Le Mage du Kremlin (le film) est à peu près le meilleur cadeau que nous puissions faire au Kremlin (le vrai). En le regardant avec mes yeux de chercheuse travaillant sur les sociétés postsoviétiques et sur la guerre contre l’Ukraine, je considère que ce film est dangereux. En affichant une intention de dénoncer l’exercice du pouvoir autoritaire, il contribue à l’inverse à renforcer le récit russe, et aide le Kremlin à propager son narratif.
Dans « la Défaite de l’Occident », l’essayiste veut démontrer que la Russie a réussi là où nous avons failli, au prix de gros arrangements avec le réel. Devant l’insistance répétée de Todd à se déclarer historien et anthropologue (et non pas essayiste), je me suis dit que s’il jouait la légitimité scientifique, on lui devait une réponse scientifique. Note de lecture.
Ces derniers jours, des troubles antisémites ont eu lieu dans le Caucase Nord russe, notamment au Daghestan et en Kabardino-Balkarie. Ces actes antisémites sont avant tout un écho local à la situation en Israël, façonné par le contexte spécifique du Caucase Nord et de la Russie.
Paul Moreira a réagi dans son blog à certaines des critiques faites à son film « Ukraine, les masques de la révolution » par Benoît Vitkine dans Le Monde, dans le billet du Comité Ukraine sur le site de Libération et ici même sur ce blog. Voici notre réponse et, nous l'espérons, quelques éclairages sur les sujets déformés par le documentaire.
Réflexions autour du documentaire de Paul Moreira "Ukraine: les masques de la révolution". Au-delà de ses petites et grandes erreurs factuelles, le film frappe par ses points aveugles, ou disons par son silence sur tout ce qui dépasse le petit bout de sa lorgnette.
Cher Pôle Emploi,Je te remercie de m’envoyer régulièrement ces offres personnalisées qui montrent l’attention que tu me portes.La dernière en date m’a particulièrement émue.
86% des Russes continuent à soutenir la politique de Vladimir Poutine en mai 2015, affirme le sondage du Centre Levada de Moscou. Ce taux de confiance impressionnant est quasiment inchangé depuis un an, avec un pic à 88% en octobre dernier. C’est dire si on a eu le temps de s’en effrayer, de le disséquer et de tenter des explications.
La polémique sur l’absence de la Russie aux commémorations du 70ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz s’est apaisée aussi rapidement qu’elle s’est enflammée, mais en laissant un arrière-goût tenace. Le genre d’arrière-goût qui nous fera dire dans quelques années qu’il y avait quelque chose de louche dans cette commémoration, quelque chose d’anti-russe, de pro-ukrainien, voire de pro-nazi, sans trop nous rappeler de quoi il s’agissait.
Vendredi 9 janvier, devant le barrage policier cours de Vincennes, j’attendais ma fille. Elle nous avait appelés, effrayée et en larmes, après avoir entendu des coups de feu et vu de la fenêtre du collège la police et les ambulances affluer. La prise d’otages avait lieu quelques centaines de mètres plus loin, mais qu’en savait-elle et qu’en savions-nous ? Nous avions les sirènes des ambulances et l’interminable file de voitures de police et le vide glaçant du cours de Vincennes devant nos yeux.