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Aoû

MEDIAPART

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Dans la roue ravie du grimpeur-pirate, Marco Pantani

« Son orgueil, sa volonté, sa dureté au mal le propulsent encore un peu plus haut dans l’imaginaire collectif. Sa personnalité attire la sympathie. Les malchanceux capables de se transcender en trouvant en eux assez de ressources intérieures pour déjouer les coups du sort, parvenant même à les retourner en leur faveur, sont des oiseaux rares. Marco a démontré qu’il appartenait à cette catégorie de compétiteurs. C’est un battant, un bagarreur, un coriace, un type jamais résigné qui est en passe de devenir l’un des plus grands grimpeurs de l’histoire du vélo. » (Jacques Josse, Marco Pantani a débranché la prise)

Les silences prononcés [1] de Serge Núñez Tolin

 

[…]

Les mots ne font pas la réplique, comment le pourraient-ils ? Le poème est au silence ce qu’est le brusque retrait de la main sous l’eau bouillante [2].

Ysmal absolument

« Né colère, je suis entré dans mon nom en marchant sur une bille. »

L’an dernier, après une traversée du désert de quelque temps, les éditions Quidam sortaient un court et très beau texte à valeur d’oasis, un texte signé Catherine Ysmal, auteur d’un premier roman remarquable et remarqué révélé à la même enseigne en 2013.

Stéphane Sangral, quand un poète sagace

 

« […] … Pendu
à son détachement, ce poème s’empale
sur la poutre d’un
Je
mort,
suspendu… »[1]

De Seyhmus Dagtekin, une poésie à forte amplitude

Seyhmus DagtekinSeyhmus Dagtekin © Françoise Bauduin
″ Un jour, Dieu s’adressa à l’assemblée des âmes et leur demanda : « Est-ce que vous me reconnaissez Ami ? » L’assemblée lui répondit : « Bien sûr, nous te reconnaissons Ami. » Dieu leur dit : « Alors, je vais vous éloigner de ma présence pour voir si vous êtes sincères, si vous seriez capables d’éviter l’oubli. » C'est ainsi que les âmes furent dispersées, jetées loin de la présence de l’Ami et qu’elles passent par la vie en ce monde pour subir l’épreuve de l’amour par l’éloignement, nous disait-on. ″[1]

Jean-Loup Trassard met sa main au feu

« Si le travail empêche la contemplation, c’est aussi pour cette raison, absolument essentielle : le travail, par définition, est une transformation de la nature. Or, pour contempler quelque chose, il faut pouvoir poser cette chose face à soi ; et la laisser apparaître, sans s’y mêler – s’en faire spectateur apaisé et bienveillant, désintéressé. Au contraire, chez Jean-Loup Trassard, on s’en mêle toujours.

Et il n’y a d’ethnologie poétique qu’à cette condition. »

Florent Hélesbreux [1]

L’Égypte de la révolution à la contre-révolution, racontée, éclairée par la politologue Laure Guirguis

Chercheuse spécialiste du monde arabe et des rapports entre le politique et le religieux, Laure Guirguis faisait paraître il y a deux ans, aboutissement de son travail de thèse, un livre appelé à faire référence : Les Coptes d’Égypte. Violences communautaires et transformations politiques (2005-2012)[1]. Elle publie maintenant un essai d’histoire immédiate sur la révolution égyptienne de la place Tahrir, ses secousses et diverses « répliques » progressistes ou réactionnaires.

Dans le fil d’une narration limpide  «véritable tour de force », souligne Henri Laurens dans sa préface à ce qu’il voit comme une des premières « mise en intrigue de la révolution égyptienne » – Laure Guirguis parvient en un texte concis à nous éclairer non seulement sur le déroulé des événements mais aussi sur les subtilités du contexte social et politique égyptien au gré de son évolution récente.

Jean Dubuffet & Marcel Moreau, de l’Art Brut aux Beaux-Arts convulsifs

« II faut faire des livres impubliables et des tableaux invendables,

c'est le meilleur test pour s'assurer qu'on est parvenu à révoquer

vraiment le champ culturel et son insidieuse contamination.

Là est le difficile. » Jean Dubuffet à Marcel Moreau.

Résident secondaire

dehors, le grand dehors
c’est pas une carapace
ça plaide à contre-corps
ça prend et puis ça cass’

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