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Trois fois passera : Cédric Demangeot

© DR

Qu’est-ce qu’un auteur ? Quelqu’un qui écrit pour d’autres que lui, après qu’il est passé lui-même par là, comme sur ses propres pas, une fois, deux fois... Il arrive que ce soit assez déjà pour dire qu’il est en chemin.

Pour chorus (Youn Sun Nah)

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Le 2 de janvier, et déjà l'année recommence. Et le 3 ? Le 3 fait chorus avec le 1 et le 2. Et c'est ainsi de suite, toute l'année se déversant, devenant chorale afin que l'on puisse en inverser le cours.

Du bon emploi d'un écrivain: le Tchèque Havel et le Slovaque Tatarka

Dans La Rencontre avec Tatarka, en janvier 1980, Bernard Noël rapporte ces mots du résistant communiste puis dissident écrivain slovaque, alors qu'ils parlaient du procès de Vaclav Havel à Prague :

George Oppen, l'introuvable

Ecrire sous la contrainte, cela se peut, mais de quoi ? Du monde en premier lieu, forcément, tel qu'il s'arrange, dans les communautés humaines, pour ne jamais tenir ses promesses. Rarement pareil constat de coercition a été intégré, pris à son compte par l'écriture poétique, comme dans l'œuvre de cet «introuvable» des lettres américaines que fut George Oppen (1908-1984).

Tomas Tranströmer, «Mes poèmes sont des lieux de rencontre»

En 1977, le Nobel de littérature 2011 s'interrogeait sur la «situation particulière de la poésie».

Comme dans Les souvenirs m'observent, son livre le plus introspectif, ces lignes sont parcourues d'une tension primordiale que sait capter Tomas Tranströmer: l'espoir est dans les interstices, ces choses entre les choses que l'on n'avait pas vues, et que le poème sait rencontrer.

Mort dans l'avion (ô Drummond, ô sombra...)

Dans le journalisme, on vous dira que tout est affaire d'angle. Dans d'autres sphères, on parlera de point de vue. Toutes précautions prises, les procédés s'équivalent, également inductifs, du particulier au général. Pourtant, il arrive, génialement (comme dans la vie), que le problème se pose tout de suite, et qu'il se résolve en poussière, en fait divers.

« Vous ne pouvez pas gagner », D.A. Levy

© d.a. levy

« VOUS NE POUVEZ PAS GAGNER & [...] dans votre prochaine vie, vous renaîtrez probablement poète dans une société industrielle. » D'une glaçante ironie en 1968, ces mots d'un des représentants les plus méconnus de la contre-culture américaine, d.a. levy (comme il aimait à ronéoter son nom), n'ont rien perdu de leur pouvoir « réfléchissant ».

Hello Fred Vargas

J'ai découvert Fred Vargas en 1995 avec Debout les morts. C'était à Paris. Depuis je note toujours ses rendez-vous, me promettant d'y faire un saut. Ces jours-ci, je me suis rendu à l'enseigne de L'Armée furieuse, son polar paru en mai. Pour l'essentiel, l'histoire se passe en Normandie, dans un endroit improbable dont elle s'est plu à tordre les noms de lieux, comme on fait du mauvais linge, en famille. Ça tombe bien, j'y ai vécu.

Tibor Déry, l’esprit tout en bas de l’escalier

Dans le meilleur des cas, l'art est une bombe à retardement. Ses victimes ? Aucune, sauf affinités très particulières, ou croyance (criminelle, pour le coup, et à son encontre...) en un art « dégénéré ». Car dans le meilleur des cas, l'art ne s'en prend qu'à la marche du monde. Et le monde le lui rend bien, exemple avec le romancier, dramaturge et poète hongrois Tibor Déry (1894-1977).

Proses électriques, « dans les avant-bras de l'orage »

Double, tout comme ce qui aimante, Proses électriques ouvre son duo musical pour une navigation à l'estime, le dimanche 26 juin, à l'été, à Paris. En avant-scène du spectacle, voici un montage sons et images réalisé par sa vive guitare, Fabien Montès. Et quelques essais de dialogue avec son interprète-parolière, Emmanuelle Favier.

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