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Éloge de l’efficacité productive du travail en France

 

D’après une étude publiée mardi 20 septembre à Londres par l'Office national des statistiques (Ons) sur la productivité comparée du travail des pays du G7 en 2010 (1), le travailleur français confirme sa remarquable bonne position sur les marches du podium de l’efficacité au travail. Le constat macroéconomique n’est certainement pas nouveau si l’on en juge par d’autres études et statistiques en provenance d’autres sources comme celles de l’Ocde ou d’Eurostat, mais dans la sinistrose ambiante des mauvaises nouvelles économiques et de l‘aveuglement néolibéral de nos gouvernants, il est intéressant d’en extraire quelques bonnes leçons élémentaires de conduite en matière de politique économique.

Commençons par le constat. Si l’on raisonne en termes de productivité du travail par tête, c’est-à-dire la richesse produite en moyenne par un travailleur (2), la France se classe en deuxième position en 2010 derrière les Etats-Unis, et devant l’Italie, l’Allemagne et le Canada, le Royaume-Uni et le Japon fermant la marche (cf. ci-dessous graphique n°1 repris de l‘étude). Ces statistiques montrent aussi que par rapport à 2009, les écarts de productivité s’accentuent entre les deux meilleurs de la classe, les travailleurs américain et français, et leurs homologues du G7. En ces temps de référence obsédée du côté de l’Élysée et de Matignon par rapport au fameux paradigme allemand, on relèvera également que la supériorité française est de l’ordre de 6 % en 2010 (indice de 106, calculé en prenant comme base 100 la productivité allemande) et qu’elle se maintient bien en 2010.  

 Graphique n°1 : productivité du travail par tête en 2009 et 2010 (base 100 le Royaume-Uni)

 

Si l’on s’appuie maintenant sur la productivité horaire du travail (3), c’est-à-dire le flux de richesses réalisé en moyenne en une heure de travail, les prouesses du travailleur français ne se démentent toujours pas. Certes, le travailleur allemand détrône ce dernier de son deuxième rang derrière le travailleur américain, mais seuls les travailleurs américain, français et japonais améliorent leurs performances entre 2009 et 2010 par rapport au travailleur britannique. Quant à la supériorité allemande par rapport à la France, elle se réduit en 2010 par rapport à 2009.

Quelles leçons à tirer de ces performances comparées ? Il s’agit tout d’abord d’une excellente nouvelle pour les partisans de l’économie de la demande. Alors que la solution d’une sortie de crise par une relance par une hausse des salaires commence timidement à faire son chemin, sur la base d’un constat connu et répété d’une part structurellement insuffisante des salaires dans la répartition de la valeur ajoutée des entreprises (4), les bonnes performances comparées de la productivité du travail de la France autorisent des marges de manœuvre légitimes en la matière, au nom de la simple équité d’une règle de répartition des richesses produites et malheureusement oubliée par les rentiers du capital ces dernières décennies : une meilleure efficacité du travail mérite aussi un pouvoir d’achat du salaire accru ! Et cette relance du pouvoir d’achat pourrait être à l’origine d’un cercle vertueux de sortie de récession dans laquelle nos économies s’engouffrent, d’autant plus efficace qu’elle se concentrerait sur les salaires les plus modestes, dont on sait que la propension à consommer est forte (part des salaires consacrée à la consommation), surtout après des années de pertes de pouvoir d’achat, au moins pour les travailleurs précaires.

Mais, il s’agit aussi d’une très bonne nouvelle pour les défenseurs de l’économie de l’offre. On rappelle que la compétitivité-prix des entreprises ne dépend pas du coût salarial horaire comme le laissent sciemment entendre les discours proches du patronat, mais du coût salarial unitaire, lui-même égal au rapport entre le coût du travail horaire et la productivité du travail (5). Il est donc tout aussi évident qu’il y a pour l’économie française, grâce aux bons résultats de l’efficacité productive de sa force de travail, des marges de manœuvres techniques pour une revalorisation des salaires sans détérioration de la compétitivité-prix des entreprises, n’en déplaise au discours gouvernemental et patronal. L’arithmétique est claire et sans appel : une hausse des salaires strictement proportionnelle à la progression de la productivité laisse inchangée le coût du travail unitaire, donc la capacité concurrentielle de nos entreprises à développer leurs parts de marché. L’argumentaire technique peut même s’en trouver renforcé si l’on rappelle par ailleurs deux faits saillants caractérisant l’économie française : d’une part, elle n’est pas relativement mal placée pour son coût horaire du travail par rapport à ses partenaires développés, d’autre part, la structure de son commerce extérieur est largement dominée par ses échanges avec ses partenaires de l‘Union européenne (de l‘ordre de 60 %), laissant un poids impactant limité joué par la concurrence des économies émergentes à faible coût de main d’oeuvre. Enfin, il est aussi précieux de rappeler qu’il existe une interaction dynamique vertueuse entre salaire et productivité du travail : la hausse des salaires aujourd’hui, en améliorant le confort et la santé des salariés, et leurs motivations au travail, génère aussi des gains de productivité et de compétitivité pour demain.

Et pour terminer, il s’agit également d’un constat très précieux pour plaider la cause, contre les vents dominants des économistes de l’offre, de la vertueuse réduction du temps de travail dans le cadre d’une économie en transition entre le productivisme tayloro-fordien et le développement durable. En effet, osons enfin envisager, au moins après une sortie de crise des dettes publiques, une croissance de l’emploi et une amélioration du bien être des populations dans les pays riches, dans un contexte de croissance de la productivité du travail propre à une économie moderne, non plus par le chemin d’une croissance économique soutenue, mais tout simplement par l’intermédiaire de la réduction du temps de travail dans le cadre d'une politique de partage du travail disponible…..et d’une répartition équitable des richesses produites, elle-même fondée sur la trilogie de la répartition dans une vraie social-démocratie : efficacité du travail, utilité sociale des métiers et besoins des individus. Une simple question de choix de société, accompagnée par une réelle volonté politique, porteuse de plein emploi, de cohésion sociale et de préservation à long terme de l'écosystème global de la planète dans un environnement contraint par la rareté des ressources naturelles !!!

En conclusion, vous l’avez bien compris, ces trois bonnes leçons d’économie politique verte, sont aussi trois cartons rouges adressés à la politique économique du chef de l’État qui, avec l’impudence et la niaiserie qu’on lui connaît habituellement pour les questions économiques, s’obstine depuis 2007 à massacrer le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes et à s’inscrire à contresens de l’histoire, et ce à travers la dynamique principale de sa politique économique et sociale : " Travailler plus longtemps pour gagner moins pour les plus modestes…..et inversement pour les plus riches !!". Décidément, mai 2012 n’en finit plus de hurler d’impatience…..

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(1) http://www.ons.gov.uk/ons/rel/icp/international-comparisons-of-productivity/2010---first-estimates/stb-icp-sep11.html

(2) Au niveau d’une entreprise on rapporte la richesse créée (la valeur ajoutée brute-VAB) au nombre de travailleurs. Au niveau macroéconomique, on rapporte le PIB (la somme des valeurs ajoutées brutes) à la population active occupée.

(3) On rapporte la VAB ou le PIB au volume d’heures travaillées, selon le niveau d’analyse adopté, micro ou macro. Indicateur plus difficile à calculer précisément que le précédent, tout du moins au plan macroéconomique.

(4) Voir notamment les réflexions récentes du laboratoire social Lasaire : http://www.lasaire.net/accueil.php

Concernant l’évolution de la part des salaires dans la VAB des entreprises en France sur longue période, se reporter au graphique n° 1 de mon article ici sur Médiapart : De la faiblesse du pouvoir d'achat des salaires à l'insuffisance de l'investissement productif......... En effet, l'évolution de la part des salaires est exactement l'inverse de l'évolution du taux de marge (part de l'excédent brut d'exploitation dans la VAB) présentée par ce graphique. Ainsi, à la remontée du taux de marge à partir du milieu des années 80 correspond le déclin de la part des salaires.

(5) Le coût salarial unitaire est le coût du travail supporté en moyenne pour une unité produite. En adoptant les notations suivantes : H(nombre dheures travaillées), S (coût horaire de la main dœuvre) et Q (niveau de la production), le coût salarial unitaire est donc par définition égal à (HxS)/Q. Ce rapport peut aussi sécrire : S/(Q/H), donc comme le rapport entre le coût horaire du travail (S) et la productivité horaire du travail (Q/H) .

Tous les commentaires

@Ivan Villa

 

 

Merci pour ce complément d'analyse sur la dynamique de la réduction du temps de travail avec cette distinction précieuse entre les deux types de régulation : la régulation par le marché nécessairement inégalitaire par le dualisme du marché du travail et la précarisation du travail qu'elle entraîne, et la régulation par des procédures collectives animée par l'équité et impliquant les partenaires sociaux et l'État.

 

L'autre partie de la vidéo est également très intéressante et complète utilement la perspective du développement durable. Comme Pascal Canfin le souligne très justement, le concept de développement durable implique nécessairement un abandon progressif du dogme du modèle productiviste selon lequel la croissance du PIB est le seul chemin obligé de la progression du bien être. Si ce chemin est encore justifié dans les pays en développement où les besoins primaires ne sont pas encore pleinement satisfaits pour l'immense majorité des populations, il ne l'est absolument plus dans nos pays riches, même si la transition vers cette économie du développement durable nous obligera encore à arpenter ce chemin, pendant un temps plus ou moins long, selon l'évolution des mentalités et la force de la prise de conscience qui doit se faire en la matière. Pascal Canfin fait notamment allusion au décrochage aux Etats-Unis entre la courbe du PIB en progression régulière et celle de l'indice de santé sociale qui ne cesse de baisser depuis la fin des années 60 ! Même constat au Royaume-Uni où la courbe du PIB par habitant continue de progresser durant la crise de la fin du XX siècle alors que la courbe de l'indice du bien être économique décroche à partir du milieu des années 80. En France, on retrouve les mêmes contradictions si l'on compare les évolutions entre le PIB par habitant et l'indicateur du BIP40 (baromètre des inégalités et de la pauvreté). Bref, l'augmentation du PIB par habitant n'est plus une mesure satisfaisante de l'amélioration du bien être dans nos sociétés riches, et la principale raison n'est pas que cet indicateur est imparfait dans ses modalités de construction, mais que cette augmentation à long terme n'est pas souhaitable et soutenable écologiquement, et n’est plus nécessaire dans une perspective justement de la progression du bien être. Croissance verte ou décroissance, " les marges de progression de bonheur ", celles du " mieux vivre ensemble " sont en effet ailleurs dans nos sociétés d‘abondance, notamment par la mise en valeur de trois gisements : la réduction des inégalités dans la répartition des richesses produites (via la fiscalité redistributive, la protection sociale, le renforcement du RSA et la création d'un revenu maximum acceptable -le RMA, etc.), le partage du travail par la réduction du temps de travail organisée par la collectivité (et non imposée par la régulation spontanée du marché !) et le développement des activités vertes et celles productrices de services solidaires. Et concernant ce dernier gisement de la production de services solidaires (marchands et non marchands), il est inépuisable et soutenable écologiquement pour l’éternité…..Les mentalités doivent se bouger les neurones et le Coeur......Aidons les à évoluer !!!!!!

@Vivre.

Bonjour Jean, merci pour ce témoignage précieux. Et tout simplement mille félicitations et encouragements pour votre action solidaire ! Vous n'augmentez pas le PIB (le travail bénévole n'y est pas comptabilisé !), mais vous contribuez à la progression du bien être dans notre société. Deux enseignements : les objectifs officiels doivent porter sur des indicateurs qualitatifs du bien être (exemple l‘indicateur de développement humain- l'IDH) et favoriser le financement des actions solidaires. Pour revenir à votre témoignage, un très beau symbole de changement de la feuille de route au plus haut niveau de l’État serait de diviser par 3 la rémunération du Chef de l’État pour financer du travail bénévole (dont le vôtre !) et créer des postes dans les services publics dépourvus de moyens…..Amicalement. Yves.

@ Yves Besançon

Bonjour Yves,

La beauté est ce qui comble l’âme humaine car elle est sans fin au sens sans finalité. Elle rejoint de ce fait l’art qui n’a pour seul but d’exister son existe même. Clarifions en disant que la technique a pour but de rendre le travail moins pénible alors que la beauté se suffit à elle-même et , mise à part l’extase pouvant en être tirée, la beauté n’a pas grande utilité. Elle est d’autre part à la même manière que la pensée la définition de l’être humain capable de jugement. L’animal ne juge pas mais se méfie. Il ne juge en aucun cas la beauté. La Beauté par la revendication faite à la philosophie par les linguistes, qui ont une idée des Idées et des mots qui les définissent préjudiciables aux systèmes de pensée utilisée depuis des siècles. La liberté est un mot qui définit quelque chose de très large et de très impalpable finalement. Les mots sont présentés par les linguistes comme dangereux du fait de leur intervention illusoire. Par contre, et c’est tout le sens de la Beauté, si l’esprit ne peut penser sans le langage qui est à double tranchant nous venons de le voir, la beauté est elle au-delà des mots. C’est la raison pour laquelle la poésie est une expression abstraite qui va au-delà des mots. La beauté pourrait ainsi être ressentie sans être exprimée pour autant sans l’existence du mot. La beauté est la preuve sensible de notre pensée, de notre capacité de jugement, et justifie de ce fait la recherche de l’harmonie, de la perfection qui lui a servi si souvent, et à juste titre, de substitut.
Erasme Source : http://lephilosophe.centerblog.net/2076743-La-beaute

Un grand merci pour les si belles choses que vous arrivez à nous dire et à me dire;

A bientôt;

Amitié.

....La beauté appartient avant tout à celui qui la voit...Clin

....La beauté appartient avant tout à celui qui la voit...Clin

@ Yves Besançon

ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

 

Pour moi , toute position ou idée qui tendra à s'affranchir de cette tutelle que vous dénoncez dans votre manifeste , doit être mise en lumière et les débats portés en place publique .

@ marie-Caroline Porteu

Bonjour Marie-Caroline,

Comme je le disais dans mon, précédent commentaire, le "Manifeste des économistes atterrés" http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html est devenu notre manifeste à tous de la gache la plus "gauchiste" à la dorite la plus droitière en passant, bien sûr par Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Nicolas Dupont Aignan et même une patie de la droite non gaulliste !!!

Le festival Médiapart de Jeudi prochain : Quelles réponses à la crise? Débattez avec les «économistes atterrés» est particulièrment important et même si je m'inquiète du faible volume des commentaires (30), je pense et il faut que ce soit un grand succès !!!

Naturellement tout ce que nous pouvons faire en tapant, tapant sur notre ordinateur doit continuer à être fait !!!

Une diffusion de type "porte à porte" du "Manifestedes économistes atterrés" me semble aussi être importante tout comme, naturellement, peuvent l'être des commentaires dans des dîners en ville !!!

Vive les économistes atterrés de tous les bords !!!

A bientôt.

Amitié.

 

"est devenu notre manifeste à tous (sic)" : PAS CELUI DES ECOLOS, ET POUR CAUSE, DANS "CE MANIFESTE DES ATTERRES", LA QUESTION FONDAMENTALE ET PRIMORDIALE DE L'ECOLOGIE EST ABORDEE EN DERNIER POINT, EN FIN DE MANIFESTE, SOUS FORME DE GREENWASHING... AUSSI, C'EST UNE REGRESSION PAR RAPPORT A L'EVOLUTION QUI S'EFFECTUE ACTUELLEMENT PARMI UN GRAND NOMBRE D' INTELLECTUELS ET ECONOMISTES EN EUROPE ET EN AMERIQUE LATINE.
.
PS: Sur la productivité, voir également, cette intervention de Pierre Larrouturou : http://www.dailymotion.com/video/xc7tmm_pierre-larrouturou-comment-sortir-d_news

@Ivan

Le manifeste n’a d’autre ambition que de dénoncer l’imposture de la dictature des marchés financiers et de la complicité des pouvoirs en place pris à leur propre piège. Il est vrai que ce manifeste aurait pu inscrire d’emblée son analyse dans le projet de société du développement durable, mais ce n’était qu’un début de réflexion qui devrait prochainement s’émanciper en ce sens. Il est parfois utile de procéder par étapes pour atteindre précisément certaines cibles, et après digestion auprès de l’opinion publique de points fondamentaux, élargir et complexifier la réflexion initiale.….Donc patience, et cette fois éloge de la tortue.…

Petits pas par petits pas nous sommes d'accord ..

Et comme vous le soulignez fort justement les comportements responsables, ceux qui tendront à nous faire consommer Moins , tout en consommant mieux, le tout associé à des démarches solidaires, sont des démarches qui devront s'apprendre dès le plus jeune âge .

 

Les idées et projets qui nous permettent de protéger nos ressources essentielles , (je viens de lire le nouveau projet de Constitution Islandaise et son interdiction de vente définitive de terres ou ressources naturelles qui ne sont pas aujourd'hui des propriétés privées) sont des démarches innovantes qui doivent être diffusées et relayées le plus largement possible . Pour cela nous devons aussi nous battre contre ce que j'appelle l'omerta médiatique

 

Il est à mon illusoire de penser que nous pouvons tout réformer , mais petites touches par petites touches , en s'attaquant bien sûr en premier lieu aux facteurs de blocages essentiels :

1°) cette dictature des marchés qui pousse au contraire au "plus de possession , quel qu'en soit le coût et qui abolit totalement l'humain de ses paramètres de réflexion pour ne laisser la place qu'au tout économique et monétaire.

C'est Lakshmi Mittal actuel propriétaire d'Arcelor qui avait expliqué que, dans son esprit , le salarié n'était rien d'autre qu'une commodity comme une autre . Nous voyons aujourd'hui les catastrophes prévisibles auxquelles conduisent la stratégie du Monsieur , catastrophes économiques pour les régions concernées et pour les employés licenciés .

 

Je pense qu'un article comme celui de la prochaine Constitution Islandaise aurait permis d'éviter cette catastrophe ou d'en réduire les implications .

 

Mais SURTOUT pour pouvoir avancer , il faut un Etat de Droit .. En faisant les recherches pour étayer ce commentaire , je viens de réaliser que Lakshmi Mittal avait été Directeur de Goldman Sachs et que son attitude est très exactement l'attitude systématique à laquelle nous assistons avec les sinistres agissements de ce que certains nomment aujourd'hui "la pieuvre" lorsqu'ils évoquent cette société toute puissante , jamais jugée et encore moins sanctionnée .

 

Si les enquêtes légitimes avaient été faites à la suite du trucage des comptes Grecs , jamais un Mittal n'aurait pu racheter Arcelor et les attaques sur la dette et les banques Françaises datant du mois d'Aout dernier (donc moins de 5 semaines) n'auraient sans doute pas eu lieu .

 

Et pour en revenir à l'éducation : former la jeunesse n'est d'aucune utilité si les élites se comportent sans cesse en Maffiosi en toute impunité car dans ce cas nous ne sommes plus dans un Etat de Droit , mais dans la jungle , même si celle-ci n'est désormais plus que financière .

 

La seule éducation donnée par la Loi de la Jungle est bien la Loi du plus fort , donc l'inverse de ce que nous sommes supposés chercher à mettre en place .

 

Et pour conclure .. Ouvrir les yeux sur le monde sur les idées , les projets , les réussites, les utopies devenues réalité .. Et il y en a une dont je trouve qu'on ne parle pas assez , qui devrait être le fer de lance d'un mouvement comme celui d'EELV : Auroville , fabuleuse expérience autant sur le plan humain que sur celui des développements durables .

 

 

 

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