Nul doute que la place de Catalogne sache se faire entendre en ces jours anniversaires du spectaculaire mouvement des Indignés né sur cette péninsule Ibérique que l’écrivain catalan Salvador Espriu comparait sous le franquisme à une peau de taureau étendue.
Vite, vite, quelques jours encore pour assister, à Lyon, à la projection du film Les Horizons perdus de Stanislas Rodanski, en hommage à une figure “impossible” de la poésie française de l’après-guerre.
J'ai toujours gardé en mémoire le titre d'une huile de Sabine Monirys, comme un titre parfait pour la peinture : « Quel silence après tout ce tintamarre » (1977).
Foisonnant polyèdre sur les arts dans la société animé par Emmanuel Moreira et Amandine André, le site numérique La vie manifeste propose dans sa dernière mise en ligne le regard critique de Jean-Luc Nancy sur La Communauté inavouable de Maurice Blanchot.
Génial précurseur ignoré, ressuscité et célébré par de récentes expositions en Hongrie, Lajos Vajda (1908-1941) est une des passions d’Agnès Horvath, qui enseigne à l’Université ELTE de Budapest.
Qu’est-ce qu’un auteur ? Quelqu’un qui écrit pour d’autres que lui, après qu’il est passé lui-même par là, comme sur ses propres pas, une fois, deux fois... Il arrive que ce soit assez déjà pour dire qu’il est en chemin.
Le 2 de janvier, et déjà l'année recommence. Et le 3 ? Le 3 fait chorus avec le 1 et le 2. Et c'est ainsi de suite, toute l'année se déversant, devenant chorale afin que l'on puisse en inverser le cours.
Dans La Rencontre avec Tatarka, en janvier 1980, Bernard Noël rapporte ces mots du résistant communiste puis dissident écrivain slovaque, alors qu'ils parlaient du procès de Vaclav Havel à Prague :
Ecrire sous la contrainte, cela se peut, mais de quoi ? Du monde en premier lieu, forcément, tel qu'il s'arrange, dans les communautés humaines, pour ne jamais tenir ses promesses. Rarement pareil constat de coercition a été intégré, pris à son compte par l'écriture poétique, comme dans l'œuvre de cet «introuvable» des lettres américaines que fut George Oppen (1908-1984).