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Guerre aux étrangers sans papiers

Avis à tous les chauffards, cambrioleurs, dealers et autres braqueurs de bureaux de tabac, banques ou bijouteries : tous dans le Loir et Cher si vous avez des papiers, ni la police ni la gendarmerie ne vont s'occuper de vous jusqu'à la fin de l'année !

 

Une note de service de la direction départementale de la sécurité publique de Loir et Cher du 25 juillet 2011 définit les reconduites des étrangers en situation irrégulière comme l'objectif prioritaire du second trimestre 2011, conformément aux exigences du Ministère de l'Intérieur. "Pour rappel, l'objectif 2011 en termes de reconduites effectives d'étrangers en situation irrégulière est fixé à 35 pour le département de Loir et Cher (…). Nous sommes actuellement à 6 reconduites effectives (…), ce qui est insuffisant".

 

A plus grande échelle, la nouvelle loi contre les étrangers, destinée à écarter la justice de la procédure d'expulsion, est applicable depuis le 18 juillet 2011 et le ministre de l'immigration se donne les moyens de parvenir aux plus de 30000 expulsions promises pour la fin de l'année.

A l'issue de la première semaine d'application, un rapide bilan de la Cimade "constate, comme elle le craignait, que sur la base de la nouvelle loi sur l’immigration, les préfets décident d’enfermer, d’expulser et de bannir des étrangers sans discernement, de façon quasi-systématique.

Le préfet du Val de Marne a ainsi tenté d’expulser un homme gravement malade, vivant depuis 10 ans en France aux côtés de son épouse et de leurs trois enfants, sans même lui laisser le temps d’organiser son départ.

De plus, des préfets ont décidé d’interdire de retour sur le territoire français des parents d’enfants français, un homme malade venu demander un titre de séjour pour pouvoir rester se faire soigner. Ils ont toute leur vie en France et l’administration voulait les empêcher de revenir avant trois ans !

"D’ailleurs, le 25 juillet, le tribunal administratif de Toulouse a annulé une mesure d’éloignement, sans délai, accompagnée d’une interdiction de retour de trois ans visant le père d’une petite fille française de 6 ans. Comment en effet, peut on interdire à un père de revenir en France pendant trois ans alors que son enfant et sa femme y vivent?"

"Il est d’ailleurs frappant de constater à quel point des décisions aussi graves sont totalement stéréotypées. On retrouve les mêmes motivations lapidaires pour des personnes dans des situations totalement différentes. Plusieurs magistrats judiciaires et administratifs ont déjà annulé des décisions d’éloignement ou refusé de prolonger l’enfermement des étrangers visés".

 

De fait, les premières escarmouches juridiques ont commencé, tournant parfois à l'avantage des étrangers menacés.

 

Au fait, pour ces étrangers sans papiers, comment sortir du séjour illégal qui leur est reproché? On ne quitte pas facilement son pays; pourtant ils sont venus en France pour y trouver une vie meilleure, pour aider leur famille au pays, peut-être simplement parce qu'un jeune homme doit aller voir ailleurs pour devenir adulte, comme dans nombre de contes qui font rêver les enfants.

Concernant les étrangers non citoyens de l'Union Européenne, la loi est claire: "Vous devez présenter votre demande de titre dans les deux mois de votre entrée en France".

Problème: la porte de la loi est très étroite et, pour avoir une chance d'obtenir le précieux "papier", il faut avoir déjà fait sa vie en France depuis 10 ans, ou être très malade, ou avoir épousé un-e français-e – et que l'union tienne sur la durée. La délivrance d'un titre de séjour par les préfectures intervient après des mois ou même des années de démarches répétées, et souvent avec un retard sur sa date de validité qui peut aussi se compter en mois. Ensuite, les titres de séjour ne sont valables qu'un an. Une année est vite passée, et il faut recommencer le cycle des démarches pour le renouvellement. Retourner à la préfecture pour re-présenter le dossier, revenir encore parce qu'il qu'il manquait une pièce, etc.

On le sait, le pouvoir affiche fermement sa volonté: il faut diminuer le nombre d'étrangers en séjour régulier. Afin, sans doute, d'éviter d'avoir à refuser les demandes de régularisation, les préfectures rivalisent d'ingéniosité, tout simplement pour empêcher le dépôt de ces demandes.

Nous avons en leur temps décrit les méthodes de non-accueil des préfectures de Bobigny, Grenoble, Marseille. Depuis, d'autres préfectures se sont jointes au mouvement (si l'on ose dire).

Selon des personnes qui accompagnent les étrangers pour tenter d'obtenir un traitement humain de la demande, "la préfecture d'Evry (Essonne), complètement engorgée suite à la fermeture récente des annexes du département.

La plupart des personnes présentes dans la salle du "service des étrangers" avaient passé la nuit sous la flotte pour espérer avoir un ticket et étaient trempées jusqu'aux os. Dans la salle bondée de gens, pas de sièges pour s'asseoir en dehors de la dizaine présents devant les guichets 1, 2 et 3 où l'on dépose dossier et autre document, une fois être passé par le guichet "pré-accueil". (NB : pour info, une note écrite indique que les demandes de régularisation par le travail ne sont traitées depuis le 11 juillet 2011 que les mardis).

Face aux trois guichets de "pré-accueil" (un seul ouvert entre 12 et 14h), deux files d'attente :

- ceux avec tickets

- ceux sans tickets qui seront peut-être reçus après les premiers selon l'heure mais à qui l'on conseille de revenir le lendemain.

La personne que j'accompagnais était arrivée à 4h et avait le numéro 263. Nous sommes passés vers 14h. Certaines femmes venues attendre depuis 21h la veille étaient derrière nous, car à l'ouverture des portes, elles ont été projetées contre les grilles par des hommes plus forts qu'elles!"

 

A Créteil (val de Marne), la préfecture impose aux étrangers qui demandent un titre de séjour « Vie privée et familiale » de demander un rendez-vous via internet pour pouvoir déposer leur dossier. Il s'agit clairement d'une procédure discriminatoire : quand bien même cette procédure marcherait, les étrangers qui ne disposent pas d’une connexion internet, d’une adresse mail, qui ne sont pas accompagnés d’un avocat ou d’une association, ne pourront plus obtenir de rendez-vous !D'ailleurs, cela marche très mal, il y a très peu de plages de rendez-vous, elles sont très vite saturées, aucun système n’explique que de nouveaux rendez-vous seront proposés, il faut se connecter tous les jours…

Interpellée par des associations, la Secrétaire Générale de la préfecture explique que le dispositif précédent était lourd et embouteillé et le courrier ingérable. Cette procédure a été mise en place dans un souci de répondre rapidement aux demandes qui leur sont adressées, et de ne pas en prendre plus qu’ils ne sont capables de traiter. "Et puis il faut bien se moderniser, comme tout le monde… Au début, les avocats se sont plaints, comme vous, mais maintenant ils sont contents du dispositif".

 

A la sous-préfecture d'Antony (Hauts de Seine Sud), le RESF organise régulièrement avec les lycéens sans papiers des réunions festives de protestation contre les conditions d'accueil. Commentaires du RESF: "[Le préfet] affirme que les centaines de personnes qui font quotidiennement la queue devant les préfectures et les sous-préfectures sont sans papiers alors qu’elles sont dans leur écrasante majorité des résidents étrangers qui ont des papiers et à qui on impose cette épreuve à chaque renouvellement ou pour la moindre formalité.

Reste que, selon le préfet, le bâtiment « ne permet pas un accueil massif et on ne peut pas pousser les murs ». Quand bien même ce serait vrai, cela n’autoriserait en rien d’imposer de telles conditions d’accueil à des dizaines de milliers de personnes chaque année (...).

La véritable question n’est pas architecturale mais administrative et politique. Dans le but délibéré d’exercer une pression sur les étrangers, de dissuader l’immigration, les services des préfectures s’emploient systématiquement à multiplier les difficultés, les démarches, les documents demandés et donc les visites en préfecture.

Le témoignage de l’un de ceux qui était à Antony dans la nuit du 21 au 22 février est éloquent : « Jean-Roger, Congolais de 43 ans, brandit les cartes d’identité françaises de ses quatre enfants : marié à une française depuis 13 ans, il vient renouveler sa carte de séjour… d’un an. « A chaque fois, on me demande de nouveaux papiers, c’est la quatrième fois que je viens »".

 

Le titre de séjour obtenu, on peut enfin travailler officiellement, payer taxes et impôts comme tout le monde... à condition que l'employeur potentiel accepte de se plier aux complications administratives et financières associées à la carte de séjour, comme le détaille une responsable d'une grande surface hard-discount: "Recruter des étrangers avec ce type de titre de séjour exige un personnel dédié au sein du service des ressources humaines. Les échanges avec les préfectures et l’OFII, l’Office français de l’immigration et de l’intégration, sont nombreux et entraînent un surplus de travail. De plus, cela demande une certaine gymnastique dans les emplois du temps du personnel car lorsqu’un salarié étranger doit renouveler son titre de séjour, il ne peut plus travailler et cela peut durer de quelques semaines à plus d’un mois.

Il y a également ceux qui reviennent en magasin avec le document que la préfecture leur remet. Il leur permet de solliciter auprès de l’employeur une prise en charge des frais de renouvellement qui s’élèvent à plusieurs centaines d’euros par an et par salarié. Ne plus recruter cette catégorie d’étrangers simplifie les choses. C’est le calcul qu’a fait le hard-discounter".

 

Ces avanies ne sont pas réservées aux étrangers. Imaginons qu'après une régularisation au forceps un migrant finisse par trouver du travail dans la maintenance et le dépannage d'une centrale électrique nucléaire: il risque alors de se retrouver irradié pour cause de recherche de productivité.

S'il préfère travailler pour un sous-traitant de l'Office National des Forêts (ONF), il risque alors d'être abattu par les effets de la rationalisation du travail.

 

Martine et Jean-Claude Vernier

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Communiqué de presse de La Cimade du Août 2011

Vendredi après-midi, monsieur Ghotra Bhupinder Singh, de nationalité indienne résidant en Italie, a été placé au centre de rétention administrative de Bordeaux suite à son interpellation à la gare de Bordeaux et son placement en garde à vue pour simple séjour irrégulier. Or, depuis le 28 avril 2011, il n’est plus possible de placer en garde-à-vue une personne uniquement soupçonnée d’être en situation irrégulière. Comme ce monsieur faisait l’objet d’un arrêté de réadmission vers l’Italie son éloignement allait être très rapide. Le juge judiciaire a donc été saisi en urgence afin qu’il constate l’illégalité de la garde à vue. Et samedi 30 juillet, à 18h, le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance de Bordeaux a ordonné la remise en liberté de monsieur Bhupinder Pourtant, alors que monsieur Bhupinder Singh aurait dû sortir libre du tribunal, la préfecture décida de le ramener au centre de rétention de Bordeaux et de le priver arbitrairement de liberté jusqu’au lundi 1er août à 4h du matin, heure à laquelle la police l’a escorté jusqu’à l’aéroport de Mérignac pour être expulsé vers l’Italie.

 

Au lieu de faire appel de la décision, l’administration a simplement continué d’agir comme si la décision du juge judiciaire n’avait aucune valeur. Le juge judiciaire est pourtant selon la Constitution, le seul garant de la liberté individuelle. 

Cette arrestation suivie d’une garde à vue illégale et d’un enfermement arbitraire est d’autant plus absurde que monsieur Bhupinder a été interpellé alors qu’il achetait son billet de train pour l’Italie. 

Le mépris de la préfecture de Gironde envers une décision judiciaire n’est malheureusement que le reflet des conceptions sécuritaires portées par la nouvelle loi sur l’immigration. Cette loi réduit d’ailleurs considérablement le contrôle judiciaire sur les actes de l’administration. Le geste de la préfecture de Gironde, de priver arbitrairement un homme de liberté en violant délibérément une décision judiciaire, est une véritable voie de fait que La Cimade entend dénoncer avec vigueur.

correction effectuée

merci

dites moi svp comment échapper à cette mise en page!!!

Pour échapper à cette mise en page, il faut retravailler son couper-coller (ou son copié-collé).

Plus précisément, une fois que vous avez collé votre texte, issu d'un autre article, vous devez éliminer chaque signe de type icône, image et tout autre indicateur électronique, et ne laisser que le texte seul (vous éliminez en pressant la commande "supprimer" de votre clavier sur les parties surlignées).

C'est long et fastidieux, car il faut vérifier notre résultat en revenant chaque fois à la position "enregistrer" (ou "sauvegarder") et en continuant la modification ; il y a toujours des erzats du collage... Mais je ne connais pas d'autre manière de faire si on veut un texte lisible.

Je ne connais rien à l'informatique, mais je crois que c'est le choix de Drupal qui oblige à ceci. Entre nous, ce choix se justifie également pour modérer le nombre de coupé-collé qui est une forme très très très répandue d'expression en ligne.

Jean-Jacques M’µ

merci pour les conseils, cela n'est pas si compliqué que ça et faire connaîtrecette stuation vaut plus que qq minutes.

Merci à "fini de rire" de cette veille. Il y a tant d'ignominie dans ces reconduites.

Mais ce qui n'est pas rassurant, c'est que peu importe le prochain gouvernement : aucun candidat à la présidentielle ne se penche réellement sur ce drame des personnes "sans papiers".

L'article est dense et clair, et il insiste sur les pratiques si souvent disparates de nos préfectures qui fonctionnent de manière arbitraire, par exemple en évitant soigneusement de rendre logiques les décisions administratives. Et pour cause !... Il s'agit surtout, de la part de nos dirigeants, d'affoler, en l'isolant avec le cas par cas, l'étranger et ses soutiens, ne donner aucun repère stable et intangible d'une région à l'autre, d'une décision à l'autre ; il s'agit pour l'administration d'éviter au justiciable les prises auxquelles se référer, et d'échapper ainsi à toute protestation, à tout appel, à toute opposition collective au nom de la loi.

 

Il s'agit, pour nos décisionnaires, d'exaspérer chacun en renforçant le climat de méfiance réciproque, de peurs et d'insécurité, tant chez l'étranger poussé à la faute, qu'auprès du personnel fonctionnaire chargé de l'application des directives, et dans la population elle-même, de plus en plus lassée de ces situations dont elle a à pâtir dans son quotidien. Ce qui renforce les divisions, les tensions, et qui élève les populations les unes contre les autres.

 

L'article est long et rigoureux, précis et détaillé, l'ensemble tient cependant en quelques mots : la volonté du législateur, dans sa grande sagesse, est, par la stigmatisation du bouc émissaire qu'est l'étranger, de se rendre impossible à parer, et, de la sorte, paraître, devant tous et chacun, incontournable, fatal, divin.

 

Michel Foucault, réveille-toi, le panoptique est presque parvenu à son point de perfection !...

Jean-Jacques M’µ

 

Complément d'info: l'actuel préfet de Bordeaux, cité dans l'article mis en lien, a été étroitement associé pendant des années à la fabrication des lois Sarkozy & successeurs contre les étrangers.

 

"Selon la Cimade, sur les 31 personnes placées dans le nouveau centre de rétention de Bordeaux depuis juin, « 16 avaient fait l'objet d'une garde à vue pour défaut de papiers »". Ce préfet n'est peut-être pas au courant que depuis qu'il a quitté le ministère de l'intérieur, la Cour de Justice de l'Union Européenne a interdit cette pratique.

ET CELA CONTINUE COMMUNIQUECIMADE DU 12 AOUT

L'ancien secrétaire général du ministère de
l'Immigration fait du zèle en Gironde
Mardi 9 août 2011 deux Soudanais venus d’Italie par train ont été interpellés en gare de
Bordeaux à 7 heures du matin. Emmenés au poste de police, ils ont été placés en garde
à vue pour simple séjour irrégulier. Or depuis le 28 avril 2011, la garde à vue pour ce
motif n’est plus légale. Seulement en Gironde les forces de l’ordre continuent d’en user
pour garder sous la main les étrangers arrêtés, le temps que la préfecture décide de leur
expulsion et de leur placement en rétention.
Mardi à 15h, la préfecture de Gironde a donc décidé, à l’issue de cette garde à vue
illégale, d’enfermer ces deux personnes au centre de rétention de Bordeaux, en vue de
leur réadmission vers l’Italie.
Ces procédures de réadmission vers l’Italie sont très rapides. L’avocate des deux
retenus, a donc souhaité saisir le juge judiciaire de toute urgence afin qu’il constate
l’illégalité de la garde à vue. Mais le chef du centre de rétention administrative et le
Parquet lui ayant refusé de lui fournir copie du procès verbal de garde à vue, elle a dû
demander au juge judiciaire de s’autosaisir, ce que la juge a fait, fixant son audience au
jeudi 11 août à 15h.
Cependant, jeudi matin à 7h, la préfecture, sans avertir leur avocat, sans attendre
l'audience, a décidé de mettre les personnes dans l'avion. C’est la deuxième fois en
deux semaines, que la préfecture de Gironde a choisi délibérément de s’affranchir du
contrôle du juge judiciaire. De plus, depuis la réouverture du centre de rétention de
Bordeaux, le 18 juin, La Cimade a constaté 6 expulsions suite à des gardes à vues
illégales, sur un total de 10 expulsions ! Et ces pratiques préfectorales se multiplient un
peu partout en France.
Quand le ministère de l’Intérieur se félicite des « nouveaux outils » que lui donne la
récente loi sur l’immigration pour expulser plus, doit-on comprendre alors qu’il se
félicite de la multiplication d’arrestations et de garde à vue illégales, rendues possibles
par la mise à l’écart du juge ?
Dans un État de Droit, il est intolérable que l’administration puisse agir
illégalement sans aucun contrôle de l’autorité judiciaire, garante des libertés
individuelles laissant place à l’arbitraire le plus total, au nom d’une course
effrénée aux chiffres.

Gueant et consors vont être heureux :

http://www.midilibre.fr/2011/08/13/dma-un-roumain-se-donne-la-mort-au-centre-de-retention,371209.php

Ce matin à 6 heures Marius B, de nationalité roumaine a été retrouvé pendu. Il était au CRA depuis le 31.
Il disait ne pas comprendre pourquoi il était enfermé alors qu'il était
européen. Agé de 45 ans il était depuis 2007 en France et avait tout vendu en Roumanie pour travailler sur des chantiers.
Sa femme et ses deux enfants (en Roumanie) n'étaient pas au courant de sa rétention. D'après les autres retenus il n'allait pas bien depuis 3 jours.

Triste "suivi" du blog :

Midi Libre

13/08/2011, 13 h 15 | Mis à jour le 13/08/2011, 13 h 16

La victime ne comprenait pas pourquoi, en tant que citoyen européen, il avait été enfermé au centre de rétention.

Un Roumain de 45 ans qui était détenu au centre de rétention de Nîmes depuis le 31 juillet s’est donné la mort par pendaison. Le suicide a été découvert aujourd’hui, à 6 h.

Ce Roumain, qui était en France depuis deux ans et travaillait sur des chantiers, indique la Cimade, ne voulait pas revenir dans son pays qu’il avait quitté en vendant tout ce qu’il y possédait. Il ne comprenait pas non plus pourquoi, en tant que citoyen européen, il avait été enfermé au centre de rétention, dans l’attente de son expulsion de France.

La nouvelle de ce suicide provoque une vive émotion au sein des associations, mouvements et collectifs divers agissant pour venir en aide aux sans-papiers.

http://www.midilibre.fr/2011/08/13/dma-un-roumain-se-donne-la-mort-au-centre-de-retention,371209.php

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