Ven.
04
Sep

MEDIAPART

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Repères pour un monde numérique

Notre monde est numérique. Nos vies, active et de l’esprit, sont de plus en plus conditionnées par les nombres et les chiffres. De deux façons qui sont en train de se rejoindre et de se renforcer.

Prolongement et contrepoint sur l'Europe

En prolongement et contrepoint de mon dernier billet sur l'Europe
quelques extraits du dernier livre d'Alain Supiot "La gouvernance par les nombres" (Fayard). 

Le projet de globalisation est celui d’un Marché total, peuplé de particules contractantes n’ayant entre elles de relations que fondées sur le calcul d’intérêt. Ce calcul, sous l’égide duquel on contracte, tend ainsi à occuper la place jadis dévolue à la Loi comme référence normative.

 Cette nouvelle utopie n’a pas plus de chance de prospérer que celles dont elle est l’héritière, qui avaient prétendu trouver dans les lois de la biologie ou de l’histoire la Référence fondatrice du politique et ont rencontré au xxe siècle leur limite catastrophique avec la défaite du nazisme et l’effondrement du communisme réel. (page 14)

l’État se trouve à nouveau relégué au rôle instrumental que lui avaient dévolu les régimes totalitaires. Non plus instrument d’un parti unique incarnant le sens de l’Histoire, mais instrument d’un Marché total engageant tous les individus dans une compétition sans fin et réglant tous les aspects de la vie humaine sur le calcul économique. (page 18)

L’état de délabrement institutionnel où se trouve plongée l’Europe procède d’une certaine façon de penser le gouvernement des hommes, qui est apparue à l’aube des temps modernes et continue de dominer son imaginaire normatif. Cet imaginaire consiste à se représenter le gouvernement comme une technique de pouvoir, comme une machine dont le fonctionnement doit être indexé sur la connaissance scientifique de l’humain. (page 21)

L'Europe d'Eichmann

Ce soir, après cette nuit terrifiante, je pense que ce qui caractérise l'état actuel de l'Europe c'est de dire qu'elle est telle qu'Eichmann l'aurait rêvée.

Jusqu'à quand une Europe allemande ?

Il faut relativiser. L'Allemagne d'aujourd'hui n'extermine plus un peuple qui lui déplaît. Elle se contente de l'expulser de son Europe.

Mediapart, la participation sans débat

Aux questions posées sur le choix, douteux, d'une revue quatari, pour traduire et diffuser son livre, intéressant, Pour les musulmans, Edwy Plenel ne répond que par l'amalgame et le mépris. Rien de nouveau, malheureusement, pour qui pratique Mediapart depuis sa naissance. Surpris par le succès du club et l'appétit d'expression, la rédaction a rapidement construit les murs pour éviter d'être débordée par ces "barbares". Rien de plus facile. Sélection des billets en une permettant de donner pleine lumière à un billet répondant à celui d'un abonné, laissant celui-ci croupir dans les oubliettes du site. Biaisant ainsi tout débat. Si cela ne suffit pas mise en avant dans le fil des commentaires des fameux commentaires sélectionnés par Mediapart, allant toujours dans le sens de la rédaction. Faut - il avoir peur soi même de ce qu'on se fait la gloire d'appliquer aux autres : la recherche des faits et l' analyse critique.

Depuis la présidentielle de 2012 et ses suites plus rien ne m'étonne sur un site qui tient autant ses promesses que Hollande les siennes. Je n' y reste abonné que pour les quelques lueurs apportées par les plus curieux des abonnés et des journalistes. En attendant mieux....

Le lien vers le billet auquel répond Plenel

http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/130615/cher-edwy-plenel-je-suis-pour-la-traduction-arabe-de-votre-plaidoyer-mais

Lire Hannah Arendt (présentation)

Vous trouverez ci-dessous la présentation de mon prochain livre. J'en termine la rédaction cet été et me mets à la recherche d'un éditeur.

Le journalisme de l'après

Le 11 janvier nous a conduit dans l' impasse de la loi sur le renseignement. Un patriot act français voté dans l'indifférence. La plus grande régression démocratique depuis Vichy.

Un politique, comme Mélenchon, a-t-il le droit de penser hors des clous ?

Je suis toujours surpris quand je vois des gens intelligents sombrer dans la dépendance à une personne. Que ce soit par adulation ou par rejet. Face au déferlement médiatique, trouver encore chez quelques politiques, Mélenchon, Joly, Duflot, Besancenot .., une capacité à sortir des préjugés et de la pensée binaire pour proposer matière à réflexion, relève pourtant du miracle.

Mediapart aura eu une bien triste façon de fêter ses 7 ans en refusant le débat politique sur l'attitude à avoir dans le conflit ravivé entre les Etats-Unis et la Russie (ou les BRICS, ou l'Amérique latine)  pour lui préfèrer l'attaque ad hominen et utiliser les pires pratiques de journalisme en termes de titrage d'article et de refus de toute remise en cause.

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