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May

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Jusqu'à la nausée…

Je pique ce titre dans un article de François Bonnet de Médiapart qui titre lui-même, "êtes-vous plutôt Woerth-Gaubert ou Figaro Magazine ?" Non merci, je ne suis ni l'un ni l'autre, je vais bien !

 

En fait, c'est cette nausée nauséuse dans laquelle la politique nous a fait tomber en quelque temps qui m'interroge. Quoi, que, comment, pourquoi ? Et que vous soyez de gauche comme de droite. 

 

L'ultra gauchiste, ultra radical, que je suis s'interroge. Jamais de ma petite vie de cinquantenaire, je n'ai vu ni eu autant de nausée ni de détestation en politique, et disons-le de haine. Et j'insiste de part et d'autre. S'il y a toujours eu une détestation de clans contre d'autres, elle n'a jamais atteint un tel point culminant. 

 

Lorsque j'étais môme, ma famille Coco "détestait" de Gaulle, qui le lui rendait bien. Mais jamais l'un comme l'autre ne serait allé jusqu'à se cracher au visage. Lorsqu'à la mort du général, Hara-Kiri titrait "Bal tragique à Colombey = un mort", certes cela a valu au journal son interdiction, mais personne de la rédaction n'avait assez de haine pour songer à l'assassiner. Seuls quelques fanatiques de l'OAS y avaient pensé.

 

Lorsque lycéen, je défilais dans les rues contre le saccage scolaire d'un Debré ou que "je crachais à la gueule" des appels à la peine de mort d'un Poniatowski, certes je détestais le "libéralisme" de Giscard et sa clique. Mais si cette détestation aurait peut-être pu me conduire à les entarter, elle n'était faite ni de haine, ni même de mépris.

 

En 1981, lors de l'élection de Mitterrand, l'on a pu entendre les cris d'orfraie de la droite, ah que, je m'exile en Suisse ! Mais nul hormis quelques ahuris n'aurait songé à monter sur un char pour prendre d'assaut l'Elysée.

 

Quand Chirac nous a vomis ses odeurs sur les paliers musulmans, certes, cela m'a donné envie de gerber… mais … Et même si lorsque Le Pen nous a dégueulé que les chambres à gaz n'étaient que détail de l'histoire, je lui aurais volontiers balancé trois paires de claques et un coup de pied dans les bidules, c'eut été sans cette haine et cette détestation profonde que l'on ressent aujourd'hui.

 

 

Oyez, oyez chers amis, toutes ces petites phases nauséabondes desquelles se jouent nos politiciens aujourd'hui, de droite à gauche, de gauche à droite, et même de droite à droite ou de gauche à gauche. Que je ne les écoute même plus tant cela me fait gerber, et qu'elle puent la misère intellectuelle et la haine !

 

Que s'est-il donc passé ? Ou suis-je totalement ahuri pour ne m'être aperçu de rien et penser qu'il n'en a pas toujours été ainsi.

 

Evidemment, l'histoire a toujours été peuplée de Caligula, de Gengis Khan, d'Hitler, et même de Margaret Thatcher ! Evidemment, si vous supprimez les guerres et les massacres de l'histoire humaine, il n'en restera plus grand chose ! Mais…

 

Quoi ? Aurais-je connu une petite période d'accalmie jusqu'à … quand justement ?

 

Non, si je fais le compte, proportionnellement, il y a eu autant de guerres, de massacres, de génocides, en ma petite vie que dans tout le flot de l'histoire.

 

Aurais-je été simplement sourd au vacarme politique jusqu'à … quand ? Que mon réveil sonne ? Et moi qui pensais y avoir toujours été attentif !

 

Non ! Il s'est bel et bien passé quelque chose. Nous sommes entrés dans l'ère du mépris, de l'arrogance, de la fatuité, de la détestation des autres… Mais depuis quand, telle est la petite question que je me pose.

 

Certes, en bon antisakozyste primaire, quinquagénaire et multirécidiviste que je suis, je dirais que l'entrée en Sarkozie (et elle ne date pas de 2007, mais au moins du karsher) en est la plus pitre incarnation. Mépris, arrogance, fatuité, détestation de l'autre… sont les principales armes et arguments de nos ministres aujourd'hui.

 

Mais n'en serait-elle pas simplement un révélateur, puisqu'on les retrouve aussi bien des deux côtés ? 

 

Oyez, oyez, amis, l'heure est grave, il est temps que le réveil sonne, et que le tambour tonne enfin !

 

Ah que ! Je n'aime pas le tambour ! Je vais de suite me recoucher ! Qu'elle répond ma chatte.

 

A suivre… peut-être...

Tous les commentaires

C'est surtout qu'elles puent qu'ils ne sont plus tout à fait sur la même planète que le vulgum pecus, et qu'il serait temps d'en redescendre parce qu'il y en a des qui en crèvent, un peu, et d'autres qui enragent (dont moi).

Mais bon, tant qu'ils pourront en faire leur métier pour la vie, ce sera comme ça, ils courront tous le risque de décrocher (des réalités).

Décrocher des réalités, pour mieux s'accrocher des médailles.

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Ben j'y arrive pas moi, à mettre des smilies

Aller sur gogol images, choisir un mot vedette (ou même une phrase idiomatique) ajouter soit gif, ou gif animé ou émoticones selon vos préférences (ou si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez) puis click droit sur l'image : cela vous ouvre une fenêtre) : clicker gauche sur adresse de l'image (en dessous de copier), revenir sur votre espace commentaire et cliquer gauche sur le zoli petit arbre vert dans la barre des menus : cela vous ouvre une autre fenêtre : dans le cadre :URL de l'image ; faire Ctl V puis click gauche sur insérer en bas.

Petite précision si vous voulez une animation : quand vous choisissez une image clickez d'abord gauche : cela vous amène sur une image souvent -pas toujours - plus grande qui s'anime (ou pas) si elle vous convient c'est là qu'il faut clicker droit pour dénicher la fameuse adresse de l'image appelée aussi URL.

Voilou !

applaudissement.1.gif Yeah ! Merci Wata Yaga.

Quand la nausée abonde, les bondes des égouts sautent!

En effet, et cela sent encore pire.

Sourire

Ne pas tomber dans ce piège, c'est bien pour cela que j'écrit ce texte, Jonas. Malheureusement, je crains que cette haine n'alimente le commerce du fhaine.

je recommande la lecture et la relecture du commentaire de Jonas. Surtout pas la haine: c'est leur piège, laissons les dedans...

Moi aussi !

Itou !

Et le billet aussi, JM !

C'est vrai qu'en terme de banalisation de la grossièreté et du mépris, le petit Nicolas $arkozy, depuis 10 ans, nous a donné un excellent exemple.

Oui, mais quand vous lisez ses interviews dans le figaro qu'est ce qu'il s'exprime bien !

Il y a deux NS : celui que nous écoutons depuis 7 ou 8 ans et celui qui rédige ses réponses à des interviewers pointus .

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/02/10/01002-20120210ARTFIG00586-nicolas-sarkozy-mes-valeurs-pour-la-france.php

Ls.

Interviews, interviews : ne s'agit-il pas plutôt de la retranscription, façon interview, d'un texte au Figaro, dicté par un de ses sherpas ? Clin d'œil !

au point d'indisposer certains journalistes "maison"Sourire

Il est vrai que cela ressemble à du Buisson, à peine édulcoré.

Je viens de la lire, et franchement j'ai failli m'arrêter lorsqu'il nous parle de ses trois valeurs, "travail, responsabilité, autorité". Mais bon, pas envie d'attendre le point Guéant aujourd'hui. Mais lorsque j'en suis arrivé à "voyez le long manteau d'églises et de cathédrales qui recouvre notre pays"...

Bref rien de neuf sous le soleil poudre aux yeux de l'Elysée.

Eh bien moi je suis pour la haine. Parce que sinon c'est tiède, et on risque d'oublier. La haine permet de se souvenir. Même de longues années après. Toute petite, je savais que la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Même si je n'ai jamais suffisamment détesté quelqu'un pour aller si loin. Mais là, c'est plus possible, on ne peut plus se la fermer. 

Détestons-les, ils n'ont que ce qu'ils méritent. Et ça nous permettra d'aller à l'affrontement. Parce qu'il faut pas s'imaginer que voter suffira. 

C'est ton commentaire d'hier qui m'a faire écrire ce matin Elisa. Mais ce n'est pas fini, j'ajouterai bientôt une suite. Moi aussi j'ai la haine, comme on dit, mais cette haine qu'ils produisent alimente aussi la lie du front de la haine.

Non, je crois que la haine se dose et se maitrise. Je hais franchement cette clique. Si je ne la haïssais pas, je serais presque prête à tendre la main, s'il tombe dans l'eau et se noie. Et je m'en voudrais ensuite :-))

A dire vrai, je serai assez pret à faire des trous au fond de la barque. Mazis j'aime beaucoup le commentaire de Sourisgrise qui résume assez bien tout :

"Pas de haine, trop poison, mais une saine et grosse, grosse colère.

Et puis la tristesse de voir mon beau pays que j'aime n'en plus finir de sombrer dans cette médiocrité puante, dans ce vomi raciste, fasciste.

Que les vers vous mangent messieurs sarkoguéants  et fasse que vos plumes dans le cul vous grattent jusqu'au sang. "

Oui, grosse colère. Mais cette colère permet-elle d'être froids ? En gros, je m'explique : moi, quand je suis en colère, elle ne dure jamais bien longtemps. Je finis par me fatiguer, avoir pitié de l'objet de ma colère. J'ai toujours détesté les hurlements de colère, la sensation de la colère. Je finis toujours par pleurer, désarmée.

Je préfère détester calmement. Je crois que ça m'aide à faire les trous dans la barque, et à regarder jusqu'au bout le naufrage. 

Je plussoie. Allez hop ! Un trou supplémentaire !

En effet, vous résumez le tout assez bien.

Dommage en effet, mais d'après l'interview hautement intellectuelle que j'ai lue dans le trucaro ce matin, cela ne les aurait sans doute pas fait changer.

Bon weekend Behemothe

C'est bien ce que je crains, le pitre est encore dans ses cartons. Et cela ne fera qu'empitrer !

Bonne soirée C'est Nabum, et impitroyablement vôtre.

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