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Pourquoi la gauche doit rompre avec Georges Frêche
La politique est un langage. Et les mots y sont bavards, au-delà de ce qu'ils nomment. Ils disent l'idée que l'on s'en fait, la façon dont on la pratique, les idéaux qui l'inspirent. En ce sens, le verbe musclé de Georges Frêche ne se résume pas à des dérapages. Il dit sa vérité, celle que l'on retrouve dans cette confidence, rapportée par L'Express: «Avec Sarkozy, on se ressemble comme deux gouttes d'eau.» Tirée du portrait qu'a consacré, cette semaine, l'hebdomadaire au président sortant de la région Languedoc-Roussillon, cette phrase a été très peu relevée, encore moins commentée. Politiquement, elle me semble pourtant plus essentielle que cet énième dérapage, dans le même article, sur la «tronche pas catholique» de Laurent Fabius qui a, enfin, sorti le Parti socialiste de sa complaisante torpeur à l'endroit de Georges Frêche.

C'est pourquoi, et mieux vaut tard que jamais, le Parti socialiste comprend soudain que le cas Frêche n'est pas une originalité locale, mais un handicap national. On ne peut prétendre affronter demain Nicolas Sarkozy et tolérer aujourd'hui Georges Frêche. On ne peut affirmer incarner nationalement une alternative, c'est-à-dire une authentique différence sur le fond comme dans la forme, et accepter localement un pouvoir sans partage, aussi démagogue qu'autocrate. Bref, il faut prendre Georges Frêche au mot, et en tirer les conséquences : puisque frêchisme et sarkozysme se ressemblent « comme deux gouttes d'eau », la gauche doit clairement rompre avec le premier si elle veut vraiment battre le second.
Ses supporters objecteront que Georges Frêche a été de tous les combats de la gauche depuis ses premiers engagements politiques et que sa politique d'élu local est profondément sociale. S'agissant du premier argument, on répondra qu'il ne suffit pas d'avoir été pour être. Dans les temps de transition, d'incertitude et d'instabilité qui sont les nôtres, les contours de la gauche ne relèvent pas d'un héritage passé mais d'une actualité présente. Après tout, nous avons vu, en 2007, un homme (Eric Besson) et une femme (Fadela Amara) passer sans transition du Parti socialiste à l'UMP de l'identité nationale et du paquet fiscal.
Au-delà d'une pratique gestionnaire du pouvoir totalement confiscatoire, non délibérative et très égocentrique, on se demande donc bien en quoi sont de gauche plutôt que de droite le clientélisme communautariste pratiqué de longue date par Georges Frêche, sa vision méprisante de ses propres électeurs qualifiés de «cons» malléables à merci, sa promotion incessante d'un passé antiquaire où le bilan positif de la colonisation a toujours été en bonne place, son alignement sur la vulgate anti-musulmane du choc des civilisations autour de la question proche-orientale avec sa position aveuglément pro-israélienne, sa fascination revendiquée sans aucune nuance pour l'actuel autocratisme dictatorial chinois – etc., etc. ... tant la liste n'est pas exhaustive.
Chez Georges Frêche, le pouvoir est la seule constante: s'y maintenir, coûte que coûte. Et, de fait, cela dure depuis bientôt 37 ans, Frêche ayant été élu à Montpellier député pour la première fois en 1973, puis maire de la ville en 1977. Que son étiquette, ses alliances, ses relais soient apparemment de gauche ne définit aucunement son identité politique qui, en vérité, se résume à sa seule personne. S'il en fallait une seule preuve, elle est assénée au centuple par les ruptures, menaces subies et disgrâces forcées de toutes celles et de tous ceux, dont l'actuelle maire de Montpellier, Hélène Mandroux, qui ont osé se dissocier, se démarquer ou s'éloigner alors même qu'ils appartiennent à la même famille politique. En frêchisme, comme en sarkozysme, on est avec ou on est contre, sans entre deux. Pas de place à la nuance, à la diversité, à la contradiction. Avec moi ou contre moi, tel est le seul vrai programme politique.
Quant à l'aspect social de sa politique, il n'est pas certain que la réalité lui en donne quitus, et c'est bien pourquoi la fuite en avant démagogique, par l'outrance et la provocation, la force du verbe et l'intimidation des adversaires, lui tient déjà lieu de refrain de campagne. Avec 12,8% de chômeurs, le Languedoc tient socialement la lanterne rouge de l'Hexagone, bon dernier dans la plupart des indicateurs sociaux et gratifié du PIB par habitant le plus faible de France. Mais, surtout, on ne saurait trop inviter les socialistes locaux et leurs soutiens nationaux à relire leurs classiques, voire, dans le cas de Vincent Peillon, philosophe de métier, leurs propres ouvrages (sur Jean Jaurès ou sur Ferdinand Buisson), pour se rappeler qu'on ne peut dissocier la question sociale de la question démocratique.
C'est ici qu'il faut en revenir au langage. Longtemps monopole médiatique de Jean-Marie Le Pen, le registre transgressif de Georges Frêche, où le dérapage verbal est immédiatement suivi d'une posture de victimisation dénonçant les élites (forcément parisiennes) et le politiquement correct (évidemment bourgeois), est l'habituelle ruse de tous les manipulateurs d'opinion et de foule les moins soucieux de l'émancipation des masses. En l'espèce, la vulgarité et la grossièreté n'ont rien d'authentiquement populaire, mais traduisent au contraire le mépris et le dédain du peuple chez un intellectuel titré, agrégé et universitaire, professeur de droit romain, qui a choisi ce registre pour s'imposer et dominer. A gauche, ce rôle de composition n'est pas nouveau : il fut souvent celui choisi par ceux, lettrés ou bureaucrates, qui détournèrent à leur profit les causes ouvrière et paysanne.
Nul hasard, par exemple, si ceux qui s'opposèrent au stalinisme, à son imposture communiste et à ses crimes totalitaires, firent de la correction de la langue comme du comportement une question politique centrale. On trouve ainsi chez Léon Trotsky, dans Questions du mode de vie, ouvrage publié en 1923, donc aux premières années de la révolution soviétique, un réquisitoire contre la bureaucratie placé sur le terrain de la politesse et du langage. «Les égards et la politesse comme conditions nécessaires à des relations harmonieuses» est le titre d'un chapitre, suivi d'un autre, ainsi intitulé: «Il faut lutter pour un langage châtié.» Staline, l'homme qui devait ordonner son assassinat en 1940, n'avait pas encore imposé sa dictature, mais la caste qui allait le promouvoir prenait ses marques, avec une grossièreté brutale comme signe distinctif.
«La grossièreté du langage est un héritage de l'esclavage, de l'humiliation, du mépris de la dignité humaine, celle d'autrui, et la sienne propre», écrit Trotsky qui ajoute que, «dans la bouche d'un maître», c'est «l'expression d'une supériorité de classe, d'un bon droit esclavagiste, inébranlable». Et de conclure: «La lutte contre la grossièreté fait partie de la lutte pour la pureté, la clarté, la beauté du langage.» Au cas où la référence au fondateur de l'armée rouge troublerait certains lecteurs, quelque peu oublieux de ce que fut l'opposition au stalinisme, j'y ajoute volontiers cet autre opposant déterminé, mais sur le versant socialiste libertaire, George Orwell, dont la common decency, cette décence commune propre aux opprimés, se voulait l'exact contraire de la grossièreté politique imposée au mouvement ouvrier par le communisme stalinien.
Pour reprendre la définition qu'en a donné Jean-Claude Michéa, spécialiste d'Orwell habitant justement Montpellier, le frêchisme est à l'opposé de ce « sentiment intuitif des choses qui ne doivent pas se faire, non seulement si l'on veut rester digne de sa propre humanité, mais surtout si l'on cherche à maintenir les conditions d'une existence quotidienne véritablement commune». A cette aune, les provocations de Georges Frêche sont bavardes tant, loin de cet idéal partagé, elles opposent et divisent, compartimentent et segmentent. Des noirs aux harkis, en passant par les femmes musulmanes voilées ou l'implicite antisémite de ce Fabius à la «tronche pas catholique», ses cibles ne sont jamais anodines, convoquant toutes un imaginaire de l'étrange étranger, de l'immigré envahissant; bref, de l'autre pas comme nous, jamais comme nous, dont la différence est, au bout du compte, de trop.
Il y a certes bien longtemps que le Parti socialiste aurait dû s'en émouvoir. Et ses alliés nationaux, opposés localement à Georges Frêche, sont légitimes à le lui rappeler. Mais on ne saurait aujourd'hui faire reproche de ce coûteux retard maintenant qu'il se transforme en une évidente ponctualité politique. «Le socialisme est une morale», écrivait en 1894 un jeune député dont les viticulteurs du Languedoc honorent la mémoire. Il se nommait Jean Jaurès, et il serait peut-être temps que les socialistes s'efforcent enfin de lui donner raison.
Post-scriptum-1, le 4 février 2010: Jean-Pierre Mignard prolonge la discussion en répondant à ce billet sur son blog. C'est à lire ici.
Post-scriptum-2, le 7 février 2010: le cas Frêche a été le sujet de mon débat hebdomadaire avec Alain Genestar sur France Info. C'est à écouter ici.


Tous les commentaires
Malheureusement, régler 'le cas Frêche', de la façon dont cela prétend se faire, ne changera rien, au contraire à, je vous cite : "une nécrose démocratique qui prolonge et approfondit, exacerbe et hystérise, les travers, faiblesses et insuffisances de notre culture politique nationale".
Quant aux écrits de Trotsky, entre les paroles et les actes ...
Je crains que vous ne connaissiez ni les paroles ni les actes de Trotsky ni, manifestement, ceux de Frèche !
.
Sur ce satrape, tout est dit par Edwy Plenel.
Et, si bien dit.
Bon, et si on causait un peu de Fabius maintenant.....
Nan, je déconne bien sûr, mais pas bien catholique tout de même, celui-là pour un soi-disant socialiste :
-Libéralisation totale des marchés financiers en 1983, vente de la souveraineté de la France à la découpe à l'union européenne en tant que premier ministre et surtout ne jamais se faire de "mauvais sang", telle était sa devise à ce libéral déguisé en socialiste bon teint, vichy célestin.
Pas bien catholique tout ça, évidemment.....
Mais il est vrai que Frêche n'a pas commis le dixième des larcins et des traitrises de Laurent Fabius, donc Frêche est coupable, ça va sans dire.
@ +ENO-
Et il faut tout de même rappeler que c'est Fabius qui a ouvert le premier feu dans cette affaire en attaquant Frêche sur son terrain :
"Si j'étais dans sa région je préférerais voter Ump" (sic) Fabius.
@ +ENO-
S'il est le premier à, avoir ouvert le feu contre la candidature de Frêche, est-ce blâmable ? Un certain nombre de socialistes pensaient comme lui. Un bon nombre de Français aussi. Bien des socialistes se sentaient mal à l'aise quand on les interrogeait sur cette candidature non validée au plus haut niveau mais tolérée.
Il ne faut pas dès lors s'étonner rené, que se sentant agressé Frêche réplique vivement.
On ne peut lui dénier ce droit.
De toute façon ce sont des gamineries dignes de cour de récréation, les porter à l'échelon national avec lynchage à la clé est d'autant plus incompréhensible que l'on est à mille lieues des vraies préoccupations des Français.
C'est du "Loft Story" politique, bref c'est pas franchement top.
@ +ENO-
En revenir enfin à la moralité politique, c'est donc une gaminerie. Bravo pour la vertu, morbleu!
Enfin rené, c'est quand même le chien qui se mord la queue toute cette sombre histoire :
-Qui a fait que les fédérations locales soient si puissantes ??
-Qui a construit Frêche de toute pièce, dans son bastion imprenable ??
Si ce n'est l'appareil du PS lui-même.
Avez-vous entendu un quelconque "mea-culpa" à ce sujet, voire même un souci de prévention pour l'avenir ??
Que nenni, rien que du "loft story" politique de bas étage, c'est pitoyable.
@ +ONE-
"Les fédérations locales" ne sont en général pas toutes puissantes. Certaines ont déjà été amenées à adopter des comportements nettement plus démocratiques. Il s'agit ici de faire des "fédés de Septimanie", des fédés du PS. Et ce n'est pas du loft story. C'est une histoire difficile à régler démocratiquement quand une majorité prend des chemins qui ne le sont guère.
Martine Aubry a pris l'engagement de restaurer la démocratie dans le PS. Elle s'appuie sur le vote militant national du 1er octobre dernier. Elle sait saisir toutes les opportunités en ce sens. sa dure expérience lilloise lui a appris à être patiente et persévérante.
Elle ne se contente pas de causer. Quand elle parle, c'est déjà un acte pour elle, et elle ne parle pas pour se faire plaisir. Comme certains.
dans la même émission sur la 5, les secrétaires de section ont été suspectés d'influencer le vote des adhérents (cela concernait l'élection de Ségolène aux primaires), cela m'a révoltée: nous avons la capacité de choisir sans subir l'influence..à moins que...et chacun de parler de "son âme et conscience" ou de "perdre son âme" à moins qu'ils perdent conscience...
Bravo pour cet article,et désolé Vertubleu, mais ce ne sont pas des gamineries......C'est toute une manière d'apréhender la politique, les autres,Cette façon de "manager" c'est terminé ! ça fonctionnait il y a 30 ans !j'utilise volontairement le mot manager, parce que l'on retrouve la même problématique dans les grosses entreprises, d'ancien Directeur qui pratique le clientélisme, le paternalisme et les nouveaux qui communiquent et qui font participer tout le monde aux décisions, qui respectent certaines règles de transparence.Le pouvoir personnel, le clientélisme, les "magouilles", les arrangements, ça n'a plus rien à faire a gauche....
L'attitude de Peillon qui défend Frêche est incompréhensible pour moi : comment peut-on défendre quelqu'un qui se prétend socialiste et se comporte comme un potentat local, autocrate et méprisant. Il a certes transformé Montpellier, mais comme l'ont dit certains pour d'autres, je réclame le droit d'inventaire!
Laurent FABIUS présent le 3 février 2010 au dîner du CRIF, à côté de tous ses petits potes libéraux de l'Ump, notre Fabius, très peu catholique sur ce coup là évidemment, s'est littéralement "vautré" de soumission totale à cette association communautaire, soi-disant "Française", qui soutient inconditionnellement le dernier Etat d'Apartheid au monde, à savoir israel.
Rien n'arrête Fabius, ni le "sang contaminé" de l'époque où il était premier ministre, pas plus que le "sang de gaza", et quant aux valeurs universelles Françaises, il s'assoit aussi visiblement dessus, que sur les 101 promesses de Mitterand en 1981, qu'il a lui-même bradées dès 83, au marché mondialiste.
Pitoyable.
Lui aussi devrait être exclu du PS.
@ +ENO-
Tout à fait d'accord avec toi, il faut du temps pour que les consciences s'éveillent.
Excluant Fabius du PS
et on pourrait rajouter : bloquant une loi pour interdire les lessives polluantes parce que dans sa circonscription il y a une usine les fabriquant... et tant pis pour la pollution du littoral et des nappes phréatiques
je parlais de Fabius bien entendu
"surtout ne jamais se faire de "mauvais sang", telle était sa devise à ce libéral déguisé en socialiste bon teint, vichy célestin. Pas bien catholique tout ça, évidemment..... (02/02/2010 23:36 Vertubleu)
"surtout ne jamais se faire de "mauvais sang" :
En inventant cette devise, Vertubleu, vous souhaitez éveiller quel sentiment, quel événement, dans notre esprit ?
**************************
ajout : ce commentaire datait d'hier.
Aujourd'hui Vertubleu (ci dessus) reprend sa tournée de propagation de rumeurs- sur tous les billets possibles.
"Rien n'arrête Fabius, ni le "sang contaminé" de l'époque où il était premier ministre (...) Vertubleu (04/02/2010 13:31).
Rien n'arrête Fabius : Mine de rien, une formule pour laisser croire à ceux qui ne connaissent pas l'affaire que Fabius n'a pas hésité... A quoi au juste ?
Bon ça va, Velveth, on a compris la solidarité trotskiste entre vous, avec Paul Alliès, l'activiste membre du bureau national du Ps, ex-dirigeant d'une cellule de la Lcr dans la région LR, conseiller régional anti-Frêche, prof à l'école de journalisme de Montpellier où E Plenel enseigne également, et dont le fils est journaliste à Mediapart, tandis qu'E Plenel écrit dans Marianne, laissez moi rire. Il est vrai que Frêche fut léniniste, de son côté.
Ah les gue-guerres pour les luttes d'influence, de places, de jobs, son égo, son prestige, son clan ...
Sans pitié pour les autres, les 60 millions d'autres.
Ras le bol. RAS LE BOL !
Bien Peneloppe ! Vous résumez ma pensée sur cet article auquel je n'adhère pas du tout. Sauf, en lecteur friand de Orwell, sur ce qui est ici prétexte à polémique : la politesse en général.
à Pénéloppe,
Vos incessants et insultants amalgames montrent jusqu'où les "frèchistes" sont disposés à aller pour défendre leur "champion".
Rappelez-vous ce passage:
"la vulgarité et la grossièreté n'ont rien d'authentiquement populaire, mais traduisent au contraire le mépris et le dédain du peuple"
Mais Penelope, Mediapart est un nid de trotskystes, on ne vous l'avez pas dit?
D'ailleurs, qui n'est pas ou n'a pas été trotskyste un jour à part Frèche qui était pour le monde radieux du maoïsme ?
Tiens, il est resté fidèle à l'esprit démocratique qui règne à Pékin.
.
Cela dit, il est extraordinaire qu'un billet d'Edwy Plenel sur le cas Frèche soit l'objet d'attaques de cette nature.
Comme si Trotsky, sa vie, son oeuvre, étaient l'objet du billet.
Alors que cet article n'offre qu'une seule citation du dirigeant anti-stalinien parmi bien d'autres, le sujet du commentaire, pour certains, devient Trotsky !!!
Ce type de réactions, symptomatique des pro-Frèche, discrédite celles et ceux qui en use.
vraiment? qu'est ce qui permet de dire cela ? La politesse des commentaires?
@ Peneloppe
Les liens économiques qui unissent donc un politique,viré par Frèche, et un journaliste qui occupe un poste de PAST au Mastère de Journalisme de Montpellier, dirigé par ce politique déçu ,impliquent donc une lecture "méfiante " de tout article sur Mr Frèche ,ou du moins faut il avoir à l'esprit ces liens lors de la lecture ...Vous n'avez pas tord de le souligner .Je l'ignorais et ces liens s'avèrent exacts.
Un chose amusante me revient à l'esprit ,sur Canal + ,ce journaliste s'indignait sur la déontologie de la double casquette de Mr Proglio(PDG d'une entreprise privé Veolia et d'une entreprise quasi publique EDF )...ce même journaliste a donc lui aussi une double casquette public/privé...
Le niveau de salaire n'est pas le même et ce cumul de fonctions est tout à fait légal ,mais au niveau des principes ,au niveau côté donneur de leçons ..que peut on en penser ?
Chère peneloppe, sachant que cette réponse apporte des précisions utiles à tous,
Votre réaction est, hélas, digne du thème de ce billet qu'elle illustre jusqu'à la caricature: l'éthique du débat public et ce qu'en d'autres temps, on appelait la morale politique. Au lieu de discuter ou de réfuter les arguments, au lieu de débattre du fond, vous vous empressez de discréditer. Vous attaquez de biais, au lieu d'affronter de face. Vous vous comportez exactement comme l'ont toujours fait, notamment dans les partis politiques, les directions autocratiques ou bureaucratiques qui préfèrent s'en prendre aux personnes plutôt qu'aux idées. A ce qu'elle sont plutôt qu'elles disent. A leur biographie plutôt qu'à leur pensée.
Vos insinuations, qui flirtent avec la calomnie, n'ont aucun fondement. Donc, à l'attention des lecteurs et lectrices de bonne foi, précisons ce qui est facilement vérifiable:
1. Paul Alliès n'a aucune influence sur le traitement par Mediapart de la situation interne au PS. Il s'exprime, comme tout abonné, sur son blog dans le Club. Et il est bien placé pour connaître notre liberté, ayant pris la mesure, au cours de ses engagements socialistes, de mon souci ombrageux d'indépendance.
2. Le Master professionnel de journalisme, créé à l'Université de Montpellier 1, le fut quand j'étais encore au Monde, dans le cadre d'un partenariat avec Midi Libre, à l'époque contrôlé par le groupe Le Monde. C'est dans ce contexte que j'ai accompagné sa naissance et suis devenu professeur associé, comme le sont d'autres journalistes professionnels dans ces filières universitaires qui sont, justement, caractérisées par le recours à des enseignants venus du métier. Tout cela est public de longue date, ne recouvre aucun conflit d'intérêt, et, sur ce sujet comme sur d'autres, la notice qui m'est consacrée sur Wikipédia dit tout.
3. Stéphane Alliès est un journaliste professionnel, sorti brillamment de l'ESJ de Lille et qui, avant Mediapart, travailla au figaro.fr et à 20mn.fr. Embarqué depuis le début dans notre aventure, il couvre toute la gauche dans sa diversité. Avec rigueur, honnêteté et indépendance. Et il a toujours veillé à ne pas mêler son histoire familiale à son activité professionnelle. A tel point qu'il a d'emblée décider de se "déporter", comme l'on dit dans les administrations qui veillent à éviter les conflits d'intérêts et le mélange des genres, sur le dossier socialiste languedocien qui est désormais traité par Mathilde Mathieu.
4. Enfin, vous ne pouvez tirer aucune conclusion générale sur des individus ayant eu un passé commun dans leur jeunesse. Un exemple: le socialiste Julien Dray fut un dirigeant étudiant de la LCR (ce que je ne fus pas) dans les années 1970, et pourtant il s'en est pris avec virulence à Mediapart et à moi-même. Il n'y a aucune solidarité générationnelle spontanée, en tout cas je ne suis pas de cette école clanique. Il n'y a que des actes et des idées déclinées au présent. Le temps et la vie font le tri.
5. Quant à Trotsky, je savais bien qu'en le citant, je prenais le risque d'agiter un chiffon rouge. Mais je tenais, par ce détour provocateur tout comme par la référence à Orwell, à rappeler que la question du langage grossier et violent, cette parole supposée directe et franche, n'est pas une invention languedocienne de Georges Frêche, mais s'inscrit dans une longue généalogie que le mouvement ouvrier, socialiste ou communiste, a payé très cher. Celle d'un langage brutal servant de paravent à la confiscation de la parole populaire.
Cher Edwy Plenel, "le fond", ce n'est pas d'en appeler à Trotsky, Jaurès et tutti quanti, pour une affaire comme celle-ci.
Je "n'attaque" certainement "de biais", ça, c'est justement votre affaire, visiblement, mais bien de face.
Certains lecteurs ne s'y trompent guère.
Je suis désolée de vous 'rentrer' dedans : mais votre 'coup' sent le parti pris dans la querelle partisane. Et il se trouve qu'il y a un certain nombre concomittants d'éléments m'ayant amenée à cette conclusion.
Vous vous sentez une âme d'un Zola, ou d'un Jack London ? Je crains que le chemin soit encore long pour y parvenir.
Vous êtes tenace ? Moi aussi.
Alors, je vais vous dire : je trouve que votre irrépressible désir d'être un leader d'opinion ne fait guère avancer le smilblick, dans le pays, bien au contraire. Pour ma part, je trouve cela tout à fait désolant.
Il se trouve que je suis loin d'être la seule à le penser.
En ce début d'année, je vous souhaite davantage d'humilité : vous voulez finir en gourou, ou quoi ?
Edit : concernant votre point 3, vous omettez de préciser que j'ai poussé une gueulante sur un billet de blog de Paul Alliès, 'consacré' (et fort édifiant) à Frêche, lorsque j'ai appris les liens de filiation entre Paul et Stéphane : depuis, Stéphane s' est "déporté" (!), en effet ; ses articles à la gloire de M Aubry ont fait long feu, du coup !
Chère peneloppe, vous continuez à répondre sur les personnes et non pas sur le fond. Et vous illustrez précisément cette régression démocratique où le seul critère de l'échange est: sont-il avec moi ou contre moi, avec mon leader ou contre mon leader, avec ou contre ma candidate préférée, etc. Quant à votre commentaire, il n'est pour rien dans la décision de Stéphane Alliès qui n'a jamais fait d'article "à la gloire" de quiconque, mais simplement son travail rigoureux, précis, dérangeant de journaliste. Mais, manifestement, votre intolérance est telle que vous n'acceptez ce travail que s'il conforte vos convictions ou vos préjugés. Cela s'appelle de l'aveuglement, hélas.
Arrêtez, Edwy: vous gâchez vos qualités, là, c'est bien dommage.
Votre indignation jauressienne-trostkyste ne vaut pas un clou.
De plus, ce n'est pas le rôle d'un journaliste de s'immiscer de la sorte dans des querelles intestines de partis : car c'est bien de cela qu'il s'agit, et de rien d'autre, et tout le monde l'aura compris, je crois.
Non, chère peneloppe, je ne m'occupe aucunement des querelles intestines du PS. Mais le PS est un parti qui se présente aux suffrages des électeurs et, comme tout parti, il expose ses choix, ses orientations et ses élus, au légitime regard de la presse et à la légitime critique des journalistes. Mon billet évoque "la gauche" et non pas le PS, et je vous rappelle qu'en Languedoc-Roussillon, les élus Verts/Europe Ecologie, le Parti de Gauche, le Parti communiste, le NPA, les alternatifs et une partie, minoritaire, des socialistes se situent, tous, dans l'opposition de gauche au frêchisme à l'orée de cette campagne régionale. L'avenir de la région Languedoc-Roussillon n'est en aucun cas la propriété privée et interne du PS. Enfin, notre rôle d'observateurs, qu'il s'agisse de la droite ou de la gauche, est de rappeler une famille politique à ses engagements de principe et à ses valeurs d'origine quand elle semble les oublier. Vous pouvez penser que tout vaut mieux que perdre une élection. Pour ma part, je pense que tout vaut mieux que perdre un principe.
On ne peut mieux dire car tout est dit. Merci Monsieur Plenel. Ensuite à chacun ses choix en fonction de ses principes.
"des querelles intestines de partis : car c'est bien de cela qu'il s'agit, et de rien d'autre, et tout le monde l'aura compris, je crois." (03/02/2010 15:37)
C'est votre interprétation, Peneloppe, et celle des amis de G. Frêche, et au-delà c'est peut -être celle de courants du PS.
Mais en aucun cas vous ne pouvez parler pour "tout le monde".
Ce qui est en jeu depuis longtemps, et que souligne entre autres Edwy Plenel dans son texte, c'est la décision de de G. Frêche de continuer à émettre des petites phrases d'une certaine nature.
Au-delà des individus précis qu'il dit viser à chaque fois (deux harkis par ici, un pasteur protestant une autre fois, L. Fabius dernièrement), ce que je n'accepte pas, pour ma part, c'est que G. Frêche propage sciemment des représentations stigmatisantes de certaines catégories de population. Et en se disant de gauche.
Non ce n'est pas une posture de gauche.
Ces représentations sont hélas encore trop répandues dans notre société, et de nombreuses personnes de gauche oeuvrent à faire diminuer, dans leur domaine professionnel, associatif, militant, familial...
Non tout le monde ne réduit pas le monde à des alliances et calculs politiciens (alliances, courants...), cela c'est vous avez choisi de le faire, Peneloppe.
(je parle ici en tant que citoyenne, mais aussi en tant que formatrice dans le domaine du travail social et interculturel).
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Je n'entends rien aux trotskistes et aux léninistes ... je suis une héraultaise qui ne supporte plus les écarts de langage, l'autorité et le despotisme de Mr FRECHE.
Je déplore que le parti socialiste ait mis tant de temps pour réagir aux propos de Mr FRECHE, surement parceque les fédérations socialistes dans notre région sont assez puissantes pour faire ou défaire un secrétaire national et je suis d'accord avec Mr Plenel sur le bilan social de Mr FRECHE dans la région. Il y aurait beaucoup à dire !
Je n'entends rien aux trotskistes et aux léninistes ... je suis une héraultaise qui ne supporte plus les écarts de langage, l'autorité et le despotisme de Mr FRECHE.
Je déplore que le parti socialiste ait mis tant de temps pour réagir aux propos de Mr FRECHE, surement parceque les fédérations socialistes dans notre région sont assez puissantes pour faire ou défaire un secrétaire national et je suis d'accord avec Mr Plenel sur le bilan social de Mr FRECHE dans la région. Il y aurait beaucoup à dire !
Rien à rajouter aux propos d'Edwy Plenel.
Mais politiquement vouloir faire perdre G. Frêche aujourd'hui c'est offrir sur un plateau la Région à Raymond COUDERC qui en 1998 à été élu à la Région sur la liste de J. BLANC qui a géré celle-ci grâce au FN.
Ce serait tomber de Caribe en Sylla.
Je ne retrouve pas présentement les phrases horribles que Trotsky a prononcées au sujet de l'expérience arnachiste de Makhno en Ukraine qu'il a écrasée dans un bain de sang, je n'ai retrouvé que celle-ci : "il valait mieux livrer toute l’Ukraine à Dénikine (général tsariste) que de donner la possibilité à la Makhnovtchina de se développer".
Je ne peux m'empêcher de penser à Fabius laissant entendre sur RTL qu'il "préfèrerait voter la liste Ump que la liste de Frêche en LR"
Je relaie volontiers ce rappel de Joël Martin
Autre horrible phrase, mais je sais plus de qui :
"Plutôt Hitler que le Front Populaire."
C'est le Comité des Forges, ancêtre de l'UIMM - MEDEF du baron Seillière.
Cela précédait de peu le vote des pleins pouvoirs à Pétain par une majorité de la droite et des "socialistes"...
Quand c'est bjm qui parle , c'est beaucoup moins bien que quand c'est Joël Martin.
Je relaie volontiers cette remarque de Joël Martin
Pourquoi cette opinion flatteuse pour moi, nettement moins pour bjm, opinion que je ne partage pas, cher Pascal ?
Puisque (voir la première ligne en italiques), bjm et moi parlons d'une seule voix...
Au point que lorsqu'il est explicité que c'est moi qui m'exprime, certaines personnes répondent à bjm...
Je relaie volontiers ce remerciement de Joël Martin
Merci, cher Velveth pour cette précision métallurgique.
vous ne faites pas la différence Pénélope ? il me semble que l'Ump n'est pas prête à livrer la France à ??? le Royaume Uni ? la Belgique, à faire appel aux marines ? s'ils perdent les élections. Même si je ne les aime guère je pense quand même qu'ils laisseront la place à leurs adversaires si ces derniers remportent les élections . Non ??? Je pense que si le FN risquait de l'emporter ils (au moins une grande partie) feraient alliance avec la gauche
Ce n'est pas moi que vous apitoierez sur cet antisémite de Makhno. Et puis, assez de ces calomnies anticommunistes, à sens unique ! Qu'on nous parle des massacres de communistes indonésiens, des stades au Chili, des milliers d'ouvriers tués par la République française en juin 1848, des fusillés et des déportés de la Commune de 1871, des corps-francs de 1918 en Allemagne, des massacres coloniaux, de la mort de Fernand Yveton !
Trotski et Lénine avaient l'idée de l'émancipation chevillée au corps et à l'esprit. On peut les juger, et sévèrement, mais à partir de leur idée première, pas comme de vulgaires criminels. Sinon, on est dans la propagande réactionnaire grossière.
C'est bon, grâce à Edwy Plenel je n'ai plus aucun doute sur la réelection de Georges Frêche. Après avoir fait la fortune de Renaud Camus nos bien-pensants germanopratins vont assurer le triomphe de Frêche. C'est Charles Millon qui va être jaloux !
Le verbe musclé de Georges Frèche !
Quelquefois, il n'est pas au rendez-vous : il aurait dû dire Sarkosy et moi on se ressemble comme deux gouttes de pus.
Voilà comment s'exprime un trotkyste 'de base' du Npa/Lcr.
Vous venez de fiche en l'air tout l'argumentaire d'E Plenel;-)
Décidément, comme certain(e)s des nains, vous voyez des trotskystes partout !
Les commentaires nous montrent l'avancement de la nécrose.
+ 1
Il y a des électeurs pour juger de la politique de Georges Frêche, même s'il les traîte de c..s, comme vous le dîtes (il n'est pas le seul).
J'espère qu'on pourra continuer à dire que la nuit est noire.
Mon grand-père aussi parfois me traitait de "petit con" et avec le recul je me dis qu'il n'avait pas forcément tort.
Vu l'état de la politique actuelle en France, c'est peut-être le moins qu'on puisse dire en fait.
Tu vote "NON" à l'Europe en 2005, et tu te fais enfiler à sec, car ton vote est transformé direct en "OUI" par le pouvoir en place, et t'es trop con ou lâche pour te rebeller, car tu n'as pas assez de corones que tes ancêtres pour te soulever contre cette tyrannie, enfin je comprends cela comme ça moi.
@ +ENO-
Et que les matins sont bruns?
Et les soirs rouges.
@ +ENO-
Je ne peux m'empêcher de voir dans la tactique actuelle du PS une manoeuvre assez minable pour tenter de préserver SA présidence régionale en Languedoc-Roussillon. Il me semble que l'alternative républicaine existe en Languedoc-Roussillon, il s'agit de la liste Front de gauche/NPA, qui a conclu un accord de fusion au 2eme tour avec la liste des verts. Autrement dit la présidence de la région a de fortes chances d'être perdue pour les socialistes, ne serait-ce pas là la véritable raison du "réveil" du PS devant un personnage dont les positions sont connues depuis longtemps par ce parti? D'autant que cette petite phrase a été prononcée il y a 2mois...
Il me semble que ce personnage détestable, mais ce n'est pas le seul dans ce parti, est l'excuse toute trouvée pour essayer de sauver les meubles dans une région où toute l'autre gauche est réunie. Preuve de la force de celle-ci lorsqu'elle parle d'une seule voix. J'ai donc la sensation que la gauche s'est déjà débarassée de Frêche, mais cela met le PS hors-jeu.
Par contre je suis toujours surpris de la manière dont les médias réagissent à ce genre de "polémiques". En effet le parallèle avec Sarkozy est ici saisissant sur l'utilisation de la planète média en glissant une petite phrase, qui fera à coup sûr du Buzz pour éviter de parler de sujet plus délicats pour eux. En cela les médias font preuve d'un suivisme étonnant en relayant l'information pendant des jours et des jours, bien que les commanditaires méprisent totalement les journalistes, tout comme la population d'ailleurs, les considérant comme des charognards à qui on jette un os à ronger.
Ne faudrait-il pas ignorer ce genre de coup médiatique, plutôt que de rentrer dans leur jeu en le faisant fructifier?
bravo, vous avez raison
je suis bien d'accord avec vous et les raisons ne sont pas les derapages connus de Freche,mais bien preparer les presidentielles,cette region voterait surement pas Aubry,mais Royal ou,ou,donc les tacatiques des gendarmes du PS sont lamentables,que Freche soit un sanguin reac etc,bon ,mais pourquoi les medias ne parle t'il que des derapages de Freche,etrange absence habituel des medias qui servent la Une a celle qui veux touts les regions pour 2012.
Le bilan , rien que le bilan; On nous dit que les finances régionales sont assainies, mais à quel prix le doublement des impots locaux!
La situation sociale, une catastrophe, record de chomage, pouvoir d'achat en berne et rien dans le projet pour favoriser l'implantion d'entreprises.
J'en viens à penser que les excès de GF ne sont là que pour masquer ses échecs.
Un enfumage en règle comme le pratique celui qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau ( dixit GF)
En démocratie, seul le bilan des urnes compte.
Vox Dei, Vox Populei.
-Les déficits ne votent pas.
-Les dettes ne votent pas.
Seule la voix du peuple compte.
Il est majoritaire l'ancien, donc.....à moins d'être anti-démocratique...
@ +ENO-
Va falloir attendre un mois pour le savoir...
70 contre 1 que c'est déjà plié Alain.
"Finger in the nose and eyes closed", elle n'a aucune chance l'anorexique quinquagénaire qu'ils mettent en urgence en face, vraiment aucune chance.
Et c'est d'ailleurs pas un service à lui rendre à cette Dame.
@ +ENO-
Oh mais ce n'est pas à elle que je pensais.
Cher LPVP,
Souhaitons une large coalition de second tour réunissant écolos (tête de liste) + NPA + PG + PCF + PS "propre"...
.
Bon, par contre, et cela n'a rien à voir ni avec le billet d'Edwy Plenel ni avec les délires de Pénéloppe mais ce n'est pas bien terrible la stratégie de contournement des Verts mise au point par Gaby et Dany...
EE ou l'électoralisme comme tout bagage écolo ?
Bonsoir Edwy,
Bon billet, bien sûr. Mais après ?
Faire référence au passé mais en même temps dans le ce billet dire qu'il faut réagir à l'actualité c'est un bel écart. Bon, on taquine et on l'écrit car les grincheux vont nous tomber dessus...
Sérieusement Edwy, le spectacle de ce jour à l'assemblée nationale était-il digne de notre démocratie ?
Et puis, si l'on pousse un peu le bouchon, cette séance n'était elle pas la conséquence des manques de courage du PS ?
Monsieur FRECHE est ce qui est, point. Seul, le peuple peut le déloger de là où il se trouve si la justice n'y met pas obstacle non ?
Ce que l'on trouve indigne aujourd'hui avec ce dossier FRECHE, c'est qu'il n'y ait aucune réaction contre l'imbécilité de la manœuvre orchestrée par le pouvoir en place qui vient tailler des croupières à la gauche depuis un fumier odorant qu'est de déplacé le problème de FRECHE et du PS vers celui de l'antisémitisme !
C'est presque étrange, pardon d'avance Edwy, de ne pas vous savoir si motiver pour le dénoncer. En lisant et en écoutant les liens d'ASI et même depuis notre dernier billet, on peut avoir une analyse tout autre non ?
Vos références sont bien sûr solides et construites mais sont-elles si proches de ceux qui votent pour ce Monsieur FRECHE depuis tant d'années ?
Ce dossier merdique va faire date car à l'évidence nous n'en sommes qu'au départ et on peut compter sur le cerveau de Monsieur FRECHE pour actionner encore pas mal de polémiques donnant ainsi d'autres occasions au pouvoir de revenir comme aujourd'hui à l'assemblée donner des leçons au PS.
Sans négliger vos connaissances et vos opinions Edwy, il ne suffit pas de rédiger un si bon billet pour faire des adhérents car on peut spéculer que le grand d'électeurs en faveur de Monsieur FECHE ne viennent pas ici.
On a la faiblesse de prôner le sens des réalités. Et la réalité c'est que le PS en son temps n'a pas détenu le courage de trancher le cas de Monsieur FRECHE.
Magouilles à gauche, magouilles à droite, il en restera toujours assez à Monsieur FRECHE pour se maintenir en place.
Le PS d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec vos références si pertinentes et vous le savez très bien Edwy. Passez à la vitesse de croisière et appuyez là où cela fait mal et non aux alentours juste pour ne pas froisser des réseaux...
A bientôt et merci de vos savoirs.
JD
Pour les équipes US et France
Vla les comiques de service.
Vous comptez commenter comme ça tous les commentaires ?
Ben oui. Si je veux vous rattraper avant mon départ, faut plus que je perde de temps.
LPVP, un sens de la répartie excellent!
Le petit monde de la gauche montpelliéraine avait pris l'habitude d'entendre Frèche dénoncé comme sioniste ; le voici en quelques heures devenu antisémite.... Son langage reste effectivement très marqué par les désignations ethniques ou religieuses : ici les juifs, là les arabes, et encore là les protestants, les noirs, les Musulmans et évidemment les gitans. Il semble que ses stratégies électorales concrétisent assez bien ce regard sur sa ville. Il a su construire une multitude de petites clientèles de ce type qu'ils flattent tout en leur disant qu'il les flatte et en se foutant quelquefois publiquement des tiraillements qui les animent. Maintes phrases prononcées lors de petites inaugurations auraient pu lui être reproché, certaines l'ont été à des moments bien précis. Cette tendance lourde chez lui va de pair avec l'usage permanent qu'il fait de l'histoire ; c'est dans ces moments là que l'on sent que ces entités ethniques ou religieuses sont pour lui des intemporels, qu'il faut faire avec. De fait, il y a longtemps que les classes sociales ont disparu de ces discours, il ne reste plus que la vision mythique de ceux qui ont porté un discours de classe il y a... longtemps. Par-delà cette face visible de son activité politique, il y a eu l'obsession d'attirer ce qui peut rapporter de la richesse à la ville et qui peut détruire les notabilités villageoises de la périphérie. Il semble beaucoup plus aimé des petits militants que des petits notables et des petits héritiers.
Oui, c'est pas faux ça non plus, pour le clientélisme ethnique c'est même plutôt vrai.
Mais bon, ça ne mérite quand même pas un lynchage total à échelle nationale ??
Et il a toujours tenté de ménager les équilibres quelque part.
@ +ENO-
Très difficile de dire... j'ai le sentiment que les situations sont très variées et qu'il faut les apprécier une à une. Du dirigeant d'une association de pieds noirs aux gestionnaires de mosquée, les pratiques me semblent très différentes. Mais la ville de Montpellier n'a pas d'arrière-fond ouvrier et, contrairement à des villes comme Grenoble, c'est un élément fondamental pour comprendre le monde militant. De fait, j'ai l'impression que Frêche se saisit des liens sociaux qu'il trouve et qu'il peut politiser.
Excellente approche,
Edwy Plenel vous avez bien cerné le problème qui n'est pas tant un problème de personnes ni de fiefs ou baronneries (in)déboulonnables.
Le problème est bien plus profond, il est dans la manière même qu'ont les Français d'appréhender la politique, de la personaliser ainsi en un équivalent-seigneur, ici Frêche, sinon Sarkozy.
On peut parler de "frêchisme" ou de "sarkozisme", c'est effectivement interchangeable, c'est effectivement le même état d'esprit.
Jouer sur les bas-instincts, mais aussi enferrer plus que jamais le principe de soumission à un "chef", la personalisation du pouvoir.
Faut-il attendre ce genre d'article d'Edwy Plenel?
N'y a-t-il personne au PS qui saurait avancer et développer clairement sur ces considérations?
Mais il est vrai que les politiciens qui se risquent à transgresser l'entente tacite générale sur l'acceptation-prise en compte de ces fonctionnements, se voient très vite marginalisés, hélas!
Frêche aura beau jeu de miser sur le populisme le plus basiquemnt malsain, quitte s'il le faut, à emprunter encore plus clairement au lexique lepénien...
Axel J a aussi raison, mais difficile de refaire l'histoire.
@ +ENO-
Pourquoi la gauche doit rompre avec la gauche.
"Le socialisme est une morale», écrivait en 1894 un jeune député dont les viticulteurs du Languedoc honorent la mémoire. Il se nommait Jean Jaurès, et il serait peut-être temps que les socialistes s'efforcent enfin de lui donner raison.
C'est pratiquement avec toute la rue de Solférino qu'il faut rompre "leur socialisme est une morale douteuse "
En effet, le socialisme de la direction Aubryste, précisément, n'est pas jauressien, hélas, mais guesdiste.
Bien vu, Christian, d'avoir relevé.
N'oublions pas qu'au Congrès de Reims, les mots de Jaurès, repris par SRoyal, ont été copieusement sifflés par les fédérations du Nord de culture guesdiste (MAubry, LFabius).
Des politologues, à l'époque, l'avaient parfaitement mis en évidence.
Merci de cette dénonciation sans ambiguité de cette crapule de Frêche. Royal rejette ce type odieux? Bonne nouvelle.
J'ai mal compris?
No comment
Avec Jaurès et Plenel contre Frêche, donc.
pharisianisme.
Le PS a pris une décision courageuse. Enfin et Bravo
Cet article est excellent. Il décrit parfaitement ce que devient un autocrate avec l'âge, quelque soit ses mérites antérieurs. C'est d'ailleurs peut être en souvenir de ces mérites antérieurs, qu'il fallait dire stop à Monsieur Frêche.
J'ai pas lu l'article, mais le titre me suffit, je ne veux même pas en lire plus.
Votre démarche me déplaît M. Plenel. C'est diffus comme sensation.
Une notion d'exclusion. Des échos qui me parviennent sur la ville de Montpellier plutôt très positifs.
Qui êtes vous pour dire qui la gauche -c'est quoi c'est qui la gauche- doit compter dans ses rangs et qui elle doit repousser ??
Et oui il me semble qu'il y des gens pas trop catholiques, en France. Et qu'on peut le dire. En rire. Si on l'entend dans une acception non parano.
Je comprends ceci dit que cela puisse choquer. Titiller des susceptibilités.
C'est pourquoi je pense que quand on arrêtera de porter sa judéité en étendard, les soucis diminueront.
Ça nous pourrit la vie.
Est-ce qu'on a besoin de savoir si tu es feuj ou pas. A force ça devient pénible.
Merci Arpège. Votre commentaire précise ce pourquoi je ne vous lirai plus.
Pas parce que vous êtes "pénible", et pas pour une raison "diffuse".
Mais pour une raison précise.
Vous faites mine de soutenir Coupat sur votre blog et puis vous trouvez ici Frêche drôle. Un rire de commissariat de police. Vous ne choquez personne. Vous êtes prévisible comme votre ami Vertubleu.
Arpège, ami indéfectible de Vertubleu et de ses odieux dérapages...défend donc Frèche en compagnie des "ségolènistes". Tout s'éclaire !
Désolé Velveth mais ce commentaire n'est-il pas un peu cucul la praline (ou larinette) ?
Pourquoi ramener ce débat intéressant à de petites rivalités de clans médiapartiens ?
Ce commentaire fait suite à de longs échanges avec Arpège et pascal b (entre autres).
Il n'a effectivement pas spécialement sa place ici mais n'est pas dénué d'intérêt pour ceux qui ont suivi ces échanges.
Je ne fais partie d'aucun clan.
Ai-je des affinités ?
La réponse est oui.
Très diverses politiquement parlant.
Ce commentaire fait suite à de longs échanges avec Arpège et pascal b (entre autres).
Il n'a effectivement pas spécialement sa place ici mais n'est pas dénué d'intérêt pour ceux qui ont suivi ces échanges.
Je ne fais partie d'aucun clan.
Ai-je des affinités ?
La réponse est oui.
Très diverses politiquement parlant.
Je croyais que le PS avait déjà rompu avec Georges Frêche en 2007.
Pourquoi alors sa liste a t-elle été, tacitement au moins, validée par le BN en décembre ? Que s'est t-il passé depuis ?
Je ne veux pas croire que ce sont les derniers propos ridicules (comparativement aux plus anciens), que Frêche a tenu en décembre en réponse à ceux de Fabius, et qui ont été opportunément exhumés par l'Express, qui sont soudainement à l'origine de ce revirement ausi musclé que spectaculaire.
Et je ne vois pas comment, si "Le socialisme est une morale", le PS, conduit par Martine Aubry, peut se reconstruire en utilisant de telles méthodes ?
"Début décembre, les militants du PS des cinq fédérations du Languedoc-Roussillon avaient largement voté -à près de 90%- pour les listes qu’il conduisait pour les régionales, des listes validées par le parti à la mi-décembre lors de la convention nationale"
Peut-être une réponse en lien (ici) avec un événement survenu début janvier ? C'est possible.
C'est vraiment du n'importe quoi !
Alors que, l'exhumation providentielle par l'Express d'anciens propos de Frêche, combinée aux résultats des derniers sondages favorables au PS ont fait comprendre à Martine Aubry qu'elle pouvait prendre des risques en Languedoc-Roussillon. L'élimination de Frèche fera peut-être perdre la région pour le PS, mais c'est tout bénef pour l'imagede marque nationale, et cela met hors-jeu les fédérations Frèchistes et surtout Ségolènistes.
Martine affirme encore plus son autorité sur le parti, les grandes manoeuvres pour 2012 peuvent commencer.
Bravo et merci pour ce billet.
Ma religion sur Frêche est faite de puis longtemps. Au-delà de tous les commentaires je sais, et depuis longtemps, que mon vote n'ira pas à une liste conduite par Frêche quelles que soient les conditions.
Je m'en voudrais de glisser un bulletin dans l'urne pour le maintenir à son poste. Certains pensent qu'il ne faut pas tirer sur l'ambulance vu son grand âge. Il serait temps de la faire bénéficier de la super prime à la casse et de repartir avec un "dirigeant" à la hauteur du poste et de la tâche.
Pourtant Edwy Plénel,
à foncer sur une phrase tirée de son contexte (un mois après),
à surjouer l'indignation devant une expression qui n'est pas unilatéralement ce qu'on l'interprète, c'est-à-dire antisémite, (frêche jamais condamné par un tribunal),
à montrer son autorité moralisante sur une seul versant (une fédération hostile),
il me semble assez évident que c'est la direction du parti socialiste qui ressemble comme 2 gouttes d'eau à sarkozy: morale mal placée, amalgame crétin car mal choisi, absence de crédibilité compte tenu de sa prise de pouvoir frauduleuse, politiquement inepte compte tenu l'enjeu électoral avec mariani et/ou le fn à la porte...une très grande arrogance déployée du fait de quelques sondages porteurs, et une incroyable capacité à balayer les votes démocratiques. Bref, c'est aubry qui démontre une précipitation toute sarkozyenne; et c'est spécialement écoeurant.
L'Express date de moins d'une semaine.
L'hebdo a sur-exposé les propos - récidivants - de Frèche.
C'est tout.
Il n'y a pas de complot...
"Mieux vaut tard que jamais" = oui, je suis d'accord, Edwy Plenel, et j'ajouterai "il était temps !" (voire Gérard Collomb qui fait de la résistance à la résistance)...
Gérard Colomb, celui qui est à droite de Ségolène ?
@ Velveth
Vaut mieux être à la droite de Ségolène qu' à la gauche de Staline comme les marxistes du NPA. Il y aura moins de morts .
Au fait il était de quel bord Staline ? Et les "communistes" chinois actuels ?
Le simplisme n'a jamais en rien simplifié la compréhension ! (E.E. 02/2010)
@ Velveth
Vaut mieux être à la droite de Ségolène qu' à la gauche de Staline comme les marxistes du NPA. Il y aura moins de morts .
à Alcyme et Pénéloppe unis dans la vie,
Votre hauteur de vue et votre sens de l'Histoire m'impressionnent.
Sous le pseudonyme Alcyme, il doit se cacher un éminent dirigeant du PS type Gérard Colomb...
Idem pour Pénéloppe, Ségolène ?
Voici une leçon de morale bien ajustée.
Bien corsetée même.
Un peu trop peut-être.
Du genre "je me refais une virginité à bon prix"... me dit-elle.
"Avoir une tronche pas très catholique"
en bon français,
ça veut dire
"être franchement jésuite"
point barre.
Y aurait-il en l'occurrence quelque incongruité qui m'échappe ?
Quant aux deux zigotos qui par ailleurs étaient harkis, ils étaient avant tout des zigotos.
Conclusion :
oui à la purge
non à l'exutoire.
S'il faut de la morale, il en faut partout.
Et si la morale n'est pas indispensable, il faut qu'il n'y en ait nulle part?
Je serais plutôt partisan personnellement qu'il y en ai partout.
Mais nous savons aussi les dérives à quoi peuvent mener le moralisme.
Plus modestement donc et pour revenir au cas qui nous occupe, je pense très sérieusement qu'en l'occurrence la morale en prend une fois de plus un sacré coup, avec "ce procès en satanisme" qu'inspire Machiavel.
Il ne fait hélas que confirmer la bonne santé du ver dans la pomme du PS. Ce n'est pas au hasard que je parle de jésuitisme.
Ce n'est donc qu'une turpitude de plus. Elle n'honore pas ses instigateurs qui nous prennent pour des oies blanche en voulant nous faire croire à leurs protestations outrées et à la pureté de leurs intentions quand il ne s'agit que d'opportunisme.
Comme je l'ai déjà exprimé sur d'autres fils, si les outrances de Frêche sont en effet insupportables, leur instrumentalisation l'est tout autant ; mais comme cette instrumentalisation est aussi la notre, elle m'est encore plus insupportable.
Les propos de Fabius entendus ce matin sur France Inter, en compte rendu du Bureau National du PS, confirment s'il en était besoin son extrême onctuosité jésuitique.
Ceux d'Aubry confirment quant à eux la posture vertueuse volontariste.
Leur concomitance laisse rêveur...
Dans ces conditions il y a fort à parier que Frêche sera néanmoins élu, et qu'il lui sera prochainement reproché de l'avoir été avec des voies de droite !
Comme si c'était une surprise.
On peut comme ça faire éternellement semblant de découvrir l'eau chaude.
@JC. Charrié,
Etant moi même fils de harki, j'aimerais connaître plus précisément votre définition du mot "zigoto"
Je ne suis pas fille de harki, Ben, mais je vous relaie !
Le reproche que Frêche a fait à ces deux personnes, c'est d'avoir accepté de rejoindre l'UMP.
La séaquence avait été publiée sur Mediapart l'an dernier, et pour moi, s'il y a un zigoto c'est Frêche.
Il est clientéliste, certains de ses clients - qu'il a instrumentalisés sans scrupules - le quittent. Loi du commerce, qu'il a choisi comme mode politique.
Et il se permet de les traiter de "sous-hommes" ?
@Fantie
-
Et n'oublions surtout pas l'autre phrase de Frèche : après ( ou avant ) les avoir traités de "sous-hommes" il a ajouté : "vous avez un travail, gardez-le!!".
Il leur rappelle ainsi que c'est grâce à LUI qu'ils ont du travail et qu'ils doivent donc fermer leur gueule s'ils veulent le garder. Mais cela signifie surtout que s'il donne du boulot aux gens c'est pour qu'ensuite ceux-ci votent toujours pour LUI, afin qu'il garde indéfiniment le pouvoir.
-
Frèche oublie au passage, mais il n'est pas le seul, que sans électeurs il n'y a pas d'élus et vice-versa. Un politique digne de nom se doit de fournir logement et travail, du moins s'il en a les possibilités, à qui est dans le besoin. Point barre. Sans marchander quoique ce soit. Le raz-le-bol du Frèchisme vient de là aussi : de ce clientélisme exacerbé qui fait que l'on doit l'adorer et voter pour lui, même si sa façon de faire de la politique heurte de plein fouet nos valeurs.
-
Je pense donc que même si l'on a mis en exergue l'expression de "sous-homme" utilisée par Frèche, le "vous avez un travail, gardez-le" est tout aussi important et significatif en terme de gouvernance. Un style de gouvernance qui fait de lui un Sarkozy languedocien.
-
Pour revenir sur le terme de "sous-hommes", j'estime, à l'encontre des laudateurs de GF, que peux importe qu'il se soit adressé à un ou deux harkis, car ce qui compte, en l'occurrence, c'est la signification historique qui plombe définitivement l'usage de ces mots envers qui que ce soit.
-
Exactement, cher Ben!
C'est toute une perversion de NOTRE démocratie, sa confiscation par ces nouveaux seigneurs "notables"
(qui remplacent les anciens nobles depuis 1789)
à qui il faudrait apparemment jurer allégeance, alors qu'ils ne devraient être que nos représentants, nos "envoyés spéciaux" à l'Assemblée ou à la Mairie, pour représenter NOS intérêts, pendant un mandat limité que NOUS leur accordons quand NOUS on les choisit lors du vote.
La professionalisation de la politique,
et ses pendants le sacro-saint cumul des mandats et autres pratiques si profondément ancrées dans la culture politique française,
il est là, notre problème, notre impasse de laquelle nous préférons nous contenter au lieu de prendre nos responsabilités de citoyens.
@Axel
-
" il est là, notre problème, notre impasse de laquelle nous préférons nous contenter au lieu de prendre nos responsabilités de citoyen"
Oui, Axel, excellente analyse, comme d'habitude venant de toi. Et l'une de nos premières responsabilités de citoyen est de réfléchir avec notre propre cervelle et non par procuration. Réfléchir est gratuit, du moins pour le moment car avez le zèbre " mal rayé" *que nous avons au gouvernement, il y a fort à parier que si, par malheur, il était réélu en 2012, il trouverait le moyen de nous taxer notre cervelle avant de taxer les stock options et actionnaires de tout poil.
-
Oyez, citoyens ! (roulement de tambours) réfléchir est gratuit, ne nous en privons pas! (re-roulement de tambours)
_
* Jacques Brel.... si tu nous regardes, on te salue bien bas
Avec plaisir Ben.
Voilà c'est ici.
J'ai recommandé ce billet. Vite, qu'on vire cette machine à déraper populiste, machiste, méprisante, péremptoire, odieuse et suffisante.... avant que personne, en France, dans quelque région que ce soit, puisse ne plus jamais voter "utile" en pouvant encore se regarder dans une glace !!!!
Grain de sel,
Vous pointez le risque quand on lit les réactions au billet d'Edwy Plenel.
Certaines soulèvent le coeur.
Velveth, je vais être claire, et même très claire : entre Frêche, et vous, s'il faut choisir, je choisis Frêche, et sans hésitation !
peneloppe,
Spécialiste de la dame en rose délavé et de George Clooney.
— Que penses-tu du choix de peneloppe ?
— Il est conforme à ses principes.
— Ses principes ?
— Je plaisantais... Camus, lui, choisissait sa mère...
— Je vois...
Pas convaincu que cela soit la première urgence du PS et pas convaincu non plus que les motivations d'Aubry soient aussi nobles. Maintenant s'il s'agit de re moraliser le PS et s'il s'agit de la première étape d'un long processus de réappropriation d'un certains nombre de valeurs et de principes alors cette séquence peut marquer un tournant, pourtant j'en doute.
Parce que si l'on peut comprendre que le PS souhaite se débarrasser de G.Frêche, un peu trop électron libre, il aurait peut-être fallu s'y prendre autrement, plus tôt et surtout pour d'autres raisons. Cette affaire est cousue de fil blanc, et la mise en scène peu crédible.
On peut aussi suspecter que le soutien (ou plutôt son effacement / renoncement) nécessaire de L.Fabius à M. Aubry pour son projet soit à l'origine de cette séquence auquel cas les "dérapages" de G. Frêche auraient bon dos.
Frêche n'est-il pas aussi le symbole (à tort ou à raison) de la région qui en veut et qui peut quand le PS n'est ni plus ni moins devenu qu'un parti d'élus sans grand projet global mais avec de très bonnes réussites locales.
En période de crise les gens ont besoin d'être protégés et il y a fort à parier que si tout ce que l'on raconte sur les succès de G. Frêche est vrai alors entre lui et M. Aubry le choix des électeurs risquent d'être rapide.
Donc s'il s'agit de remoraliser le PS, alors il va désormais falloir être irréprochable sur la durée, le cas Frêche devra faire "jurisprudence" et la purge puisqu'il s'agit de cela n'est pas terminée. On devrait être fixé assez vite.
M. E. PLENEL. J'ai été bouleversé par la clarté et la force de conviction de votre article sur le fond. Sur la forme ce n'est plus pareil. Notre cheval n'est pas un "pur sang" je vous l'accorde. Mais votre proposition est un projet d'avenir. Le problème est bien posé. Mais peut-on changer de monture à un mois et quelques jours des élections ??? Si la droite devait l'emporter ce serait bien pire. C'est au PS de préparer la relève avec un vrai projet d'avenir et rechercher les meilleurs candidats - voire les former - dans ses fédérations. Pour le moment il y a des difficultés pour entrevoir des candidats/tes susceptibles d'assumer les fonctions de Frêche en vrais et irréprochables démocrates. Sans doute parce que lui-même ne s'est pas occupé d'assurer et former sa relève. De grâce attendons quelques semaines puisqu'on a tenu 37 ans.
Assez d'accord avec Bruno Mennessier. La direction du PS risque fort de manger la poussière sur ce coup .... et sa base militante avec elle ! C'est nous qui allons tracter en ville et sur les marchés dans les semaines qui viennent, c'est nous qui portons sur le terrain ce que la direction produit et fait .... On ne va pas se marrer, probablement ...
Si seulement ce pouvait être, comme vous le dites, le début de l'ombre d'un commencement de cette rénovation (je ne supporte plus le mot) dont on nous rebat les oreilles depuis tant d'années sans la faire ! On va bien voir ...
Si sur le plan des principes, il faut en finir avec le sarkozysme et le frechisme, sur le plan de la priorite, il n'y a pas de comparaison. Dans le cas present, la methode et le moyen employes ne nuisent pas au frechisme, qui fonctionne sur la proximite, mais par contre renforcent et soutiennent le sarkozysme qui etait totalement a bout de souffle. Cette mauvaise querelle se fait au pire moment , elle brouille les cartes au moment ou l'UMP etait discreditee avec le faux debat sur l'identite nationale, ainsi que par sa gestion desastreuse. C'est a se demander si les conseillers d'Aubry ne roulent pas pour sarkozy. Tout est bancal dans cette affaire. Le moment, le sujet precis, la maniere de traiter les regionaux. C'est typique d'une methode qui n' a rien a envier au sarkozysme ou au frechisme. Sauf sur un point. A la betise du procede, et la nullite du bilan, comme au mepris de tout ce qui n'est pas de sa decision, on peut ajouter la desesperance de ses militants. Les soutiens de Sarkozy et de Freche, eux, ont foi en leur leader.
Belle analyse que j'approuve totalement. Avec son expression de "tronche pas très catholique", Frêche n'a pas seulement visé l'origine juive de Fabius mais aussi essayé de raviver le souvenir sur ses ennuis dans le scandale du sang contaminé, rôle souligné par certains à l'époque et pendant un bon bout de temps. Tronche pas catholique peut aussi vouloir dire tronche de criminel... On est ainsi dans le populisme le plus abject: celui qui tente de manipuler l'opinion avec des sous-entendus à travers un langage vulgaire censé donner l'illusion de la franchise.
Je le pense aussi, Milton Dassier . Voir l'allusion de Vertubleu- qui nous donne beaucoup sur ce fil du "soutien à Frêche" "contre Fabius" - en faisant allusion à une soi disant "devise" de Fabius qui lui a permis (à Vertubleu) de caser l'expression
"mauvais sang".
Ce qui, quand on ajoute le terme "pas catholique" - je m'arrête dans la chaîne associative, que chacun continue autour de soi.
doublon
Je vote a gauche depuis 50 ans je suis Occitan (Languedocien pour les Jacobins de Paris).
Je vais voter sans état d'ame et des deux mains pour G Fréche.
Tout ce rambalh de tous ces grands moralistes Parisiens ne m'impressionne pas.
M Aubry n'a pas que de pures intentions..elle va déchanter:
Expliquez moi en quoi Freche est-il un homme de gauche?
Sa politique basée sur l'investissement.
Ses actions sociales.
Sa politique de logement.
Les hommes et femmes composant sa liste.
Son etiquette "Divers Gauche"
Expliquez moi pourquoi il ne serait pas un homme de gauche?
Vous voulez rire ?
Ou est-ce de l'humour involontaire ?
Propager sciemment des représentations qui stigmatisent diverses catégories de population déjà massivement stigmatisées par les représentations courantes pour moi ce n'est pas un travail de gauche.
Etre à gauche depuis les Lumières, c'est lutter contre les injustices, pas seulement les injustices sociales mais aussi contre les injustices qui résultent de stigmatisations.
Contribuer à propager ces représentations là, Frêche le fait peut-être par électoralisme, mais cela engage sa responsabilité d'homme politique.
et si derrière il y avait une entente droite/gauche?
http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/07/fabius.html
http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/07/thomas-fabius.html
un classement de dossier en échange d'une région?
Je suggère un billet "rapprochement Fabius/Sarkozy", via le Fouquet's, histoire de changer un peu de disque ?
Oui la politique est un langage.
Oui, il faut un langage châtié en politique. En public.
Merci Edwy Plenel.
La politique, c'est une praxis, c'est à cette aune que nous sommes tous jugés, le langage peut manipuler. Les actes, eux, renvoient aux intentions véritables.
C'est "la politique par la preuve", la seule qui vaille le combat.
Il y a un livre qui nous invitait à ne pas "vivre comme des porcs". Il faudra que je le lise.
Vous avez besoin de lire un livre pour "ne pas vivre comme un porc", vous ? Vous avez des doutes quant à vos sentiments ?
peneloppe,
Spécialiste de la preuve par Frêche.
Excellent article, qui dénonce clairement ce que beaucoup refusent d'entendre.
Les "dérapages" de Frèche sont inadmissibles. Les stratégies politiciennes conduisent trop souvent à renier des valeurs fondamentales, à gauche comme à droite. Il était temps que le PS se prononce nettement contre Frèche.
A quoi bon maintenir Frèche si c'est pour que celui-ci applique une politique de droite ? Autant que la droite soit élue, au moins les choses seront claires.
Le FN est moribond, mais l'UMP pratique une politique d'extrême-droite. Qu'est-ce qui est mieux ? Un FN à 20 % ou Sarkozy au pouvoir ?
"Le ventre est toujours fécond, d'où surgit la bête immonde" : à vouloir caresser la "bête" dans le sens du poil, la voilà qui renaît de ses cendres, et c'est cela le plus dangereux pour notre démocratie.
quelle est la politique appliquée de droite de Frêche svp ?
voulez-vous dire des propos assimilables de grosse droite pour les fainéants de gauche ?
le fn moribond ?
mais qu'est-ce qui est mieux à votre avis ? une région aux mains du testeur d'adn mariani, et une base populaire écoeurée par le ps,
ou une région gaganble rangée derrière frêche qui mène une politique innovante de gauche, mais avec des méthodes d'un autre âge, dont en effet, on se donnera clairement les moyens de discuter, comme d'ailleurs dans le nord-pas-de-calais, à tête reposée ?
Le langage méprisant, provocateur et populiste de G. Frêche le disqualifie pour incarner, dans le Languedoc Roussillon une gauche digne de Jaurès. Il est habile et la Justice, judiciairement, lui a donné raison. Mais, se référer au slogan nazi: de sous-homme à l'égard de deux harkis, c'est pas seulement injurieux, mais c'est odieux, venant d'un universitaire, professeur de Droit. Si à l'UMP, on a le culte du chef, Sarkozy actuellement, au Parti Socialiste, les baronnies qui ont succédé aux éléphants ne sont pas un facteur de cohésion pour préparer l'alternative à Sarkozy, en 2012. Sarkozy mis en difficulé par ces multiples échecs à trouvé, avec G. Frèche, une belle occasion de diversion cet après midi à l'Assemblée Nationale, qui sera amplifiée dans les médias pour brouiller la campagne des régionales.
Bravo ! Le clientèlisme gangrène le PS depuis trop longtemps... Quand je penses que certains qui portaient la "rénovation par l'exemple" en arrivent à défendre Frêche par solidarité de motion (merci les votes au canon de Reims dans le LR...) ça me fait plisser du nez...
Ce qui me gêne aujourd'hui, c'est quela phrase de Frêche - tardivement exhumée par une feuille chou proche de Bruni - n'a rien d'antisémite contrairement à ce qu'affirme E. P. D'ailleurs Fabius n'est-il pas catholique ? Je sais qu'on peut jongler avec les mots, mais enfin ! En fait, Aubry-Brochen fait une opération de communication. Elle veut s'affirmer la patronne (ce qui n'est pas évident) en vue de la prochaine élection présidentielle. Tout est bon pour cela : la preuve.
Peut-on faire de la politique sans mettre les mains dans la merde? Ceux qui s'y sont essayé (Mendes-France) n'ont pas fait long feu, hélas!
En même temps supprimer la transmission héréditaire du privilège des bouilleurs de cru quand on est élu en Normandie...
Bon maintenant en tout cas on est rassuré, les commentaires ne sont pas systématiquement d'accord et dithyrambiques avec Edwy Plenel.
Fabius/PS contre Frêche ?
Blanc bonnet contre bonnet blanc.
Vous êtes un admirateur de Jacques Duclos ?
Et si tout simplement on imposait un age limite , une retraite politique, aprés un certain nombre d'années passées et un certain age ? 37 ans de Frêche c'est pas vraiement la fraicheur... si j'ose le jeu de mots. Il peut y avoir sclérose.
Même probléme que celui de cumul des mandats .
excellente idée G Mosch Mosch
Labarrère , député, sénateur, maire de Pau , devenu un petit potentat local nous a bien montré localement que le pouvoir devient une drogue dure, passé 10 ans à l'exercer.
comme pour les verres d'alcool 2 mandats suffisent l'abus de consommation nuit à la santé mentale
Vos arguments, Edwy, ne laissent pas insensibles, et s' appuient sur des faits, et une analyse qui me semble très juste.
Mais comme certains l' on souligné, ils font référence au passé, alors que vous affirmez qu'il faut s' appuyer sur le présent.
D' autre part , le langage de Frêche n'est pas aussi policé que celui de Fabius, mais c' est Fabius qui a tiré le premier, en disant que s'il était en Languedoc-Rousillon, "il préfèrerait voter UMP que Frêche"...sans même penser à la possibilité de voter blanc ?
C'EST ENORME, et vous en faites abstraction !!!
L' agitation organisée politico-médiatique prime sur le fond.
Le PS en région ce n' est pas qu'un président, c'est une somme de militants et des réalisations ...
Fabius éléphant du PS qui parle de voter UMP, et l' UMP qui se mèle du choix des têtes de liste du PS à L' Assemblée: on sombre dans le surréalisme !
Ensuite la méthode du PS consistant à mettre en avant l' interprétation douteuse et médiatisée des propos de Frêche, sujette à des doutes, puisque la justice elle-même, à chaque fois, n' a pas abouti à l' accusation de propos racistes, est contre-productive et c' est prendre les citoyens pour des imbéciles.
Pourquoi le PS n' utilise-t-il pas VOTRE argumentation ? CELA CHANGE TOUT ! Les électeurs pourraient alors comprendre.
Pourquoi ce choix tardif, puisque la phrase incriminée date du 22 décembre ?
Il ne m' échappe pas, Edwy, que depuis quelques semaines, la direction du PS et Peillon, qui n'ont cessé de fustiger les méfaits de la médiatisations, y compris dans le texte de la motion de M Aubry, ont changé de tactique... ils jouent à fond des médias !
Mais que savent les journalistes d' investigation sur la convocation de la première secrétaire du PS concernant l' "affaire" de l' AMIANTE ?
Peu après son annonce, on n' en a plus entendu parler, mais on a entendu d' étranges déclarations de Mme Aubry sur lâge de la retraite, elle ressort une phrase de G Frêche, et occupe les médias par des prédictions sur l' issue des élections ...
J M Apathie se demandait hier si ainsi le PS n' allait pas perdre la région languedoc-Roussillon !
Cela n' est-il pas troublant ? on pourrait presque s' imaginer qu'il y a une sorte de chantage exercée sur elle par la justice à la botte de Sarko ( je fantasme, je fantasme ...)!
... j' avais eu la même impression avec J Dray qui, après avoir été mis en accusation de façon irrégulière, puis innocenté, a "tapé" sur presque tous les responsables socialistes !
Ne faut-il pas chercher au-delà des apparences que nous servent les "grands" médias ?
Mr Edwy Plenel cela m'étonne que vous vous interessiez au cas Geores Frêche qui n'a pas changé depuis 30 ans et non à l'attaque médiatique dont il est la cible.
Le plus intéressant dans cette affaire n'est pas Georges Frêche mais l'attitude de certains journalistes (si on peut dire) qui mentent aux français. Vous qui défendez une certaine éthique du journalisme, je voudrais vous entendre sur les propos de JM Apathie qui déclare sans ciller que Georges Frêche est le Le Pen de la droite. Je voudrais vous entendre sur le contexte de cette affaire pourquoi Mme Mandroux qui était présente le jour des propos de Frêche n'a t-elle été choquée qu'un mois après?
Je pense que le Parti socialiste n'est pas défendable. Ces déclarations et sa stratégie révèlent les maux
et les luttes de pouvoir qui persistent au sein de l'appareil socialiste.
Les individus qui observent notre société spectaculaire ont compris que les
mots de Georges Frêche n'ont été utilisé qu'en prétexte pour défendre un
changement de stratégie très logique du Parti socialiste, un calcul purement
politique.
Georges Frêche n'était pas raciste, Georges Frêche n'est pas antisémite,
Georges Frêche ne deviendra pas nazi.
Pourquoi la gauche doit rompre avec Georges Frêche?
Parce qu’il mène depuis des années une politique qui n’est pas de gauche!
Il a favorisé partout le développement financier, au détriment du mieux vivre pour tous. La grandeur pharaonique des projets ( vitrine pour le mieux vivre méditerranéen) n’ayant pour revers que la médiocrité accrue de la vie réelle des gens…laissant comme seul avantage aux locaux le soleil qui paraît-il adoucie la misère assitée.
Deux exemples (parmi des dizaines) :
- Les Pyrénées Orientales sont devenues le département champion en matière de petit boulots touristiques (au bénéfice de l’industrie touristique) entrainant un assistanat social (aux frais de la région et présenté comme le bilan de gauche positif de la gestion « Frêche »), avec comme résultat global un appauvrissement des populations locales.
- Alors que l’une des richesses locale, est la production de fruits et légumes gorgés du soleil du midi, la région dirigée par Frêche, contre toute logique économique régionale et environnementale, projette le développement du port de Sète avec l’aide financière d’AGREXCO l’exportateur de fruits et légumes Israélien. (Ne cherchez pas ici une erreur ethnique, mais les erreurs régionales et environnementales de ce projet).
Alors Pourquoi tout ce bruit autour d’une polémique très cathodique ?
Polémique tardive sur des propos tenus en décembre et qui provoque la réaction du PS fin Janvier, signe d’une indignation très spontanée, sans arrière pensée ni calcul politique tordu.
Saviez vous que le seul politique à avoir réagit dans la presse régionale, dès décembre, aux propos de Frêche était René Revol ?
Je ne défends pas le dérapage, du Seigneur local, pourquoi le ferais-je ? Je le combat politiquement.
En revanche je m’interroge sur ces bruits médiatiques perpétuels, où le dérapage verbal de l’un, qui nous promet de pendre son adversaire à un croc de boucher, cède la place sur le devant de la scène au dérapage pas très catholique de l’autre. (A-t-on le droit de dire qu’un dérapage n’est pas très catholique ? si non je retire l’expression).
On s'occupe des écarts de langage des uns, et de la stigmatisation des autres.
Et pendant ce temps là, rien ou peu, sur la véritable crise économique qui balaie réellement le pays.
Nos socialistes et nos Umpistes sont encore une fois alliés dans tous ces contrefeux, à savoir brasser du vent, pour éviter de parler de la tempête.
@ +ENO-
Après avoir dû voter Chirac pour montrer qu'on ne voulait absolument pas du front national voilà qu'on est prèt à redonner la région Languedoc r
oussillonà une droite qui n'hésite pas à s'allier au FN!
Le moment est vraiment mal choisi !Est-ce digne de responsables nationaux qui déjà nous ont fait perdre la région du Vallespir (po) pour ne pas avoir, encore une fois ,respecté le vote des militants?
Trop c'est trop!
Pour une fois et c'est très bien je ne suis pas d'accord avec un texte d'Edwy Plenel.Ce que l'on peut reprocher à Frèche , sa clientèle, sa manière de gouverner n'est-elle pas commune à la majorité des présidents de région . Le pouvoir régional pose problème depuis sa création. C'est un échec patent. Il serait grand temps de s'en apercevoir. Et si l'on doit rebâtir de grâce qu'on supprime ce souk.
+1
Et il faudrait en profiter pour commencer par la prise en compte théorique un peu sérieuse des contraintes que fait naturellement peser la territorialité sur les principes.
Je relaie volontiers ce commentaire de Joël Martin
De l'utilisation de "catholique" dans un sens pas vraiment religieux :
C'est un mauvais garçon
Il a des façons
Pas très catholiques
On a peur de lui
Quand on le rencontre la nuit
C'est un méchant p'tit gars
Qui fait du dégât
Si tôt qu'y s'explique
Ça joue du poing
D'la tête et du chausson
Un mauvais garçon
(Sauf erreur, paroles d'Henri Garat)
.
En attendant, la machine à perdre tourne à plein régime...
Faut-il convoquer les mânes de Jaurès et Trotsky, et une "morale socialiste" sujette à bien des doutes quant à son existence spécifique, pour simplement s'en tenir à la valeur qu'on accorde ou non au respect des personnes de la part d'un représentant de la nation ? Il est heureux que le PS ne se reconnaisse pas dans ce "bon plaisir" verbal d'un potentat en train de faire son mandat de trop ... Et pour les qualités prodigieuses de Georges Frêche, les cimetières du Languedoc-Roussillon, comme les autres, sont remplis de gens irremplaçables dont le cours des choses se passe magnifiquement...
Beaucoup de trollitude (parler pour ne rien dire ou pour pourrir le fil) alors que les arguments selon lesquel Frêche aurait répondu à Fabius me paraissent recevables. Il vaut toujours mieux étudier le cas réel que débiter des généralités.
Un point factuel (journalistique). Comme je suis aussi de la région en question, je peux vous dire qu'il y a toujours eu 12% et plus de chômage. On ne peut pas en incriminer Frêche. (Encore que la misère soit moins pénible au soleil).
Sinon, merde à la politesse (et à l'autorité de Trotsky). Je trouve qu'en ce moment, il ya beaucoup de racistes polis par exemple. Et que dit Trotsky en ce qui concerne Manuel Valls et ses "blancos" ? (Pour ce qu'en dit le grand Jacques Bolo, voir http://www.exergue.com/h/2009-08/tt/valls-blancos.html, avec quelques considérations sur l'avenir du socialisme).
Beaucoup de trollitude autour de Trotsky qui, je vous le rappelle, n'est pas l'objet du billet.
Au cas où cela vous aurait échappé...
Le patron évoque Trotsky dans ce billet.
Enfin il me semble.
@ +ENO-
Je parle de l'opposition Frêche/Fabius, du chômage en Languedoc, de la politesse, de Valls, du socialisme, et je plaisante incidemment sur Trotsky qui n'est pas l'objet de mon commentaire (outre de c'est bel et bien un des arguments de Plenel).
Il est donc démontré que Velveth est un faux cul et un falsificateur gauchiste (trotskiste?).
La vieillesse est un naufrage, Frêche peut d'ailleurs en attester, mais c'est pas une raison pour les laisser se noyer, ou les aider à se noyer pour arranger nos petites sauces politiciennes parisiennes.
Velveth, Frêche, reprenez-vous vite SVP !!!
Ne faîtes pas le "lit" à un Fabius, qui est aussi de gauche et près du peuple, que moi je suis Pape.
@ +ENO-
Monsieur, Abonné depuis l'origine à Mediapart je m'étonne de votre participation à une opération de basse politique et d'arrière cour. On dénonce surement je suis d'accord mais on ne contribue pas à relayer la direction du PS. Quand M. Fabius déclare à l'encontre de Ségolène lors des primaires 2007 mais " qui va garder les enfants" vous n'avez pas été que je sache prompt à défendre les droits des femmes. On pourrait comprendre de ce grand cynique que Mme Royal n'avait que le droit de mettre sa "burka" devant le petit homme chauve.
L' actualité familiale de ce politique, sans commentaires, arroseur arrosé.
Vous êtes un brillant intellectuel par moment, une analyse sur le sujet est ce trop demandeé? Comment devons nous dénoncer ces propos?. A vous lire prochainement.
cher MM
je crois que vous n'avez pas compris , c'est parce ce que Hollande ET Ségolène se déclaraient partant TOUS les 2 pour les présidentielles que fabius a lancé son "mais qui va garder les enfants" Je ne trouve pas que c'est du machisme. il est vrai aussi que Ségolène a souvent utilisé l'image de la femme qui sait poursuivre une carrière politique tout en restant une mère attentive et le couple a maintes fois seriné qu'il partageait les charges familiales
S'il faut attaquer Fabius faisons le sur les fautes qu'il a commises. Il y en a assez (voir plus haut)
Je ne suis pas fabusienne, loin de là, mais je crois vraiment que l'interprétation que vous nous rapplez, cassetoi, est la plus vraisemblable.
En plus c'est totalement contre productif et Frêche en a toujours été la parfaite illustration d'ailleurs.
Plus on lui tape dessus et plus il se renforce, ça a toujours été le cas, pour chacun de ses "débordements" langagiers passés.
@ +ENO-
Contreproductif sur quel plan ?
Electoral ?
Propagation des catégorisations raciales ?
J'avais raison, on lui tape dessus et il cartonne dans tous les sondages le père Frêche, qui le donnent gagnant et haut la main en plus.
Fabius a commis une erreur stratégique d'ampleur, car pour couler un politique la seule solution c'est de ne pas en parler du tout.
@ +NEO-
Edwy Plenel signale les performances économiques médiocres de la région. Certes le PIB officiel y est faible, mais il faudrait éventuellement ajouter un correctif pour l'économie souterraine, florissante dans les régions touristiques du littoral.
Exemple
question:
pourquoi le crucifier alors que le PS garde précieusement et depuis si longtemps des chevaux de troie comme Vals, tout aussi raciste, néolibéral et bilderbergien de surcroit. Ou encore des opportunistes sarkophiles comme Lang ou Rocard? La liste serait d'ailleurs particulièrement longue concernant les baltringues à expulser du PS.
Le ménage commence mais d'une mauvaise manière dirait-on, comme si les pourris de la gauche nous préparaient un UMP bis. Ca sent le Siècle à plein nez. C'est triste mais j'en suis réduit à espérer que l'UMP gagne en 2012 car le PS plomberait tout parti réelement de gauche pour des dizaines d'années encore.
A quand le Grand Soir? Il est temps!
Des indignations à géométrie variable qui laissent planner un doute sur les sentences de Solférino. Quelques rappels pour mémoire :
Fabius qui milite contre le référendum de 2005 contre le vote des militants Valls qui souhaite davantage de "white et de blancos" à Evry Emmanuelli qui rajoute une balle à son fusil lors de l'annonce de SR pour les primaires socialistes... et Charasse, Cambadelis....etc...Bien que pas fana des propos parfois un peu brut de décoffrage de GF cette concentration de tirs (media et politique) me paraît bien suspecte.
et bien quant Aubry parle et c'est pas souvent, quel tollé ! j'allais faire les mêmes rappels que didier Picard, et encore, il en a oublié. Il m'arrive souvent de dire cette phrase pasée au dictionnaire à la rubrique "catholique" qui est un nom commun depuis longtemps et dont tout le monde connait la signification : et bien mr Frèche à raison, je n'ai jamais eu confiance en Laurent Fabius, c'est un libéral qui a du regrettér que sarkozy ne lui demande pas de postuler au FMI !!
On peut utilement se rendre sur agoravox pour prendre connaissance des propos exacts dans l'article "Rafrechissement au PS ".
Citation:
Huchon, ça c'est du solide.Moi, je serais à Paris, je voterais Huchon. Si j'étais en Haute Normandie, je ne sais pas, si je voterais Fabius. Je m'interrogerais cela me pose problème. Il a une tronche pas catholique,ça ne fait rien mais peut-être que je voterais pour lui, mais j'y réfléchirais à deux fois.
Je n'habite pas la Région mais Malhek Bouthi a résumé la magouille 2012.
Monsieur Plenel, déçu je suis ! Déçu de vous voir accompagner la horde de ceux qui subitement viennent de décider d'abattre le vieux loin du Languedoc Roussillon avec pour seul viatique, une accusation d'antisémitisme qui ne trompe personne. Vos appels à la qualité du langage et à Trotsky ne changeront rien, en signant cet article vos n'avez "pas une tronche bien catholique"....Que cache ces maneuvres ? A quelle manipulation correspond elle ?
Nous sommes devant un cas manifeste d'instrumentalisation au nom de la bienpensance et du politiquement correct, relayée par un Fabius matois s'estimant attaqué dans ses origines alors qu'il n'en est rien, et soutenue par une Première Secrétaire qui voit là un moyen facile de s'imposer au nom de "valeurs" dont elle voudrait repeindre le parti dont elle a pris la direction grace à des magouilles connues de tous.
Quoi de plus facile que de se refaire une virginité sur le dos d'un homme connu pour ses "dérapages verbaux" systématiquement sortis de leurs contextes ?
La stratégie manipulatoire de Martine Aubry ne doit rien à celle dont Sarkozy et ses sbires nous abreuvent depuis des années: désigner un coupable, le vouer aux gémonies et s'habiller en même temps des oripeaux d'une blanche colombe chargée de remettre au goût du jour les valeurs républicaines.
Si les mots ont un sens, en la matière celui de "complice" vous va comme un gant. Et c'est un militant socialiste encarté qui vous le dit.
Merci Edwy Plenel pour cette mise au point indispensable. Du factuel. Point n'est besoin de posséder la carte des courants du PS pour rappeler l'essentiel, en référence à celui qui dès 1937 expliquait pourquoi le socialisme allait dans le mur en ignorant délibérément le principe de respect dû à son électorat naturel.
George Orwell, dont la common decency, cette décence commune propre aux opprimés, se voulait l'exact contraire de la grossièreté politique imposée au mouvement ouvrier par le communisme stalinien.
Tout le reste c'est de la mousse. Les serviteurs veulent conserver leur maître. Grand bien leur fasse.
Mais dire qu'on met le parti à feu et à sang pour un vieux monsieur qui aurait dû de longue date préparer la relève si le bien commun était son vrai souci, et se mettre désormais entre parenthèses dans le rôle de "sage", si faire se peut.
Il y a certainement en politique des personnages grossiers et à Solférino de " grossières tricheries " .... je crains le pire !
A Solférino .. ils attaquent Frèche très très tardivement , c'est un vieil homme bléssé ... toujours très courageux à Solférino ! Solférino c'est comme une cour de Haute justice puisque Frèche n'a pas été condanné par la justice ? Pourquoi Fabius ne porte pas plainte ?
Le texte n'est déjà plus facilement accessible, alors qu'il est récent. Les divergences fortement exprimées par les lecteurs en seraient-elles la raison ?
Bon bref, voilà encore une grande déchirure.
Du buzz comme s'il en pleuvait.
Des socialistes qui savent plus où ils habitent.
Des journalistes qui donnent le la dans la manière de s'exprimer.
Pas de vulgarité, bordel. Qu'ils disent.
(oui j'ai lu l'article, na !)
J'ai lu ça aussi, de Léon B.: «La lutte contre la grossièreté fait partie de la lutte pour la pureté, la clarté, la beauté du langage.»
Putain de bordel de merde, ça me troue le cul !
Est-ce qu'il est dit aussi comment qu' faut se nipper, ou comment qu' faudrait bouffer ?
Ou si l'important c'est la qualité de quoi que tu vas mettre dans ton frigo.
Non ?
Non.
L'important, c'est de te taire en bouffant de la merde, habillé comme l'as de pique, dans ton cagibi pourri, l'important c'est de traîner ta misère du matin jusques au soir, pour aller gagner ta croûte, mais surtout en restant, poli.
Tu peux, à la rigueur, lâcher deux trois conneries sur les harkis, voire sur les blacks, mais pas plus.
La révolution, d'accord, mais la beauté du langage, d'abord.
Solférino c'est une machine de guerre pour faire la place à DSK AUBRY FABIUS pour 2012 . Tout est programmé ... ils prennent exemple sur Sarko ! Tout est prévu ... livres , entretiens , exclusions , manoeuvres , comme à Reims !!!!!!! Solférino , ses valeurs , sa morale, ses ambitions !
bonjour Bellacio
vous avez certainement raison
peut être allons nous avoir des choix difficile à faire en 2012
allons nous aller à la pêche plutôt que voter DSK???
allons nous voter avec un papier cul (non blanchi au Cl?)
allons nous entrer dans le jeu de Solférino (je rappelle que Solférino fut une victoire sanglante de napoléon 3!) et nous boucher , une fois de plus le nez, avaler la couleuvre pour ne plus avoir le succédané de Napoléon 3 (bien inférieur au modèle d'ailleurs) ici notre famille ne sait pas
une autre solution est possible , dans le labyrinthe de solférino y a t-il un socialiste "présentable et sortable" , trouvons le, propulsons le . Ce qu' une certaine gauche a réussi en 2005 ne peut on le réussir en 2012?
Un provincial inconnu cultivé , généreux, maîtrisant la langue française (si possible), pour nous remettre de NS.
Je suis indécrottable, j'arriverai encore à y croire après 81, 95
et même un parisien ayant les mêmes qualités , pourquoi pas Jacques Généreux ? Il porte bien son nom.
Jacques Généreux est désormais au PG.
Effectivement, il surclasse tous les DSK ou Ségolène !
Jacques Généreux est désormais au PG.
Effectivement, il surclasse tous les DSK ou Ségolène !
Attention : Pouvoir d'achat , c'est un gros mot ... énorme même ... Fraternité aussi !
Et la tendresse , bordel ! allez bonne nuit, Edwy Plenel !
Je relaie volontiers ce commentaire de Joël Martin
Frêche dérape sur les Noirs des Bleus.
Petite secousse au PS.
Frêche dérape sur des Harkis.
Moyenne secousse au PS.
On lui pique sa carte du PS, mais on ne lui met personne dans les pattes pour les régionales.
Allez, on va le laisser élire, le turbulent, au nom du réalisme politique.
Et voici que Frêche dérape sur Fabius.
Cataclysme au PS qui sort une liste de son chapeau et qui donc vient de décider d'abattre le récidiviste du dérapage, avec la conséquence probable que cela livre la région à la droite.
Est-ce un effet d'accumulation ?
Possible.
Autre hypothèse possible : deux dérapages sur des gens ordinaires, ça passe.
Un dérapage sur un ponte du PS, ça casse.
Selon que vous serez puissant ou misérable etc.
J'entends bien l'argument : mieux vaut perdre une élection qu'un principe. C'est beau, c'est grand, c'est généreux.
Mais faut pas oublier que la droite, en Languedoc-Roussillon s'allie au FN.
Question peut-être naïve : au nom de quel principe on ouvre la porte à des gens qui eux sont d'autheniques racistes, d'authentiques xénophobes, auprès desquels les dérapages - répréhensibles - de Frêche sont au racisme viscéral des "bruns" ce que l'eczéma est à la lèpre ?
Les mots! Loin des batailles idéologico-passionnelles qui tapissent ce "dialogue" à propos de l'article de Plenel, j'ai envie de lui dire que oui, je suis d'accord avec lui sur un point: il y a chez l'homme, au delà de la gestuelle politique, une question sémantique que ne me semble pas représenter le débat ci-dessus...
Ce qui procède du discours de l'homme, où que se situent ses intérêts, c'est cette donnée étrange que l'on nommait naguère idiolecte: le langage d'une personne, constitué de ses références culturelles, éducatives, environnementales, et de ses perceptions du monde, de ses percepts sensoriels et, en somme, viscéraux, et aussi de la manière dont il entend communiquer avec ses supposés semblables.
Or ce qui me paraît constituer le discours de et sur la politique, c'est l'assemblage inconséquent des divers idiolectes de ceux qu'en parler tente, surtout sur le Net, sans que rien ne propose une réelle lecture de la parole de l'autre, en somme une manière de traiter le malentendu qui régit tous nos rapports humains.
Aussi pensé-je que le parler de Monsieur F., supposé représentant d'une "anidéologie" intelligente, ou plutôt astucieuse, ne devrait pas être traité comme une affaire propre à palabrer, quelles que soient les qualités de la palabre, mais comme un objet d'étude de ce qui fausse la chance minime que les gens les plus divers aient une petite possibilité de dépasser le malentendu, et accèdent à un dialogue d'une autre nature: le désir de rencontre entre toutes les diversités de la langue, et donc de l'échange et de la vie en commun, cet objet si souvent nié
Je relaie volontiers ce "café du commerce" de Joël Martin
@pleineaile (aide, oui ?)
Le désir d'échange serein, de la mise en commun de différentes philosophies, de la rencontre de diverses pensées, c'est le rêve. Rêve inaccessible si la tolérance n'est pas au rendez-vous.
Malheureusement, en politique, l'échange se résume souvent à celui de petites phrases, voire de noms d'oiseaux.
Cela dit, cette notion d'idiolecte est intéressante : le langage reflète la personne qui en use. L'idiolecte est le style oral.
Ainsi, là où un bourgeois cultivé, dinstingué et tout ça dira : "Monsieur Emile, veuillez faire diligence !", un gavroche dira : "Magne-toi, Mimile."
Les deux disent strictement la même chose, mais "en aveugle", on sait qui aura dit quoi.
Là où ça se complique, c'est lorsque trop de différences dans la façon de dire la même chose fait croire qu'on dit des choses contradictoires. Source d'incompréhension.
Autre complication : le même discours dit par deux personnes différentes peut être perçu différemment selon qu'une des deux personnes vous est sympathique et l'autre, non.
Troisième complication : croire que si untel dit ceci, c'est que secrètement il pense cela. On a tendance à prêter à autrui ses propres codes, ses schémas de pensée, son vécu, etc. C'est parfois la porte ouverte au procès d'intention ou à une reformulation des propos d'autrui qui finit en déformation desdits propos.
Le vrai désir d'échange et de compréhension mutuelle ne passe-t-il pas par faire abstraction de ce qu'est l'interlocuteur, pour ne se concentrer que sur ce qu'il dit? Se concentrer sur les mots, riens que les mots et leur assemblage. Sans prêter d'arrière pensées. Sans procès d'intention.
C'est pas facile.
Je tente parfois l'expérience de lire un commentaire sans regarder qui le signe.
Quand je vois la signature, il arrive que mon opinion sur ce que je viens de lire change.
C'est grave, Docteur ?
T'as bien révisé Moël ! Félicitations.
Je relaie volontiers cette réponse de Joël Martin
Merci pour ces félicitations spontanées et certainement sincères...
Mais à part ça ?
A part ça ?
Il te reste à prendre un abonnement.
That's all.
Je relaie volontiers cette précision de Joël Martin
@arpège
Ah, c'est pour ça que tu parles de révision...
Eh oui, j'attends que Mediapart révise son mode d'application de sa Charte dans le sens d'une plus grande transparence, de façon que trolls et insulteurs ne se croient plus tout permis.
Je me réabonnerai le jour où tout abonné sera en sécurité sur Médiapart à l'abri d'une Charte enfin appliquée autrement qu'en catimini, ce qui donne aux trolls et insulteurs un certain sentiment d'impunité.
En attendant, je continue de m'exprimer sous la vigilante hospitalité de bjm, que je remercie encore et toujours.
Cela dit, avec Géraldine, les choses vont dans le bon sens.
Excellente et astucieuse idée d'avoir remplacé "les plus commentés" par "les plus recommandés".
Cela empêche que soient mis en lumière les commentaires les moins recommandables, naguère mis en pleine lumière par effet "audimat" : comme à TF1, le pire était le plus regardé.
Je suis de très près cette évolution, et si elle se poursuit dans le bon sens actuel, je pense me réabonner avant d'arriver au terme de mon "à-valoir" de onze mois (à la louche, il doit m'en rester la moitié, et pour l'instant, Géraldine ne m'éjecte pas, je l'en remercie également).
J'arrête là, tout ça est hors-sujet et notre échange, Arpège, ne doit pas passionner les foules...
Mais non, ce n'est pas grave, et j'aime cette amorce de débat.
J'avais un maître à penser qui passait le plus clair de ses prises de parole à dire deux choses: "je vais probablement dire une connerie, mais...", et "lorsque l'autre te dit quelque chose que tu crois comprendre, redis-lui autrement, et tu pourras apprécier s'il est d'accord avec ce que tu as cru comprendre.
Par contre j'ai bien peur d'être en désacoord avec l'idée de faire abstraction du sujet qui parle et dont j'ai une représentation subjective; il me semblerait au contraire que le défi du dialogue repose sur le fait de surmonter, par un désir engagé et actif, le malentendu inhérant à notre état de sujets du langage.
C'est grave, prof?
Je relaie bien volontiers cette réponse de Joël Martin
@Pleineaile
"Par contre j'ai bien peur d'être en désacoord avec l'idée de faire abstraction du sujet qui parle et dont j'ai une représentation subjective; il me semblerait au contraire que le défi du dialogue repose sur le fait de surmonter, par un désir engagé et actif, le malentendu inhérant à notre état de sujets du langage. C'est grave, prof?"
Ben non, c'est pas grave. D'abord faut pas avoir peur d'un désaccord quand la discussion est sereine. Ensuite, c'est d'autant moins grave que le "prof" redoute de s'être exprimé de façon imprécise.
Quand je dis qu'il faut s'arrêter aux mots, et non au sous-texte, je pense qu'il faut aussi, dans la mesure du possible, faire abstraction de la façon dont on "sent" l'interlocuteur. Parce qu'on peut se planter complètement sur la personnalité, le vécu, les acquis de l'interlocuteur. Mais, et paradoxalement car cela pourrait paraître contradictoire, c'est une conséquence de ce qui précède : on comprendra d'autant mieux l'interlocuteur qu'on le connaîtra mieux. Mais pour cela, faut commencer à discuter un minimum, en variant le ton, comme disait l'autre à grand nez...
C'est toute la différence entre le préjugé et le désir d'échanger malgré une éventuelle mauvaise première impression sur l'interlocuteur. C'est la différence entre se cramponner à une certitude primale et essayer d'aller au delà.
Voilà pourquoi j'aime bien votre expression :"surmonter, par un désir engagé et actif, le malentendu inhérant à notre état de sujets du langage."
Rien n'est grave dans les préjugés à condition qu'on aille au delà.
Vive le dialogue quand on n'échange que des arguments.
Une expression qui me rappelle "Je vais peut-être dire une connerie...", c'est "Le doute est la première démarche de l'intelligence, encore n'en suis-je pas très sûr."
A la prochaine, avec plaisir cher, ou chère Pleineaile (e-doué).
Et que penser de cette expression populaire : " trop poli pour être honnête " ?!!
Quand on regarde de plus près les proverbes, on voit que la plupart se contredisent deux à deux.
Tel père, tel fils
A père avare, fils prodigue.
Comme ça ils ont toujours raison.
Qu'elle n'a rien à voir avec la soupe de poisson bellaciao.
La question est: peut-on agiter des sentiments racistes dans la population impunément? Que la question soit posément polie ou pas ne change rien à l'affaire.
** Mr Edwy Plenel, à la lecture de votre article me viennent, en ce "mauvais" moment, une admiration et un vrai respect à l'égard de Mme Hélène Mandroux.
Car si " Elle fut faite " par le super pygmallion du Languedoc Roussillon : Georges Frêche ... Hélène Mandroux a su prendre son indépendance politique, déjouer les dérives de son mantor pour en revenir à l'indispensable et au meilleur : travailler à l'unité d'une gauche qui laisserait à la Droite la stigmatisation, la disqualification populiste contre les uns et les autres afin d'assouvir à tout prix un besoin de pouvoir, incontestable, quasi à vie.
C'est remarquable, car en ces temps nous savons que cela n'est pas si évident pour beaucoup de responsables socialistes de sa région et d'ailleurs .
Et qu‘elle ne va pas s‘attirer que des camarades plein de courtoisie ... ni avoir d' aimables rencontres (vu le ton général déjà en cours...) - rien ne lui sera épargné ! -
Cette démarche est le signe d'un caractère généreux et courageux.
** .L'appel d'Hélène Mandrou x « …. J'appelle réellement dans l'intérêt de cette région tous les citoyens, les militants qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche, et les valeurs du parti que je représente et auxquelles je crois profondément, je les appelle à venir avec moi", a-t-elle dit, soulignant à plusieurs reprises son attachement "aux valeurs".
Mme Mandroux a lancé cet appel sachant que les cinq fédérations départementales du PS, de nombreux élus et responsables locaux sont engagés derrière Georges Frêche, plébiscité par les militants du parti lors de la désignation des listes.
"... La maire de Montpellier a souligné avoir pour responsabilité "de rassembler la gauche, de battre la droite", l'UMP étant conduite par le sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc.
Si les listes NPA/Front de gauche et Europe Ecologie refusent de s'engager derrière le PS au premier tour, les leaders de ces listes "ont dit très clairement que les trois listes se retrouveront au deuxième tour",
"A partir du moment où on sait qu'on aura cette union au deuxième tour, on peut progresser par rapport à une union éventuelle sur le premier tour, car nous avons des valeurs communes, des valeurs de gauche »
"A partir de demain, je vais rencontrer tous les partenaires, si on y arrive dès le premier tour, tant mieux dans l'intérêt de cette région, sinon on se retrouvera" au deuxième tour.
** Que la liste d' Hélène Mandroux obtienne donc le plus de voix possible !
Et que Jupiter Furax Accoucheur aille grogner en quelque retraite ombragée.
"elle (H Mandroux), ne va pas s‘attirer que des camarades plein de courtoisie ... ni avoir d' aimables rencontres (vu le ton général déjà en cours...) - rien ne lui sera épargné ! -" : dans vos rêves (aubrystes), car ni G Frêche, ni personne, ne la critique. En tout cas, rien lu ni entendu de ce côté là.
On compte sur vous pour relayer, au cas où, naturellement.
** Pourquoi me vouloir autant de déplaisir ! ?
Mes rêves ne comportent jamais aucun/e des responsables socialistes ! Mon analyste y veille autant que moi-même...
Par contre, faites gaffe aux vôtres (rêves) ont l'air facheusement traumatisants.
Bon. Courage à Hélène !
Kenavo.
Un membre du bureau du PS, représentant la "diversité", ironise sur les vertueuses réactions antiracistes des responsables du PS, concernant Frêche.
Il est témoin du manque d'"ouverture" des ces politiques horrifiés il y a peu, dans leurs propres régions .
Qui peut ici ressortir les phrases dites "racistes" de Frêche, entières, en les replaçant dans leur contexte, en oubliant les déformations et interprétations servies à outrance par les médias et adversaires politiques ?
En repartant sur des bases objectives, on pourrait peut-être se faire une idée plus juste .
Josie, l'Express l'a tenté.
Je ne sais pas s'il y a tous les contextes, mais quand même, ce n'est pas si mal :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-derapages-en-serie-de-freche_833640.html
(je crois qu'il manque la sortie sur les Gitans)
Ce n'est pas parce que le PS réagit avec 20 ans de retard,
ce n'est pas parce que le fonctionnement du PS est par ailleurs parfois loin d'être démocratique,
etc, bref,
ce n'est pas parce "les autres" ne sont pas parfaits, que du coup un type comme Georges Frêche devrait "suffire"...
Marrant, ce mécanisme, plutôt très courant et banal hélas, d'exonérer un personnage imbuvable en trouvant des défauts à ses détracteurs?
Un peu le même principe du "puisque les autres se garent n'importe-comment, pourquoi moi je continuerais à faire le moindre effort?"
!
!
C'est vrai Axel. En même temps, si on regarde les grands élus du PS, si on lit leur prose, leur bilan, les commentaires de leurs soutiens, on comprend que les admirateurs de ces chefs (chacun(e) chez soi) ne sont pas des gens trop à cheval sur des principes. Sauf de rares exceptions.
,
Je me permets Axel de faire remarquer qu'il ne s'agit pas forcément d'exonérer Frêche.
Sur ce plan là, il reste simplement à trancher : le procès en intention qui lui est fait est-il fondé ou pas ? Je fais partie de ceux qui pensent qu'il ne l'est pas. Ceux qui pensent le contraire n'ont pas plus d'argument. Il y a réfutation réciproque des arguments, inutile d'insister c'est insoluble.
La vraie question, plus factuelle et qui ne souffre pas contestation est celle de l'inconséquence de ses outrances langagières. De ce point de vue la critique est légitime et me semble-t-il incontestée.
Mais là où les choses se corsent, c'est quand on nous dit qu'il s'agit en condamnant Frêche de redorer le blason du PS.
C'est d'une mauvaise foi insupportable, d'un jésuitisme achevé et d'une inefficacité hélas dramatique. On nous prend pour des idiots.
Et paradoxalement ça donne raison à Frêche !
Ce refaire une virginité sur le dos d'un coupable à titre expiatoire qu'on a soi même désigné (faut pas faire l'impasse sur la genèse de l'affaire et les mots doux de Fabius), ça c 'est le comble, c'est vraiment pas catholique.
Je me répète encore c'est du jésuitisme. Et y a pas pire.
Suffit d'avoir un peu de mémoire... en terres cathares, puis huguenotes, il pourrait bien y en avoir et ça sera bien fait.
On joue pas avec ça.
Comment ne pas constater que même sur un sujet comme celui-ci, les considérations politiques de fond (pour ne pas même parler d'éthique...), sont une fois encore totalement polluées par les stratégies pré-présidentielles... ?
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Je ne suis pas électeur local en Languedoc-Roussillon, et je suis donc bien incapable de me prononcer sur la qualité des politiques locales menées par l'ardent défenseur de la Steptimanie.
Mais quels que puissent avoir été ses éventuels mérites passés, comment peut-on à ce point passer par pertes et profit la caricature que Georges Frèche représente en matière de baronnie locale ?
Le fait qu'il soit évidemment loin d'être le seul dans ce cas (d'ailleurs toutes tendances politiques confondues) n'empèche en rien que toute "jurisprudence" allant dans le sens de la mise à mal de ce genre de pratiques est toujours bonne à prendre.
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Ajouterais-je que je m'étrangle un peu lorsque je lis ici des billets qui prennent la défense urbi et orbi d'un personnage comme Georges Frèche de la part d'ardents défenseurs de la rénovation des pratiques politiques et de la démocratie participative comme ont pu l'être en leur temps certain(e)s des plus remarquables défenseurs (défenseresses) de Ségolène Royal... ?
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Le cas Georges Frèche (et nombre d'autres en même temps) ne se poserait tout simplement plus depuis longtemps si le principe du non-cumul et de la limitation des mandats dans le temps (tel qu'il a d'ailleurs été récemment acté par une écrasante majorité des miltants PS -voir ci-dessous), avait été mis en application, permettant dans les faits le nécessaire renouvellement de la classe politique et donc l'impossibilité de constituer les réseaux clientélistes chers aux caciques de tous poils dénoncés ici par les uns ou les autres.
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Pendant ce temps, Eric Woerth paufine son projet de décret relatif à la réorientation professionnelle des fonctionnaires de l'Etat...
http://www.mediapart.fr/journal/france/030210/la-fonction-publique-bouc-emissaire-du-gouvernement : 5 commentaires...
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Pour mémoire : Consultation militante du 1er octobre 2009
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NON CUMUL DES MANDATS
•2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de
cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements un mandat de
parlementaire avec une présidence d’exécutif local ou la participation à un exécutif ?
POUR : 71,15 %
CONTRE : 21,29 %
ABST : 7,56 %
.
•2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?
POUR : 74,90%
CONTRE : 18,94 %
ABST : 6.16 %
"Ajouterais-je que je m'étrangle un peu lorsque je lis ici des billets qui prennent la défense urbi et orbi d'un personnage comme Georges Frèche de la part d'ardents défenseurs de la rénovation des pratiques politiques et de la démocratie participative comme ont pu l'être en leur temps certain(e)s des plus remarquables défenseurs (défenseresses) de Ségolène Royal... ?"
Oui, ajoutez, CFO !
Georges Frèche cumume : il cumule les cumuls et les mandats illimités. Deux choses qui favorisent le clientélisme comme vous l'expliquez.
Il n'est pas tout seul à gauche ? d'accord.
Mais en plus il cumule les petites phrases qui servent de signal à un électorat qui aime -au moins- catégoriser les gens par leurs supposées appartenances.
G. Frêche, un contre -exemple de la rénovation des pratiques politiques.
Cette phrase de votre carnet du jour, E. Plenel, est essentielle pour comprendre votre soutien au rejet républicain du "fréchisme" :
«Le socialisme est une morale», écrivait en 1894 un jeune député dont les viticulteurs du Languedoc honorent la mémoire. Il se nommait Jean Jaurès, et il serait peut-être temps que les socialistes s'efforcent enfin de lui donner raison.
La force de sa signification politique et humaine explique la mauvaise fois de vos détracteurs, et leur précipitation stupide sur le nom de Trostsky, s'imaginant vous discréditer... alors qu'il s'agit de la dénonciation par lui de... «La grossièreté du langage... héritage de l'esclavage, de l'humiliation, du mépris de la dignité humaine, celle d'autrui, et la sienne propre».
Le PS a retrouvé un peu de sa dignité, de son héritage, et de son crédit, dans l'opinion, en sanctionnant Fréche.
J'espère que Casse toi pov'con! s'appliquera aussi et rapidement au fréchisme.
(Casse toi pov'con! Mot d'ordre le plus populaire en Europe, qui permit aux Français de débarrasser leur pays et le Monde, du petit Maréchal de la ligue du croc de boucher, en 2012!)
Quitte à se faire mousser sur le dos de Jean Jaurès, autant ressortir ses déclarations antisémites de l'époque pré-affaire Dreyfus.
Les morts sont là pour qu'on en fasse ce qu'on veut, je sais...
cher boddisatva
oui Jaurès a dénoncé les capitalistes juifs mais parce qu'ils étaient capitalistes, il n'a pas défendu tout de suite Dreyfus (il était plutôt antimilitariste et Dreyfus était un officier supérieur, l'armée tirait sur les grévistes, elle était considérée comme hostile à le classe ouvrière) mais quand il a été convaincu de l'innocence de Dreyfus il a reconnu son erreur et il a soutenu le combat des dreyfusards dans la chambre des députés, dans l'Humanité avec son adversaire Clémenceau, au nom des droits de l'homme et des principes républicains. Remettons Jaurès dans le contexte de son époque, et Frêche également. Hélas les classes populaires aiment toujours les grandes gueules qui n'hésitent pas à utiliser les images les plus nauséabondes. Et ce n'est pas parce que c'était pire entre les 2 guerres et avant 14/18 que nous devons accepter les débordements de nos marionnettistes politiques quitte à passer pour des pisse-vinaigre
Il fallait oser et Martine l'a fait, bravo pour la rupture avec le dédain, le mépris et le despotisme de Frêche, il fallait couper le cordon......... même si la délivrance est lourde de conséquence.
Je ne défends pas Fabuis, il a à son palmarès des petites phrases assassines
http://www.dailymotion.com/video/xc3ivm_freche-entre-colere-et-larmes_news
INCROYABLE
quel cabot , et j'imagine qu'il est sincère en plus (enfin au moment où il parle parce qu'après et avant ...). C'est vraiment une bête de scène à la Clémenceau, Séguin et Cie pour ne pas dire nicolas. Et le pire c'est que cela marche sûrement. Qui est son coach??? Mais il oublie une chose qu'il n'est pas Dieu le père ni éternel. Un bon représentant prépare sa succession. 2 MANDATS pas plus finissons en avec l'intoxication par le pouvoir
Non au cumul des mandats. Oui à la limitation des mandats ! (vous croyez que c'est audible ?)
je viens de lire ( dans le Monde) que la ligue de défense juive défendait G Frèche . Il y a aussi des commentaires peu reluisants
@J.M. Padovani
J'en crois pas mes yeux. Vous avez le culot de vouloir, en plus, nous instrumentaliser en nous faisant pleurer sur les larmes de GF ?
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Travaillant dans le social, je réserve, et de loin, mes larmes à tous ceux, et ils sont nombreux, qui sont dans la panade. Qui vivent dans l'ombre et passent leur vie à courber l'échine pour des salaires de m....... et qui n'ont pour tout pouvoir que celui de se révolter, quand ils en trouvent la force et le courage.
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Alors les larmes de GF qui pleure sur lui-même et sur son pouvoir qu'il risque de perdre......c'est totalement indécent.
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Et voilà justement une façon de faire de la politique que nous sommes un certain nombre à ne plus supporter : des pseudo-militants qui bêlent à longueur d'échéances électorales le nom de leur candidat (e) préféré(e), sans jamais avancer un argumentaire qui leur soit propre quant aux valeurs que nous sommes censés défendre et représenter.
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Et lorsque j'avance "que nous sommes un certain nombre à ne plus supporter cette façon de faire de la politique" cela ne signifie pas qu'à un moment donné nous étions d'accord, mais simplement que nous avons patienté tout en nous montrant très critiques. Aujourd'hui nous en sommes au point où "tant va la cruche à l'eau......etc. etc".
Madame Garnier,
jean marie padovani tenterait de nous faire "pleurer sur les larmes de GF" ? Cela ne me surprend pas. Ce qui me surprend, c'est que jean marie padovani puisse encore être lu. Cela dit, il m'arrive de lire moi-même des choses peu reluisantes (et pas seulement des commentaires). Il n'est pas inutile de connaître le discours du consensus, en ses replis les plus abjects, les plus ridicules, les plus bêtes.
Si l' on doit étudier le cas "Frêche", que ce soit objectivement, et non à partir de phrases sorties de leur contexte, dénaturées et exploitées à outrance par les médias .
S'il y a de bonnes et vraies raisons de l' exclure, pourquoi ne pas les utiliser ? Parcequ'on ne voudrait pas que des électeurs malhonnètement hameçonnés s'échappent du PS ?... Parce que sur le terrain, ses réalisations sont positives et sociales? ..;ou pour une autre raison? Permettez que je m' interroge, pour moi, c' est inexplicable !
Pourquoi M Aubry a-t-elle attendu si longtemps pour réagir, après les propos de Frêche, ? sachant qu' entre temps, elle avait choisi de ne pas présenter une liste PS
Pourquoi ne fait-elle aucune remarque sur l' attaque de Mr Fabius en décembre, contre Mr Frêche ?
Pourquoi, alors qu' elle avait, dans un discours enflammé, déclaré qu 'elle voulait que le PS gagne toutes les régions, préfère-t-elle aujourd'hui, très tardivement, risquer de perdre le LR ?
Pourquoi le PS ne s' indigne-t-il pas des récents propos de Dominique Bussereau, au sujet des Modem alliés au PS en Poitou-Charents, qui humilient à la fois les centristes et les harquis ?
Pourquoi, depuis peu, les médias soutiennent-ils ces inepsies, alors que quand le PS a essayé des messages politiques sérieux, ils ne les relayaient pas ? Pourquoi, après des mois de lutte contre la médiatisation de certains socialiste, les responsables du PS entrent-ils dans ce jeu ?
Pourquoi tout cela après le témoignage de M Aubry dans l' affaire de l' amiante ?
TROP FACILE de voir et de charger la paille dans l' oeil d' un homme, pour faire oublier la poutre qui est dans l' oeil des responsables socialistes... (et je ne m' étale pas sur les soupçons de fraudes !)
... c' est pour toutes ces anomalies que le combat des responsables du PS contre Mr Frêche est peu crédible... quels que soient les tords supposés de ce dernier...
Merci de cet article courageux, Mr Plénel.
Que doit penser tout citoyen, tout politique responsable, tout journaliste objectif, de la déclaration récente de Mr Bussereau, selon laquelle il explique que "les élus du Modem de Poitou-Charentes, qui ont accepté l' alliance avec le PS sont comme des harquis, c' est à dire qu'ils n' ont pas d' autre possibilité pour être élus" ?
Josie
pensez vous que le mot Harqui soit une injure dans la bouche de Bussereau ? je pense qu'il voulait dire que Ségolène allait rouler dans la farine le Modem local ... et peut être national . Pour le local je ne sais pas mais pour le national... , ici Bayrou on connaît; il est béarnais (il est né à 20km) , c'est à dire qu'il n'a qu'une parole , comme Henri 4 son modèle, mais comme ce dernier il reprend très bien sa parole quand il en a besoin (mon époux , béarnais lui même, dit que c'est paysan ... mais j'ai quelques doutes). Il a traité d'ânes bâtés les écolos locaux qui pronostiquaient la construction d'une autoroute entre Pau et le col du Somport. IMPOSSIBLE disait il et "il faut être un âne bâté pour le croire " . Or .... tout doucement ça se fait, on commence à nous sortir un projet entre Pau et Oloron. et Bayrou n'a encore rien dit.
il est vrai que se faire traiter d'âne bâté ça une autre allure que "pov' con" !
Monsieur Frèche n'est pas ma tasse de thé, j'aime le beau langage et la courtoisie. Mais en trouvez-vous beaucoup dans la classe politique et les médias ? De plus ce sont ceux qui ont bourré les urnes à Reims pour que M. Aubry occupe sa place qui se drapent dans la morale politique et nous parlent de leur âme.
Quand V. Peillon, après F. Lebebvre a traité S. Royal de folle, qui s'en est offusqué ? ni homme politique, ni journaliste. Alors qu'on arrête avec l'hypocrisie. Ceux qui sortent les étendards ne le font que contre les personnes qui n'ont pas leurs idées et je crains que la morale politique ne soit guère présente. Croyez bien que je le déplore. Quand on part en guerre contre le verbe grossier ou insultant, il faut le faire à chaque fois, sinon ça n'a aucune valeur.
"Quand on part en guerre contre le verbe grossier ou insultant, il faut le faire à chaque fois, sinon ça n'a aucune valeur"
Entièrement d'accord sur ce point.
Mais je serais plutôt favorable à une certaine grossièreté (Brassens oblige) et à appeler un con un con. Il existe beaucoup trop de racistes polis et "contournés" en ce moment.
Le véritable problème est d'ailleurs justement le fait que Frêche utilise des sous-entendus, et non des grossièretés (Le Pen aussi est spécialiste d'une certaine affection). Ce qui réduit donc tout ce débat et ce déballage de commentaires à une analyse fausse. Bref, un gros tas de conneries, dont l'origine est précisément la courtoisie comme génératrice de faux débats.
PS. Dans ma revue perso (exergue.com), j'ai été obligé de créer une catégorie "conneries" (bon, je ne me suis pas trop forcé).
ce qui me heurte le plus finalement dans l'analyse qui est faite ici c'est qu'au final on passe sous silence une quarantaine d'année de vie publique au profit de deux ou trois propos plus ou moins maladroits/provoquants/indignes/sortis de leur contexte (rayez la ou les mentions inutiles)
Que Freche soit un autocrate à ce niveau de responsabilité qui ne l'est pas et qui plus est c'est le lot commun/marronier/gimmick de n'importe quel hebdo/news qui dresse le portrait (évidemment sulfureux) de n'importe quel potentat local : Delanoé, Aubry à lille sans parler de Royal se voient régulierement qualifier par les journalistes d'"autoritaire" sans que cela ne déclenche des exclusions en séries ou des éditos indignés et moralistes, pardon moralisateurs .
Pas un mot en revanche sur des faits, sur le developpement de Montpellier son urbanisme, sa politique sociale ses HLM en centre ville, son rayonnement bien supérieur à celui qu'il était il y a trente ans
Freche en tant que Maire de Montpellier à initié, porté, mené et vraisemblablement avec quelques autres pensé ces considérables évolutions qui sont selon moi sans équivalent dans la moité sud de la France .
Entendons nous bien tout n'est évidemment pas parfait mais consacrer toute cette encre sans même évoquer la stature ,la vision et le bilan politique et social de cet homme à plus à voir avec le reglement de compte qu'avec une quelconque argumentation étayée .
Je m'interrogeais jusqu'à présent sur mon choix de vote aux Régionales notamment sur les capacités réelles de Freche à gouverner tant il me parait affaibli par l'âge et la maladie . Finalement ces charges hallucinées, ses hurlements sans réels fondements ni analyse du bilan de la politique menée, auront fini de me convaincre : pour son dernier combat l'autocrate malséant et apparemment infréquentable qui en 30 ans a transformé ma ville aura ma voix.
juste sanction
donc pour vous, th34, vive les cumuls, le clientélisme, l'ivresse du pouvoir ?
vous ne comprenez pas qu'un potentat local (à pau aussi on l'a gardé jusqu'à sa mort) empêche le renouvellement des responsables locaux, entretien une guerre larvée des sous fifres; il faut lutter contre les cumuls et les mandats de 30 ans. A Athènes toutes les charges (sauf celles des stratèges, les chefs d'armée) étaient tirées au sort POUR UN AN seulement, cela n'a pas empêché Athènes de devenir une cité puissante. De toute manière ces braves citoyens tirés au sort ne feraient pas plus de mal que l'équipe actuellement au pouvoir. Sans aller jusque là une limitation du nombre des mandats serait une bonne chose pour la démocratie locale et nationale
"A Athènes toutes les charges (sauf celles des stratèges, les chefs d'armée) étaient tirées au sort POUR UN AN seulement, cela n'a pas empêché Athènes de devenir une cité puissante."
Ce sera mon réconfort de la soirée, merci Cassetoi pour vos commentaires sur cette affaire.
La démocratie, quand on risque soi même d'être tiré au sort pour gouverner, pff, c'est trop de responsabilités.
Les chefs inusables, c'est plus cool.
Ajoutons quand même que la démocratie athénienne était extrêmement censitaire et qu'elle se confortait de l'esclavage...
plutôt que de fantasmer une démocratie athénienne sans fondement historique ou de lâcher les mots lieux communs de clientelisme (quel homme politique peut se passer d'électeurs ?) ou de cumul de mandats (domaine dans lequel GF fait plutôt petit joueur) interrogez vous plutôt sur des réalités tangibles :
qui a transfiguré montpellier ?
qui a refusé d'être ministre de mittérand ?
qui a viré Blanc du Languedoc Roussillon?
qui a voulu le tram de montpellier ?
qui a voulu des HLM en centre ville ?
qui a voulu et réussi la constitution d'une agglo ?
qui a voté la gratuité des livres scolaire dans le secondaire ?
qui a permis l'avènement d'Hélene Mandroux ?
certes, et c'est ce qui m'inquiétait, l'homme a vielli et l'on sent bien qu'il a comme d'autres du mal à laisser la place . Mais ça n'explique ni ne justifie qu'on néglige son bilan .
si l'entreprise gigantesque de destruction initiée par la presse le PS les verts et l'UMP se vautre lamentablement un soir de deuxième tour franchement ce ne sera qu'un coup de pied au cul bien mérité parfaitement démocratique et salutaire .
Dans votre sens du" bilan actif", th34, un éditorial au journal de France Culture ce matin, je ne sais plus de qui (journal de 8 heures).
Mais ensuite, la discussion sur le reste n'en a pas moins repris ! Frêche joue sur ses écarts de langage pour gagner des électeurs. Il veut être aimé - à tout prix ? Au prisx de propager des stigmatisations, dont vous en dites rien, th34.
L'exempel du tunnel qui mène à Ouarzazate a été repris.
J'ai trouvé qu'au total la séquence était bien équilibrée :
Oui Frêche fait des choses pour les populations des quartiers.
Mais oui, Frêche contribue par ailleurs à les stigmatiser.
Alors ?
Alors, pour moi il n'y a pas que le matériel, l'argent et ce qu'il procure, dans la vie.
La dignité, l'exigence de dignité de respect pour tous, ça existe aussi, c'ets un élément de la vie.
Que S Royal roule dans la farine le Modem serait un beau compliment, de la part d' un sarkozyste.. Sarko ayant "roulé dans la farine" le FN , mais avec des arguments puants!
Le Modem a été créé depuis peu et a détourné des voix de gauche lors de la drenière présidentielel.
Il s' agit peut-être pour certains du Modem, déçus de Bayrou, d' un retour au bercail ... et au delà des "responsables" et élus, ce le sera sans doute pour de nombreux électeurs de base.
Quand à l' "étouderie",( voire les compliments ! ?) de Bussereau concernant les harquis, elle est odieuse.
Apès l' "auvergnat" d' Hortefeux et autres dérapages autour de l' identité nationale, qui peut croire un instant qu'il ne s'agit pas d'un appel du pied aux électeurs du FN ?...y compris pour les citoyens du LR.
Je relaie volontiers cette boutade pentacontrepétée de Moël Jartin.
Que de militants, dont les querelles - ça dope - fraîchissent au moment des luttes, se soucient de l'élection de leur Frêche ! Prendra-t-il enfin la porte, ce vieux juge que d'aucuns coupent en raillant ?
Et si on demandait plutôt à tous ces messieursdames ce qu'ils pensent des 35 heures, des fin de droits, de la démolition des services publics, de l'interminanle crise du logement, des paradis fiscaux, de l'évolution de la Justice des enfants, etc
Macarelle pute con, j'aimerais que les "Solférino" viennent une fois au moins écouter une séance des conseils de par ici, et réciproquement. Ils apprendraient peut-être tous à dialoguuer.
Ils pèseraient avec une plus juste balance les mots, sans oublier les options des uns et des autres: la campagne de Fabius pour le non au referendum alors que son parti votait oui, la gouvernance impériale de Frêche dans sa "septimanie".
Rencontrez-vous, macarelle, ne nous laissez pas, nous autres pauvres simples électeurs, en prise avec le réel.
Et oui, nous discutons de sujets secondaires, car nos (ir)responsables politiques, aidés par les médias, brouillent les débats et se livrent à des diversions et des guerres internes qui empêchent de réfléchir.
Il faudra bientôt choisir , en essayant de ne pas se tromper, qui pourra nous débarrasser du pouvoir actuel.
La discussion a pour but de se donner mutuellement des arguments, en essayant des faire le tri entre les mensonges politico-médiatiques et ce qui se rapproche le plus de la vraie politique, favorable au plus grand nombre de citoyens, ne "laissant personne de côté"..
" En l'espèce, la vulgarité et la grossièreté n'ont rien d'authentiquement populaire, mais traduisent au contraire le mépris et le dédain du peuple chez un intellectuel titré, agrégé et universitaire, professeur de droit romain, qui a choisi ce registre pour s'imposer et dominer "
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Un billet juste , Cher Edwy Plenel, à tous points de vue. Et je vais en profiter pour adresser un clin d'oeil à Daniel Bensaïd en le citant :
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" la langue est un lieu où des "parlers" s'affrontent : le discours péremptoire des dominants et la parole subalterne des dominés (...) Il y a des mots qui blessent et des mots qui tuent"
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( Les irréductibles - Théorème de la résistance à l'air du temps)
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Ben,
Il n'y a rien à ajouter.
@ Ben
J'ai écrit plus haut ce que je pensais (et d'ailleurs tu le sais déjà) à ce sujet. Mais je vais faire ENCORE plus clair: si le PS ne se débarrasse pas enfin (il serait largement temsp) de cette machine à déraper odieuse, populiste, macho, méprisante, raciste, suffisante et éternellement de mauvaise foi, et qui de plus pratique sans arrêt une prise d'otages sur les voix de ses électeurs (qu'il surnomme ses "cons") comme si elles lui appartenaient en propre (encore que ce mot ne va vraiment pas bien avec le personnage !) pour se permettre tout et n'importe quoi, JAMAIS PLUS je ne voterai PS....
Des mots qui blessent, des mots qui tuent... et ausssi des mots qui font déborder le vase !
@ grain
Entièrement d'accord avec toi !
Edwy Plenel, votre intervention sur france-info ce matin m' a déçue. Une fois de plus vous avez évoqué les propos "racistes" de G Frêche, les clichés médiatisés sur les harquis, les noirs, l' antisémitisme, sans autre précision, alors qu' à chaque fois, il y a ambiguité, la justice n' ayant pas conclu à leur racisme...
De nombreux auditeurs le savent.. c' est bien léger comme argument..
Pendant tout ce tapage ridicule, qui montre que les français seraient des "veaux" s'ils s'y intéressaient, (cf De Gaulle... c' est plus poli que de les traiter de c... comme Mr Frêche... mils le fond est le mêm), sur le monde.fr, un article plus qu' essentiel de Georges Sidéris, "la Grèce, banc d' essai d' attaque générale sur les systèmes européens..."
Qu' en pensez-vous, E Plenel... vous êtes attaché aux valeurs de la gauche...
J'ai l'impression que l'affaire Renaud Camus (excellente interview dans "Medias" ce mois-ci, une revue que je recommande vivement) n'a rien appris à nos pseudo penseurs parisiens.
Chère Josie, j'ai bien peur que vous confondiez ce qu'a dit Alain Genestar et ce que j'ai moi même expliqué lors de ce débat hebdomadaire sur France Info, samedi 6 février. Je ne me suis pas du tout placé sur le terrain polémique du racisme (bien qu'il y aurait là de quoi argumenter), mais plus essentiellement sur celui de l'idée que l'on se fait de la politique, de la façon de la pratiquer et de la façon de la dire, des orientations et du langage. Chacun pourra en juger en allant écouter ce débat, sur France Info.
Finalement c'est l'hypocrisie de Solférino qui est insupportable , et leurs manoeuvres aussi grossières que celle de sarkosie .
Et oui c'est bien cela en effet.
Bien plus que les insupportables conneries de Frêche.
Mais c'est vraiment difficile de le faire entendre.
Au delà de la diarhée verbale de Georges Frêche, je commence à m'interroger sur le fond. Il y a quand même un certain nombre de paradoxes. On l'accuse d'antisémitisme mais aussi de pro-sionnisme! Qu'il utilise la provocation pour braquer sur lui les médias est une chose, ses actes en sont une autre.
Finalement qui est Georges Frêche? Quel est son bilan à la région Midi Pyrénnées? Pourquoi garde t-il une base electorale aussi importante?
Qui profite de la furia médiatique déclanchée par son dernier dérappage? Je m'étonne que dans cette affaire Médiapart ne fait que suivre la meute et ne fasse pas valoir son indépendance en prennant de la hauteur et en nous proposant une vue d'ensemble plus informative. Actuellement la tendance est à la manipulation du citoyen par l'usage du storytelling pour l'empecher d'avoir une réflexion sur les problèmatiques où son avis est requis. Médiapart n'est jamais aussi grand que quand il nous propose de vrai articles de fond, de décryptage ou de journalisme d'investigation (un grand bravo pour votre couverure de Clearstream, Karachi ou des événement en Iran par exemple).
Pouvez vous reprendre de la hauteur et nous donner les bases d'une réflexion qui permette de se positionner sereinement en vue des élections?
NB:
Languedoc-Rousillon.
Pas Midi-Pyrénées.
Ici c'est Martin Malvy.
Pas du tout le même tonneau
Est-ce le bon moment, le bon sujet pour se "débarrasser" de Frèche ?
Je ne crois pas, ni l'un, ni l'autre !
Le bon moment, la veille d'une élection alors que les listes sont établies : NON !
Le bon sujet, pour une formule si usuelle et qui n'a rien, rien, RIEN d'antisémite :NON !
Est-ce le bon moment, le bon sujet pour se "débarrasser" de Frèche ?
Je ne crois pas, ni l'un, ni l'autre !
Henri Lelièvre, je suis d' accord.
Je déplore qu' Edwy Plenel dans le cas présent, se joigne à la meute des grands médias, et aux magouilleurs du PS, ce qui va à l' encontre des démarches d'indépendance, de dénonciation de la collusion entre les médias et le pouvoir, des enquêtes d'investigation...et autres actions pour lesquelles j' ai adhéré à médiapart, que je lis régulièrement:
A mon sens, ce qui se passe actuellement entre le PS et le "cas" Frêche est du même niveau que ce que l' on reproche à la sarkozye.
Ce n' est pas parce que l' on souhaite empêcher de nuire cette droite manipulatrice et ultra-libérales qu'il faut pratiquer les mêmes méthodes ... sous couvert de faire la morale, et en chargeant de tous les maux ceux qui nous gènent en internes.
Frêche apparait ici comme d' un bouc-émissaire.
+1
Surement que les mots ont un sens, que ma région Languedoc Roussillon a un problème, mais ce problème date de longtemps - nous venons juste de nous sortir depuis 2004 d´un régime droite/FN. A mes yeux tout ce que vous écrivez est valable, mais que triste théorie. En fin de compte cette réaction tardive du PS, à quelques semaines des élections va nettoyer la tache sur la veste blanche du PS - pour en faire une autre, plus grande, plus visible - puisque sacrifier une région entière et avoir la cruauté de dire, que ce n´est pas important que l´UMP l´emporte, désolée - mais c´est irresponsable. Alors on doit regarder la réalité - il y a une Mme Mandroux, qui n´a pas de programme, pas vraiment de soutient et il y a surtout des électeurs, qui se sentent vexés - on joue avec nous comme avec des cartes. Comme le PS a laissé une mauvaise impression lors du congrès de Reims, que personne à ce jour sait, qui a triché et qui aurait du être premier secrétaire du Parti, nous nous souvenons comment Ségolène Royal a été anéanti par ses propres collègues, nous voyons la même chose pour Frêche au jour d´hui, nous, les électeurs de la région, nous n´avons que faire du sens des mots, c´est du concret que nous constatons, Frêche a fait beaucoup pour nous, pas seulement pour Montpellier. Et le chômage ici a bien d´autres raisons que la gestion de notre région. Je vous aime beaucoup Edwy Plenel - mais là , la théorie ne correspond pas aux besoins d´une population entière, ce sont nous, les habitants du Languedoc Roussillon qui comptent et pas la tactique du PS! Il faudra bien que le monde politique comprenne, que c´est une histoire de vie et non pas un histoire de théorie dont il s´agit.
et
+2
Les clous sont durs à enfoncer ces temps-ci.
Solférino se fiche pas mal des militants et des sympathisants de gauche ... affaire Frèche ... la politique par la preuve !!! La fin justifie les moyens ... trèèèèèèès moyen !!! médiocre même !
Pour info... (absentes -quel dommage - dans le texte d'Edwy Plenel)
Voici ce qu’a dit Georges Frêche...
... sur les Harkis
... lors de la cérémonie organisée à la mémoire de
Jacques Roseau : « Vous, vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus jusqu’à la
fin des temps. Hein ? Ces gens-là vous ont laissé... mais taisez-vous une seconde et laissezmoi
parler ! (Bon, vous la sortez s’il vous plaît) Allez, ça suffit ! Ça suffit ! J’ai à dire ce que
j’ai à dire ! (Il s’avance...) Bon alors les harkis vous reculez. Bon taisez-vous, vous n’êtes pas
harkis, vous êtes fils de harkis, vous n’avez rien à dire. Oui, oui mais moi aussi mes parents...
(Une voix de femme : « [...] cocu vous-même ») Alors, vous êtes allés à Palavas avé les
députés gaullistes, avé les gaullistes qui ont laissé les harkis se faire massacrer en Algérie.
Faut-il vous rappeler que 90 000 harkis ont été égorgés comme des porcs parce que l’armée
française les a laissés seuls là-bas ? Alors vous êtes vraiment d’une incurie incroyable (La
même voix : « Cocu toi-même ! »). Vous ne connaissez pas l’histoire. Alors écoutez, moi je
vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule. Gardez-le et fermez
votre gueule ! Hein ? Je vous ai trouvé un emploi et je suis bien remercié. (La voix : « On
vous a aidé à passer aussi, ne nous oubliez pas ! »). Ah ! Vous m’avez aidé, oui, c’est ça. (La
voix : « Bien sûr on vous a aidé ! ») Arrêtez-vous, arrêtez-vous. Allez avé les gaullistes. Allez
avé les gaullistes vos frères à Palavas, vous y serez très bien. Ils ont massacré les vôtres en
Algérie et encore vous allez leur lécher les bottes. Mais vous n’avez rien du tout, vous êtes des
sous-hommes ! (La voix : « C’est vous le sous-homme ! ») Vous n’avez rien du tout, vous
n’avez aucun honneur, rien du tout. (La voix : « Vous le sous-homme ! ») Il faut que
quelqu’un vous le dise, vous êtes sans honneur, vous n’êtes même pas capable de défendre les
vôtres. Voilà. Voilà. Alors, dégagez. »
... sur les blacks
« Quand les mecs crèvent la dalle, c'est les meilleurs joueurs du monde. Regardez les équipes
de foot : y'a des Nord-Africains, des Français originaires de Tunisie, d'Algérie ou du Maroc à
80%, des Africains. Regardez l'équipe de France de football : y'a 8 africains sur 11. Parce
qu'ils en veulent ! Ils utilisent le foot pour la promotion sociale et c'est très bien pour eux !
Nous, on est fatigué, tout va trop bien. Ça ressemble à ce film, le truc de Jamel Debouzze.
Indigènes. On fait une équipe de foot d'indigènes. Mais moi je ne le dis pas comme Le Pen,
qui le dit de façon semi-raciste. Y'aurait un Africain, deux ou trois... Mais là. Bon, j'ai vu
récemment les All Blacks. Y'a un ou deux Maoris mais la plupart des joueurs, ce sont des
Écossais, des Anglais, dont les parents sont en Nouvelle-Zélande depuis 3 générations. En
Afrique du Sud, ils constituent l'ossature de l'équipe des Blancs. Y'a aussi des Noirs. C'est une
équipe sympathique, c'est un mélange. Mais en France, c'est plus un mélange, c'est la totalité.
Bientôt, y'aura 11 noirs sur 11 en équipe de France. C'est une catastrophe pour le sport
français. Ça veut dire qu'on est nuls, voila la réalité. Moi, ça me peine! Y'a encore que le
rugby qui sort des champions. Le rugby, c'est des équipes normales. Y'a un ou deux Nord-
Africains, y'a un ou deux noirs. C'est la composition de la population française. Mais le foot,
c'est une catastrophe. C'est que des mercenaires. Bon enfin. »
Eventuellement, à propos des Harki, la preuve "in live"?... par la vidéo ?
C'est là : http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2010/02/04/16789303.html
Merci de cette contextualisation.
1. "je vous ai trouvé un emploi et je suis bien remercié". On parle à ses larbins et ils sont malpolis, alors il s'énerve.
"allez avé les gaullistes, les gaullistes ils ont massacré vos frères en Algérie". Parce qu'avé Guy Mollet, y z étaient bien défendus?
"vous êtes des sous-hommes".
2.Le foot "en afrique du sud y a aussi des Noirs". Oui, oui un pays de blancs avec quelques noirs.
... et, cerise sur le gâteau: la réponse d'Alain Rollat :
Comment Plenel, faisant Frêche de tout bois, s'est tiré un harpon dans le pied...
La réponse d'Alain Rollat à Edwy Plenel :
Comment Plenel, faisant Frêche de tout bois, s'est tiré un harpon dans le pied...
Quel plaisir de te lire, mon cher Edwy! Le billet de Médiapart dans lequel tu expliques « Pourquoi la gauche doit rompre avec Georges Frêche » est un chef d'œuvre de dialectique en trompe-l'œil. Je me délecterai de le décrypter la prochaine fois que j'interviendrai devant les apprentis journalistes de l'ESJ de Montpellier ou devant tes propres élèves en sciences politiques, s'ils m'invitent à nouveau à l' Université de Montpellier I. C'est la parfaite démonstration du « théorème de Frêche » que j'ai énoncé en 2008 : la démonstration que « n'importe quel petit morceau de texte ou d'image peut devenir la poutre maîtresse d'un monumental trucage et servir d'alibi aux distorsions les plus malveillantes pour peu que les médias responsables de sa diffusion se laissent hypnotiser par les préjugés qui l'entourent, détourner de leur devoir de vérité par la défense de leurs propres opinions, ou tout simplement aveugler par leur refus d'admettre leurs erreurs » (1).
Le postulat que tu assènes - « Frêche = Sarkozy » - se fonde sur une boutade de Frêche, rapportée par L'Express, que tu montes en épingle: « Avec Sarkozy on se ressemble comme deux gouttes d'eau ».... Tu proclames cette phrase « essentielle » pour justifier le montage du syllogisme trompeur que tu fabriques ensuite pour les besoins de ta thèse. C'est donc le type même du sophisme scolastique selon la définition que Claude Bernard donnait de tout système de pensée replié sur lui-même et fermé, jusqu'à l'absurde, à toute réalité extérieure à ses préjugés: « La scolastique veut toujours un point de départ fixe et indubitable, et ne pouvant le trouver dans les choses extérieures, ni dans la raison, elle l'emprunte à une source irrationnelle quelconque, telle qu'une révélation, une tradition ou une autorité conventionnelle ou arbitraire. Une fois le point de départ posé, le scolastique en déduit logiquement toutes les conséquences, en évoquant l'observation ou l'expérience des faits comme arguments quand ils sont en sa faveur et en les interprétant en sa faveur quand ils lui sont contraires. » L' « autorité arbitraire », en la circonstance, c'est toi! Tu interprètes « logiquement » les faits favorables à ta thèse et tu nies l'existence de ceux qui l'invalident...
Je pourrais plaider en ta faveur les circonstances atténuantes. Ton abandon du journalisme de terrain pourrait expliquer que tu te complaises, à propos de Frêche, dans le lot commun des idées reçues. Ta conversion au journalisme d'opinion pourrait expliquer que tu prennes pour un aveu lourd de sens politique ce qui n'était qu'une galéjade - au sens littéral du terme: une « plaisanterie généralement destinée à mystifier » - énoncée par Frêche à la cantonade, au lendemain du fameux « Casse-toi pauv' con », pour sourire de la similitude momentanée entre les déboires médiatiques de Sarkozy et les siens.
Mais tu deviens indéfendable à partir du moment où tu pares ton procédé des habits de la vertu en faisant de ton « Frêche=Sarkozy » la symétrie emblématique de la « nécrose démocratique » contre laquelle tu t'insurges du haut de ta barricade. Ta démarche n'est plus politique mais religieuse. Quand tu fais de Frêche le bouc émissaire de la purification des moeurs politiques que tu prêches, tu fais oeuvre missionnaire. Non seulement tu te trompes de cible mais tu apportes ta contribution personnelle – et cela m'attriste- à la gangrène médiatique qui, depuis quatre ans, cloue Frêche au pilori sur la foi de parts de vérités mensongères. Tu veux « relever le défi des exigences démocratiques »? Chiche! Donne donc l'exemple en commençant par relever, à propos de Frêche, le défi de la vérité vraie. Car, aujourd'hui, même chez les « diseurs de vérités » professionnels, dès qu'il s'agit de Frêche, la mauvaise foi, hélas! l'emporte sur l'intégrité intellectuelle.
Il n'est pas honnête de continuer à véhiculer la contre-vérité selon laquelle Frêche, en février 2006, aurait traité LES harkis - tous les harkis - de « sous-hommes ». Il n'est pas honnête de continuer à répandre que Frêche, en novembre 2006, aurait dit qu'il y aurait « trop de blacks » dans l'équipe de France de football. J'ai démontré la fausseté des procès inquisitoriaux faits à Frêche dans ces deux « affaires » et, jusqu'à présent, malgré mes appels à un débat public, personne n'a pris le risque de contester les conclusions que j'en ai tiré sur les déficits du système médiatique dans mon essai de 2008 sur « L'Assassinat raté de Georges Frêche ». Mon décryptage allait à contre-courant, tout le monde ou presque l'a censuré.
Il est encore plus malhonnête, aujourd'hui, de faire à Frêche un procès en antisémitisme au motif de sa remarque déplacée sur la « tronche » de Laurent Fabius. La colère des socialistes du Languedoc-Roussillon a été spontanée parce que personne, chez nous, n'aurait jamais osé concevoir une telle stupidité parce que tout le monde sait à quel point Frêche a toujours été le plus philo-sémite des notables de notre région, comme il a toujours été, à Montpellier, le meilleur ami des Pieds-Noirs et des anciens harkis, en même temps que l'un des plus fervents admirateurs de la civilisation islamique. Tu t'enfonces dans l'ornière quand tu vois dans son mot déplacé sur la « tronche » de Fabius l'expression de « l'implicite antisémite ». Je tiens à ta disposition ce que j'ai écrit à ce sujet, la semaine dernière, dans La Gazette de Sète.
Relever le défi de la vérité vraie, à propos de Frêche, c est d'abord reconnaître que cet homme n'est pas réductible à son image caricaturale même s'il est responsable de celle-ci. Son style et sa façon de gouverner mérite bien des critiques . Sur ce point je partage tes jugements. Je n'exonérerai jamais aucun élu de la responsabilité de ses propos ou de ses comportements publics. Mais si « la politique est un langage », comme tu l'écris, elle est le langage des actes, plus éloquent que celui des mots pour exprimer la vérité vraie des réalités politiques. Le style, en politique, ne suffit pas à faire l'homme. Or, sur ce terrain, depuis son élection à la mairie de Montpellier, en 1977, la politique que Frêche conduit procède d'un socle de valeurs laïques et républicaines radicalement opposées aux vieilles lunes de l'extrême droite ou de l'ultra libéralisme. Pas plus que l'équation aberrante « Frêche= Le Pen », ton équation sommaire « Frêche= Sarkozy » ne résiste un seul instant au révélateur du bilan des actes de ce « tyran ». Montpellier en est la preuve vivante. Voilà pourquoi, depuis plus de trente ans, les gens de chez nous, ayant appris à faire la part des choses, sachant que ses oeuvres doivent à sa démesure autant qu'à son savoir-faire, témoignent à Frêche une fidélité à la mesure d'une personnalité hors du commun. Je te renvoie à Mendès France: « Le peuple reconnaît intuitivement ceux qui oeuvrent pour lui... » (2).
Bien sûr, les évidences locales jurant avec ton montage, tu les balayes d'un revers de la main: « il ne suffit pas d'avoir été pour être »... Imparable!Tu accommodes l'itinéraire de cet homme à ta convenance, par tri sélectif. Bien entendu, tu omets de rappeler que, bien avant d'avoir été exclu du PS, il était considéré depuis vingt ans comme un mouton noir pour avoir combattu le système Urba conçu par l'état-major parisien de son parti pour les besoins de ses financements occultes. Bien entendu, tu oublies qu'il fut l'un des rares hommes politiques de sa génération à dire en face à François Mitterrand son aversion pour sa complaisance vis-à-vis de René Bousquet (3). Rien chez lui, ne trouve grâce à tes yeux, parce que la moindre nuance ouvrirait une faille dans ton entreprise de démolition systématique.
Mais, en faisant ainsi Frêche de tout bois, cher Edwy, tu te tires un harpon dans le pied parce que tu finis par soutenir l'insoutenable. « Puisque frêchisme et sarkozysme se ressemblent « comme deux gouttes d'eau », écris-tu, la gauche doit clairement rompre avec le premier si elle veut vraiment battre le second. » C'est là que ton argumentation explose en vol. Car il semble t'avoir échappé que si la gauche est restée majoritaire, à Montpellier, si l'influence de l'extrême droite y a toujours été moindre que dans les autres métropoles du Midi, c'est justement grâce à Frêche. Si la gauche veut vraiment battre le sarkozysme elle ne doit surtout pas rompre avec le frêchisme dans ce qu'il a de meilleur.
Ton erreur tient à ta définition du frêchisme. Tu le situes à l'opposé du « socialisme moral » dont parlait Jaurès alors que le pragmatisme de Frêche s'enracine justement dans la « compréhension du réel » chère à Jaurès. Tu te fais le héraut de la gauche prophétique alors que Frêche s'est toujours situé dans la gauche gestionnaire. Tes anathèmes renvoient à ceux de Guesde contre Jaurès à l'époque où celui-ci était accusé de pactiser avec la bourgeoisie contre le prolétariat. Frêche s'est toujours reconnu dans le socialisme jauréssien du Sud, teinté d'individualisme et d'humanisme. N'en déplaise à ses adversaires, il se situe encore, par ses actes, dans ce courant méridional qui a été influencé par les Possibilistes et les Indépendants avant la réunification de 1905, et par le radicalisme de la IIIè République, celui d'Alain et de Léon Bourgeois. Il s'est toujours défini comme un social-démocrate et, s'il se définit aujourd'hui comme un social-libéral internationaliste, la politique qu'il a mise en oeuvre en Languedoc-Roussillon avec le soutien de la gauche plurielle ne saurait être assimilée à quelque forme de sarkozysme que ce soit même si, parfois, Frêche, en matière de sécurité urbaine ou d'aide aux entreprises, par exemple, a fait du « sarkozysme »... avant Sarkozy.
Je comprends qu'il te soit plus facile de stigmatiser ses outrances verbales et son autoritarisme que de lui faire crédit de son action politique dont le bilan, jusqu'à ces derniers temps, faisait l'unanimité à gauche . Mais en faisant violence aux faits qui t'embarrassent pour imposer ton point de vue tu illustres ce que disait Paul Ricoeur sur la « tentation maligne » que suscite souvent « l'aspiration à l'unité de la vérité » dans le cirque médiatique: « Le fait de donner comme réalisée l'unité du vrai constitue le mensonge initial, qui devient faute lorsque cette affirmation coïncide avec celle d'une autorité. Le glissement s'opère alors de la prétention à la vérité totale à l'imposition d'un totalitarisme. » (4). A cette aune, mon cher Edwy, ton glissement vers le dogmatisme inquisitorial est encore plus spectaculaire que n'importe quel dérapage de Frêche...
Alain ROLLAT
Sète, le 8 février2010
(1) « L'Assassinat raté de Georges Frêche », Alain Rollat, Editions Singulières, 2008.
(2) « La Vérité guidait leurs pas », Pierre Mendès France, Gallimard, 1976.
(3) « Il faut saborder le PS », Georges Frêche, Seuil, 2007.
(4) « Le conflit des interprétations », Paul Ricoeur, Seuil, 1962.
Il y avait longtemps que je n'avais pas lu du Alain Rollat.
Sa reconversion comme idéologue du frêchisme est trés réussie. Ce n'est pas à lui que Frêche va dire qu'il mord la main qui le nourrit, comme à un vulgaire pompier fils de harki. Ce Rollat sait se tenir. Courbe et courtisan.
Frêche: "le plus philo-sémite", "le meilleur ami des harkis" "l'un des fervents admirateurs de la civilisation islamique" "personnalité hors du commun".
"Danube de la pensée aurait été excessif? Phare de la pensée de la Septimanie?
"Danube de la pensée aurait été excessif? Phare de la pensée de la Septimanie?"
Rien ne vous empêche de brosser à votre tour sur votre blog, ou ailleurs, un portrait de G Frêche : qui sait, vous réussirez peut-être à ne pas tomber dans la grossière caricature.
... pour ma part, je suis toujours aussi stupéfaite de voir les kilomètres de doctes commentaires sur un mot un bout de phrase extraits de leur contexte,pour aboutir à leur donner le sens inverse de ce qui a été effectivement dit...
Fascinant.
Merci à vous, jocegaly, d'avoir mis en ligne ce brillant article. Rien ne vaut le débat contradictoire, en démocratie, et ce n'est pas Edwy Plenel qui s'en plaindra, en principe.
Ben Jocelyne, Avec une avocate comme toi, Frêche n'a pas besoin d'ennemis.
Prendre l'Afrique du Sud comme référence de la mixité en terme de sport, il fallait l'oser.
C'est tout, LPVP? C'est maigre... Ca digresse, même.
Les militants, les électeurs ont le sens du contexte en Languedoc et comme le montre les sondages, ils vont donner une leçon de démocratie aux grands démocrates de la rue de Solférino spécialistes du bourrage d'urne .
Bonne analyse.Merci.
Voir également mon billet:
Languedoc Roussillon
Les tribulations d'une française en France
http://famillenounouneff.blog.lemonde.fr/
Mon commentaire vient un peu tard ; les élections régionales commencent à être loin. J'ai peur que sous les effets de vos raisonnements logiques, avertis et finalement moraux Georges Frêche ne connaisse la destinée de Charles Pasqua qui a abouti à sa solitude politique. Si vos propos gagnent en influence on va assister à la fin de la truculence joviale dans la vie politique du Midi. Encore heureux qu'il y ait l'accent provençal de Gaudin !