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Les crimes de la troïka

Peu mis en valeur par Arte et diffusé tardivement, un documentaire exceptionnel visible encore 6 jours. Aurait pu être sous-titré : Banalité du mal en 2015.

Repères pour un monde numérique (à la recherche...)

Cours en préparation pour la saison 2015-2016 de l'Université du Temps Libre d'Orléans.

Notre monde numérique désoriente, fascine, enthousiasme, désespère. Issu du projet de la modernité occidentale de se rendre possesseur et maître de la nature, il transforme de façon radicale notre environnement et nos modes de vie, de pensée et d’action. Métamorphose vécue, simultanément mais différemment, par 7 milliards d’êtres humains.

Je vous propose dans ce cours, mené sous l’angle de la recherche et du questionnement, de construire quelques repères permettant de nous orienter dans un monde dominé par les approches et technologies numériques. Philosophie, histoire, science, politique et littérature d’hier et d’aujourd’hui seront sollicitées, au fil des mois et des années. Quelques auteurs ressources pour démarrer cette année (liste qui a vocation à s’enrichir tout au long du cours) : Bernard Stiegler, Hannah Arendt, Dany Robert-Dufour, Edgar Morin, Etienne Klein, Jean-Pierre Dupuy, Isabelle Stengers, Marc Terrence, Jean-Marc Ferrari, Marcel Proust, Alain Supiot,  …

Sept séances sont prévues d’octobre à Avril. La première permettra la mise en place du cours. Pour chacune des six suivantes un programme de lecture sera fourni avant et un compte rendu du cours après afin de faciliter les échanges. Le tout par messagerie électronique et mise à disposition via Internet.

 

Je suis AVEC Charlie

Je suis AVEC Charlie.

Je suis Charlie est un slogan manipulatoire bien digne d'une société d'égoïstes grégaires et non d'individus différents et semblables à la fois et capables de penser par eux-mêmes et d'agir avec les autres.

Et maintenant ?

Après le délire meurtrier.

Après le pathos médiatique

Après la manipulation politique

Quelle démocratie, quelle politique ?

Les intégristes ont peur des crayons, ils tuent les dessinateurs !

Un sommet dans l'ignoble et l'horreur vient d'être atteint. Les kalachnikov contre les crayons ! Jamais je n'aurai pensé assister à cela. 

Que les médias, les politiques et les citoyens français se ressaisissent ! Non aux intégrismes de toute nature : religieuse, politique, économique. 

Redécouvrir aujourd'hui Condition de l'homme moderne

La publication des Origines du totalitarisme laisse Arendt avec un constat et un questionnement. Le constat est celui des dangers et des problèmes non résolus de la vie moderne auxquels le totalitarisme, selon ses propres termes, semblait apporter une terrifiante solution.

L’interrogation concerne la pensée philosophique qui va des Lumières à Marx. Comment une telle école de pensée  a-t-elle pu servir de base à une idéologie totalitaire fondée sur le déni de la liberté et de la dignité? Arendt soupçonne que la pensée de Karl Marx ne peut être si facilement séparée de sa déformation stalinienne. Elle démarre dès 1951 un travail de recherche sur les « éléments de totalitarisme dans le marxisme ».

Elle en vient rapidement à la conclusion que Marx n’est pas un ami de la liberté humaine, et que ses idées et catégories fondamentales font l’impasse sur les expériences politiques de base, comme le débat entre des citoyens divers et égaux. Mais, pour elle, le vrai choc est ailleurs. C’est au début même de la pensée occidentale, découvre-t-elle chez Platon puis Aristote, qu’a été tracé un cadre conceptuel hostile à la pluralité humaine. Les conséquences en été considérables sur notre façon de penser l’action politique, la liberté, le jugement, et, par-dessus tout, la relation entre la pensée et l’action. Arendt abandonne alors son projet de livre sur Marx pour tenter une réorientation fondamentale de la théorie politique.

Cette réorientation comporte deux moments. En premier lieu, une lecture critique ou « déconstructrice » des penseurs « canoniques », de Platon à Marx, vise à révéler les sources de l’hostilité de la tradition philosophique occidentale envers la pluralité, l’opinion et la politique du débat et de la délibération entre égaux. En second lieu, une tentative de description de la vie active tente de faire la distinction entre la capacité humaine pour l’action et la parole politiques et les activités liées à la nécessité naturelle (le travail) ou au besoin de créer des choses durables, un artifice humain, un monde (l’œuvre). Arendt pense que la tradition occidentale a progressivement confondu les composantes distinctes de la vie active et créé un ensemble de concepts qui déforment fondamentalement l’expérience politique et la compréhension que nous en avons. Chaque fois que ces concepts ont été appliqués systématiquement aux affaires humaines, ils nous ont plongés dans un monde horrible.

Condition de l’homme moderne (1958) et les essais rassemblés dans La Crise de la culture (1961) sont les résultats de ce travail de réorientation de la théorie politique.

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