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Le modèle allemand : la fin d’un mythe?
Les économistes d’inspiration néolibérale et nos gouvernants actuels, notre président de la République en première ligne, n’ont de cesse de vanter les mérites de l’économie allemande pour ses performances en termes de croissance économique, de chômage, de commerce extérieur et de maîtrise de la dette publique. Il est vrai, qu’en la matière, les statistiques peuvent séduire, avec notamment une croissance économique de 3 % en 2011 et un taux de chômage de 5,5 % en novembre 2011. Pour autant, ce succès ne saurait occulter des interrogations légitimes sur le bien fondé du chemin emprunté depuis dix ans par le soi-disant "modèle allemand" de compétitivité. Alors que les certitudes sur l’existence d’un paradigme allemand de compétitivité n’existent que du côté d’un aveuglement simulé de notre gouvernement et de sa majorité, l’Organisation internationale du travail (OIT) vient de publier, mardi 24 janvier, un rapport accablant et éclairant, sur la stratégie allemande de déflation salariale à l’œuvre depuis une décennie (1).
En plombant la croissance européenne, la politique des bas salaires allemands serait, selon l’institution onusienne, la cause structurelle des difficultés actuelles de la zone euro : Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques". En effet, l’étroitesse du marché domestique allemand aurait constitué un frein à la croissance des exportations des autres économies de la zone euro, ce qui aurait représenté un facteur important de ralentissement de l’activité économique. Par ailleurs, la stratégie de déflation salariale de l’Allemagne aurait aussi contraint ses partenaires européens à durcir leur austérité salariale dans un souci de maintien d’un différentiel de compétitivité-prix compatible avec la préservation de leurs parts de marché extérieures. Et, une austérité salariale dont la généralisation à toute la zone euro ne peut que nourrir un cercle vicieux récessif européen.
Mais, la déconstruction du mythe du paradigme allemand ne s’arrête pas là. En s’appuyant sur d’autres données récentes de l’OCDE, selon l’OIT, le diagnostic que l’on connaissait déjà, est clairement entendu : "La politique de déflation salariale n'a pas seulement amputé la consommation, restée plus d'un point de pourcentage en retrait du reste de la zone euro sur la période 1995 à 2001. Elle a aussi conduit à un accroissement des inégalités de revenus, à une vitesse jamais vue, même durant le choc de l'après réunification". Comme le souligne le rapport, ce sont tout particulièrement les catégories de salariés les plus fragiles qui ont supporté le poids de l’ajustement salarial, puisque les créations d’emplois ont porté essentiellement sur des emplois précaires à bas salaires dans le secteur tertiaire. Les "working poors" (travailleurs pauvres) qui alimentent la progression de la pauvreté en Allemagne ne sont donc plus un mythe depuis longtemps Outre-Rhin, la politique de flexibilisation du travail du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, engagée en 2003, politique synonyme de précarisation de l’emploi, ayant une lourde responsabilité en la matière selon le rapport.
Et pour enfoncer définitivement le clou dans le mur des fausses certitudes néolibérales et inepties sarkozystes sur le sujet, le rapport de l’OIT attire l’attention sur deux points importants de la compétitivité allemande. D’une part, la bonne compétitivité-prix de l’économie allemande en termes de coût salarial unitaire (2) ne doit pas faire illusion sur l’importance de ses performances en matière de productivité du travail, ses bons résultats en la matière étant davantage expliqués par sa politique de déflation salariale menée depuis dix ans que par ses succès dans le domaine de l’efficacité productive du travail : "peu de choses ont été faites pour améliorer la compétitivité par le biais d'une progression de la productivité", peut-on lire dans le rapport (3). D’autre part, comme d’autres études l’ont déjà montré, l’institution genevoise rappelle que le dynamisme à l’exportation de l’économie allemande affiché ces derniers années, doit peu à sa politique salariale, et s’explique davantage par la bonne spécialisation de l’appareil productif allemand, lui permettant un positionnement efficace et porteur sur des marchés émergents par ailleurs dynamiques. On en revient, à travers ce dernier constat, au vrai débat de fond volontairement éludé par le gouvernement Fillon, et qui devrait pourtant mobiliser toutes les attentions, celui autour de la compétitivité structurelle de l’économie française, dont l’amélioration appelle de la part des pouvoirs publics une politique industrielle ambitieuse de très longue portée, qui manque cruellement aujourd’hui à la France.
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(1) Lien pour accéder au rapport (lire la partie 3) : http://www.ilo.org/global/publications/books/global-employment-trends/WCMS_171571/lang--fr/index.htm
(2) Le coût salarial unitaire est le coût du travail supporté en moyenne pour une unité produite. En adoptant les notations suivantes : H(nombre d’heures travaillées), S (coût horaire de la main d’œuvre) et Q (niveau de la production), le coût salarial unitaire est donc par définition égal à (HxS)/Q. Ce rapport peut aussi s’écrire : S/(Q/H), donc comme le rapport entre le coût horaire du travail (S) et la productivité horaire du travail (Q/H) .
(3) Sur les performances comparées en matière de productivité du travail entre l’Allemagne et la France, on pourra utilement consulter :
Éloge de l’efficacité productive du travail en France
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ACTUALISATION (23 avril 2012)
A l'heure du bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy à la lumière des comparaisons internationales, notamment avec l’économie allemande, il est intéressant de porter un regard sur le degré de soutien des politiques budgétaires nationales à la croissance européenne sur la période 2007-2011. Une politique budgétaire nationale est d’autant plus expansionniste (ou moins restrictive) que la croissance des dépenses publiques est forte et que celle des recettes publiques est faible ; et, la bouffée d’oxygène qu’elle apporte à la zone euro (ou à l’Union européenne), via le commerce extérieur, est d’autant plus importante qu’elle est expansionniste. Or, en prenant comme critère la différence entre la croissance des dépenses publiques et celle des recettes publiques, la politique budgétaire allemande sur la période 2007-2011 apparaît comme la moins expansionniste de la zone euro et se classe comme la plus restrictive, derrière la Hongrie, au sein de l’Union européenne. Ce cruel manque de soutien à la croissance européenne de la part d'une économie qui en a les moyens en termes d'excédents commerciaux et de finances publiques, par une politique budgétaire non-coopérative, est un nouveau constat qui vient conforter l’effondrement du mythe d’un paradigme allemand d’une croissance vertueuse.


Les 5 commentaires les plus recommandés
Il leur faut toujours un modèle... qu'ils soient hommes politiques ou économistes..... souvenez-vous... il y a plus d'une bonne dizaine d'années.... ils encensaient tous Tony Blair et la Grande-Bretagne....cette dernière est désormais au fond du trou... même si Tony Blair s'en est plutot bien sorti... merci pour lui.
Maintenant c'est le tour de l'Allemagne...
"Selon l'institut du travail de l'université de Duisbourg-Essen, plus de 6,5 millions de personnes en Allemagne, soit près de 20 % des travailleurs, toucheraient moins de 10 euros brut de l'heure. Le chiffre est surtout inquiétant concernant les très petits salaires : 2 millions d'employés gagnent moins de 6 euros de l'heure et, dans l'ex-RDA, ils sont très nombreux à essayer de vivre avec moins de 4 euros par heure, c'est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet"... Cet article date de 2010... et ce n'est pas moi qui le dit... c'est le Figaro, alors ..
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/08/03/04016-20100803ARTFIG00572-de-plus-en-plus-de-travailleurs-pauvres-en-allemagne.php
Quel sera le prochain modèle encensé et adoré qui deviendra un mythe avant de tomber au fond du trou ? à qui le tour ?
Plus sérieusement:
Au cours des dix dernières années, les entreprises allemandes ont fait d'immenses efforts pour améliorer leur compétitivité, grâce à un mélange de délocalisations et de compression des coûts salariaux. Depuis la chute du Mur, les industriels ont massivement transféré leur production à l'Est. Aujourd'hui, ils ré-importent les pièces fabriquées à bas coûts dans ces pays, pour les assembler avant de les réexporter. Les biens « made in Germany » sont ainsi produits en réalité à 40% à l'étranger, selon les calculs de l'économiste Hans-Werner Sinn, de l'Institut Ifo à Munich, qui a trouvé un nom à ce phénomène : "l'économie de bazar".
Ces délocalisations, ainsi que les réformes du marché du travail engagées par le précédent gouvernement, ont mis une pression énorme sur les syndicats : pour ne pas voir toujours plus d'emplois partir à l'étranger, ils ont été obligés de jouer le jeu de la maîtrise des coûts salariaux et d'accepter la suppression de primes ou d'augmentations, ou encore le retour aux 40 heures hebdomadaires sans compensation salariale. (source l'expansion.com) Ajoutons au dumping social allemand, un euro fort a favorisé l'Allemagne alors qu'il pénalisait les autres européens.
Fin d'un mythe, au moins dans les bourrages de crâne médiatiques. Désormais, les experts évoquent le "modèle canadien"...
la politique de flexibilisation du travail du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, engagée en 2003, politique synonyme de précarisation de l’emploi, ayant une lourde responsabilité en la matière selon le rapport.
12 millions de pauvres! La grande réussite allemande
Marianne donne à lire un article très intéressant sur ces 12 millions de pauvres allemands et rappelle notamment que le phénomène s'est nettement accéléré à partir de 2005 et le fameux Agenda 2010 et ses lois Hartz, oeuvre de Gerhard Shröder chancelier social-démocrate, évoqué par Yves Besançon.
Pour exemple (je cite Marianne). La dernière des lois dite Hartz IV a fusionné l'allocation chômage longue durée et l'aide sociale. Seule l'allocation chômage perçue pendant la première année est indexée sur le salaire. Après les chômeurs touche l'allocation dite Hartz IV - 850 euros/mois pour une personne seule, allocation logement comprise. De plus, ne peut toucher cette allocation que celui qui dispose de moins de 9750 euros d'économies. Au delà de cette somme, il faut vivre sur ses avoirs personnels aussi longtemps que possible....
Ainsi, 70% des chômeurs allemands vivent sous le seuil de pauvreté, contre 45% pour la moyenne des pays européens.
Je crois que ce rapport par, son statut officiel, est d'une grande importance. Il fait exploser un discours dominant qu'il n'était pas possible de contester sans passer pour des demeurés ou des anti-allemands.
Nous étions bien peu à dénoncer les plans Hartz qui réduisaient de façon drastique les droits des chômeurs.
Nous étions bien peu à ne pas voir dans l'Allemagne le paradis vertueux.
L'envers du décors était tabou, aujourd'hui les langues se délient.
je vous invite à lire un article que j'ai commis sur ce rapport après avoir traduit la version anglaise seule disponible apparemment : http://anpag.org/article.php3?id_article=1159
Espérons que le rapport de l'OIT libérera la parole
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Fin d'un mythe, au moins dans les bourrages de crâne médiatiques. Désormais, les experts évoquent le "modèle canadien"...
Article très intéressant à archiver. Merci.
Il leur faut toujours un modèle... qu'ils soient hommes politiques ou économistes..... souvenez-vous... il y a plus d'une bonne dizaine d'années.... ils encensaient tous Tony Blair et la Grande-Bretagne....cette dernière est désormais au fond du trou... même si Tony Blair s'en est plutot bien sorti... merci pour lui.
Maintenant c'est le tour de l'Allemagne...
"Selon l'institut du travail de l'université de Duisbourg-Essen, plus de 6,5 millions de personnes en Allemagne, soit près de 20 % des travailleurs, toucheraient moins de 10 euros brut de l'heure. Le chiffre est surtout inquiétant concernant les très petits salaires : 2 millions d'employés gagnent moins de 6 euros de l'heure et, dans l'ex-RDA, ils sont très nombreux à essayer de vivre avec moins de 4 euros par heure, c'est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet"... Cet article date de 2010... et ce n'est pas moi qui le dit... c'est le Figaro, alors ..
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/08/03/04016-20100803ARTFIG00572-de-plus-en-plus-de-travailleurs-pauvres-en-allemagne.php
Quel sera le prochain modèle encensé et adoré qui deviendra un mythe avant de tomber au fond du trou ? à qui le tour ?
Merci Belle lurette pour ces précisions chiffrées intéressantes sur le coût social du dumping salarial allemand pour les travailleurs les plus fragilisés par la précarité croissante du travail Outre-rhin.
Il leur faut toujours un modèle... qu'ils soient hommes politiques ou économistes.....
@ belle lurette
Bonjour belle lurette,
Le problème du modèle est qu'il doit résister à toutes critiques et qu'il ne doit pas être limitatif.
Pour parler du modèle que je suis entrain d'essayer de mettre en place, "A bas l'article 123 du traité de Lisbonne", j'ai choisi celui de l'équipe de rugby virtuelle qui m'a déjà servi pour les "matchs" Il faut plus qu'un murmure pour abattre les murs" et pour "Le rugby club virtuel de Vichy" http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village?page=1
L'expérience "Il faut plus qu'un murmure pour abattre les murs", c'est déroulé et d'une certaine manière se déroule encore, avec comme pilier gauche albinos, comme pilier droit Joël Martin et comme talonneur hasbeen, mon poste étant celle de bourdon de mêlée.http://youtu.be/5LGYGxtozgg
L'épilogue, provisoire, je l'espère, a été d'obtenir un très joli texte qui a eu de très gros problèmes avec la censure Mediapart qui n'a accepté, à contre cœur, que de n'autoriser la réalisation d'un billet sur le comte personnel de albinos.
Albinos ayant choisi de quitter le club plutôt que d'accepter ce qui nous paraît être un arbitraire de Mediapart, je vais, demander à Thierry Ternissien d'Ouville de nous aider à poursuivre notre quête d'édition qui a titre personnel, me semble être essentiel.
En ce qui concerne l'équipe de Rugby vichyssoise, je n'ai jamais requis une édition mais je l'ai très fortement souhaitée tant il me semble important de traiter du pétainisme car je crois que le pétainisme est la source principale du sarkozysme.
J'ai hurlé de douleur et je continue à hurler de douleur à la censure communiquée par Erich Inciyan me précisant que par politique éditoriale, il était interdit de traiter Brice Hortefeux et pourtant à mes yeux...
Je remercie cependant, Erich Inciyan d'avoir procédé à la modification de texte nécessaire aux yeux de Mediapart, pour que mon commentaire apparaisse car ceci constitue un pont de départ qui peut être positif au plus haut point.
En ce qui concerne "mon" équipe de rugby actuelle, je viens d’émettre le billet http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/290112/lenlevement-de-notre-europe-des-peuples nourrit de la philosophie de l'équipe de rugby virtuelle, le pilier droit étant Marie-Caroline Porteu, soutien très actif à Nicolas Dupont-Aignan, le pilier gauche Yves Besançon lui même, le talonneur restant hasbeen...
Il es très facile de gausser sur la réputation des consultants stratégiques, nier qu'il puissent être utiles pour les changements économiques, politiques et surtout philosophiques auxquels nous devons faire face est une pure sottise.
Cette technique utilisée en permanence pour installer la mondialisation et la seule capable de la détruire...
Il n'y a pas pire sottise que de l'oublier, me semble t-il...
La victoire en chantant, nous ouvre la victoire, la liberté guide nos pas http://youtu.be/zL-J5Omhjf4 me semble être un modèle conceptuel qui n'a pas pris une ride et qu'il serait idiot d'oublier.
J'en formule, en tout cas, la prière laïque et républicaine























Un modèle, pour être un modèle, doit de toutes façons être compatible pour les autres: la démographie, pour commencer, n'est déjà pas la même.
On aurait fini par regretter l'occupation allemande, ou par vouloir devenir allemand.
Et les femmes en Allemagne ?
Y en a t il toujours aussi peu qui travaille ?
Sont elles comptabiliser dans les demandeurs d'emploi ?
Que d'idées reçues...les allemandes ont au moins ceci en commun avec les hommes, elles ont du poil aux jambes; les portugaises de la moustache et les françaises des gros tétons parce que les français ont une grande gueule...
Plus sérieusement:
Au cours des dix dernières années, les entreprises allemandes ont fait d'immenses efforts pour améliorer leur compétitivité, grâce à un mélange de délocalisations et de compression des coûts salariaux. Depuis la chute du Mur, les industriels ont massivement transféré leur production à l'Est. Aujourd'hui, ils ré-importent les pièces fabriquées à bas coûts dans ces pays, pour les assembler avant de les réexporter. Les biens « made in Germany » sont ainsi produits en réalité à 40% à l'étranger, selon les calculs de l'économiste Hans-Werner Sinn, de l'Institut Ifo à Munich, qui a trouvé un nom à ce phénomène : "l'économie de bazar".
Ces délocalisations, ainsi que les réformes du marché du travail engagées par le précédent gouvernement, ont mis une pression énorme sur les syndicats : pour ne pas voir toujours plus d'emplois partir à l'étranger, ils ont été obligés de jouer le jeu de la maîtrise des coûts salariaux et d'accepter la suppression de primes ou d'augmentations, ou encore le retour aux 40 heures hebdomadaires sans compensation salariale. (source l'expansion.com) Ajoutons au dumping social allemand, un euro fort a favorisé l'Allemagne alors qu'il pénalisait les autres européens.
Effectivement, votre dernière remarque est très pertinente sur les effets cumulés pénalisants du dumping salarial et de la surévaluation de l'euro pour les partenaires européens de l'économie allemande. En termes de points de croissance économique perdus, c'est la double peine ! Et on comprend pourquoi Merkel s'accroche désespérément au statut actuel de la BCE dépourvue de toute politique de changes !
Pour rester dans le concret de l'économie de bazar:
Un ami mécanicien reçoit un client propriétaire d'une Opel coupé; le client se plaint que le retrait à la fermeture de sa vitre, au moment de la fermeture de la porte ne se fait plus, rendant ainsi l'étanchéité défaillante.
Le mécanicien démonte le dispositif lève-vitre teste les circuits et découvre rapidement l'origine de la panne, une puce électronique coûtant moins d'un euro.
Il se rend chez le fournisseur de pièces détachées mais ce dernier, lui apprend que la pièce ne figure pas sur le catalogue de pièces détachées d'Opel.
Il est donc obligé de changer le dispositif complet, coût sans la pose, 300 €.
Par curiosité, il décortique la puce (à moins d'un euro) de l'ancien dispositif, la sort de son logement, dessus est imprimé un code chiffré et la mention "Made in Roumania"
la politique de flexibilisation du travail du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, engagée en 2003, politique synonyme de précarisation de l’emploi, ayant une lourde responsabilité en la matière selon le rapport.
12 millions de pauvres! La grande réussite allemande
Marianne donne à lire un article très intéressant sur ces 12 millions de pauvres allemands et rappelle notamment que le phénomène s'est nettement accéléré à partir de 2005 et le fameux Agenda 2010 et ses lois Hartz, oeuvre de Gerhard Shröder chancelier social-démocrate, évoqué par Yves Besançon.
Pour exemple (je cite Marianne). La dernière des lois dite Hartz IV a fusionné l'allocation chômage longue durée et l'aide sociale. Seule l'allocation chômage perçue pendant la première année est indexée sur le salaire. Après les chômeurs touche l'allocation dite Hartz IV - 850 euros/mois pour une personne seule, allocation logement comprise. De plus, ne peut toucher cette allocation que celui qui dispose de moins de 9750 euros d'économies. Au delà de cette somme, il faut vivre sur ses avoirs personnels aussi longtemps que possible....
Ainsi, 70% des chômeurs allemands vivent sous le seuil de pauvreté, contre 45% pour la moyenne des pays européens.
@Brocéliande
Merci d'insister sur la responsabilité historique de Gerhard Schröder dans la casse du système d'indemnisation chômage Outre-Rhin. Un social-démocrate ? Une insulte pour la social-démocratie !....
Je crois que ce rapport par, son statut officiel, est d'une grande importance. Il fait exploser un discours dominant qu'il n'était pas possible de contester sans passer pour des demeurés ou des anti-allemands.
Nous étions bien peu à dénoncer les plans Hartz qui réduisaient de façon drastique les droits des chômeurs.
Nous étions bien peu à ne pas voir dans l'Allemagne le paradis vertueux.
L'envers du décors était tabou, aujourd'hui les langues se délient.
je vous invite à lire un article que j'ai commis sur ce rapport après avoir traduit la version anglaise seule disponible apparemment : http://anpag.org/article.php3?id_article=1159
Espérons que le rapport de l'OIT libérera la parole
Bravo et merci pour ce lien précieux qui devrait intéresser les lecteurs de ce fil !
.
Pour Sarko l’Europe c'est l’Allemagne...Attention ! il risque de vendre la France (à la Tapi) pour 1€ symbolique...
Merci, Yves Besançon et Etienne Adam. Vos artoicles sont très intéressants.
Sur le plan politique, à ma connaissance, seul Mélenchon a commencé à dégonfler la baudruche sur son blog
Question: quand les Allemands vont-ils se révolter ?
"Question: quand les Allemands vont-ils se révolter ?"
C'est exactement la question que je me suis posée en lisant ce billet mais en lisant les autres commentaires je me demande : quand tous les peuples européens vont-ils se révolter ?
Car des peuples qui ne se révoltent pas accumulent aigreurs, haines, ressentiments qui se retournent non pas contre les puissants (impuissants à vivre et à aimer) mais contre leurs semblables qui leur renvoie l'image de leur peur. Et c'est le réveil glauque des nationalistes qui manipulent sans vergogne ces colères glauques pour désigner l'autre, le différent, le divergeant, l'étranger comme cible à cette rage veule.
Il est vrai que les défilés militaires sont là pour nous montrer que l'on a les moyens de nous soumettre !
@Netmamou et Watayaga
Très bonne question, Netmamou ! On présente souvent le "consensus allemand" comme une force du "modèle" allemand. Mais une force pour qui ??? Vous avez donné la réponse Watayaga….En même temps, cet état d’esprit consensuel n’est que le reflet d’un système de valeurs, produit d’une histoire, et la sociologie politique nous apprend qu’il n’existe point de système de valeurs immuable dans le temps….
Il y a longtemps que des amis Allemands me disaient de me méfier de ce qui se disait de leur pays.
Ils me parlaient de l'augmentation inquiétante de SDF, de travailleurs pauvres, d'un social détruit à la hache engendrant des situations parfois absorbées par une dénatalité qui arrive à inquiéter outre-rhin...
Ce que moi j'avais vu c'était les gens âgés qui venaient le soir dans les parc pour prendre le verre des canettes jetées et le revendre ... Mais comment tirer des conclusions à partir d'une seule observation ?
On nous à fait le coup du modèle Islandais, puis Anglais, puis Espagnol, de l'Irlande .... Nous avons vu la suite !!
Je suisallé en Suède il y a peu et là bas aussi l'on m'a dit de ne pas me fier à ce que je voyais....
L'Europe doit se repenser en urgence si elle veut reter une réalité.
Quand nos dirigeants vantent un "modèle" ils parlent toujours des avantages et jamais des inconvénients .
Et encore ! Prenons le cas de la soi disant flexisécurité des pays scandinaves : dans notre pays le medef et la sarkosie n'ont retenu bien entendu que la flexibilité .
Angela Merkel entend imposer à tous les pays de l'eurozone sa politique de déflation salariale et de compression des coûts .
Seulement l'Allemagne est partie de haut , elle est redevenue une puissance indutrielle et impérialiste .
Beaucoup d'Allemands ont des revenus basés sur des rentes ...
Donc l'Allemagne a eu la possibilité de relativiser la casse .
Et il faut reconnaître qu'ils ont décidé en leur temps des justes mesures : encadrement des loyers , encadrement des dépenses de santé , mais qui ne concernent pas que les usagers : les médecins eux mêmes, la pharmacie , ont été concernés , etc...
Le "modèle allemand" si modèle il y a , n'est pas un modèle pour les autres pays européens .
Nous avons accumulé trop d'erreurs , nous avons cumulé des régimes politiques trop inégalitaires , trop soumis au diktats de l'oligarchie, de la finance , des banques , des multinationales, etc ....
Les dettes ne sont que le reflet de ces mauvaises politiques , que des mauvais choix industriels , de la compromission de politiciens et d' intermédiaires louches , d'une démocratie malade, déséquilibrée , assujettie à l'exécutif , concentré sur une personne $$$$$$ et ses courtisans , qui ne rend de comptes à personne .
La fracture européenne est béante .
La Grèce, le Portugal c'est l'envers de la médaille . Et si l'on continue , nous allons connaître bien plus certainement leur avenir que le réhaussement au niveau allemand .
Ls.
Cela aurait été bien de mettre le lien vers le fameux rapport de l'OIT, pour que l'on puisse juger du contenu sur pièce, dans la mesure où vous n'êtes pas très cohérent.
A la fin de l'article vous indiquez que finalement la compétitivité allemande ne tient pas tant aux salaires bas qu'à une bonne spécialisation des entreprises sur des marchés porteurs et á valeur ajoutée ! Exactement ! La droite et la gauche nous explique depuis 2 ans que l'Allemagne réussit à l'export (150 milliards de balance positive) grâce aux bas salaires. C'est d'une absurdité sans nom. Audi et BMW ont battu leurs records historiques de vente l'année dernière. Vous pensez que c'est grâce aux bas salaires ? Evidemment non.
Le travail qualifié est mieux payé qu'en France. Par contre, c'est vrai, le travail non qualifié est sous-payé, et la couverture sociale pour les petits boulots est lamentable.
Quant à la consommation moins vigoureuse que dans les autres pays... ben évidemment, la population allemande décroit alors que la population francaise croit !
J'ai rajouté à la fin de l'article le lien pour accéder au rapport (voir aussi le commentaire plus haut d'Etienne Adam). Il n'y a pas d'incohérence dans les points que vous relevez. La force de la compétitivité de l'économie allemande repose davantage sur sa compétitivité structurelle que sur sa compétitivité-prix. Et si la politique des bas salaires a pu, certes, améliorer la compétitivité-prix dans une certaine mesure, celle-ci n'est qu'une composante de la compétitivité. En revanche, si finalement la déflation salariale allemande a eu une contribution explicative très largement surestimée (et pour cause !) dans la compétitivité de l'économie allemande, elle a eu un coût social exorbitant pour les travailleurs allemands que certains abonnés ont dans leurs commentaires bien illustré par des statistiques éclairantes....et un coût tout aussi onéreux pour l'ensemble de la zone euro ! Les seuls bénéficiaires de cette déflation salariale, on les connaît tous !!
Belle mise au point Oliv92. En ce qui concerne la faiblesse des marges dans les PMI-PME française, si elles tiennent en petite partie à des micro-coûts, elles révèlent le fait suivant : viser la quantité et vendre moins cher avec une forte concurrence n'est plus de mise. Viser la qualité et donc vendre une plus-value (le design sous tous ses angles : ergonomie, esthétique, ergonomie, sustainability, etc.) permet de faire de la marge.
Cette chose très très simple n'est pourtant pas comprise par la majorité de nos intellectuels patentés.
La seconde question qui vient immédiatement derrière c'est l'absence de programme chez nos politiques pour une vraie culture industrielle.
La troisième mais celle-ci vole pour le moment trop haut c'est qu'une culture industrielle devrait protèger. Si l'Allemagne depuis le Deutscher Verkbund de 1907 a allié les arts, les artisans et l'industrie, elle n'a pas totalement appliqué les préceptes du mouvement Arts and Crafts (via Herman Muthesius ex-attaché culturel allemand à Londres). William Morris disait en effet : "Art is man's expression of his joy in labour." Le design historique comporte une très forte connotation sociale.
Il y aurait l'occasion pour Hollande - s'il se penchait sur les pionniers socialistes qui ont inventé l'écologie (Ruskin et Morris) - d'engager une politique sur une culture industrielle éthique, une création responsable. Les objets produits ne sont que des réifications, soit la matérialisation d'intentions bonnes ou mauvaises. Un objet peut signifier : volonté de polluer, d'exploiter, de manipuler... Etc.
La véritable valeur d'un objet est dans la totale qualité de son design, et le design authentique dit : culture de l'altérité, respect de l'homme et de la nature, simplicité comme ascèse, innovation originale, transparence des systèmes. Espérons qu'un jour chaque objet industriel sera noté non seulement au niveau de son efficacité mais aussi de sa performance sociale, écologique, etc. Dans ce sens certains éléments du billet d'YB s'intègreraient dans cette nouvelle culture industrielle et ses critères éthiques.
Ce que vous écivez là me fait penser au billet "Le droit à la Culture Ben Boukhtache'
La culture, pour moi, devrait être partout dans notre vie - y compris dans la façon de concevoir notre travail et donc pour les ouvriers de fabriquer des objets de bonne qualité et esthétiques. Ai-je bien compris ce que vous avez écrit ? Si oui, j'essayerai de mettre votre commentaire en lien sur son billet parce que je pense qu'il y apporterais une dimension intéressante à la notion de "culture".
C'est exactement cela.
Merci : j'ai donc copié/collé votre commentaire avec un petit blablabla personnel en fin de file actuelle du billet de Ben
Et alors, les riches sont plus riches et cela seul compte pour la caste au pouvoir et ses domestiques politiques.
Et voyez-vous les pauvres allemands se révolter ? Non, ce pays a une longue tradition d'obéissance servile.
Et tout cela met en péril les autres pays ? Pas grave, pensent les ultra-riches, après nous, le déluge".
PS Ne jamais oublier que l'inititateur de ces réformes pauvricides fut un type dit de gauche, Schroeder. Lui, il est parti ensuite se faire des couilles en platine chez Gazprom. Elle est pas belle, la vie ?
l’Organisation internationale du travail (OIT) vient de publier, mardi 24 janvier, un rapport accablant et éclairant, sur la stratégie allemande de déflation salariale à l’œuvre depuis une décennie.
En plombant la croissance européenne, la politique des bas salaires allemands serait, selon l’institution onusienne, la cause structurelle des difficultés actuelles de la zone euro
@ Yves Besançon
Pour cette info :























Comme le souligne si bien "Les Echos", dans ce rapport l'Allemagne est désignée comme le responsable de la crise de l'Euro :
L'Organisation internationale du travail (OIT) a décoché hier une flèche assassine contre l'Allemagne. Après avoir noté dans son rapport sur « les tendances mondiales de l'emploi 2012 » que la principale puissance européenne est, avec l'Australie, le seul pays développé à avoir réussi à hisser son taux d'emploi au-dessus de son niveau d'avant-crise, LES AUTEURS DU RAPPORT accusent ni plus ni moins cette dernière d'être à l'origine de la crise de la zone euro. « La compétitivité accrue des exportateurs allemands est de plus en plus identifiée comme la cause structurelle des difficultés récentes dans la zone euro », assènent-ils dans un encadré, perdu dans le rapport.
Dans le viseur de l'OIT, la politique salariale « déflationniste » menée en Allemagne après la réunification : « La réduction des coûts du travail par rapport à ceux de ses voisins au cours des dix dernières années a mis sous pression la croissance de ces derniers avec des conséquences négatives sur la soutenabilité de leurs finances publiques. » « Plus grave encore, ajoute l'OIT, les pays en crise n'ont pas pu utiliser le moteur des exportations pour compenser la faiblesse de leur demande domestique puisque leur industrie ne pouvait pas profiter d'une demande intérieure allemande plus forte. »
« Dévaluation interne »
Outre-Rhin, la croissance de la consommation privée a été inférieure de plus de 1 % à celle des autres pays de la zone euro entre 1995 et 2001. La stratégie visant à retrouver de la compétitivité « a créé les conditions d'un ralentissement prolongé dans l'Union européenne, les voisins de l'Allemagne étant conduits à mener une politique de déflation salariale encore plus dure pour résoudre leur propre problème de compétitivité ». Un comble, à lire le rapport de l'OIT, puisque la « dévaluation interne » a surtout touché les salaires dans les services, laissant les coûts du travail dans l'industrie manufacturière à un niveau élevé. Peu a été fait, en revanche, pour améliorer la productivité.
C. C., Les Echos
Nous étions ici quelques uns à dénoncer la politique menée par l'Allemagne, vilipendés par les habituels autistes, si prompts à crier au racisme et à la xénophobie, mais oubliant de discuter sur le fond, comme d'habitude !
Il serait bon de poser quelques questions au candidat Hollande, sur ce qu'il pense faire des conclusions de ce rapport !
Apparemment aux Echos, on a une drôle conception de faire de l’information. Hier, Catherine Chatignoux consacrait effectivement sa plume à l’étude du rapport de l’OIT, dans son article auquel vous faîtes référence ("Crise européenne : l'OIT torpille l'Allemagne"), et aujourd’hui, Jean-Francis Pecresse, éditorialiste aux mêmes Echos, s’adonnait, avec un certain culot - eu égard à la publication de ce rapport - à son exercice préféré d’enfumage en qualité de secrétaire de presse de l’Élysée avec un édito intitulé "L’arme de la flexibilité". L’auteur nous livre, pêle-mêle, sans aucun complexe, les profondeurs de ses inepties "néolibérales sarkoziennes". Je cite :
Ce n'est plus une invitation, c'est une obligation : l'inflexibilité du chômage, qui a encore enrôlé de force, en décembre, un millier de Français chaque jour, contraint, faute de mieux, à appliquer la parade mise en place par l'Allemagne. Au rythme auquel « l'adversaire » - le chômage -gagne du terrain de ce côté du Rhin, le plus vite sera le mieux. Une trêve électorale est un luxe que notre économie ne peut pas s'offrir. Après la libéralisation du chômage partiel, annoncée au sommet du 18 janvier - progrès intéressant mais insuffisant -, la piste d'accords compétitivité-emploi doit être suivie, en l'adaptant à notre droit et à notre culture.C'est parce que les entreprises allemandes, face au choc de la crise, ont pu réduire la durée du travail et les salaires qu'elles ont, avec une remarquable efficacité, préservé l'emploi et si peu licencié. Le prix de cette flexibilité a été largement partagé, entre emplois stables et salariés précaires.
En France, le poids de l'ajustement commence seulement à affecter le noyau dur de l'emploi - les salariés « stables », protégés par leur CDI ou leur qualification -, mais il a longtemps été supporté par une seule catégorie de travailleurs, toujours les mêmes, alternant intérim, CDD, temps partiel et chômage.Dans un rapport éclairant consacré à cette « dualité du marché du travail », l'Institut de l'entreprise, think tank apolitique, plaide en faveur d'une « flexibilité responsable » permettant que des accords de baisse du temps de travail et des salaires voient le jour quand la conjoncture l'exige. Ce serait, déjà, une avancée considérable au regard de la rigidité actuelle du marché du travail.
S'en tenir là, cependant, refléterait une conception défensive des accords de compétitivité. Une vision offensive, celle que l'on peut attendre du chef de l'Etat, serait d'autoriser, symétriquement, les entreprises à augmenter rémunération et durée du travail en cas de surcroît d'activité. Cette flexibilité raisonnée ne serait pas seulement conjoncturelle mais structurelle. Voilà qui suppose, néanmoins, de lever deux obstacles de taille. L'un est politique : seule la CFDT peut envisager de s'engager dans cette voie, et certainement pas à ce stade du quinquennat. L'autre est juridique : il faudra modifier la loi pour que l'accord individuel du salarié ne soit plus nécessaire, mais induit par un accord collectif majoritaire d'entreprise. Et ce n'est pas, là, une petite révolution culturelle.
Comme vous avez pu le constater, ce Monsieur Pecresse(journaliste ??????….) ne lit pas tous les rapports…….et écrit autant de bêtises qu’il en dit lorsqu’il est invité sur les plateaux radios (je fais notamment référence au débat, le jeudi soir sur France info, où Laurent Mauduit de Médiapart doit systématiquement sortir l’épée de l’information face aux petits soldats de la désinformation, dont ce raconteur d’histoires, Jean-francis Pecresse. Merci au passage à Laurent Mauduit pour savoir tenir brillamment l’épée face à de tels manipulateurs de l'information économique et sociale !
Dans le viseur de l'OIT*, la politique salariale « déflationniste » menée en Allemagne après la réunification : « La réduction des coûts du travail par rapport à ceux de ses voisins au cours des dix dernières années a mis sous pression la croissance de ces derniers avec des conséquences négatives sur la soutenabilité de leurs finances publiques. » « Plus grave encore, ajoute l'OIT, les pays en crise n'ont pas pu utiliser le moteur des exportations pour compenser la faiblesse de leur demande domestique puisque leur industrie ne pouvait pas profiter d'une demande intérieure allemande plus forte. »
OIT : http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_internationale_du_travail
@ Emmanuel Esliard
Pour ce rappel :











































Nous étions ici quelques uns à dénoncer la politique menée par l'Allemagne, vilipendés par les habituels autistes, si prompts à crier au racisme et à la xénophobie, mais oubliant de discuter sur le fond, comme d'habitude !
@ Emmanuel Esliard
Initiative venue de chez nos amis teutons à ne pas oublier

!!!
D'avance, Merci...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle
http://www.dailymotion.com/video/x7fmfn_revenu-universel-ou-allocation-univ_news
http://www.dailymotion.com/video/xinbtf_pour-un-revenu-universel-d-existence_webcam
Global Employment Trends 2012: Preventing a deeper jobs crisis
Rapport :English [pdf 1727KB]
Inclut Executive Summary - "Global Employment Trends 2012: Preventing a deeper jobs crisis" Résumé analytique- "Tendances mondiales de l’emploi 2012: Prévenir une aggravation de la crise de l’emploi" Resumen ejecutivo - "Tendencias Mundiales del Empleo 2012: Prevenir una crisis mayor del empleo" Chapter 1: The macroeconomic outlook is deteriorating Chapter 2: Global labour market situation Chapter 3: Regional labour market and economic developments Chapter 4: Policy options for growth with jobs Appendices
@ Danyves
Ne pas oublier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle




























YB : vous réfugiez votre pensée "derrière le déclin du modèle allemand". Regardez du côté des Pays-Bas, de la Suède, et de la Suisse. Prenez votre canne et votre chapeau ! Allez visiter leurs entreprises, rencontrer leur énorme potentiel créatif, vérifier le coût de la vie (logement, produits de base, transports), le taux de chômage, la qualité de vie ...
Je ne saisis pas très bien le sens précis de votre invective, à supposer qu'elle me concerne (YB ?). Invitation pour invitation, (re)lisez l'article.....
Où voyez-vous une invective ? Apprenez-moi à lire.
Désolé, le temps me manque.
De mon côté, limite
...
De mon côté, limite
...
@ Yves Besançon
Bonjour Yves,
Je profite de ce petit message pour vous remercier, à nouveau, pour le temps que vous nous consacrez
!!!
Je sais que par les temps qui courent, l'on a tendance à considérer le temps du maître de conférence à égalité avec celui d'une personne qui se consacre à la spéculation financière ou intellectuelle, que Emmanuel Todd nomme très justement "Zéro pensée" la plus apte à nous ruiner le plus rapidement possible

!!!
Ceci n'est dit sans aucune agressivité pour qui que ce soit mais, quand même, comme une invitation à participer au Maul* que nous formons pour obtenir l'abolition de l'article 123 du traité de Lisbonne http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/traite-de-lisbonne-article-123-le-75113 et de la pratique absolument mortifère de High Frequency Trading http://reflets.info/algorithmes-hft-notre-petite-logique-a-nous-qu%E2%80%99on-a%E2%80%A6/ exposé très brillamment dans le livre de Paul Jorion : "La capitalisme à l'agonie" http://www.priceminister.com/offer/buy/120352177/le-capitalisme-a-l-agonie-de-paul-jorion-livre.html
Je termine ce message en vous priant de m'excuser pour le peux de commentaires fournis pour votre billet

!!!
Le vol de mon bourdon de mêlée : http://youtu.be/5LGYGxtozgg à beaucoup plus poussé du côté du piler droit de notre mêlée (Marie-Caroline Porteu) que du côté gauche que vous incarnez
...
Conscient de risquer de faire tourner la mêlée, je fais et continuerai à faire amende honorable de mes commentaires.
A bientôt
.
Amitié
.
*Maul (anglais : « malmener ») : constitué par un joueur debout portant le ballon, un ou plusieurs adversaires et un ou plusieurs coéquipiers qui sont liés à lui. Les joueurs de l’équipe attaquante doivent être sur leurs pieds et avancer vers la ligne de but adverse, sinon l’arbitre est forcé d'arrêter le jeu et ordonner une mêlée en rendant l’introduction à l’équipe défendant. Un maul qui avance bien est un groupé pénétrant (voir). S'il avance en permettant à ses participants de sortir du maul puis d'y revenir régulièrement pour maintenir sa marche, on parle de « maul déroulant ».
Cher Jean, vos commentaires sont toujours animés par la seule motivation noble de diffusion et de partage de l'information au service de l'émancipation des consciences. Ils savent mettre en évidence l'Essentiel et, dans la forme, ils expriment une bienveillance authentique dépoussiérée des égos stupides et des provocations infantiles, même lorsque vous portez la critique. Alors, tout simplement, à moi de vous féliciter et de vous remercier pour cette contribution précieuse à la vie des articles sur Médiapart.
Amicalement et à bientôt
«Rien de ce qui est humain ne m'est étranger» Socrate
@ Yves Besançon
Bonjour Yves,
J'ai eu quelques insomnies cette nuit et vos mots : "même lorsque vous portez la critique" me font un bien immense
.
Il m'est très difficile de me sentir autoriser à pratiquer la critique et je ne le fais que lorsque je ressens que cela est strictement indispensable
.
A tort ou a raison, j'ai cru reconnaître, un "pote de tertulia" qui avait déjà tenu des propos similaires à l'endroit de Marie-Caroline Porteu

.
J'ai parlé avec lui et je pensais avoir été convainquant
.
Je suis donc désespéré d'avoir l'impression de ne pas l'avoir été assez

!!!
Je sais que cette devise de Socrate : «Rien de ce qui est humain ne m'est étranger» vous va comme un gant et qu'il est de notre devoir à tous de vous encourager à continuer à la pratiquer.
http://www.dialogus2.org/socrate.html
A bientôt
.
Amitié
.
"l'Institut de l'entreprise, think tank apolitique, plaide en faveur d'une « flexibilité responsable » permettant que des accords de baisse du temps de travail et des salaires voient le jour quand la conjoncture l'exige"
Cette phrase est un petit chef d'oeuvre !
"Think tank apolitique" : bel oxymore. Si, en plus, il " plaide pour"...le journaliste (?) en question est en plein délire !
.........entre journaliste et porte-parole de l'UMP, il faut choisir
.....il a choisi.....
Vu le déferlement d'informations vues uniquement par un bout de la lorgnette, il n'y a guère qu'Olivier et Ujamaa qui savent de quoi ils parlent.
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Ils essaient de rectifier quelque peut cette hystérie. Qui n'a en fait qu'un seul but: se rassurer.
Mais un proverbe allemand dit à juste titre: "Quand on est assis dans une maison de verre, mieux vaut ne pas jeter de pierres"
.
La "justification" apportée vient d'un institut - prôné infaillible - que l'on croit sur parole et qui utilise la méthode raboteuse pour tout mettre au même niveau afin de pouvoir mieux "comparer".
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Or, on ne peut pas comparer des pommes et des oranges, même en essayant de tout presser dans des moules normatifs.
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Les deux sociétés sont totalement différentes, dès la maternelle. Toutes les conceptions de vie sont différentes. En France, on préfère donner ses enfants "à garder" par des personnes qui sont payées pour pendant que leur mère va gagner son argent ailleurs. On voit le résultat au niveau de la cohésion sociale. En Allemagne, les femmes - quoi qu'en disent certains idéologues - préfèrent élever leurs enfants elles-mêmes au moins jusqu'à l'âge de 3 ans. Elles les socialisent le matin en petits groupes dès l'âge de 1 an et demi environ, travaillent le matin, mais les ont tous les après-midis et leur apprennent des tas de choses. Qui manquent cruellement aux enfants français, élevés par des étrangers à la famille, payés pour par le salaire de leur mère qui travaille ailleurs. Mais ça, c'est un autre débat.
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En fait, cet article et cet institut et ses publications, essaient de presser tous les pays dans des normes - qu'ils ont édictées comme étant le top du top - et "comparent" sans voir la sociologie de chaque pays, sans aller dans le détail. Ils ne voient que le côté "travail".
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Mais la société allemande est organisée de manière totalement différente, les valeurs sont différentes - l'éthique et l'honnêteté par exemple , qui font rire tout le monde en France (voir le débat sur Wulff, qui serait impensable en France), ou l'amour de la technique et du travail bien fait - y jouent un grand rôle . Les enfants sont éduqués de manière totalement différente
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Ce qui est raconté sur les jobs "précaires", à savoir les jobs à 400 € est une ineptie totale, car il ne tient pas du tout compte de l'organisation de la societé, de sa sociologie.
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Ces jobs à 400 € sont pris justement par des personnes qui veulent gagner un peu d'argent, sans devoir bosser 40h/semaine, comme une grande partie des étudiants et des femmes qui ont choisi de faire une pause d'un ou deux ans pour élever leurs enfants en bas-âge.
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Ensuite on parle de Hartz IV, mais oublie de dire qu'à cette allocation aux personnes sans emploi de longue durée, s'ajoutent diverses aides - habillement, téléphone, chauffage, etc - qui n'apparaissent pas dans les taux pris en compte.
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Quant au SMIC, le pays a toujours observé ses effets pervers en France. Ce salaire étant fixé par les autorités, les entreprises qui ont le choix, préfèrent embaucher au salaire minimum qu'à un autre négocié entre syndicats et chefs d'entreprise en fonction des activités et des régions. On a observé pendant des décennies la paupérisation de toute une couche sociale en France, qui ne gagnera que le SMIC durant toute sa vie professionnelle, sans espoir de gagner plus. On y a préféré la négociation évoquée et il faut dire que les salaires ont toujours été plus élevés en Allemagne qu'en France - et ils le sont encore, je le vois tous les jours.
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Quant au chômage des jeunes, il est de plus de 23% en France et de quelque 8% en Allemagne.
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Les besoins en main d'oeuvre étant importants (offres d'emploi) - le pays accueille bras ouverts des milliers de jeunes hyper-bien formés venant des pays qui ne leur proposent rien ou peu.
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Alors qu'en France, les circulaires Guéant enferment le pays de plus en plus...
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Voici les chiffres:
"Grecs, Espagnols, Italiens, Portugais : confrontés à des taux de chômage élevés dans leurs pays, ils sont de plus en plus nombreux à prendre le chemin de l’Allemagne pour trouver un emploi.
Au premier semestre de 2011, l’Office fédéral des statistiques (destatis) a recensé une croissance de 29 % du nombre d’immigrants en provenance des autres pays de l’Union Européenne (UE) par rapport au premier semestre de 2010. Et cette hausse atteint 84,5 % pour les Grecs et 49 % pour les Espagnols. « L’accroissement de l’immigration en provenance des pays de l’UE particulièrement touchés par la crise de la dette est frappante », souligne destatis.
Au premier semestre 2011, l’Allemagne a ainsi accueilli 8 900 Grecs, 7 300 Espagnols, ainsi que 13 900 Italiens (+ 22,5 %) et 3 800 Portuguais (+ 21 %).
Avec la levée des dernières barrières limitant l’accès au marché du travail, elle a également vu augmenter de 30 % le nombre de ressortissants de pays ayant adhéré à l’UE en 2004 (Pologne, Hongrie, Slovaquie etc.).
Enfin, elle a accueilli 34 % de Roumains et de Bulgares de plus qu’au premier semestre 2010.
Pénurie de main-d’œuvre qualifiée
L’Allemagne a tout pour intéresser ces immigrants. Non seulement elle affiche l’un des taux de chômage les plus bas d’Europe (6,4 %), mais ses entreprises recherchent explicitement de la main-d’œuvre qualifiée sur fond de pénurie. Certes, la langue peut être un obstacle.Mais certaines entreprises ont un tel besoin de recruter des talents qu’elles paient des cours de langue ou apportent de l’aide pour la recherche d’un logement.
L’Institut Goethe a d’ailleurs noté un net regain d’intérêt pour les cours d’allemand, et développé des cours adaptés aux immigrants en Europe du sud. Les professionnels les plus recherchés demeurent les ingénieurs et les personnels de santé.
Au total, l’Office fédéral des statistiques a constaté au premier semestre une hausse de 19 % du nombre de personnes venues s’installer en Allemagne (+ 68 000 par rapport au premier semestre de 2010). Sur ces 435 000 immigrants, 381 000 possédaient un passeport étranger.
L’émigration étant stable, le solde migratoire est passé de 61 000 à 135 000, ce qui représente un bond de 122 %."
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Voilà pour l'article. Il convient d'ajouter qu'en France on entend toujours parler de "natalité" dont on se dit fier - un reste de Vichy - alors qu'on demande au tiers-monde de faire moins de gosses.J'ai rarement lu en France de débats sur cette schizophrénie.
Les Allemandes des années 70 ont choisi de ne pas faire de gosses, mais de vivre, de voyager. Aux questions sur la baisse de la natalité dans un pays qui a une densité de population de 230 h/km2 - plus du double de la France - elles disaient "Est-ce si important?"
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On entend dire partout que l'Allemagne va perdre des habitants que la France est au top dans ce domaine. C'est oublier l'immigration qui y est tout autre, c'est une immigration de jeunes en pleine force de l'âge, très bien formés, qui vont s'installer dans le pays et y fonder leur famille.
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Comme l'ont fait des millions d'Italiens dans les années 50 dont les enfants sont aujourd'hui partie prenante de la société et y ont fondé pour la plupart des entreprises qui marchent. Ou des millions de Turcs, dont plusieurs sont ministres dans les parlements régionaux et créateurs d'entreprises. Ils ont même créé un drapeau qui montre leur intégration dans le pays.
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On lit souvent tout et n'importe quoi en France au sujet des Turcs en Allemagne.
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Il y avait 72 000 entrepreneurs d'origine turque en 2007qui employaient 350 000 personnes, pas que des Turcs, mais aussi des Allemands, investissant 8 milliards d'Euro. Leur chiffre d'affaires était de 36 milliards d'Euro.selon une étude de l'ATIAD (germano-turque). Ils sont passés du commerce du coin aux entreprises de haute technologie.
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Plusieurs organismes évaluent qu'en 2015 - dans trois ans - 120 000 Turcs d'Allemagne auront créé leur entreprise et emploieront 720 000 personnes avec un volume d'investissement de 66,5 milliards. Tout comme l'ont fait les vagues d'immigration des huguenots - massacrés par la France - et d'Italiens arrivés dans les années 50.
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L'immigration qui vient en France est de tout autre nature, elle vient de l'Histoire de la France avec ses colonies. Rien à voir. Et les taux de natalités dont se gaussent certains viennent en grande partie de cette immigration, c'est en tout cas ce que disent sages-femmes et obstétriciens - car la France refuse de faire des statistiques honnêtes à ce sujet.
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Voilà quelques réflexions suite aux pierres que jettent ceux qui se trouvent dans une cage de verre... motivés par quelques réflexes inavoués mais profonds de peur et d'envie.
Très intéressante cette mise au point que j'ai juste eu le temps de survoler et je trouve particulièrement intéressant ce que vous dites de la garde des enfants car je me suis souvent demandée si la france n'était pas un laboratoire d'étude des conséquences à long terme de la maltraitance !
Pourquoi faire tant d'enfants - et est-ce si nécessaire d'en faire ? - quand on est si pressé/e (les pères aussi sont concernés) au nom de la liberté individuelle que ces enfants viendraient nous refuser par la demande exagérée de satisfaction de leurs besoins - de s'en débarrasser auprès de personnes dont on se soucie très peu de la réalité de leur comportement à leur égard. Et si l'enfant se montre difficile, c'est bien sûr de sa faute et parents et professionnelles se renvoient la balle en s'informant : "alors, il s'est bien comporté aujourd'hui ? Tu as été gentil/le j'espère ?"
Effectivement on commence à en voir le résultat dans ces jeunes adultes si nombreux aujourd'hui à être tellement en recherche de conformité et si désespérément en recherche de reconnaissance sociale ! (pas tous les jeunes : il y a des erreurs de parcours....)
@Etoile66
En comparant l’Allemagne et la France, vous abordez beaucoup de sujets, sur la socialisation primaire, le chômage des jeunes, les effets vertueux ou pervers d’une norme de salaire minimum, la fécondité, l’immigration, dont certains éléments chiffrés sont d’ailleurs intéressants et pertinents, mais à aucun moment vous vous intéressez directement au sujet précis traité par l’OIT dans son rapport et dont je ne fais que rapporter les conclusions dans mon article. Si vous aviez bien lu le rapport et l’article, vous auriez compris qu’il ne s’agit aucunement de faire une analyse comparative entre l’Allemagne et la France, mais juste de montrer, analyse quantitative à l’appui de l‘OIT, que la stratégie de déflation salariale de l’Allemagne a eu de graves effets négatifs (augmentation de la pauvreté en Allemagne et atonie de la croissance économique dans la zone euro au point d‘avoir une responsabilité importante dans la crise actuelle des dettes souveraines), tout en n’étant pas l’élément déterminant de la forte compétitivité allemande. Rien de plus, rien de moins, mais déjà beaucoup ! C’est tout à fait votre droit de contester ces conclusions, mais je constate que vous n’objectez aucune critique interne directe face aux arguments précis et mécanismes exposés par l’OIT dans son rapport et repris dans l''article. Vous avez aussi le droit de faire l’apologie de l’absence d’un salaire minimum, mais on aurait aimé qu’un tel point de vue aussi rétrograde du point de vue du progrès social, puisse être argumenté par des analyses macroéconomiques (en provenance d’organismes non patronaux, cela va de soit !) - à supposer qu'elles existent, attestant d’éventuels effets pervers d’une telle législation.
Quant à vos jugements gratuits sur l’OIT qui n‘intéressent que vous : « La "justification" apportée vient d'un institut - prôné infaillible - que l'on croit sur parole et qui utilise la méthode raboteuse pour tout mettre au même niveau afin de pouvoir mieux "comparer".»……Nicolas Sarkozy ne dirait pas mieux…..
Ne serait-ce pas plutôt du Droit Européen dont il faudrait parler de toute urgence .
En rédigeant hier mon billet sur le MES : tentation totalitaire , je n'imaginais même pas avoir les résultats aussi rapidement avec les articles de Stiglitz et de Parienty sur les soupçons de fraude qui pèsent désormais sur la BCE .
Du coup je les ai intégrés dans le corps du billet , car la corruption est le premier symptôme de la disparition de la séparation des pouvoirs , disparition sur laquelle j'attire l'attention de toute urgence puisque ce texte dément doit être voté le 21 Février prochain .
MES : Tentation totalitaire
@ Marie-Caroline Porteu
Bonjour Marie-Caroline,
Je viens de diffuser largement le texte anti MES, en particulier au fils du dentiste qui a fait travailler mon père durant toute sa carrière professionnel et quei est...UMP

!!!
A bientôt.
Amitié.
QUI a parlé d'un "modèle" ?
Les Français.
Pourquoi cherchent-ils si désespérément un "modèle"?
C'est la question qu'il faut se poser, la question essentielle.
Mais personne ne parle de modèle allemand, sauf le patronat français et son premier serviteur, Nicolas Sarkozy !
Merci à l'étoile lunineuse de l'OIT pour sa contribution éclairée, au travers de cette étude, à la déconstruction d'un mythe fabriqué de toute pièce pour exploiter toujours un peu plus la force de travail.
Et merci à Monsieur Besançon d'en avoir rendu compte aussi clairement.
N'oublions pas de participer à cette lutte : http://blogs.mediapart.fr/blog/michael-le-sauce/130212/ecrire-son-depute-pour-refuser-le-vote-du-mes-le-21-fevrier
Merci par avance !!!
http://youtu.be/4qXVjcbWIF8
Ce que se faire "engrecqué" veut dire

!!! http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/ces-grecs-terrasses-par-la-crise-7001842.html
Ne pas oublier de faire voter contre le MES http://blogs.mediapart.fr/blog/michael-le-sauce/130212/ecrire-son-depute-pour-refuser-le-vote-du-mes-le-21-fevrier
Merci par avance.