L'opération de communication politique qui entoure la publication des statistiques de police et de gendarmerie ne se joue pas seulement au niveau national.
Comme chaque année, le ministre de l'Intérieur fait sa com' en annonçant au mois de janvier les prétendus « chiffres de la délinquance » de l'année écoulée. Le quotidien pro-gouvernemental Le Figaro en a eu la primeur,
Le « Pacte national de protection et de sécurité publique » rendu public par le Parti socialiste, le 17 novembre, n'a pas été remarqué autant qu'il le mérite, probablement en raison de la « guerre des chefs » qui continue logiquement de ternir l'image du PS.
Le 21 octobre 2010, a été déposé à l'Assemblée nationale un rapport du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation des aides aux quartiers défavorisés, qui tente d'évaluer l'impact de la politique de la ville depuis l'importante loi du 1er août 2003.
Discours sécuritaire, police de proximité, fabrication des statistiques, lutte contre la petite délinquance, recherche de solutions éducatives, sentiment d’isolement du policier, problèmes de recrutement, d’affectation et d’encadrement, délitementdes moyens, double discours de l’Etat, risque de privatisation et de municipalisation de la sécurité…
«Le temps est venu de promouvoir une politique nationale de prévention de la délinquance juvénile qui mobilise l’ensemble des acteurs et prenne en compte toutes ses dimensions», annonce fièrement Jean-Marie Bockel. Le Secrétaire d’Etat à la justice, 60 ans, transfuge du PS rallié à Nicolas Sarkozy en 2007, essaye d’exister dans un gouvernement où il n’a jusqu’à présent pas eu son mot à dire.
L'infiltration de nombreux policiers dans les manifestations actuelles, en civil et parfois déguisés en syndicalistes, est un fait. Il suffit d'un exemple indiscutable pour le prouver.