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Notre médecine a oubliée que nous étions mortel

Tel est le titre que Mathilde Azerot a donné à mon interview dans le "13 du mois" d'avril 2015. Ce titre me plait bien, car il illustre le déni de la mort qui hante nos soignants. Being mortal, tel est le très beau titre du livre qu' a publié Atul Gawande, professeur à la Harvard Scool of Medecine pour rappeler que la vie a une fin qu'il faut accompagner sans obstination, ni abandon lorsqu'aucun traitement n'est possible.

Loi fin de vie 2015 : Synthèse ou Sur place

Le 17 mars dernier, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture la proposition de loi Claeys/Leonetti sur la fin de vie, par 436 voix pour, 34 contre et 83 abstentions. Certes, le débat n’est pas clôt, le vote au Sénat puis le dépôt d’amendement à l’Assemblée Nationale en deuxième lecture peuvent modifier le texte qui n’a été amendé qu’à la marge. Certains députés espèrent même que l’amendement proposé par Jean-Louis Touraine soit voté en deuxième lecture.

Laïcité : Rassemblement ou Division

Les évènements que nous vivons actuellement relancent le débat sur la laïcité. Une proposition de loi a été déposée par Monsieur Alain Tourret, Député PRG, pour étendre l’obligation de neutralité à des structures privées.

Allons au delà de la sédation

La proposition phare de Leonetti Claeys est la sédation profonde et prolongée jusqu’à la mort du patient. Cette anesthésie du patient en fin de vie ne doit pas être la seule manière de choisir sa mort. Il n’y a qu’une issue par le haut : réconcilier les points de vue des soins palliatifs et le point de vue de ceux de la mort choisie dans le respect très prioritaire de la volonté du patient.

Liberté d’expression : le coup de crayon survivra !


En pensée avec les victimes et leurs familles, la Commission nationale consultative des droits de l’homme rend hommage aux fantassins de la démocratie que sont les journalistes et les caricaturistes en quelques endroits du monde que ce soit.
En massacrant les journalistes et caricaturistes de Charlie Hebdo, on a tenté de tuer un des droits les plus précieux de l’homme : la liberté d’expression. La CNCDH rappelle avec force l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement (...).

Leonetti Claeys : et après ?

Mon dernier billet paru dans le Plus Nouvel Obs.com[1] m'a valu de nombreux commentaires. Certains très pessimistes compte tenu des fuites autour du futur rapport Leonetti Claeys.  La manifestation croissante de la présence des adversaires de tout changement provoque une réaction de crainte que j'estime trop forte.

Sur le premier point, nulle surprise. Qui pouvait être naïf pour croire un changement de position de Jean Leonetti, imbus de lui même à cause de sa grande Loi? Le discours des sachants ou experts qui le soutienne n'est pas crédible, car tout le monde voit comment ses parents, ses amis meurent dans la souffrance. Pour quelques 10 000 mort par an Unité de soins palliatifs, 100 000 en soins intensifs, des centaines de milliers de mort se passent dans l'abandon et la souffrance de l'agonie, qui sont largement sous estimés et ignorés.

Hommage à Anne Matalon

Le débat sur la fin de vie s’enflamme. Et c’est ce débat que je désire éclairer en présentant une mort ordinaire, telle que celle de milliers de cancéreux chaque mois, qu’illustre le parcours d’Anne Matalon, filmé avec talent dans « le Moment et la Manière » par Anne Kunvari. Avec amour, tant l’échange est vrai entre elles.

Le Moment et la Manière

Le Moment et la Manière est l’histoire du cheminement vers la mort en 2012 d’Anne Matalon avec son amie Anne Kunvari, la réalisatrice du film. Autour de cette relation amicale, se construit le récit poignant d’une femme qui a lutté contre le cancer quatorze années. Un projet de film est élaboré sur le « cancer, une maladie chronique ». La réalisation démarre, mais alors Anne Matalon est foudroyée en quelques mois et sa fin de vie devient l’objet du tournage. J’ai vu le film et je vous le recommande vivement.

Alzheimer : Changer de nom ?

Telle est la question choc que posent Martial Van der Linden et Anne-Claude Juillerat Van der Linden dans leur récent ouvrage Penser autrement le vieillissement (Mardaga 2014). L’importance de la prévalence de la Maladie d’Alzheimer, qui atteint plus de 800 000 personnes en France, crée de grandes angoisses dans la population vieillissante. La prise en charge des personnes dépendantes et démentes pose de redoutables problèmes sanitaires, mais surtout sociaux et éthiques, sans oublier les conséquences financières qu’entraînent des très longues prises en charge, pour les familles des malades.

Consensus et divergences sur la fin de vie

Le Conseil Consultatif National d’Éthique (CCNE) a publié le 23 octobre dernier un volumineux rapport sur la Fin de vie. Celui-ci fait un constat de consensus sur le respect des volontés de la personne, l’urgence d’améliorations des conditions de prise en charge de la fin de vie par le système de santé, de l’impérieuse obligation du traitement de la douleur. Le CCNE observe en revanche la persistance de profondes divergences sur les questions de l’assistance au suicide et de l’euthanasie.

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