Une brève de Médiapart titre " Le PS choqué par l’expulsion d’une collégienne de 15 ans ". De qui se moque ce parti politique ? Il est au pouvoir et son ministre de l'intérieur vient de ses rangs ! Il ne faut pas prendre l'opinion pour une imbécile. Ce qu'il se passe est à pleurer de honte.
Le PS ne s'émeut pas quand le Point titre : " Baromètre Ipsos-Le Point : Valls dopé par les Roms, Hollande et Fillon décrochent ".
Le PS ne s'émeut pas quand le TA de Lyon condamne le ministre de l'intérieur : Roms : Valls condamné pour violation des droits fondamentaux
Le PS s'émeut en revanche quand Cécile Dufflot exprime un doute.
Alors vraiment choqué le PS par l'expulsion d'une mère et de ses enfants ?
Mon oeil !
Le fascisme mou du mépris et de l'indifférence, oui, plutôt.
Surtout que la Constitution donne aux députés PS le moyen de mettre un terme à tout cela et de faire pression sur le gouvernement.
Article 50
Lorsque l'Assemblée nationale adopte une motion de censure ou lorsqu'elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement.
S'ils étaient sincèrement choqués, et il y a de quoi l'être, ils menaceraient en effet le gouvernement d'une motion de censure, pour que le scandale ordinaire de cette banalisation indigne de la stigmatisation de l'altérité cesse. Cela est du racisme. Honte à ceux dont le silence le cautionne.
Une simple menace suffirait pour que Manuel Valls soit démissionné et remplacé par un homme politique plus respectueux des droits de l'homme et des engagements internationaux de la France, et doté de l'autorité qu'il faut pour en imposer enfin le respect au sein de la police nationale.
Alors des voix s'élèvent pour Léonarda.
Pourquoi ?
Parce qu'une affaire qui aurait du se passer loin des caméras et des micros s'est propagée dans la presse par l'initiatve d'un témoin, choqué :
Léonarda, 15 ans, arrêtée et expulsée pendant une sortie scolaire
Cette affaire n'est pas isolée et la liste s'allonge de jour en jour.
Alors forcément, fallait bien dire quelque chose. Obligé.
Quelques voix isolées s'élèvent, comme d'habitude. Mais il est fort à parier que c'est avant tout pour disculper le plus grand nombre de sa complicité silencieuse. Pour donner le change. "On ne fait rien, certes. Mais, quand même, entendez, l'un ou l'autre d'entre nous a dit quelque chose". La belle affaire. Les fourbes.
Les députés socialistes se font les complices des atteintes aux droits de l'Homme, qui sont de valeur constitutionnelle, alors qu'ils ont une arme parlementaire efficace.
C'est tout le groupe parlementaire PS et son président qui en portent la responsabilité collective.
Quelle indécence alors de les entendre dire qu'ils sont choqués et de voir qu'ils ne font rien !
Il faut arrêter de dire aux électeurs, une fois élu, qu'on ne peut rien y faire ni changer quand le droit le dément. Une telle abdication est inadmissible. C'est de la lâcheté, de celle qui fait que des enfants soient maltraités.
On entend beaucoup moins résonner le devoir de mémoire que le gloussement d'une poule à l'Assemblée nationale.
Cot, cot ? Jusqu'à quand ?
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