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Faites passer
"Le prix PAPON, nous l'avons pensé pour contribuer à la prise de conscience que notre monde n'est plus un monde d'humains, mais de chiens et de loups qui se battent à mort pour préserver leurs territoires, leurs os, leurs misérables existences…"
L'AAEL, L'Association pour l'Art et l'Expression Libres assume:
"Le Prix PAPON n'a tué ni spolié personne.
Le Prix PAPON, c'est une parole libérée, c'est le droit de dire, le droit de se révolter et de résister.
Nous revendiquons ce droit."
Les Prix Attribués Pour Obéissance Notoire” à des préfets et fonctionnaires ont fait l'objet le 8 septembre à Toulouse d'une cérémonie associant l'AAEL et un collectif local dont le RESF31 et la Cimade. La cérémonie, organisée dans un style classique de discours de notables, détaille les hauts faits dont peuvent s'enorgueillir des préfets en pointe dans la soumission aux ordres d'une hiérarchie qui a fait de la déroute des étrangers une priorité. Un de nos billets récents donnait quelques exemples de ces comportements (Qui est hors la loi? Les sans-papiers ou l'administration?) et le blog du RESF allonge la liste à tout moment.
En écoutant l'enregistrement de cette cérémonie, on se rend compte que la réalité dépasse les espérances.
On entend l'éloge du préfet du Pas de Calais, dont l'une des finesses serait de faire déposer les migrants raflés à plusieurs kilomètres du lieu de capture (distribution de nourriture, soins sanitaires,...) et de les laisser là, en emportant leurs chaussures, "pour que sur le chemin du retour, ils ressentent intimement à chaque pas, leur culpabilité de contrevenants aux règles de la République."
Ou le (pseudo)représentant du préfet de Mayotte déclarer, à propos de son palmarès de 26405 expulsions en 2010 et du millier de personnes qui se noient chaque année en tentant de traverser le détroit de Mozambique:
"Si le Comores [hors Mayotte, ndlr] étaient restées dans le giron de la France, nous n'en serions pas là!"
"Il faut mesurer les choses à l'aune des mentalités. Il faut savoir que, sous ces tropiques, la mort n'est pas ressentie avec la gravité qui est la nôtre. Je vous renvoie là-dessus au discours de Dakar de notre président."
L'humour passe mal, apparemment.
Non seulement du côté du ministre de l'intérieur, qui se déclare indigné, selon Le Parisien, presque dans les mêmes termes que dans Le Figaro, et révolté, selon LCI. Il "condamne avec la plus grande vigueur la comparaison ainsi faite entre l'action menée aujourd'hui par des préfets représentants de l'Etat et des actions commises pendant la Seconde Guerre mondiale qui ont valu à leur auteur une condamnation pour complicité de crimes contre l'humanité."
Mais, si la vidéo de cette initiative originale est reprise par des sites contestataires et circule sur les listes de soutiens aux étrangers privés de droit au séjour, la presse se montre peu intéressée.
A vous de juger si l'humour est une arme efficace et, si c'est le cas, de faire passer le lien.
Martine et Jean-Claude Vernier
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Le commentaire le plus recommandé
Je me souviens de triste mémoire, que Georges Frêche avait fait de même que ce prefet du Pas de Calais au début des années 1980. Lors d'une visite de Mitterand à Montpellier, le sénateur maire d'alors avait fait rafler les SDF de la ville par les services de police. Ceux-ci avaient été déporté à une vingtaine de km de la ville, en rase campagne, privés de leurs chaussures.
Comme quoi, méchanceté, bêtise et cruauté n'ont pas de couleurs... Mais je m'interroge contament sur les éxécutants de ses basses besognes... Comment peuvent-ils rentrer chez eux le soir, embrasser femmes et enfants et se regarder dans la glace ? C'est une chose d'envoyer des ordres ignobles, dans le confort d'un bureau, s'en est une autre de croiser des regards implorants, d'entendre des cris de détresses. Comment dorment-ils ? Prennent-ils des drogues pour tenter d'oublier ?
J'espère leurs nuits emplies de cauchemards !
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Je me souviens de triste mémoire, que Georges Frêche avait fait de même que ce prefet du Pas de Calais au début des années 1980. Lors d'une visite de Mitterand à Montpellier, le sénateur maire d'alors avait fait rafler les SDF de la ville par les services de police. Ceux-ci avaient été déporté à une vingtaine de km de la ville, en rase campagne, privés de leurs chaussures.
Comme quoi, méchanceté, bêtise et cruauté n'ont pas de couleurs... Mais je m'interroge contament sur les éxécutants de ses basses besognes... Comment peuvent-ils rentrer chez eux le soir, embrasser femmes et enfants et se regarder dans la glace ? C'est une chose d'envoyer des ordres ignobles, dans le confort d'un bureau, s'en est une autre de croiser des regards implorants, d'entendre des cris de détresses. Comment dorment-ils ? Prennent-ils des drogues pour tenter d'oublier ?
J'espère leurs nuits emplies de cauchemards !
Annie, non ils ne font pas de cauchemars ! ils trouvent ça tout naturel !!
Tu te souviens ici même sur MDP le journal d'un escorteur...
@ Elisa
Je n'avais pas lu cet effroyable article paru en 2009, je me suis abonnée en 2010. Merci pour ce rappel.
Merci Fini de Rire.
Vos billets vous honorent.
Je me suis fait traiter, ailleurs, d'abruti pour avoir oser dire que nous Francais et Européens pouvions acceuillir tous ceux qui avaient envie de s'y installer.
Et pourtant c'est possible, il suffirait que l'argent gaspillé dans les missiles, les bombes, les cerceuils de nos soldats y soit consacré.
Je viens d'entendre que les escroqueries à la TVA sur la taxe carbone (si j'ai bien compris, des malins achètent HT hors hexagone et revendent TTC en France en gardant pour eux la TVA) coûtent plus d'un milliard d'euros par an au Trésor Public.
Papon lui aussi, trouvait tout naturel d'obéir aux consignes.
Loin des gentilles parodies militantes, quels sont les hommes et femmes d'opposition qui envisagent sérieusement le passage de la justice, après des actes répugnants et contraires aux droits humains ?
Personne.
Comment, alors, si ce n'est par un procès public, la république, le "pays des droits de l'homme", seront-ils lavés de ces crimes ? Comment éviter, plus tard, les récidives ?
qu'on fait de si répréhensibles les chiens et les loups pour qu'on les compare à Papon? Ils pourraient porter plainte en diffamation
.
les animaux répondent à leurs instincts, leur comportement est amoral
l'immoralité, la méchanceté, le plaisir de faire mal sont des "qualités" humaines.
cher "FINI DE RIRE", depuis une certaine année 2007, au mur au dessus de ùon bureau, sous verre (s'il vous plait!!) y'a la une de Charly Hebdo du 21 février 2007, N° 766:
un pôv' tout petit Sarko soupire, parce que "ouf! PAPON est mort avant d'avoir dit qui il soutenait"...
merci pour le lien.