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  • Neruda, William Carlos Williams, de l’écran à Enzensberger

    Par Patrice Beray
    Deux figures mondialement connues de poètes, Pablo Neruda et William Carlos Williams, ont inspiré les films actuellement en salle de Pablo Larraín et Jim Jarmusch. Dans un de ses principaux essais, le poète allemand H.M. Enzensberger, dont la parution d’un recueil inédit est imminente, avait choisi de faire figurer deux études consacrées à des poètes: Neruda et W.C. Williams…
  • «I owe you»: le chant des migrantes de Nicole Caligaris

    Par Patrice Beray
    « I owe you » (je vous dois) la liberté que je prends: ainsi s’adressent les Samothraces, les migrantes de Nicole Caligaris, aux êtres dont elles vont être séparées, afin que s’ouvrent les portes du futur au-devant de leur fuite éperdue. Réédition de cet ouvrage majeur aux éditions Le Nouvel Attila.
  • Amandine André, Frank Smith: les liens invisibles

    Par Patrice Beray
    La 16e édition du festival MidiMinuit organisé par la Maison de la poésie de Nantes du 7 au 11 décembre était une invitation à passer outre ce monde occupé à réciter ses leçons d’arrogance médiatisées. Deux auteurs en particulier ont retracé ces liens invisibles, et premiers pourtant, qui doivent remettre sur la voie de brassages humains féconds: Amandine André et Frank Smith.
  • Ariane Dreyfus, comme un air en tête pour le poème aujourd’hui

    Par Patrice Beray
    Voilà deux décennies maintenant qu’Ariane Dreyfus fait vibrer de vocables qui ne sont qu’à elle ses poèmes, faisant chorus aux êtres («petits» et «grands») qui l’entourent, puisant à même la vie ordinaire, dont s’emplit sa voix singulière. Comme dans son tout récent recueil, «Le Dernier Livre des enfants».
  • Stéphane Bouquet, l’intempérant

    Par Patrice Beray
    Peu de poètes contemporains communiquent comme Stéphane Bouquet et le besoin et la sensation de toucher au vif de l’existence. C’est que le geste, car c’en est un, de l’auteur d’« Un peuple » (2007) est de « rendre » par le poème « la vie vivante » jusque dans ses moindres formes. En voici une nouvelle monstration avec « Vie commune ».
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  • Édition Des livres et nous

    Nous, les murs

    Par Patrice Beray
    A-t-on déjà remarqué qu’entre les sociétés d’individus constituées par l’Histoire, les murs migrent exactement à la façon du mot «nous»? Raison de plus, nous dit le poète de «La Migration des murs», James Noël, pour se souvenir en dernier ressort de la puissance d’inclusion des murs, car ils en ont une : «nous, les murs», toi et moi qui ne sommes pas eux nous retournerons les murs contre ceux qui nous excluent.
  • Édition Revues & Cie

    Haïti en altitude

    Par Patrice Beray
    Les instigateurs de la revue Intranqu’îllités se retrouvent à Paris dans le cadre de l’exposition « Re-Voir Haïti » au Grand Palais et de plusieurs manifestations. Voici en avant-goût une présentation vidéo par James Noël, réalisée pour l’émission Altitude, de deux représentants de l’art contemporain haïtien, Pascale Monnin et Mario Benjamin.
  • Édition Revues & Cie

    Joë Bousquet, à livre ouvert

    Par Patrice Beray
    « La littérature sécrète de l’immobilité ; la vie sécrète son propre passage : l’une n’appelle l’autre que par fascination de sa limite. » C’est par ces mots « cloués » que Bernard Noël désigne la présence d’écrivain de Joë Bousquet dans le numéro que lui consacre la revue Nunc.
  • Édition Revues & Cie

    La scène autour de l’arbre: les Etats provisoires du poème

    Par Patrice Beray
    La revue annuelle États provisoires du poème est un des multiples chemins qui mènent aux Lectures sous l’arbre organisées par Cheyne éditeur. Jusqu’à ce dimanche 24 août, la présence au Chambon-sur-Lignon de personnalités de la scène (Jean-Marie Lecoq, Cécile Falcon, Mariette Navarro, Jean-Pierre Jourdain...) aux côtés de poètes (Ito Naga pour le Japon en tant que pays invité, Valérie Rouzeau, Antoine Wauters, Mary-Laure Zoss...) témoigne de ce lien noué dès 1999 par l’éditeur de poésie et le Théâtre national populaire (TNP) de Villeurbanne.
  • Édition Revues & Cie

    La levée des corps selon Possession immédiate

    Par Patrice Beray
     © Nicolas Comment © Nicolas Comment
    Couché sur un fin papier crème, comme ductile au doigt et à l’œil, subtilement versicolore selon les contributions, tel est, de Possession immédiate, le premier numéro de la revue de John Jefferson Selve. Le pari y est celui d’une expérience sensible, c’est-à-dire de montrer en quoi les sens brûlent d’imagination quand celle-ci s’oublie dans le miroir de l’intellect au point de l’exacerber à la façon de deux corps qui, se rapprochant, se troublent à toute perception de soi, de l’autre.