Lun.
31
Aoû

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Saison 3

Thriller, saison 3 (ou autre - on ne compte plus), l’épisode de jeudi soir a semblé, sur le moment en tout cas, drôlement décevant. Mais peut-être les héros (dont l’un s’est tiré dans le couchant, à cheval, le thriller n’est pas regardant avec le genre qui vire western), préparent-ils un sacré coup de retournement de situation ? Peut-être ont-ils, les cowboys, des plans, des billes, des objectifs ? 

Coups de théâtre

Aujourd’hui le coeur serré ou tremblante -  pas de peur ("on n’a peur que de la peur," de celle des autres plus que de la nôtre), tremblante d’angoisse, et cette sensation qu’on est dans le trou d’un événement historique mais ce n’est pas tout, que ce trou peut devenir abime, qu’il l’est déjà, abime, que c’est évident pour plein de gens parmi ceux qui cherchent un rivage d’accueil et parmi ceux qui arrangent en maisons les trottoirs, que c’est évident pour ceux, moins entreprenants, qui sont collés à leur maison, tondeuse et rythme triste, pour ceux sur la figure de qui toutes les pertes symboliques reviennent, en boomerang, s’écraser.

suppliants



Dieux mes parents, écoutez-moi, vous qui savez parfaitement ce qui est juste :

          ma jeunesse accomplie, ne la

livrez pas en dépit du partage légitime,

    mais détestez pour de vrai la violence

            et tenez-vous à la justice dans l’affaire de nos mariages.

          Pour ceux que la guerre accable,

            il existe un autel, secours à qui fuit

le désastre, objet vénéré des dieux.


(Eschyle, Les suppliantes, vers 79-85, traduction Myrto Gondicas)


Noyée

C’est vrai je suis allée avec Caroline dans les camps de rétention non loin d’Athènes c’est vrai j’ai marché dans la ville et c’est vrai j’ai vécu ailleurs jusqu’au bout telle expérience ou écrit au bureau telle petite montagne de texte, je suis souvent restée au soleil dans un temps qui était celui de tout le monde et n’avait plus de contours, je suis restée devant la mer

Les ombres (Athènes, 29 avril 2015)

C’est au nord de Kipsêli, le quartier africain. Le quartier africain, c’est comme ça qu’on dit. Kipsêli a été un quartier bourgeois, les maisons en témoignent. Aujourd’hui, dimanche, les poubelles n’ont pas été vidées, elles regorgent de sacs bleus et de sacs noirs. Ici, de la ferraille. Des chaussures et des vêtements.

Europe l'animale (Athènes, 26 avril 2015)



La rue Nomikou sépare Patission d’Akharnon. Au nord, à plus d’une demi-heure de marche d’Omonia, après Kipsêli. Vendredi après midi et couchée dans le noir. Rien à faire pour la nausée sinon lire Une poire pour la soif, James Ross.

Une chance pour l'Europe (Athènes, 22 mai)

190, Thrakomakedonon, 13672 Athènes, Caroline a trouvé l’adresse. A force de comparer nos plans et nos cartes d’Athènes qui n’allaient jamais assez loin, on a su qu’il fallait se diriger vers le nord-ouest, aller à Acharnai, où nous prendrions un taxi - et si nous ne trouvons pas de taxi nous marcherons, après tout Google Maps annonce une heure de marche, pour onze minutes en voiture, nous pouvons marcher une heure, nous partons de bonne heure.

les pollens d'avril (littérature et champ social)

Les pollens d’avril -  le ciel n’en démordait pas, il nous faisait un début d’été dans le printemps. Il y a des moments où on fait les choses en se forçant, pour qu’elles aient du sens il faut appuyer un peu.

et il y a les anges




Le choc 2002, mon fils tout petit, Bayonne, le 1er mai, cette ferveur, il fallait voter, plus nous voterions plus notre vote signifierait autre chose que ce qu’il semblait, plus nous serions nombreux à voter pour le même homme et moins son nom compterait, moins son nom serait signe mais autre chose serait signe : le refus d’une façon de vivre et de penser, le refus de l’inégalité posée comme principe.

De Racine, de l'ennui et du subjonctif

Ce matin, ils ne sont que 6 élèves de 3ème, en classe de latin. D’habitude ils sont 20. Aujourd’hui 14 latinistes, élèves aussi de la classe audio-visuelle, 14 latinistes (civilisation, grammaire, littérature, étude précise de la langue, grammaire), passent leur journée au festival de cinéma Sur les Docks.

Newsletter