marie cosnay

bayonne

Son blog
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Ses éditions
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  • Ne parlez pas de vos tranquillités devant les angoissés

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    L’amour que j’ai, un amour qui donne tant de larmes et qui, après les mouvements passés par là, émotion, colère, désir d’enquêter et de redresser les torts, se pose comme un oiseau sur le petit fil où viennent goutter les larmes, se pose avec les larmes et n’a plus de contenu qu’un seul, un seul : l’urgence.
  • Faiseuse d'histoires

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    Oui, j’y crois, à son histoire, bien sûr, j’y crois, j’y crois comme on peut croire à sa propre histoire et à ses traumatismes, ses aveuglements, ses dites et redites, ses quelques hontes, ses arrangements, et ses oublis, aussi.
  • sous ton toit un toit (Noël 2017)

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    Chaque fois ces arrachements, jusqu’à quand les larmes, nos corps enlacés, ici j’avais trouvé une famille, des passages d’affection, relais. De famille provisoire en famille provisoire. En chemin, de famille en famille, semant ce qui échappe et échappera aux politiques, contrôles, gestions et circulaires.
  • Le bien supérieur de l'enfant

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    Ce n'est vraiment pas le genre de texte que je préfère écrire. Il y est question de vide juridique, de droit, de référé. C'est au plus près d'un cas rencontré. Il y est question du bien supérieur de l'enfant, bafoué. Il y est question de ce qui glisse, glisse, depuis des années et des années, on ne sait plus dater. Et on sait à peine agir. On est tétanisé. Écrire contre la tétanie.
  • Un mot et je serai guéri. (Être mineur et isolé à Paris)

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    L’enfant passe et de l’autre côté, il est toujours en route, une route très différente de la première. Il dit que le mal, c’était avant, le mal c’est le désert et la chaleur et les biscuits du Maroc et le Salam et les policiers, les menaces, les tortures, le camp de Ceuta, le bateau et les coups sur la tête, les flots noirs et le corps dans le canal...
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  • Édition Ecrire aujourd'hui

    Ecrire

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    …….. avec la conviction, ou l’intuition, ou l’impression, que l’un n’est jamais l’un, qu’une phrase cache une phrase, qu’une parole ne se résume pas à une parole, que quelqu’un n’est pas ce qu’il semble être ou veut montrer qu’il est, ne dit pas tout à fait ce qu’il dit qu’il dit. Que ce que je vois n’est pas ce que je vois.
  • Édition Pièces d'identité

    Crise de l'intelligence

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    Le débat sur l'identité nationale, dont la bêtise « a trempé le caractère »[1] débutant (pour paraphraser Henri Guaino) glisse vers un plus ou moins latent appel aux conflits de religion. Je crois en la grande capacité de sens critique des citoyens, je ne crois pas à un racisme spontané « venu d'en bas » auquel les élites voudraient plaire en menant la politique que l'on sait. En revanche je constate qu'il semble facile de prendre quiconque au piège de la manipulation.