Valls et Sarkozy: «Dans cinq ans, s'il me repropose quelque chose, on verra»
Samedi 18 mars, lors d'un débat à l'université Dauphine à Paris, le député et maire d'Evry est revenu sur sa non-entrée au gouvernement lors de l'élection de Nicolas Sarkozy. Manuel Valls y raconte les raisons de son refus initial. «Je lui ai dit d'entrée que je ne pouvais pas entrer au gouvernement (…) Nicolas Sarkozy m'a dit: "Tu sais Manuel, on est en 1958, je suis le Général de Gaulle, nous sommes en train de vivre une période révolutionnaire, c'est le moment de mettre tous les talents au gouvernement". Je lui ai répondu que 2007, ce n'était pas tout à fait 1958. Et puis j'avais des désaccord de fond avec sa politique économique».
Si l'on tend bien l'oreille à la fin de l'extrait vidéo ci-dessus (mis en ligne sur Dailymotion aujourd'hui), on entend ensuite Valls dire: «Je pense que mon destin, mon choix, mon envie est de rénover la gauche en profondeur, alors on verra dans cinq ans, s'il me repropose quelque chose, on verra». Pour mémoire, Valls s'est récemment illustré au PS en dénonçant sur son blog le choix de mettre en avant la défense des libertés publiques, à la veille de l'échec du Zénith le 22 mars dernier.
Puis il a annoncé le 13 avril dans une interview au Monde avoir repris sa liberté de pensée vis-à-vis de Ségolène Royal (dont il était l'un des plus ardents soutiens au dernier congrès du PS): «Je n'ai plus l'âge d'être l'élève d'un sage actif, quel qu'il soit». Pourtant toujours présent dans l'organigramme du "courant" L'espoir à gauche, il s'est également fait remarqué en invitant le ministre de l'Identité nationale Eric Besson à un débat dans sa ville d'Evry, où il s'est accroché avec le conseiller général de l'Essonne, Jérôme Guedj, ainsi que ce dernier l'a raconté dans une tribune à Mediapart. L'occasion de relire également le long entretien que Manuel Valls a accordé à Mediapart il y a un an, autour de son dernier ouvrage. Un entretien titré: «Manuel Valls appelle les socialistes à la rupture»…

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Manuels VALLS !!! Vous aussi ! OH NON ! !!
Mais si, voyons, tout est dans son nom : Manuel valse, un tour à gauche, deux tour à droite...
Comment interpréter ces paroles? Dans cinq ans, lorsque Mr. Sarkozy sera à la tête du PS? PS jumelé à l'UMP? Et pendant ces cinq années, Monsieur Vals vous danserez un pas à gauche, un pas à droite suivant quel rythme? celui du néolibéralisme? Celui du meilleur offrant? Il faudra bien que ces messieurs/dames élus avec les voix de citoyens qui croient encore aux valeurs du socialisme Français et à autre chose en politique qu'à la distribution de postes se décident à clarifier leurs positions et définitions des valeurs et idéologies qu'ils disent représenter. Leurs destins ou ambitions personnelles, bien compréhensibles, doivent intéresser leurs^proches, mais franchement, elles nous indifférent à nous, les militants de la gauche humaniste. C'est vrai qu'il faudrait aussi que nous, les militants socialistes, soyons plus clairs et exigeants avec nous mêmes. Mr. Lang vend son âme socialiste, je préfère croire qu'un jour elle le fut, pour un poste. De revenant à l'Education Nationale? Quelle jouissance doit ressentir le pourfendeur de ce qui fut ce grand parti socialiste Français. Il l'aura mis à terre avec si peu d'effort! Le plat de lentilles biblique... Bon, pas de regrets ni de tristesses qui n'avancent à rien. Je n'ai jamais milité pour un parti mais pour des idées... et l'idéal socialiste ce n'est pas Mr. Sarkozy qui va le faire disparaitre, bien au contraire, quel formidable moteur !
Quel optimisme pour une victoire éventuelle de l'organisation dont il est encore membre!!!! Cela fait plaisir!!!!!!!! Il envisage donc déjà, si j'ai bien compris, de rallier Monsieur Sarkosy à la fin de son "second" mandat. C'est vrai que pour essayer de lui succéder en se battant contre les Copé, Bertrand et autres.....il faut savoir se placer au bon moment..... Mais quelle catastrophe pour une si belle carrière si par le plus grand des hasards et à cause du sale caractère de ces français indisciplinés Notre Président n'était pas réélu..... Il faudra encore changer de casquette, c'est dur la politique pour être toujours du bon coté du vent......
C'est comme un fruit mûr qui attend le premier coup de vent pour tomber. Mais tomber de quel côté : attendons 5 ans pour voir de quel côté vient le vent. On en a connu avec plus de caractère pour résister le temps qu'il fallait et atteindre ensuite la charge suprême. Mais tout le monde n'a pas le caractère qui convient. Ne soyons pas étonnés ensuite du désarroi des électeurs devant une telle médiocrité.
Lang OUI, Besson OUI .......mais pas Manuel Valls.....! Ce n'est pas tant le PS qui en souffrirait mais plutôt l'espoir que peuvent encore nourrir certains électeurs comme moi (bien naïf, j'en convient) en la "nouvelle" génération et sa capacité à régénerer un paysage politique de plus en plus émietté et sans réelle conviction......! Dommage !
Valls ne serait ni le premier ni le dernier à connaître le syndrôme Emile Ollivier. Mais concrètement, qu'est-ce qu'il y a de fait ? On nous avait annoncé le ralliement de Dray, de Lang (là, ce serait une bonne chose, pour la clarté). On peut s'amuser à ces petits jeux, comme à des pronostics de foot. Au fait, Bordeaux champion ? Coupe de France bretonne ? J'ai hâte de savoir, je n'en dors plus.
J'avoue avoir été choquée. Et quelques heures plus tard, je me suis apaisée en me faisant une raison. Au moins, il l'a dit. Face à la caméra, il est le seul à l'avoir dit. Pas comme Kouchner, Strauss-Kahn, Allègre, Lang, Amara. Pas dans un "off". Il l'a dit et à présent nous savons à quoi nous en tenir sur le Parti socialiste. On pouvait espérer jusque là que les valeurs de la gauche étaient de celles qui ne se négocient pas avec un gouvernement d'extrême-droite. Mais pour un petit nombre d'élus socialistes, le pouvoir n'a pas d'odeur. Il faut en tenir compte pour bien voter.
J'ai hésité à quitter le PS avec Mélanchon. Ce qui m'a retenu, c'est le travail fait par Benoît Hamon. J'ai milité en interne contre la fronde des notables socialistes au moment du vote sur les listes européennes. Je participe à la campagne des européennes pour cette liste. Mais la multiplication des défections socialistes pour Sarkozi me pousse à penser qu'il me sera bientôt facile de faire le pas qui me sépare de l'adhésion à la stratégie de Mélanchon et de rejoindre la rénovation de la gauche en train de s'opérer au sein du Front de Gauche.
Valls, Lang, Kouchner, Besson, DSK, P Lamy, etc, etc, (la liste est longue) sont le trait d'union entre sarkozy et le PS. Tant que ceux-là existeront en politique -soit disant à gauche, la bonne blague-, le Parti socialiste ne pourra renaître. (Un même parti avec B Hamon et P Lamy... Y'a comme kekchose qui tourne pas rond et les électeurs sont bien loin d'être dupes.) Et sarkozy pourra continuer à débaucher et à démoraliser la gauche. Il faut un rejet clair et net -de ces traîtres-, officiel, de la part des militants du PS: ceux-là qui paient leur carte, collent les affiches, tractent le dimanche, etc. Il faudrait ensuite établir une ligne politique clairement à gauche et on a peut-être des chances de botter le cul à sarkozy en 2012. Car le vrai problème, c'est que ce sont les militants qui font le travail et les zélites qui trahissent: c'est devenu dangereusement courant! Et cela, dans les partis politiques comme dans les syndicats. La base doit s'organiser pour se passer des carriéristes afin de reconstruire clairement un projet de société.