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Asie : la guerre de l'espace

Pendant la guerre froide, les usa et l’URSS était lancé dans une compétition permanente qui s'exprimait de façon spectaculaire dans des missions spatiales de plus en plus ambitieuses. L'apogée de cette période fut la victoire américaine remportée quand une de leur équipe  réalisa la première mission humaine sur la lune, accédant ainsi à un vieux fantasme ("l'homme à posé le pied sur la lune"). Aujourd'hui ce sont les trois grands pays asiatique (Japon, Chine et Inde) qui se livrent une compétition effrénée dans l'espace non seulement en fonction d'enjeux économiques (qui demeurent primordiaux) mais aussi en raison d'une course symbolique pour le leadership dans la région. 

L'exploration spatiale a bien changée et est devenue un immense enjeu stratégique et économique. Depuis la fin de la guerre froide, le satellite de télécommunication a largement remplacé celui a vocation militaire comme enjeu et comme symbole de la puissance. Pour autant, les enjeux plus symboliques représenté par les grandes missions a motifs plus ou moins scientifiques ne sont pas oubliés. La montée de puissance de l’Asie ne pouvait ignorer cet enjeu, et une compétition acharnée entre les trois pays en quête d'affirmation de leur hégémonie sur la région fait désormais rage

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La science de A comme "autonomie" à Z comme "zététique" : T comme technoscience

La technoscience est au centre de bien des interrogations et des doutes concernant cet alliage inédit de science et de technique. Elle est aussi au cœur d'une dénonciation de la marchandisation sans précédent de la science et de sa dévolution à des intérêts privés. Pourtant, les rapports science technique  ne sont pas nés avec le triomphe de ce concept, et science et technique entretiennent depuis toujours des liens étroits (quoique complexe) avec les forces d'argent et de pouvoir.

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Affiche du colloque "Feminist and queer technoscience"

Critique des sciences et théories du complot

La science n'est pas en crise de façon « interne », comme elle a pu l'être dans le passé. En revanche, la confiance qu'on accordait généralement à celle ci et à ses représentants semble durablement compromise !

Depuis la fin du XIX° siècle, la science a souvent été utilisée pour justifier un certain ordre des choses. Elle a été instrumentalisée à des fins de propagande (« nos scientifiques, notre progrès technique, nos bas nylon »), justifiant des choix techniques et politiques et servi de religion à des sociétés qui s'en prétendaient libérées . Or cette crise aux multiples racines est expliqué par une prétendue « remontée de l'irrationalisme », relié elle même à l'émergence de « théories du complot » agitée par des militants de l'ombres aux objectifs obscurs. Les peuples ignorants sont maintenant tenu de rejeter ces contestations aux relents complotistes. Deux intervenants réguliers de l'Afis (l'Association Française d'Information Scientifique, qui se fixait à l'origine l'objectif de lutter contre les pseudo sciences) Gérald Bronner et Jérôme Quirant se sont fait une spécialité de cette dénonciation. Qu'en est il exactement ?

 

La science est elle reproductible ? Entre théorie des expériences, faits et statistique

Dernièrement, une étude scientifique écrite par un statisticien a fait grand bruit : elle expliquait que le fondement même des sciences expérimentales, la reproductibilité soit le fait de pouvoir refaire les expériences qui fondent une découverte n'était pas assuré. En particulier dans des domaines comme la biologie ou la recherche génétique, il avançait ainsi que plus de 25 % des travaux scientifiques ainsi considérés n'étaient plus considérés comme reproductible.

L'homéopathie et les laboratoires Boiron : grandes dilutions et petits calculs

Un article circule en ce moment assez intensément sur internet dans les milieux scientifiques et « sceptiques ». Intitulé « les homéopathes se révoltent contre Boiron » il rend compte du conflit existant entre une partie des homéopathes et le laboratoire qui fournit 80% des médicaments homéopathiques. Ecrit dans le blog « Pourquoi le ciel est bleu », elle donne quelques indications à la fois sur les questions qui peuvent se poser autour de l’homéopathie, mais aussi la façon dont un certain milieu de "passionnés de science" se pose des questions.

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Attaques ad hominem

 Ce billet commence mal, par une impropriété : ce dont je veut parler, c'est des attaques « personnelles » qui ne prennent pas pour cible les arguments échangés mais la personne qui les a proférés. Or un argument « ad hominem » n'est pas exactement ça : c'est un argument qui interroge le rapport entre les opinions proférée par une personne et les faits constatés (exemple : « En tant que syndicaliste, vous prônez le partage du travail mais pourtant vous vous gavez d'heures supplémentaires ») Schopenhauer, l'auteur d'un épatant « l'art d'avoir toujours raison », un petit opuscule utile dans les joutes médiapartique précisait d'ailleurs qu'il s'agissait d'un argument différent, ce qu'il nommait l'attaque « ad personnage ». Or il me semble qu'on assiste à une multiplication des attaques personnelles dans les échanges médiapartiens, au détriment de la qualité de l'échange. Mais peut être ce point de vue est il trop  subjectif et suis je marqué par ma situation personnelle ?

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Pourquoi faut-il se méfier des statistiques?

« Les faits sont têtus, il est plus facile de s'arranger avec les statistiques. » disait Mark Twain. Le domaine des calculs et des raisonnements statistiques est plein de pièges, d'évidences trompeuses, et même d'arnaques : soyons sur nos gardes, car l'intuition est souvent mauvaise conseillère.

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Les mathématiques de la complexité

Le développement prodigieux des capacités de calcul des ordinateurs depuis 1945 a créé un nouveau terrain de recherche et d'investigation pour la recherche mathématique. Une des pistes ouverte par cette révolution culturelle a été la question de la « calculabilité » et l'autre l'invention de structures aptes a traiter de façon adéquate les structures biologiques a l'occasion du décodage de la structure du génome (bioinformatique).

La science de A comme Autonomie à Z comme Zététique: S comme sérendipité

La sérendipité est un concept à la mode : elle consiste à trouver une découverte scientifique ou technique à partir du hasard ou d’un incident judicieusement exploité : c’est la sérendipité (mot crée vers 1750 par Horace Walpole, un écrivain anglais contemporain de Voltaire en s’inspirant des Aventures des trois Princes de Serendip (ancien nom de Ceylan, l’actuel Sri-Lanka). De ce conte vient l’expression anglo-saxonne serendipity, dont l’équivalent français (sérendipité) ne figure pas encore dans nos dictionnaires. Elle désigne l’action qui consiste à trouver quelque chose qui n’était pas initialement prévu par la recherche


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Horace Walpole, le créateur du conte à l'origine du mot "sérendipité"

Norbert Wiener, père de la cybernétique et prophète oublié

Les années 1940 à 1955 (environ), ont été d'une extraordinaire richesse intellectuelle. Pourtant tous les débats qui ont eu lieu alors ont été complètement gommés de la mémoire collective. Aussi les discussions d'aujourd'hui, tant sur le plan théorique que sur social, reprennent-elles souvent des idées qui ont été exprimées dès le début de l'informatisation, en ignorant leurs sources. C’est pourquoi la personnalité et l’œuvre de Norbert Wiener [ 1894 - 1964], fondateur de la « cybernétique » qui est à l’origine de beaucoup de nos conceptions modernes de la communication mérite notre attention.


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Norbert Wiener en action

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