marie cosnay

bayonne

Son blog
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Ses éditions
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  • «Il n'y a pas de problème»

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    ... jusqu’à ce que, enfants ou pas, bientôt, bien sûr, ils ne le soient plus. Un sceau. Une légalisation, une autre. Deux ans après, on en est à deux légalisations nécessaires, peut-être une troisième, sur des papiers d’Etat Civil qui sont déjà supplétifs, qui viennent à la place des premiers...
  • Laissez-moi, laissez-moi rentrer au pays !

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    A neuf ans on ne choisit pas sa route La route c’est le voisin qui la taille Sans papiers, sans parents, dans le désert les larmes sèchent vite La main dans celle du voisin, de Touaregs en Touaregs, trois ans jusqu’au Maroc.
  • L'ASE contre l'ASE

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    Quand on se présente avec un enfant qu’on accompagne et dont les institutions préfèrent qu’il ne soit pas accompagné, qu’il porte bien son nom de Mineur Non Accompagné, la première question, la même : qui êtes-vous ? Avant bonjour, avant l’accueil, avant tout - et la question est crispée.
  • Premiers pas

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    Une cinquantaine de personnes arrivant en bateau gonflable sur une crique de Barbate, en Andalousie, après au moins deux traversées dangereuses (le désert et la mer), quand j’ai lu le récit de Violetta Munoz, les images me sont venues. La première image, celle qui frappe Violetta Munoz et nous frappe : la rencontre des mondes.
  • Ouvre un port

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    N’aie pas peur, on disait aux enfants. 70 enfants ont peur, cette nuit. 70 enfants, à bord de l’Aquarius, ont peur cette nuit. Et j’ai peur avec eux.
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  • Édition Ecrire aujourd'hui

    Ecrire

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    …….. avec la conviction, ou l’intuition, ou l’impression, que l’un n’est jamais l’un, qu’une phrase cache une phrase, qu’une parole ne se résume pas à une parole, que quelqu’un n’est pas ce qu’il semble être ou veut montrer qu’il est, ne dit pas tout à fait ce qu’il dit qu’il dit. Que ce que je vois n’est pas ce que je vois.
  • Édition Pièces d'identité

    Crise de l'intelligence

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    Le débat sur l'identité nationale, dont la bêtise « a trempé le caractère »[1] débutant (pour paraphraser Henri Guaino) glisse vers un plus ou moins latent appel aux conflits de religion. Je crois en la grande capacité de sens critique des citoyens, je ne crois pas à un racisme spontané « venu d'en bas » auquel les élites voudraient plaire en menant la politique que l'on sait. En revanche je constate qu'il semble facile de prendre quiconque au piège de la manipulation.