

un mur d'escalade enrichi de pierres de taille en forme d'escalier et de nombreux troncs d'arbre comme possibilités de jeu supplémentaires.

En outre, un plateau-mirador ayant la forme d'un immense nid d'oiseaux a été construit,

de nombreuses plate-bandes surélevées pour cultiver des plantes ont été décorées de mosaïques multicolores

faites carreaux de rebut concassés

et polis dans une bétonnière.

La créativité se voit partout, sur le sol, dans les détails sculptés sur les troncs d'arbres, etc.
Plus de 6.000 heures de travail bénévole en une semaine, 1000 tonnes de matériel transportées, dont 500 m2 de pavés. La création de richesse du travail bénévole de ce projet représente environ 800.000 € - La valeur est cependant immensément plus importante pour les enfants.
Quelques photos se trouvent aussi dans le journal local en ligne.
L'asphalte et le béton cèdent la place aux réalisations souhaitées par les enfants.
Les 120 jardiniers viennent de toute l'Allemagne pour une semaine :
"Nous avons une expérience de 20 ans et savons que nous pouvons faire ces travaux pendant une seule semaine. Faire travailler 120 personnes, sans chef, en autogestion, c'est le défi relevé."
Les machines sont là pour transporter les 1000 tonnes de matériel, blocs, pierres, pavés, sable, gravier. Les pierres sont posées et fixées à la main pour tenir le coup.

"C'est bien de participer, je travaille dans un bureau normalement" déclare un bénévole.
Tout est pris de la récupération, les troncs, les pierres, les pavés, les plantes ont été données par les gens de la commune.
Une colline va être construite avec des blocs issus d'une carrière . De nombreuses femmes participent avec imagination aux travaux.
Les troncs de chêne ont été donnés par le garde-forestier de la commune.
"Ceux qui pensent que les enfants pourraient se blesser sur les troncs doivent savoir que ce n'est pas du tout le cas, car les enfants sont très attentifs, utilisent tous leurs sens pour rester en équilibre, les risques d'accidents sont beaucoup mois importants que lorsqu'ils ne font pas attention. Ils font eux-mêmes attention." déclare le responsable sécurité.
Tous les matins, une petite réunion pour répartir les travaux.
Tout est en bois strié pour éviter de glisser, légèrement en pente pour que la pluie puisse ruisseler.
Et beaucoup de PME locales participent bénévolement ainsi que la municipalité et les parents d'élèves.
Une boulangerie locale apporte le café et les gâteaux pour la pause

Les enfants, les parents d'élèves et les artisans sont satisfaits de cette semaine et de toutes ces réalisations pleine d'imagination
Fin du reportage.
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J'ajoute juste que cette cohésion sociale et cet engagement bénévole, je l'ai vécu à de nombreux niveaux, dans les régions du pays où j'ai vécu, au Nord et au Sud, également dans l'école où j'ai été représentante des parents d'élèves. Une bonne organisation permet de faire beaucoup en peu de temps de manière performante.
Si je l'ai partagé avec vous, suite à mon dernier article sur le design moderne appliqué aux lieux de vie, c'est que je suis de plus en plus convaincue que le pays ne peut évoluer que par l'action citoyenne dans la cohésion sociale. C'est possible dans de nombreux pays.
J'ai souvent l'impression qu'en France, les citoyens perdent énormément d'énergie dans des querelles stériles, tous contre tous, chacun voulant avoir raison: les employés contre les "patrons", la droite contre la gauche, les Français "de souche" contre les Français "d'origine étrangère", les gens du privé contre ceux du public et vice-versa, etc. etc... et tout le monde en appelle à un Etat susceptible d'aider dans toutes les situations. Comme c'est une utopie, les gens râlent, ils râlent beaucoup et accusent beaucoup "les autres", ceux qui ne sont pas de leur "bord" ou "clan"...et en attendant, les choses restent en l'état. Ceux qui s'engagent sont tellement minoritaires qu'ils ne peuvent déplacer des montagnes.
Et si au lieu de perdre toute cette énergie, elle était utilisée dans des actions citoyennes collectives, oubliant la politique politicienne, découvrant que l'Autre que l'on croyait être son ennemi est aussi un citoyen engagé pour le bien commun ? ... et que l'union fait la force, notamment en tant que citoyens.
Je reste à votre écoute, aussi pour des projets similaires en France.
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PS: Liens des photos ayant été effacés réinséré le 4 février 2012


Tous les commentaires
Désolé de vous contredire une fois de plus, mais vous ne devez pas connaître beaucoup de cours d'école en France, à part la votre en 1928 ! Juste avant la crise !
J'ai invité les lecteurs à donner des exemples, j'ai partagé un des miens avec vous.
Et je ne parlais pas forcément de l'Ecole, mais de l'engagement citoyen, comme en parlait Anne Nymette dans son article http://www.mediapart.fr/club/blog/anne-nymette/280710/la-consommation-citoyenne-quest-ce-que-cest
Je connais fort bien l'Education nationale en France.
J'y suis souvent et une grande partie de ma famille y travaille, depuis le prof jusqu'à l'inspecteur d'Académie en passant par le proviseur...
Mais je suis preneuse en ce qui concerne ce que vous souhaitez présenter.
Voici l'école primaire où je suis passée il y a peu, à quelques km de chez moi, du côté français:
C'est intéressant.
En tant qu'ex-institutrice, et qui a terminé sa carrière par années de remplacements, j'ai vu pas mal de cours d'écoles ces dernières années, et je confirme que le plus grand nombre d'entre elles est assez mal adapté, et plutôt tristounettes...
@ Dominique:
Merci de votre commentaire. Ce serait vraiment bien si les enfants pouvaient aussi connaître ce que les Suédois appellent "le 3ème enseignant" dans la classe:
http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/080810/la-base-de-toute-societe-son-ecole-qui-est-le-3eme-enseignant-photos-et-vi
Désolé, mais ce n'est pas le cas chez moi, où quans j'avais des enfants en primaire, en tant que délégué des parents, j'ai modestement contribué à l'enrichissement de leur cour d'école !
Par contre je suis persuadé, qu'il y a beaucoup de progrès à faire, et que l'action du gouvernement actuel y contribuera grandement (poisson d'avril !).
Vive le nabot à talonnettes, copieur garanti de: Angela Merkel (bof, pas grand chose à son actif !), deTony Blair (parti, pas de bol !), de Georges Bush (encore pasde bol !), arrivé cinq ans trop tard !
Je pense qu'en France, l'administration (Mairie, Inspection académique...) aurait purement et simplement interdit vos installations pour non conformité aux règles de sécurité et d'homologation. L'Etat abandonne l'école, sauf pour l'emm...
C'est curieux, c'est tout juste ce que je pensais en admirant le travail effectué dans cette cour !
"pour non conformité aux règles de sécurité et d'homologation."
Justement, le responsable sécurité parle dans les vidéos et dit que les enfants se blessent bien moins parce qu'ils sont obligés de faire attention. Ce sont les statistiques qui le montrent.
La vie normale est pleine d'obstacles et de risques à traverser pour avancer.
Il vaut mieux éduquer les enfants à maîtriser les obstacles que les enlever.
Le "principe de précaution" inscrit dans la constitution française est un réflexe de vieux. Dans de nombreux pays qui avancent au niveau international, les jeunes ne sont pas tournés vers le passé qu'il convient de protéger ni obnubilés par les risques, mais prennent justement des risques et regardent l'avenir.
La vie est faite de risques, apprendre à les traverser sans dommage, est aussi une éducation.
Protéger les enfants en ôtant tout objet de risque les rend inaptes à prendre des risques et donc à innover. Car pour innover, il faut quitter ce qui est sans risque et s'aventurer sur des terrains inconnus et donc "dangereux".
Quant aux frais résultant d'accidents, il y a des assurances qui les couvrent. Je ne vois où il y aurait problème.
J'espère que vous m'avez bien compris, sinon j'ecris le dernier mot en entier !
Je partage totalement votre point de vue. Savez-vous qu'en matière de "sorties pédagogiques" (enseignants et élèves hors de l'école) les contraintes réglementaires sont montées à un tel niveau d'amphigouri bureaucratique que de plus en plus d'enseignants y renoncent...
Bravo pour votre engagement et votre travail!
Celestin Freinet, reviens !
Merci :-) des précisions.
Nous sommes donc d'accord.
Me revient en mémoire une "anecdote" qui va un peu dans ce sens et illustre assez bien les choses.
Un jeune bilingue français-allemand (parlé et écrit), né en Allemagne du Nord, est allé à l'école allemande jusqu'à ce qui correspond à la 1ère en France.
Pour ne pas qu'il s'ennuie pendant les cours de français alors que ses camarades de classe apprenaient les bases du français et ânonaient au début, ses parents l'ont inscrit, avec son accord, en cours de latin lorsqu'il avait 12 ans. Il avait anglais en 1ère langue étrangère depuis l'âge de 10 ans. Il a fait 2 ans de latin, puis ses parents ont demandé une dérogation pour quitter le latin et venir aux cours de français afin d'en apprendre les règles de grammaire et d'orthographe.
Il a été convenu avec le prof de français - qui était le prof principal de sa classe d'alors - qu'il n'assisterait qu'aux cours de grammaire et aux devoirs sur table. Il était dispensé des autres cours. Pendant ces heures de cours, il pouvait sortir de l'école, aucune école n'ayant de grille autour.
Mais il préférait aller à la bibliothèque, où il était tout seul, lire tous les bouquins qu'il voulait. Il lui arrivait de s'allonger sur les tables, tout simplement pour rêver en attendant la sonnerie annonçant le cours suivant.
Arrivé en Ile-de-France en 2000, en 1ère S, il demanda à être dispensé des cours d'allemand et à ne participer qu'aux devoirs sur table, puisqu'il avait fait toute sa scolarité en allemand et que ses camarades de classe n'arrivaient pas â faire une phrase correcte, le prof écrivant en outre des fautes d'orthographe au tableau (ce qu'il ne lui a jamais dit).Il avait eu des cours de littérature allemande et maîtrisait la langue comme les jeunes de son âge en Allemagne.
Le prof d'allemand français a refusé de prendre la responsabilité, elle a dit au lycéen de s'adresser au directeur de l'établissement.
Celui-ci lui a répondu qu'il ne pouvait prendre la responsabilité et qu'il fallait qu'il en réfère au rectorat. Le lycéen n'a jamais reçu de réponse et a dû assister à des cours débiles où on leur faisait remplir des textes à trou, écouter massacrer la langue dont il avait aimé la littérature.
Et se voir corriger en rouge des "fautes" imaginaires par son professeur, alors que ce qu'il avait écrit était correct. Je le sais puisque j'étais sa mère et que je l'ai vu "rouge sur blanc". Je lui ai conseillé de ne rien faire pour l'emmerder, elle lui a tout de même mis 17/20 en allemand :-) alors qu'il le parlait et l'écrivait mieux qu'elle.
N'est-ce pas ubuesque ?
J'ajouterais, que dans certains collèges, plus de ballons en cour de récré, trop d'accidents, plus de courses d'orientation, trop difficiles à surveiller, plus de poteaux de volley, ni de tournois entre midi et deux...Quant à investir dans l'environnement, il faut déjà acheter des préfas pour y entasser les élèves en surnombre...Qu'elles sont belles ces idées, l'engagement citoyen, ça fait rêver, en effet.
N'y a-t-il pas d'engagement citoyen similaire en France ?
J'ai des difficultés à le croire.
Ce serait sympa d'en citer des exemples sur lesquels construire davantage.
Quant à la peur de se faire mal, d'avoir des accidents, tout est lié selon moi à cette ineptie qu'est le "principe de précaution" inscrit dans la constitution.
Mais ce n'est pas en ôtant tous les "dangers" potentiels que les générations futures apprendront à maîtriser les risques. Pour les maîtriser, il faut les avoir rencontrés.
Après, je m'arrête !
Il y a des engagements citoyens aussi en France, principalement dans les petites écoles rurales (en ville : impossible ou rarissime ! les services techniques de la ville veillent !), mais l'Inspecteur de Circonscription (IEN) veille au grain.
Une réalité : Quand autrefois un élève se blessait dans la cour d'école, les parents venaient voir le (la)direct(eur ou trice)... maintenant ils vont voir un avocat.
Signe des temps américanisés et individualisés.
Je constate une chose.
L'engagement citoyen, qui demande du temps, du sacrifice personnel et de renoncer à certains conforts pour un certain temps, ne fait pas la UNE... ni même sur Mediapart.
Ce qui fait la "Une", c'est de râler contre Sarkozy.
Je viens d'en constater 12 titres sur la première page de Mediapart.
Et pourtant, c'est lui et ses amis qui ont été "élus" "démocratiquement" par le système UMPS en vigueur. Et râler ne sert absolument à rien si ce n'est suivi d'engagement citoyen. Les politiques font juste miroirer des promesses qui "n'engagent que ceux qui les reçoivent" comme le disait Pasqua dans un moment de franchise.
Les uns râlent contre Sarkozy, les autres râlent contre le PS, les derniers "râlant" contre l'Etat ou les entreprises.
S'engager coûte trop cher aux citoyens habitués au "chacun pour soi".
C'est une constatation de plusieurs années ou même décennies...
Les Français sont fiers de se dire "individualistes". Les autres pays alentours trouvent que cet "individualisme" est en fait un égoïsme déguisé.
Ont-ils tort ?
@Etoile66
Sarkosy, qui a lu Gramsci, sait que les élections se gagnent par la conquète idéologique.
Jamais le mouvement associatif et bénévole en France, en particulier dans le domaine scolaire et culturel, n'a été aussi puissant qu'avant 1981. Il a porté la victoire de la gauche en 81. Je l'ai vécu de l'intérieur et en garde la nostalgie.
Puis tout s'est essoufflé, comme si le but était atteint et qu'il n'y avait plus qu'a cueillir les fruits de la victoire... qui furent amers.
Je sens comme une brise de renaissance (voir ci-dessous)... mais il y a encore du boulot !
Amitiés
"Et si au lieu de perdre toute cette énergie, elle était utilisée dans des actions citoyennes collectives, oubliant la politique politicienne, découvrant que l'Autre que l'on croyait être son ennemi est aussi un citoyen engagé pour le bien commun ? ... et que l'union fait la force, notamment en tant que citoyens."
Voir par exemple le réseau des écoles de citoyens
signalé par Vincent Verschoore dans son blog
Merci beaucoup de ce lien, je viens d'en survoler quelques pages que je lirai à tête reposée.
Je partage à 100% ce que je viens de lire:
RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d’une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement.
Une contre-éducation permanente est développée par la publicité, la marchandisation, la vie politique, voire par l’école.
Par une apologie de l’intérêt individuel, de la compétition et de la violence, cette contre-éducation prépare de très graves problèmes pour l’avenir de la démocratie et de la planète.
La crise économique, écologique, sociale et alimentaire en cours met de nouveau en évidence l’actualité et la pertinence de ce constat.
La question fondatrice de RECit a été : « Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire ? "
Je vais examiner le reste à tête reposée...
Impressionnant et magnifique.
Il y a des normes scolaires qui interdisent même d'imaginer les amoncellements de troncs, ou les amphi de pierres tels que les montrent vos photos.
Je pense à l'uniformité, la tristesse, celles des habitats, puis ensuite les locaux extérieurs sans âme, avec les classes surchargées et des cadres stressés, et malheureux, quand ils ne sont pas désespérés, par la pince qui les écrase entre des parents sous pression, comme eux, et une administration ubuesque.
C'est trop souvent cela le présent de trop d'écoles.
Et c'est le monde que nous fabrique Sarkozy.
Vous admettrez qu'on lui fasse une guerre inexpiable.
Mais il y a des enseignants et des enseignantes extraordinaires, qui savent suciter des changements pour le meilleur de la vie des petits.
J'ai rencontré de telles personnes, pour qui les obstacles semblent être une incitation à foncer plus encore.
Nous avons réussi à organiser ici des sorties neige, et nature, et des cours des arts du cirque, comme des fêtes de carnaval et autres, très originales, et sympathiques.
Il faut beaucoup de dsiponibilité et des gens qui y croient.
Tout se ramène toujours à la foi, et l'engagement.
Et pour cela il faut aimer.
Mais qui peut croire que le monde des parents est sans influence sur celui des enfants?
Merci pour votre billet, édifiant à de nombreux égards.
Voilà, je viens de publier la suite annoncée, sur ce lien:
http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/110810/le-role-de-lecole-dans-la-cohesion-sociale-photos-et-en-france
"Il vaut mieux éduquer les enfants à maîtriser les obstacles que les enlever."
À propos de la sécurité, il y a un dicton qui résume bien cela, que tous ceux qui travaillent dans l'Échafaudage connaissent:
- "Les accidents graves ne surviennent pas en Hauteur mais plutôt à Deux Mètres, là où on ne se méfie pas"...
Merci chère Etoile pour cette belle aventure qui donne envie de relever la tête!
"Je pense à l'uniformité, la tristesse, celles des habitats, puis ensuite les locaux extérieurs sans âme, avec les classes surchargées et des cadres stressés, et malheureux, quand ils ne sont pas désespérés, par la pince qui les écrase entre des parents sous pression, comme eux, et une administration ubuesque."
Merci chers amis de mettre en mots sensibles ce que maladroitement dans ma déprime je nomme "le pays des murs" et "la mentalité de détenus" dans cette "quasi-prison" qui me sert de pays.
En lisant les derniers commentaires, dont je remercie les auteurs
, je repensais à notre fil de discussion sur Kant.
Il me semble que les choses sont liées... A vous de voir.
J'ai été en outre très émue de lire les témoignages d'enseignants sur le fil intitulé:
Les enfants français n'aiment pas l'école. Est-ce étonnant ?
"Les enfants français n'aiment pas l'école. Est-ce étonnant?"
Votre façon de vous exprimer donne à penser que vous n'êtes pas française.
J'aurais dit, comme tout français, Nos enfants......
Sur de nombreux articles de mon blog où vous venez en tant qu'hôte, vous cherchez toujours un point pour une attaque perso.
Mais sur les arguments et les propositions, vous ne dites rien.
Ce genre de commentaire ne fait aucunement avancer le débat et le renferme dans un nationalisme malsain.
@ Etoile
Ce n'est pas une attaque personnelle et je ne suis pas nationaliste, loin de là.
Je suis un opposant résolu au néo-libéralisme, à la casse du système social français et des services publics.
La critique des Français et de la France, la promotion du modèle allemand que vous semez au fil de vos billets et commentaires au mépris de la culture française ne font pas plus avancer le débat.
J'aimerai sentir chez vous un peu plus de solidarité avec vos concitoyens.
Essayez donc d'échapper à cette posture de donneur de leçon un peu méprisant.
C'est mon ressenti, je vous lis attentivement sans participer parce que je me sens beaucoup trop éloigné de vos positions.
Vous dites me lire attentivement... peut-être de manière sélective, selon l'opinion que vous vous êtes faite de ma personne, m'ayant planquée dans un petit tiroir?
Sauf que je ne me laisse plus mettre dans un petit tiroir...
Voici comment je décris Ma France... est-elle loin de la vôtre ?
@ Etoile
J'avais lu ce billet et les commentaires qui suivent.
D'accord pour les paysages, les langues régionales, la promotion des métiers manuels, l'éveil des enfants....
Tout à fait d'accord sur l'horreur de ce débat sur l'identité nationale, sur la stigmatisation des étrangers.
Cependant je n'ai rien lu sur les dégâts provoqués par le néo-libéralisme, rien sur l'absence de volet social de l'Europe, rien sur la destruction du système social français (santé, retraites par répartition, services publics...), rien sur la solidarité et la répartition des richesses.
Par contre je pense que nous sommes d'accord sur le non cumul des mandats et tous les problèmes liés à la professionnalisation de la vie politique.
Vouloir, et je sais que c'est à la mode, transposer ce qui "fonctionne" d'un pays à un autre est une erreur.
"les dégâts provoqués par le néo-libéralisme, rien sur l'absence de volet social de l'Europe, rien sur la destruction du système social français (santé, retraites par répartition, services publics...), rien sur la solidarité et la répartition des richesses."
J'aime penser par moi-même, observer et conclure.
Je n'aime pas les leçons répétées à l'envi avec toujours les mêmes concepts, comme une leçon apprise par coeur.
Les mots que vous utilisez un peu partout "néo-libéralisme", "casse du secteur public" "destruction du système social français", "solidarité", "répartition des richesses"... sortent d'une pensée enfermée sans que ces concepts ne soient clairement définis ni confrontés aux réalités vécues.
On les retrouve aux PC, NPA, chez Mélanchon, Arlette Laguiller en était aussi utilisatrice.
C'est plutôt à l'organisation de la société qu'il faudrait réfléchir et non reproduire comme une leçon apprise par coeur des termes lancés par des groupes qui en font leur "fonds de commerce" pour exister.
Les "partis" - pour vivre et survivre et obtenir des subventions - doivent combattre les autres pour exister. C'est une surenchère d'idéologies très loin des réalités citoyennes. Ils ne sont suivis aveuglément que par ceux qui y ont été dressés dressés à se soumettre...
J'y avais aussi été dressée par l'Education nationale, je m'en suis affranchie depuis longtemps. J'observe et écris ce que je vois.
Libre à vous d'apprécier ou non.
C'est vai vrai j'aime assez le discours de Jean-Luc Mélanchon.
Si j'ai bien compris vous refuserez la pension que l'éducation nationale devrait vous verser à terme et l'assurance maladie qui va bien avec.
Et voici un exemple d'engagement citoyen dans la pratique, c'est tellement rare et cela devrait avoir lieu dans tout le pays à tous les niveaux:
http://www.lexpress.fr/actualites/1/lactalis-deboute-en-refere-face-a-deux-syndicats-de-producteurs-de-lait_913093.html
http://www.sudouest.fr/2010/08/18/guerre-du-lait-lactalis-condamne-a-indemniser-163308-7.php
Mais ce n'est valable que pour les Charentes. Imaginez juste un instant une action citoyenne au-dessus des partis, au niveau national...
on aurait vite plié les scandales divers et variés, les entreprises et les politiques n'oseraient plus s'imposer effrontément, sachant qu'en face il y a un rapport de forces qui impressionne.