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Face à l'échec scolaire en France: "On est en manque de travaux de recherche sur les problèmes de la petite enfance"

L'Education des enfants, futurs adultes, est LE point central de la vie d'un pays à tous les niveaux.

 

Une profonde injustice : 300 000 élèves sortent de l'Ecole primaire sans maîtriser les bases de lecture et d'écriture chaque année. Depuis 30 ans notre système bute sur "l'échec scolaire". 40% des élèves de primaire ne sont pas au niveau pour aborder le collège, c'est près de la moitié du pays de demain.

 

Ce matin, sur France Culture, deux personnes parlaient des problèmes de "l'échec scolaire" mot bien français qu'on ne connaît pas dans l'Europe du Nord. Il s'agit de Laurent Bigorgne, directeur des études à l’Institut Montaigne et de Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc)

Je vous recommande d'écouter cette émission et à la podcaster tant qu'il est encore temps.

La partie sur l'Ecole commence à la minute 23:20 et va jusqu'à la fin. Quelques notes prises "au vol":

Quelles solutions aujourd'hui pour rendre l'école primaire plus efficace et plus juste? Pour "vaincre l'échec à l'école primaire" ?

 

On focalise l'effort sur les rythmes scolaires, avec la semaine de 4 jours. Il semblerait de plus en plus que cela pénalise les élèves, le de même que le rythme des vacances scolaires trop longues en été. Le coeur de la question n'est pas dans les rythmes scolaires.
La lecture est la priorité des priorités, c'est même la base des mathématiques.


Maîtriser la langue, écrite, orale, qui sont les compétences qui permettent de comprendre le monde. C'est la priorité.
On a des ZEP où 25% des élèves redoublent avant d'arriver en 6ème.

 

Les statistiques montrent que 80% de ceux qui redoublent le CP sortiront du système scolaire sans aucune formation ni diplôme.

 

Le redoublement, prôné par JF Copé, ne peut être la solution.

 

Vous ne pouvez pas dire à un enfant de CP: C'est toi qui es responsable de ton échec."

 

C'est très français: 25% de redoublement en primaire en France, 3% en Espagne ou en Allemagne. Partout ailleurs nos voisins font autrement.

 

Une formation pédagogique serait la bienvenue, mais quelle formation ? (J'en avais touché quelques mots sur cet article)

 

On est en manque de travaux de recherche sur les problèmes de l'école primaire et la petite enfance.

 

Malgré tous les problèmes de l'Ecole française, on est en manque de travaux de recherche sur ces problèmes

 

Une seule personne en France a réussi à mettre en pratique ce qui a réussi en Finlande.

Il double le nombre des meilleurs en classe et divise par deux l'échec scolaire. C'est Michel Zormon à Grenoble.

Mais personne n'en parle...

 

Voici son programme PARLER que j'ai découvert suite à cette émission. (Parler Apprendre Réfléchir Lire Ensemble pour Réussir)

 

Particulièrement heureuse de voir qu'il prône exactement ce que j'écris sur ce site depuis des années, l'apprentissage de la langue dans la toute petite enfance, par la lecture et par le JEU.

 

Le Wimmelbuch que je recommande à chacun de se procurer sur amazon par exemple - il en existe des centaines sur toutes les situations

Les enfants découvrent les mots, en jouant et apprennent à Parler Apprendre Réfléchir Lire Ensemble pour Réussir...

Voici la vidéo d'une enfant entre 1 et 2 ans en train d'en lire un avec son père:

Le nouveau Wimmelbuch

 

J'adore aussi ces deux enfants de 2 - 3 ans en train de "lire" avec leur mère...

 

2 enfants lisent un Wimmelbuch d'Ali Mitgusch

 

Je lis le Wimmelbuch de l'automne en français avec ma petite-fille de 1 an,

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On y voit sur la couverture certains animaux et personnages qui se cachent sur toutes les pages suivantes, comme le perroquet nico. En les cherchant, l'enfant découvre une foule de choses et de gens.

 

Elle montre les objets, animaux etc... de son doigt, immite les sons, un dialogue s'instaure, bien qu'elle ne parle pas encore. Elle m'a montré par exemple que dans une maison au 2ème étage, il y avait un chien en le montrant du doigt et faisant "ou-ou". Son vocabulaire est déjà très vaste pour son âge. Sa maman lui lit en polonais un autre Wimmelbuch. Son papa lui en lit un autre en français...

 

Michel Zormon a tout à fait raison, c'est dès cet âge, le plus tôt possible, que l'acquisition des mots pour PENSER est nécessaire.

 

Une libraire française consultée m'a dit que ce genre de livre n'existait pas en France, car les parents demandent toujours du texte à lire.

 

Tous les commentaires

Salut, Etoile!

A quoi pourrait bien servir le désir de "lalangue", si la langue n'est qu'impression répressive dans le vécu des petits?

Si parler et maîtriser la parole ne veut dire qu'assujettissement à la règle imaginaire des sachants?

Est-ce qu'au fond, l'illettrisme ou tout autre vocable ne serait pas, par hasard ou volonté, une perte de l'expérience dialectale par défaut de motivation, dans un monde où le "pôv con" est prié de se taire?

C'est décidé, grâce à vous: je reprends mon travail abandonné sur les idiolectes et le traitement des malentendus des discours.

Merci, ciao!

JCD

Il ne s'agit pas que de parler une langue, mais de PENSER, car la pensée a besoin de mots.

Ah oui...

Et qu'en savez-vous ?

PS : je repasserais demain pour ramasser les copies parce que là, dodo...

Pas de copies à ramasser ?

Dommage parce que ça m'aurait vachement intéressé de voir développer cet intéressant concept affirmant que "la pensée a besoin de mots"...

J'aurais trouvé ça vachement plus intéressant que ce que j'ai lu sur ce fil et qui ressemblait furieusement à ce que j'avais lu sur d'autres fils...

Tant pis...

Je constate que deux articles ont été publiés sur le sujet après celui-ci, l'un par Claude Lelièvre et l'autre par Louise Fessard.

 

Pourquoi ne pas construire un projet avec tous ceux qui connaissent les problèmes et les solutions, et ne pas en rester à des commentaires sur Mediapart ?


Christel vient de créér une Edition hier soir et m'en a informée.

 

Toutes ces initiatives sont intéressantes, il conviendrait d'en créer un projet contret.

 

Qui prend l'initiative de regrouper toutes ces personnes ? Mediapart est certes un journal intéressant, mais on reste à la surface des choses par tous ces articles.

Beaucoup de commentaires ne sont que du bla-bla, alors qu'il faudrait une action précise, comme celle de Michel Zorman à Grenoble, pour prouver qu'autre chose est possible et que la France en a urgemment besoin.

 

Je lis sur le Nouvel Obs:

 

François Dubet, sociologue de l'éducation*, va plus loin. Sollicité par Nouvelobs.com, il qualifie la proposition de Jean-François Copé de "parfaitement démagogique et un tout un petit peu ridicule".

Selon lui, "il ne s'agit pas de dire qu'il n'y a pas de problème à l'école primaire, mais Jean-François Copé suit la même logique sur l'école que le gouvernement sur les Roms. Au lieu d'essayer de résoudre un problème, on tente de le faire disparaître".

François Dubet propose, au contraire, "d'essayer de faire en sorte d'améliorer le constat selon lequel il y a un gros problème à l'école élémentaire en formant les maîtres, en revoyant les méthodes pédagogiques, etc."
Selon le sociologue, Jean-François Copé ouvre "une sorte de guerre idéologique".

* François Dubet est sociologue, professeur à l'université de Bordeaux II et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

 

Au sujet de la "petite enfance", on pourrait dire certaines choses.

-Heureusement, l'éducation d'un enfant n'est pas de l'unique ressort de l'école!

-Assurément, l'éducation d'un enfant commence à la naissance (et même avant sans doute!). Voir ICI, par exemple.

-L'école, ce qu'on apprend à l'école, c'est essentiel, bien sûr. Éducation = connaissance = émancipation = autonomie = liberté = démocratie.

-Mais, heureusement tout n'est pas du ressort de l'école!

-Aujourd'hui, ce qui me semble important en France, c'est ce désir d'enfant: c'est une réalité. Cela veut dire qu'il y a encore beaucoup de Français pour avoir envie d'avoir un enfant, qui parient sur un enfant à venir, à devenir.

-Notre école a bien des progrès à faire mais, heureusement, l'avenir de nos enfants ne dépend pas que de l'école! Au total, nous ne sommes pas trop mal lotis, et ce, quoi qu'en disent certains de nos voisins...

Michel,

Je suis tout à fait d'accord avec vous lorsque vous écrivez:

-Heureusement, l'éducation d'un enfant n'est pas de l'unique ressort de l'école!

 

Mais le problème grandissant et qui était autrefois "amoindri" par l'Ecole, c'est la situation sociale souvent terrible dans laquelle certains enfants doivent naître et vivre.

Et là, l'Ecole ne leur donne plus la possibilité de s'en sortir.

Les deux spécialistes d'hier sur France Culture apportaient des informations qui font mal:

On a des ZEP où 25% des élèves redoublent avant d'arriver en 6ème.

Les statistiques montrent que 80% de ceux qui redoublent le CP sortiront du système scolaire sans aucune formation ni diplôme.

 

Ce qu'a confirmé un lecteur qui a été pendant 25 ans Principal de collège sur un autre fil:

Principal de Collège durant 25 ans j'ai pu faire une constatation: Le redoublement est CUMULATIF. En d'autres termes l'élève qui redouble est appelé à redoubler ultérieurement. Autre constatation: en termes économiques le redoublement côute cher. Il serait préférable d'utiliser les moyens consacrés au redoublement à la mise en place d'actions pédagogiques innovantes et une prise en charge individualisée des élèves en difficulté.

 

Vous semblez dire que l'Education doit avoir lieu en dehors de l'Ecole par les familles. Vous êtes pédiatre et avez sûrement eu une famille pour vous apprendre les mots, la langue, la société... Certains enfants, de plus en plus nombreux, n'ont plus cette possibilité.

 

Ils arrivent en CP et ne comprennent même pas la moitié de ce que raconte l'enseignant(e). Non pas forcément parce qu'ils sont enfants d'immigrés, mais parce que dans leur famille, on ne parle pas avec les enfants, on ne lit pas.

J'ai essayé d'en parler dans cet article :

- A la question "En classe, est-ce que tu comprends toujours ce que l'on te demande de faire ?",

seulement 15 % des enfants répondent "toujours",

63 % "pas certaines fois" et

22 % "souvent, je ne comprends pas".

Près de 30 %"ne lèvent jamais" ou "pas très souvent" le doigt en classe.

56 % d'entre eux l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses".
.
Près d'un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école.
.
Quelque 35 % ont "parfois mal au ventre" avant d'aller en classe, et la même proportion l'explique par la peur, le stress, ou l'absence d'envie de s'y rendre.
.
- 42 % ne prennent pas ou rarement un petit-déjeuner avant d'aller en classe.
.
- 75 % ne pratiquent pas d'activité culturelle ou artistique en dehors de l'école

Plus d'un tiers dit ne "jamais lire ou rarement un livre à la maison".

Voir les articles du Monde et du Nouvel Obs qui datent de 2008.

Ce sont souvent des enfants que les parents n'amènent même pas chez les pédiatres. Ils sont très nombreux.

 

Les chiffres sont effrayants et se préparent des bombes à retardement, tandis que les "bien-pensants" continuent leur vie bien au chaud, comme si de rien n'était.

 

Car cet éloignement de la société, cette rage de voir qu'on doit faire les travaux que les autres ne veulent pas, mal payés, de voir qu'on n'a pas pu sortir du milieu dans lequel ont vécu les parents, cette rage monte, irrémédiablement.

 

J'étais en déplacement à Paris en 2005 pendant que les banlieues brûlaient. Le monde entier voyait ces images. Et je constatais qu'à Paris, on ne voyait RIEN, tout était normal.

 

 

Etoile,

J'ai travaillé en PMI pendant 10 ans dans une ZEP à majorité de population maghrébine. J'étais frappé par le positionnement des familles: dès que l'enfant était en âge d'école, elles fonctionnaient comme si leur rôle devenait secondaire! Ayant un grand (trop?) respect pour tout ce qui est "éducation", elles croyaient ne plus rien avoir à faire!

Sollicité à chaque rentrée pour parler aux parents, je répétais toujours à ceux-ci que leur rôle ne s'interrompait pas avec la scolarisation de l'enfant.

Mais le discours de certains enseignants allait parfois dans un sens contraire!

Un meilleur avenir pour les enfants passera par une meilleure inter-action parents-enseignants. Il faut que l'éducation nationale redevienne l'instruction publique! Le poids des mots est énorme!

"Sollicité à chaque rentrée pour parler aux parents, je répétais toujours à ceux-ci que leur rôle ne s'interrompait pas avec la scolarisation de l'enfant.Mais le discours de certains enseignants allait parfois dans un sens contraire!

Un meilleur avenir pour les enfants passera par une meilleure inter-action parents-enseignants. Il faut que l'éducation nationale redevienne l'instruction publique! Le poids des mots est énorme!"


Là, vous touchez une réalité et je vous en remercie. Je trouve que cette constatation fait avancer la réflexion.

Combien de fois ai-je constaté ce que vous décrivez, pas seulement de la part de familles "maghrébines", mais bien françaises. Et de la part des enseignants, cette idéologie qui leur fait penser que ce sont EUX les seuls compétents en matière de l'école et de l'écolier.

Il y a là un immense travail d'information à faire et de négociation entre enseignants et parents, et pas par l'intermédiaire d'associations de parents d'élèves qui ne réprésentent que la couche la plus aisée et la plus intellectuelle de l'ensemble du pays.

 

 

Deux articles intéressants sur les "chances" qu'ont de nombreux enfants, y compris à l'Ecole:

Sur Rue89 et sur La Telelibre:

Le 93 et le traitement de ses habitants

 

Egalité des chances de tous les enfants ?

Si l'Ecole ne leur donne pas cette chance de s'en sortir, QUI le fera?

Merci M.Philips (et Etoile pour ce sujet crucial)

Dans les analyses sur l'école manque souvent ce qui va autour de l'école.

* par exemple, sur votre description des "Wimmelbuch".. les mots les plus importants dans votre description sont "avec Papa" et "avec Maman". Les enfants s'intéressent à ce qui est valorisé par les parents, par l'affectivité qui va être liée aux mots du fait que Papa et Maman s'y intéressent. Ces enfants peuvent aller dans une école médiocre, ils vont de toute facon apprendre à lire. Et ils vont beaucoup plus profiter d'une bonne école que des enfants dont les parents n'ont pas un bouquin à la maison.

* en dessous de chez nous vient de s'installer une famille dont les enfants (pourtant 6 et 10 ans) courent dans l'appart jusqu'à minuit ou une heure du mat. Vous pouvez envoyer ces enfants dans l'école la plus extraordinaire qui soit, ils ne vont en profiter qu'à moitié. Ils vont de toute évidence apprendre beaucoup plus lentement que des enfants couchés à 8heures, qui ont pris une douche et le petit dej le matin.

* pourquoi a-t-on une reproduction quasi à l'identique des classes sociales en France comme dans beaucoup de pays? Parce que malheureusement l'école ne peut suffire à elle seule à corriger les inégalités de départ. Evidemment, enlever des moyens et déconsidérer l'école ne va pas arranger les choses, mais taper sur l'Education Nationale est contre-productif. Donner à chacun sa chance, permettre à chacun de croire en son potentiel et de le développer ne peut être qu'un programme global. J'ai l'impression qu'on néglige beaucoup trop "la transmission" qui se fait au sein de la famille, du groupe social, de l'entourage.

* il me semble qu'un programme de recherche absolument fondamental sur ces questions devrait partir d'exemples d'enfants qui ont "réussi" alors qu'ils venaient de milieux très défavorisés, afin de comprendre ce qui a été décisif dans leur parcours... quelles rencontres leur ont permis d'évoluer et de croire en eux?

 

Olivier, je vous suis sur beaucoup de points, votre analyse de tout ce qui est autour de l'enfant est exacte et fait aussi avancer le débat.

Notamment sur la lecture (d'images tout d'abord) avec la famille, père et mère, et aussi frère et soeur avec les parents, comme on le voit dans les deux vidéos.

en dessous de chez nous vient de s'installer une famille dont les enfants (pourtant 6 et 10 ans) courent dans l'appart jusqu'à minuit ou une heure du mat. Vous pouvez envoyer ces enfants dans l'école la plus extraordinaire qui soit, ils ne vont en profiter qu'à moitié. Ils vont de toute évidence apprendre beaucoup plus lentement que des enfants couchés à 8heures, qui ont pris une douche et le petit dej le matin.

Absolument exact.

Mais est-ce que jamais on a appris à "être parents" à l'Ecole ?

On en a éliminé tout ce qui était "pratique" - comme la cuisine, la couture, le travail manuel, la vie en famille, etc... Quand j'étais enfant, nous avions tout cela à l'école et cela se fait aussi dans les écoles du Nord de l'Europe.

Tout a été ringardisé en France par des "intellectuels" qui ont jugé que c'était "vieillot". Et pourtant, plus tard les enfants deviendront parents.

Pourquoi ne pas avoir de cours de sociologie - comment sont les interactions en société - ou de psychologie (de l'enfant, masculin, féminin, etc... selon les connaissances actuelles) dès l'Ecole primaire ? Le tout bien entendu au niveau de l'enfant.

Pourquoi ne pas avoir ces cours en collège et lycée, à raison de petites doses ? Pourquoi avoir de la philosophie purement intellectuelle, sans avoir ajouté à côté ces choses si simples ?

 

J'ai constaté la même chose que vous avec des voisins à Hambourg. Les parents m'avaient demandé d'aider leur fille de 11- 12 ans qui avait absolument voulu aller au "Gymnasium" malgré une recommandation contraire de la part de son école primaire. Elle se ramassait des mauvaises notes dans presque toutes les matières mais voulait absolument continuer. Je l'ai donc prise chez moi pour la faire lire.

Nous avons pris un texte simple du journal local. Et là, j'ai constaté qu'elle ne comprenait même pas la moitié de ce qu'elle lisait.

Elle ne connaissait pas le mot "béton", ou "axe" d'une voiture. Mon fils de 5 ans qui jouait dans le salon avec ses play-mobils lui a expliqué ce que c'était.

La TV marchait chez eux du matin au soir, papa était chauffeur de taxi et maman aide puéricultrice.

Je leur ai expliqué où je voyais la raison des mauvaises notes de leur fille et leur ai demandé si elle n'avait jamais posé de questions quand elle était petite, mes enfants en ayant posé des milliers auxquelles je m'étais efforcée de répondre.

Non, elle n'avait jamais posé de questions, m'a répondu sa mère. Il faut dire qu'avec la TV allumée toute la journée, c'était difficile. Le diaolgue en famille, surtout avec les enfants, était pratiquement absent.

 

Le travail était titanesque pour parvenir à une extension de son vocabulaire et lui permettre de rattraper le gros de sa classe dans toutes les matières. Elle a donc quitté le "Gymnasium" pour aller à la "Realschule" où elle a fait après une formation de puéricultrice, comme sa maman.

Je me demande juste ce que ces "puéricultrices" avec ce passé linguistique peuvent apporter aux enfants qui leur sont confiés.

 

C'est pourquoi la lecture en maternelle par des adultes bénévoles dont je parlais dans cet article est essentielle à mes yeux. Elle comble un déficit familial et permet l'extension du vocabulaire par le JEU à des enfants qui ne l'auront sinon jamais.

 

* il me semble qu'un programme de recherche absolument fondamental sur ces questions devrait partir d'exemples d'enfants qui ont "réussi" alors qu'ils venaient de milieux très défavorisés, afin de comprendre ce qui a été décisif dans leur parcours... quelles rencontres leur ont permis d'évoluer et de croire en eux?

 

Excellente idée. Peut-être y a-t-il déjà de telles études ?

Mais d'après ce que disait l'invité sur France Culture:

"On est en manque de travaux de recherche sur les problèmes de l'école primaire et la petite enfance.
"

A suivre donc...

Etoile,

Dans les consultations des petits organisées par la PMI (gratuit) , nous mettions à disposition des enfants sur un tapis, des livres de toutes sortes, comme des jouets.

La réaction des mamans des milieux les plus défavorisés était toujours la même: "Non, ne touches pas, c'est un livre, ce n'est pas pour toi!". A partir de là, nous désacralisions le livre, expliquions que les enfants doivent pouvoir avoir accès au livre dès le premier âge. Une révolution pour certaines mamans!

L'éducation commence à la naissance!

"Non, ne touches pas, c'est un livre, ce n'est pas pour toi!".

Merci Michel de partager votre vécu, si terrible.

Il me fait penser à ces femmes africaines et égyptiennes qui exigent l'excision de leurs filles parce qu'elles ont dû la subir elles-mêmes.

Automutilation bénévolement consentie.

Coupure de l'évolution par la pensée comme vous le décrivez, car un enfant sans livre aura un vocabulaire appauvri et aura des difficultés à comprendre à l'école.

Alain Bentolila écrivait dans Le Monde en 2007, entre autres:

"Les "nantis du langage" s'encanaillent linguistiquement sans risque et avec la meilleure conscience du monde. Mais ceux dont le vocabulaire est limité et imprécis ont-ils un réel pouvoir linguistique ? Non, ce sont les "pauvres du langage" condamnés à ne communiquer que dans l'immédiat et la proximité.

...

La vraie question, la seule qui doit nous mobiliser, est de savoir comment distribuer de manière plus équitable le pouvoir linguistique afin que la majorité des enfants de ce pays puissent exprimer leur pensée au plus juste de leurs intentions et recevoir la pensée des autres avec discernement.
C'est dès l'école maternelle que doit être mené ce juste combat.
"

 

A la place du terme et du concept "Ecole maternelle" - assez horrible si l'on y réfléchit - je mettrais plutôt "Jardin d'enfants" comme c'est le cas dans presque tous les pays du monde où l'on a compris que l'acquisition du langage et de la socialisation ne peut passer que par le JEU.

 

Un système éducatif dont le but est de sélectionner les plus forts forcément détruit les plus faibles. C'est quasi mécanique.

Un système éducatif dont le but est de sélectionner les plus forts forcément détruit les plus faibles.

C'est absolument exact.

Le système actuel en France écrème ce qui est défini comme "élite", pour les envoyer dans les "meilleures" écoles appelées "grandes écoles", qui sont trois fois plus subventionnées que l'Université.

 

Tout le reste... c'est du "rebut".

 

Il est d'ailleurs symptomatique d'écouter les élèves de S, futurs des classes prépa, auxquels les profs principaux disent en début de cursus "vous êtes la future élite de la nation, il va falloir bien travailler" (sic!) .

Quand ils regardaient ceux qui faisaient bac littéraire ou économique, ils les prenaient pour des cons et/ou paresseux... Cela n'a d'ailleurs guère changé plus tard quand ces jeunes, devenus ingénieurs ou polytechniciens, rencontrent des ouvriers... ou pire, des "sans-papiers".

Et voici ce qu'écrit le Nouvel Obs ce jour:

 

Le système de notation des élèves accusé d'accentuer l'échec  

On y lit entre autres:

 

De plus en plus de voix s'élèvent en France pour mettre en cause le système de notation des élèves, en particulier à l'école primaire, accusé d'accentuer l'échec scolaire en décourageant au lieu de mettre en confiance et valoriser.

 

C'est ce que je ne cesse d'écrire sur ce blog depuis plus de 2 ans...

"C'est ce que je ne cesse d'écrire sur ce blog depuis plus de 2 ans..."

Un triple Hourrah pour Etoile66 :

Hip ! Hip ! Hip... Hourrah !!!

Hip ! Hip ! Hip... Hourrah !!!

Hip ! Hip ! Hip... Hourrah !!!

Et sur le sujet lui-même, vous avez l'intention de vous exprimer avec des propositions concrètes ?

Pas mon métier chère Etoile66, je salue tout simplement votre côté visionnaire mais en profite tout de même pour vous renvoyer vers ce billet qui semble vous avoir échappé :

http://www.mediapart.fr/club/blog/dominique-momiron/141110/de-l-evaluation-l-ecole-l-evaluation-de-l-ecole-1

Bonne lecture...

PS : je m'étais quand même exprimé un peu plus haut pour vous demander quelques éclaircissements sur cette intéressante notion concernant la pensée et les mots dont elle aurait besoin pour être mais vous n'avez sans-doute pas jugé utile d'inonder un ignorant comme moi d'explications si évidentes qu'il ne faut surtout pas perdre de temps avec des concepts élémentaires...

Pas grave, je me suis fait une raison...

Ce billet ne fait que confirmer...

"Cela dit, tant que notre société considérera la petite enfance comme un sujet annexe, on ne devra pas s'étonner d'une certaine apathie dans ce domaine. "

Et il est écrit par un type faisant partie du système, inspecteur d'Académie. J'en ai un dans la famille, je connais le milieu...

"On est en manque de travaux de recherche sur les problèmes de la petite enfance"

Je ne suis pas de cet avis.

Les travaux sur la petite enfance et ses modes d'apprentissages, familiaux et scolaires, existent depuis longtemps et sont mutualisés entre les chercheurs de différents pays. (je pense par exemple au rôle important des travaux de Jéröme Bruner- USA- , qui lui-même s'est appuyé sur des chercheurs précédents - dont des Français, et ainsi de suite).

Mais en éducation la question est la volonté politique.

 

En France nous avons assisté depuis 1989 et la réforme Jospin à la démolition de l'école matnelle issue des travaux et expériences de ses fondateurs (trices). Avac alignement sur les apprentissages morcelés de l'école primaire.

(alors que le petit enfant, surtout , apprend globalement et transversalement, cf ses apprentissages de la langue orale).

Donc petit à petit il y a donc des chances que les acquis de l'école maternelle française vont disparaître, tout comme ses réussites relatives, reconnues auparavant dans les enquêtes internationales.

"On est en manque de travaux de recherche sur les problèmes de la petite enfance"

Ce n'est pas moi qui ai affirmé, mais un invité de l'émission sur France Culture, dont j'ai oublié le nom.

 

En France nous avons assisté depuis 1989 et la réforme Jospin à la démolition de l'école matnelle issue des travaux et expériences de ses fondateurs (trices). Avac alignement sur les apprentissages morcelés de l'école primaire.

(alors que le petit enfant, surtout , apprend globalement et transversalement, cf ses apprentissages de la langue orale).

Absolument d'accord, le petit enfant apprend globalement et transversalement, la ou les langues orales par exemple, mais aussi tout le reste.

La pratique de l'apprentissage par le JEU, telle qu'elle est utilisée dans presque tous les pays dans les "Jardins d'enfants" , dans le respect de la personnalité du jeune enfant, permet ces apprentissages.

 

Le JEU permet à l'enfant - et à l'adulte aussi d'ailleurs - d'apprendre une foule de choses sans efforts et même sans s'en apercevoir.

Je reste fascinée de voir à quel point une enfant de 13 mois comprend trois langues - le français, le polonais et l'allemand - par le JEU et la lecture de livres d'images qu'elle adore avec des adultes parlant ces langues de manière naturelle. Tout est naturel, évident, simple, joyeux.

Cet après-midi, elle chantait. Je n'avais jamais entendu un enfant de cet âge chanter...

 

 

J'ai 85 ans. En 1931, j'entrai en préparatoire dans mon petit village de Fontenay-leFleury. Pour un même instituteur, 4 classes : préparatoire, élémentaire, cours moyen; cours moyen supérieur, celui du Certificat d'Éudes.Quand il travaillait avec une classe, ceux de classes plus avant venaient aider ceux des clases inférieures.

Tous les "édiles" prévoyaient les échecs de tous ces "bouseux" ! Résultats: presque tous furent admis, moi-même premier ducanton de Versailles, ville de "bourgeois"; malgré les 5 fautes-dictée, et les problèmes de nombres complexes. Peu de punitions de ce maître, saus une : se faire envoyer au piquet dans la classe des filles.

Alors qu'éducateur spécialisé devenu directeur d'établissements pour enfants en difficulté, mon fils, en 4ème de collège, me demanda d'aider 4 de ses camarades de classe complètement perdus. Je les fis venir et les testai à partir de zéro.

1°) calcul : additions, petites erreurs 2°) soustractions, quelques petites erreurs 3°) multiplications, difficultés, tables multiplications non sûes

4°) division, échecs complets, pas un ne sait les faire; Dictées : obligation de ne pas compter 5 fautes dans tout le texte; il faut compter les fautes par mot.

Le simple fait de leur présenter le simple petit truc de remplacer un participe par "fait" ou "faire" réduit de 10 ou 20 fautes. A ma question de"quel est le plus grand, 1/4 ou 1/5 réponse unanime : 1/5 parce que 5 est plus grand que 4. Je leur fis le coup du gâteau "si je coupe un gâteau en 5 ou en 4, quelle part préféreriez-vous ? réponse unanime : "coupé en quatre !"

Horrifié, je m'en fus voir leur prof de maths, voulant l'informer de ce que 4 de ses élèves ne pouvaient plus suivre ses cours ! Sa réponse fut "mon pauvre ami, s'il n'y en avait que quatre !!!!" A mon étonnement: " Mais que vont-ils faire maintenant ?" réponse "EN SECONDE IL POURRONT AVOIR DES COURS DE RETTRAPPAGE" Indigné, je ne pus que partir.

Souvenez-vous de la dispute "méthobe globale ou méthode syllabique ?

Les "édiles" se sépérèrent en deux groupes, incapables de se rallier à une réponse commune, pourtant simple : globale en maternelle et syllabique à partir de la primaire. Cala eut évité de voir des adultes incapables de ranger par ordre alphabétique. Ala maternelle, nous apprîmes à compter avec des bûchettes. Ces mêmes édiles n'ont jamais compris que cette façon de faire rendait les nombres palpables er réels.

C'est grâce à ces pseudo-intellectuels qu'ils amenèrent l'admirable FREINET et sa méthode si vivante à se suicider !!!

Une institutrice pour enfants en grande difficulté institua son système des fichiers : chaque enfant avait un fichier personnel, à la mesure de son état personnel. Chaque mati, il venait chercher sa fiche de la veille... il voyait si "c'était bon" alors, triomphant, il venait chercher la fiche suivante !

Sa réussite était sa vraie notation, et il n'était pas jaloux des autres "fichiers" Dans la classe, le calme... aucun n'était blessé par la réussite d'un autre !

Quelle simplicité ! Mais pour Annie, quel travail, surtout pendanr les vacances scolaires... celle des enfants, mais que nombre d'enseignants prennent pour leur vacance. Je ne sais si c'est toujours le cas, mais j'avais appris que le cursus de l'école des institeurs ne comportait pas de psychologie de l'enfant, sauf quelques heures en 1ère année.

ROBERT LANNIER

 

 

 

J'ai 85 ans. En 1931, j'entrai en préparatoire dans mon petit village de Fontenay-leFleury. Pour un même instituteur, 4 classes : préparatoire, élémentaire, cours moyen; cours moyen supérieur, celui du Certificat d'Éudes.Quand il travaillait avec une classe, ceux de classes plus avant venaient aider ceux des clases inférieures.

Tous les "édiles" prévoyaient les échecs de tous ces "bouseux" ! Résultats: presque tous furent admis, moi-même premier ducanton de Versailles, ville de "bourgeois"; malgré les 5 fautes-dictée, et les problèmes de nombres complexes. Peu de punitions de ce maître, saus une : se faire envoyer au piquet dans la classe des filles.

Alors qu'éducateur spécialisé devenu directeur d'établissements pour enfants en difficulté, mon fils, en 4ème de collège, me demanda d'aider 4 de ses camarades de classe complètement perdus. Je les fis venir et les testai à partir de zéro.

1°) calcul : additions, petites erreurs 2°) soustractions, quelques petites erreurs 3°) multiplications, difficultés, tables multiplications non sûes

4°) division, échecs complets, pas un ne sait les faire; Dictées : obligation de ne pas compter 5 fautes dans tout le texte; il faut compter les fautes par mot.

Le simple fait de leur présenter le simple petit truc de remplacer un participe par "fait" ou "faire" réduit de 10 ou 20 fautes. A ma question de"quel est le plus grand, 1/4 ou 1/5 réponse unanime : 1/5 parce que 5 est plus grand que 4. Je leur fis le coup du gâteau "si je coupe un gâteau en 5 ou en 4, quelle part préféreriez-vous ? réponse unanime : "coupé en quatre !"

Horrifié, je m'en fus voir leur prof de maths, voulant l'informer de ce que 4 de ses élèves ne pouvaient plus suivre ses cours ! Sa réponse fut "mon pauvre ami, s'il n'y en avait que quatre !!!!" A mon étonnement: " Mais que vont-ils faire maintenant ?" réponse "EN SECONDE IL POURRONT AVOIR DES COURS DE RETTRAPPAGE" Indigné, je ne pus que partir.

Souvenez-vous de la dispute "méthobe globale ou méthode syllabique ?

Les "édiles" se sépérèrent en deux groupes, incapables de se rallier à une réponse commune, pourtant simple : globale en maternelle et syllabique à partir de la primaire. Cala eut évité de voir des adultes incapables de ranger par ordre alphabétique. Ala maternelle, nous apprîmes à compter avec des bûchettes. Ces mêmes édiles n'ont jamais compris que cette façon de faire rendait les nombres palpables er réels.

C'est grâce à ces pseudo-intellectuels qu'ils amenèrent l'admirable FREINET et sa méthode si vivante à se suicider !!!

Une institutrice pour enfants en grande difficulté institua son système des fichiers : chaque enfant avait un fichier personnel, à la mesure de son état personnel. Chaque mati, il venait chercher sa fiche de la veille... il voyait si "c'était bon" alors, triomphant, il venait chercher la fiche suivante !

Sa réussite était sa vraie notation, et il n'était pas jaloux des autres "fichiers" Dans la classe, le calme... aucun n'était blessé par la réussite d'un autre !

Quelle simplicité ! Mais pour Annie, quel travail, surtout pendanr les vacances scolaires... celle des enfants, mais que nombre d'enseignants prennent pour leur vacance. Je ne sais si c'est toujours le cas, mais j'avais appris que le cursus de l'école des institeurs ne comportait pas de psychologie de l'enfant, sauf quelques heures en 1ère année.

ROBERT LANNIER

 

 

 

J'ai 85 ans. En 1931, j'entrai en préparatoire dans mon petit village de Fontenay-leFleury. Pour un même instituteur, 4 classes : préparatoire, élémentaire, cours moyen; cours moyen supérieur, celui du Certificat d'Éudes.Quand il travaillait avec une classe, ceux de classes plus avant venaient aider ceux des clases inférieures.

Tous les "édiles" prévoyaient les échecs de tous ces "bouseux" ! Résultats: presque tous furent admis, moi-même premier ducanton de Versailles, ville de "bourgeois"; malgré les 5 fautes-dictée, et les problèmes de nombres complexes. Peu de punitions de ce maître, saus une : se faire envoyer au piquet dans la classe des filles.

Alors qu'éducateur spécialisé devenu directeur d'établissements pour enfants en difficulté, mon fils, en 4ème de collège, me demanda d'aider 4 de ses camarades de classe complètement perdus. Je les fis venir et les testai à partir de zéro.

1°) calcul : additions, petites erreurs 2°) soustractions, quelques petites erreurs 3°) multiplications, difficultés, tables multiplications non sûes

4°) division, échecs complets, pas un ne sait les faire; Dictées : obligation de ne pas compter 5 fautes dans tout le texte; il faut compter les fautes par mot.

Le simple fait de leur présenter le simple petit truc de remplacer un participe par "fait" ou "faire" réduit de 10 ou 20 fautes. A ma question de"quel est le plus grand, 1/4 ou 1/5 réponse unanime : 1/5 parce que 5 est plus grand que 4. Je leur fis le coup du gâteau "si je coupe un gâteau en 5 ou en 4, quelle part préféreriez-vous ? réponse unanime : "coupé en quatre !"

Horrifié, je m'en fus voir leur prof de maths, voulant l'informer de ce que 4 de ses élèves ne pouvaient plus suivre ses cours ! Sa réponse fut "mon pauvre ami, s'il n'y en avait que quatre !!!!" A mon étonnement: " Mais que vont-ils faire maintenant ?" réponse "EN SECONDE IL POURRONT AVOIR DES COURS DE RETTRAPPAGE" Indigné, je ne pus que partir.

Souvenez-vous de la dispute "méthobe globale ou méthode syllabique ?

Les "édiles" se sépérèrent en deux groupes, incapables de se rallier à une réponse commune, pourtant simple : globale en maternelle et syllabique à partir de la primaire. Cala eut évité de voir des adultes incapables de ranger par ordre alphabétique. Ala maternelle, nous apprîmes à compter avec des bûchettes. Ces mêmes édiles n'ont jamais compris que cette façon de faire rendait les nombres palpables er réels.

C'est grâce à ces pseudo-intellectuels qu'ils amenèrent l'admirable FREINET et sa méthode si vivante à se suicider !!!

Une institutrice pour enfants en grande difficulté institua son système des fichiers : chaque enfant avait un fichier personnel, à la mesure de son état personnel. Chaque mati, il venait chercher sa fiche de la veille... il voyait si "c'était bon" alors, triomphant, il venait chercher la fiche suivante !

Sa réussite était sa vraie notation, et il n'était pas jaloux des autres "fichiers" Dans la classe, le calme... aucun n'était blessé par la réussite d'un autre !

Quelle simplicité ! Mais pour Annie, quel travail, surtout pendanr les vacances scolaires... celle des enfants, mais que nombre d'enseignants prennent pour leur vacance. Je ne sais si c'est toujours le cas, mais j'avais appris que le cursus de l'école des institeurs ne comportait pas de psychologie de l'enfant, sauf quelques heures en 1ère année.

ROBERT LANNIER

 

 

 

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