Ven.
28
Aoû

MEDIAPART

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Flat line

On crut longtemps que la fin de l'humanité viendrait de l'épuisement de la planète, de l'exploitation excessive des ressources naturelles, de la pollution, effet de l'activité industrielle des hommes. On imagina une ultime guerre nucléaire, anéantissant l'ensemble des formes de vie. On pensa à un virus, échappé des tubes à essais de docteurs imprudents. On craignit la collision de notre fragile bille bleue avec une fulgurante météorite, et l'on guettait le ciel en y logeant des satellites espions et un improbable dieu. Hélas, on ne sut que trop tard la vérité.

La beauté au kilo

C'est l'été. Le sable chauffe sous les pieds de l'employé enfin relâché du bureau, le soleil luit dans les yeux élargis du collégien sans bahut, la mer clapote autour des baigneurs déchaînés, mais le corps de la femme libérée demeure dans les mains des marchands.

Promo sur la viande innocente

Puisqu'il s'agit de viande, on reparle de DSK. Les médias, ces vendeurs en gros de la propagande néolibérale, ces camelots inépuisables de la société de consommation, ces porte-voix de l'asservissement des populations modernes aux plaisirs morbides du gavage pour les uns et de l'austérité pour les autres, trouvent l'inspiration dans les pratiques des gérants d'hypermarchés.

Les clous

 Mesdames et Messieurs les citoyens européens sont dorénavant avertis qu'ils doivent voter dans les clous. Sous peine de mort.

Ça chauffe ?

Sur le bitume écrasé par un soleil d'acier et par les pneus des berlines familiales, remplies jusqu'à la gueule, qui embouteillent les routes des congés payés, ça chauffe. Le thermomètre grimpe à des températures de fièvre de cheval, heureusement qu'il y a la clim pour nous rafraîchir la couenne en flinguant la planète.

Un non pour un oui

Le pistolet sur la tempe, le couteau sur la gorge et la corde au cou n'ont pas réussi à arracher le oui de la capitulation à une population grecque soigneusement asphyxiée par ceux qui prétendent vouloir l'aider.

Les mauvalises

Depuis qu'abêtis par des décennies de société de consomunication, nous avons renoncé à utiliser le langage comme vecteur de pensée et de sens, nous ne savons plus que faire des mots sinon les manipuler comme des débris de paroles dont quelques épaves auraient gardé un certain clinquant.

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