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Pourquoi se dédouaner de ses propres responsabilités en nommant "Sarkozy" ? Brève analyse de Mediapart

Sur la première page du "tracker" de Mediapart, je trouve à l'instant 5 articles ayant dans leur titre le nom de Sarkozy et une quantité non négligeable ne le nommant pas mais signifiant son refus du personnage. Soit, je ne l'aime pas non plus et n'ai jamais compris comment les Français avaient pu élire un type de ce calibre. Mais une question fondamentale se pose que je ne lis pas souvent.

Voici les titres actuels les plus lus.
Sarkozy contre la République: un président hors la loi

 

Et Sarkozy fut - l’ultime - , celui qui nous précipita dans le néant.

 

Sarkozy: jusqu'où l'escalade?

Comment va -t-on se sortir du sarkozysme?

 

La recette de la France à la Sarkozy

 

sans parler des autres articles où son nom n'est pas mentionné mais qui vont dans le même sens.

 

C'est facile de taper sur quelqu'un d'aussi nul en se donnant l'aura d'être "meilleur". Mais c'est se tromper profondément sur son propre pays et ses rouages.

 

Sarkozy est là où il est, parce que les Français n'ont aucun sens critique de la politique et de ceux qu'ils nomment "élites" depuis des siècles et devant lesquelles ils s'applatissent, "monsieur le député" par ci, "monsieur le maire" par là, acceptant même le double mandat "député-maire" car ces "élites" leur ont dit que c'était mieux pour eux. Des repris de justice sont élus, sans problème.

 

Et ainsi, la France fait figure de République bananière avec ses 85% de cumul des mandats, unique dans l'Europe démocratique et absolument unique dans l'Union Européenne.

 

Depuis l'école maternelle, les citoyens sont dressés à "respecter" l'autorité et à accepter ce qu'on leur dicte - en râlant bien sûr, mais "chien qui aboie ne mord pas". Et toutes ces "manifestations" dans les rues, prévues à dates fixes, ne changeront rien à la situation, cela fera peut-être reculer quelques lois par ci par là, mais rien de fondamental ne changera. Et on entendra les batailles de chiffres sur le nombre de manifestants. Point barre, le régime continuera, irrémédiablement.

 

Et ce qui m'effraie encore davantage, c'est cette crédulité aveugle qu'un autre bord politique changerait les choses, parce que ceux qui n'aiment pas Sarkozy et voient ce qu'il fait au pays se sentent "meilleurs", du "bon côté" ont "bonne conscience" de lutter contre le mal personnifié.

 

Mais ils ne remettent jamais en question les fondements du pays, notamment sa constitution qui est un ramassis de dictature potentielle bien enveloppé dans des phrases emphatiques.

 

Un citoyen honnête peut-il gober sans critique ce que les dirigeants font croire aux citoyens depuis plus de 200 ans par la devise "Liberté, Egalité, Fraternité"???

 

La Liberté existe certes pour ceux qui font partie de "l'élite", mais pour celui qui bosse comme ouvrier, quelle est sa liberté par rapport aux précédents ?

 

L'Egalité n'existe absolument pas, ni l'égalité des chances, il suffit de passer quelques semaines dans ce que les Français appellent "banlieues" ou "quartiers" ou "cités" - phénomènes qui n'existent pas dans d'autres pays où les pauvres n'ont pas été exclus de la vie urbaine. Il faut aller dans ces lycées, puis faire un saut à Henri IV pour voir dans quelle "égalité" vit le pays. Tout le système de l'Education Nationale avec sa théorie de l'Egalité - faire passer les mêmes examens à tous - est une vaste arnaque qui ne profite qu'aux enfants des "élites", une sorte de "couveuse" pour reproduction. Les "concours" idem, ils sont conçus par eux et pour eux.

 

La Fraternité ? Qu'est-ce que c'est? Ce mot est tellement incongru, absolument inconnu dans la vie pratique de tous les jours où le "chacun pour soi" est la réalité vécue partout.

 

Alors il faudrait arrêter de se gargariser de mots appris et regarder les réalités en face. Ce n'est pas Sarkozy le problème, c'est le système politique et éducatif français dans son ensemble et tous les médias qui gravitent autour qui doit profondément être remis en cause, et notamment l'élection du président de la République au suffrage universel.


Les politiques de tout bord, on suggéré au pays que cette élection était une "avancée démocratique". Quelle illusion ! Elle paralyse le pays pendant des mois et même des années. Ne parle-t-on pas depuis des mois déjà de l'élection de 2012 ? Que d'argent est brassé - souvent de manière illégale (les "micro-partis") pour pouvoir se payer ce cirque?

 

Et le brave peuple se rue pour choisir son "chef" alors qu'en vérité, il exécute ce que ceux qui sont aux manettes depuis des décennies ont décidé. Car c'est eux qui font élire. Ils possèdent les systèmes d'information - médias, TV, internet - ils possèdent les "instituts de sondages" vastes fumisteries dont sont friands les médias qui les répercutent sans aucune critique, ils possèdent les banques, les grandes entreprises, etc. etc...

 

Le bon peuple choisit comme chef celui que veulent ceux qui sont aux manettes, qu'ils soient de droite comme de gauche. Il faut voir ce milieu politique, cette veulerie, qui s'applatit devant ceux qui ont un quelconque "pouvoir". J'ai cotoyé ce milieu pendant quelques mois, depuis les conseillers municipaux, en passant par les conseillers régionaux, les députés et toute leur cour. Ces derniers sont aussi maires et veillent bien à se faire réélire à ces fonctions en faisant la tournée des maisons de retraite, les matchs de sport, les expositions, le principal étant que leur tête soit vue dans la presse, car on n'élit que ceux qui sont "connus". Cela s'appelle le "clientélisme" et n'a RIEN à voir avec les projets pour la société dans son ensemble. Sans parler de la corruption qui est à un niveau très important - non avouée bien sûr - mais qui fonctionne partout, depuis la mairie jusqu'aux députés, sénateurs et ministres.

 

En 2007 je parlais, avec un groupe de gens, du voyage du président français sur le yacht de Bolloré après son élection. Et ajoutais que dans tout le reste de l'Union européenne - peut-être à l'exception de l'Italie, de la Roumanie et quelques nouveaux membres - il aurait immédiatement dû démissionner pour corruption. Et la quasi-totalité des réactions allaient de "c'est mieux que Bolloré paie plutôt qu'il parte à nos frais", ou bien "Corruption? Mais tout le monde le fait !" Et de me citer l'un un maire qui avait procuré du travail à sa fille, un autre un député à qui il avait offert un livre avec quelques billets à l'intérieur pour obtenir un logement, etc. etc...

 

Bien sûr, les "élus" ainsi "honorés" taisent ces petites "bienfaisances". Mes interlocuteurs ajoutaient tous: "Pourquoi s'en offusquer, puisque tout le monde le fait?" Lorsque je parlais "d'éthique", tout le monde rigolait...

 

Donc le problème, ce n'est pas Sarkozy, le problème est beaucoup plus profond, et le passage à un autre dirigeant ne changera rien, comme on l'a vu avec Mitterrand, appelé "le Sphinx", qui ne s'est pas gêné pour appliquer les mêmes méthodes - écoutes téléphoniques, Rainbow Warrior, scandale du Crédit Lyonnais, Bernard Tapie, etc. etc. - car c'est le système qui le produit.

 

J'aimerais que Mediapart regarde cela de plus près, avec, si possible, un oeil objectif et critique. Notre constitution est dangereuse, elle conduit à une pseudo-monarchie, à un bonapartisme dangereux qui pousse le pays à la catastrophe, comme l'ont fait les deux "Napoléon". Quand on examine l'histoire du premier, un soldat mis sur le trône par le pays, juste quelques années après ce qui est appelé la "Révolution", on voit bien que l'espace de "liberté, égalité, fraternité" n'a pas duré bien longtemps. Ceux qui détenaient le pouvoir l'ont bien vite repris, faisant rêver le peuple qu'ils dominaient et fanatisaient jusqu'à envoyer mourir ses enfants dans le froid de la Baltique.

 

Un des graves problèmes, c'est que l'Education nationale enseigne une Histoire politisée, visant à donner à la population un sentiment de "gloire" et de "grandeur". On parle de "l'épopée" napoléonienne, etc. sans évoquer la trace sanguinaire laissée dans toute l'Europe, etc...

Cela me rappelle une anecdote vécue à l'Institut Français de Hambourg. Le directeur, qui venait y passer 2 ans, envoyé par le ministère des Affaires étrangères pour gravir un échelon de sa carrière diplomatique, ne parlait guère la langue du pays. Pour inciter les habitants à venir apprendre le français dans son institut, il fit rédiger une campagne publicitaire ayant pour titre "Sur les traces de Napoléon à Hambourg" et imprimer des invitations ainsi formulées. Nourri à l'Histoire de l'Education nationale, il ignorait peut-être ce qui est profondément ancré dans la mémoire des gens de la ville, c'est que les soldats de Napoléon campaient sur le Jungfernstieg et que les filles qui passaient trop près de leurs tentes étaient violées. C'est plutôt cela le souvenir de la "gloire". Mais nos livres d'Histoire n'en parlent pas.

 

Pour revenir au sujet qui me préoccupe, je suis convaincue que l'élection de 2012 ne changera absolument RIEN, si une prise de conscience ne se fait pas dans le pays que c'est notre constitution, ses pratiques, etc... qui doivent être profondément modifiées dans un profond débat national sur tous les points et non seulement dans une démagogie malsaine entretenue par les médias aux mains des deux clans qui tiennent la France depuis la fin de la guerre l'UMP et le PS d'aujourd'hui, les uns tenant le national tandis que les autres tiennent le local, la fameuse "alternance" ne servant qu'à faire commuter les deux, comme dans des vases communicants. Avant la dite Vème République, ce n'était pas mieux. Ce système est hérité de la monarchie de droit divin, juste édulcoré.

Un débat national réel sur les vrais enjeux, sur la constitution, sur la façon de vivre ensemble, sur la devise de la République qui n'a de valeur que le papier sur lequel elle est écrite, une refonte profonde du système éducatif pour former des citoyens informés et lucides, critiques et autocritiques, tout cela est nécessaire pour faire passer la France d'une République bananière et colonialiste à l'intérieur d'elle-même et à l'extérieur, vers un pays apaisé, vivant en cohésion sociale, s'entraidant au lieu de se déchirer en clans ennemis, pour avancer confiant dans le monde d'aujourd'hui et de demain.

Je me suis plusieurs fois exprimée sur mediapart à ce sujet, ai souvent récolté des injures, mais je reste persuadée que la France pourrait avoir un tout autre rôle dans le monde si elle sortait de son infantilisation par une volonté éducative forte.


Je renvoie à quelques articles des derniers jours sur l'Education:

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/etoile66/080810/la-base-de-toute-societe-son-ecole-qui-est-le-3eme-enseignant-photos-et-vi

 

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/etoile66/090810/engagement-citoyen-une-triste-cour-decole-transformee-en-paradis-pour-enfa

 

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/etoile66/110810/pourquoi-les-gens-sont-differents-dans-les-differents-pays-photos

 

Et sur celui de la "pensée unique" à la française dont le débat dans les commentaires a été fort "musclé".

 

Je renvoie également aux excellents articles de Ujamaa notamment les dernier:

 

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/ujamaa/110810/lascenseur-et-lhomme-de-menage

 

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/ujamaa/300710/lallemagne-du-savoir-faire-la-france-du-faire-savoir

 

et l'excellent article de Anne Nymette

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/anne-nymette/280710/la-consommation-citoyenne-quest-ce-que-cest

 

La question qui se pose est donc: Est-ce Sarkozy le problème, ou est-ce la société qui l'a choisi - dans son formatage centenaire et les lois qu'elle s'est données ?

 

Tous les commentaires

Ce billet est plein de bon sens et nous renvoie à nos responsabilités vraies et individuelles. Elles sont anciennes. Un abonné, jpylg pour ne pas le nommer, se bat depuis des années pour nous rappeler à cette réalité que vous évoquez.

C'est, peut-être, un "défaut" de Médiapart de beaucoup centrer ses attaques sur notre président. Mais, reconnaissons le, il est terriblement symptomatique et symbolique jusqu'à la caricature de cette république d'aujourd'hui. Il est donc compréhensible qu'il soit souvent mis en avant. Oublier le reste serait une erreur sérieuse, vous avez raison.

" Un abonné, jpylg pour ne pas le nommer, ..."

.

Je confirme !

.

Médiapart est un journal de connivence ! Un fleuron du formatage. Le paradis de la bienpensance de gauche.

.

jpylg

"connivence" ??? encore !! mais vous avez besoin d'un psy, vous êtes en pleine obsession !

Monsieur, je ne sais même pas qui vous êtes, mais à chaque fois que je tombe sur un de vos nombreux commentaires sur Mediapart il y est question de "connivence" ?

Dites-moi, ça vous avance à quoi ???

"connivence" et "formatage"... il a trouve la martingale

"Honni soit qui connivence", chacun a bien le droit de se prendre pour la reine d'Angleterre ...

Je souscrit à beaucoup de vos remarques!

J'ajoute que le consensus pour une réforme vraiment intelligente va être difficile à obtenir.

Il manque un véritable homme politique qui soit:

- humaniste

- ai une vision personnelle d'une société ou il ferai bon vivre

- ai une réelle compréhension du monde l'économie, sans nécessairement être inféodé au Medef

- dont l'ambition soit la réussite de son projet et non simplement le pouvoir!

Un peu d'éthique serai bien sûr la bienvenue, mais déjà avec les 4 premiers points, nous sommes à la recherce de la perle rare

Jean-Philippe

Il manque un véritable homme politique qui soit:

Attention de ne pas tomber dans le piège de l'Homme Providentiel.

Il y a eu des hommes politiques qui approchaient ce modèle (pour moi Mendès-France, Rocard...), mais ce c'est d' "électeurs qui soient...." dont il manque.

Excellent rappel d'Etoile66

Au risque d'énoncer ce qui pourrait ressembler à un paradoxe, je dirais même (pour faire écho à JPhilippe) qu'il nous manque une génération d'Elus qui ne fasse pas de leur succès électoral à venir leur objectif principal.

JPhilippe

Si nous sommes "à la recherche de la perle rare", c'est le problème !

Cordialement

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A mon avis, ce n'est pas l'homme qui manque. Le fait est qu'il manque; mais en réduisant le problème à cet aspect, vous tombez dans le mythe du sauveur; vous confondez cause et conséquenc, ce qui est d'ailleurs, directement le résultat des analyses politiques infantiles et débiles du Grand Timonier qui dirige Médiapart.

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Un homme est toujours le produit de la société de son temps, y compris quand il apparaît isolé et se dresse en face d'elle, tel un prophète.

.

Notre société française actuelle, politiquement dégénérée, n'est en mesure de produire ni roi ni prophète.

.

Pas plus à droite qu'à gauche.

.

Elle ne peut produire que des bouffons. A droite et à gauche.

.

Ce que le Grand Timonier, responsable de Médiapart ne voit pas c'est qu'au bouffon mis en place par la bande du Fouquets (et qui squatte aujourd'hui l'Elysée) correspond le candidat-bouffon que la bande de la rue de Solférino n'est même pas foutue de susciter (et qui voudrait squatter l'Elysée demain) .

.

jpylg

La fréquentation des saintes écritures et celle de Médiaprt donnent des appréciations contrastées.Rire

Vous avez raison de mettre en garde contre le mythe de l'homme providentiel.

Je partage votre exaspération. Il est triste qu'on ne sache pas développer un discours raisonnable et raisonné en France en 2010. Le problème ne vient-il pas du comportement des politiques méprisant l'électorat en persistant à le traiter et lui parler comme à des gens immatures, incultes ou idiots ? C'est le sentiment que me donne la destination réservée à la pétition sur l'affaire Bettencourt.

Franchement, la barbe!

Si cette manie de mettre en symétrie la gauche et la droite n'est pas un "formatage" stérile, de quoi s'agit-il ?

La critique de la politique ne consiste pas à habiter un lieu enfin abrité des contradictions! c'était et c'est toujours le résultat des régimes totalitaires d'anéantir tout espace politique avec comme résultat que "personne n'est digne de foi et que l'on ne peut compter sur rien" (Annah Arendt).

Vous perdez votre temps à voir partout du formatage. Moi je ne connais que l'action qui produit, certes, du relatif, mais permet de mettre en présence les hommes dans un récit historique et non dans le mépris.

Ceci dit, si déception j'éprouve par rapport à Mediapart c'est moins pour ses tics et ses partis-pris que par la lourdeurdu débat...mais franchement aujourd'hui cette lourdeur est de votre côté (ce qui n'est pas toujours le cas).

Oui, cette histoire de l'homme providentiel, c'est un peu un mythe. Dans la réalité de l'Histoire, on peut dire que chaque fois qu'on a eu l'impression d'un homme providentiel (Alexandre, Napoléon, Hitler, De Gaulle, etc, etc), il s'agissait en réalité d'une situation qui était "mûre" pour l'émergence d'un tel homme. En d'autres mots il existait un nombre suffisamment élevé de gens souhaitant l'arrivée d'un tel homme, consciemment ou inconsciemment. Et, en toutes circonstances favorables, il se trouve toujours un ambitieux ou l'autre, prêt à occuper le terrain. Bref, l'homme providentiel ne serait que l'expression d'une attente!

Sarkozy a été élu car il correspondait à une forme d'attente des gens: il a cueillit un fruit mûr!

Ce post est un très bon exemple de lucidité, de clairvoyance et d'honnêté intellectuelle. Cet écrit constitue donc une véritable critique constructive, tout en proposant des pistes et des voies essentielles. Merci étoile 66 d'avoir produit cela, car ce type de démarche est tellement rare de nos jours, hélas... En effet en ces temps incertains, le simple fait d'avoir un "nom" dans le pseudo milieu "politico-médiatique" semble suffire pour avoir un avis sur tout et rien à la fois: 1 en poposant des critiques qui s'appuient sur des analyses qui ne sont ni crédibles, ni sérieuses et peu rigoureuses(il suffit d'écouter un J.M. Apathie pour s'en convaincre). 2 en ayant pour fond de commerce l'antisarkozisme.

Ces deux postures ne font qu'entretenir le clivage politique gauche droite, tout en entretenant le désarrois cosntitutionnel français, avec pour commencer ce quinquennat qui n'offre aucune forme de contre pouvoir ( même s'il est illusoire).

Sarkozy n'est donc pas le problème de fond en politique, il n'en est qu'un des plus grands révélateurs. Il convient donc de ne pas se tromper, et de cibler la véritable pathologie politique française, à savoir en premier lieu son désarrois constitutionnel. Il est donc véritablement temps de penser à un véritable projet de société où l'idéal démocratique aurait un réel sens. Ceci dit ne soyons pas trop idéaliste non plus, car la réalité sociale nous permet d'apprécier le fait que"les français n'ont que ce qu'ils méritent aussi":"les Français n'ont aucun sens critique de la politique et de ceux qu'ils nomment "élites" depuis des siècles et devant lesquelles ils s'applatissent"

La tâche apparaît donc difficile et ardue, et c'est ce qui est bon...

C'était juste une modeste réaction, encore merci à étoile66.

 

"Sarkozy n'est donc pas le problème de fond en politique, il n'en est qu'un des plus grands révélateurs. Il convient donc de ne pas se tromper, et de cibler la véritable pathologie politique française, à savoir en premier lieu son désarrois constitutionnel. "

 

Merci de votre commentaire :-)

J'ajouterais comme "pathologie", outre sa constitution, son Education Nationale qui forme le pays pour les années futures.

 

Le meilleur de tout ce que j'ai pu lire sur Mediapart en un an.

Bravo, félicitations, remerciements et tout et tout ...... je vote pour vous en 2012 !

Clin d'oeil sauf que je ne poserai jamais candidature pour ce cirque...

Ce qui tombe assez bien : je ne vote pas ! Clin d'oeil

Je vous comprends, ce n'est pas seulement un problème de moyens mais aussi de mentalité. Et on ne réforme pas une mentalité.

Mais bien sûr que si!

Regardez simplement l'évolution des mentalités sur l'homosexualité.

"seulement un problème de moyens mais aussi de mentalité. Et on ne réforme pas une mentalité."

Eh bé, alors AUCUN espoir...

Cela me rappelle ce que j'ai si souvent entendu à Paris lorsque j'encourageais les gens gare de l'Est à protester contre l'inacceptable - par exemple la suppression du dernier train pour Meaux les obligeant à rester sur Paris et dormir au boulot... comme des esclaves indiens ou arabes...

Leur réponse en majorité: "Cela ne sert à rien."

Pas étonnant, ils ont été ainsi "dressés" depuis la toute petite enfance, dressés à obéir, à se soumettre, les parents leur répétant à l'envi "Un enfant n'a pas le droit de..." ou "tu n'as pas le droit de..."

En primaire, il y a même une appréciation sur un "acquis" appelé "respect de l'autorité", ce doit être en CM1, me semble-t-il, il y a encore 2 ans.

Après un tel dressage, on peut bien sûr parler de "mentalité", l'esprit ayant été formaté pour toute la vie.

Bien sûr que les "mentalités" changent, heureusement, c'est une question d'EDUCATION.

Et pour cela, il faudrait que l'Etat central, qui fixe les programmes, le veuille bien.

 

Il préfère cependant des gens soumis, c'est plus facile pour poursuivre les magouilles dans l'ombre, sous la table. Comme celles que découvrent Mediapart par exemple, mais qui ont toujours existé. Et informer le peuple le moins possible, comme pour l'amiante, Tchernobyl, le plomb dans les conduites d'eau, le sang contaminé, etc. etc...

Un peuple critique, informé, non formaté à se soumettre, n'accepte pas de telles situations.

Non, ce n'est pas une question de "mentalité", mais d'éducation.

On ne croit plus aujourd'hui que la terre est plate, question d'éducation. On ne croit plus à la "génération spontanée" - question d'éducation. On ne croit plus que c'est dieu qui parle quand on entend le tonnerre - question d'éducation.

On n'interdit plus aux femmes de conduire ou de posséder un compte bancaire, question d'éducation.

Etc. etc...

Il y a encore tant à faire... comme je l'indiquais dans cet article:

Pourquoi les gens sont différents dans les différents pays ?

doublon

Oui c'est le système qu'il faut changer. Le problème est comment et cela vous ne l'abordez guère Etoile66, ce qui diminue la portée de votre billet.

Avec un parlement élu dans la foulée du président et donc à sa botte (merci Jospin), un sénat irrémédiablement ancré dans le conservatisme, le seul qui pourrait le changer est le président lui-même. Autant lui demander de se tirer une balle dans le pied. Nous l'avons bien vu avec Mitterrand, (car il y a bien eu des politiques pour critiquer le régime présidentiel; Mitterrand par exemple avec son livre "Le coup d'état permanent" dans les années 60), qui s'est installé si confortablement dans la fonction qu'il avait si vertement critiqué.

Alors bien sur, on peut toujours essayé de descendre dans la rue, de boycotter l'élection mais cela n'aurait certainement pas l'effet escompté.

Alors quelle solution préconisez-vous, Etoile66 ?

Nombreux éléments très complets et très constructifs tout au long du blog d'Etoile66.

Un mot, si on devait n'en conserver qu'un: Education.

PVPPSVP il faut avancer on n'est plus en campagne Europeennes 2009 merci...

Oui il faut tout changer Etoile66

 

Le 7 septembre l'Assemblée Nationale en session extraordinaire

J'ai publié quelques liens : Agir, c'est avant tout agir soit-même ... rappeler nos droits démocratiques a nos Elus.

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/anne-nymette/120810/7-septembre-2010-ecrire-nos-deputes-droit-citoyen

 

(Merci pour ce billet brillant, comme toujours)

Amitiés,

Anne

J'aime vos articles et votre vision de la citoyenneté.

 

Juste une question. Pourquoi mettez-vous un E majuscule à "élus" ?

 

Je mets un E a élus car j'ai du mal à ..... "orienter les accents" Clin d'oeil

j'aimerais tant leur mettre une majuscule par respect pour leurs actions.. et par conviction ;-)))

Bonne journée Etoile66

(sous la pluie ici)

...un E majuscule, si je puis me permettre:

Parce qu'il sont nos Seigneurs, Notables et lauréats des sacrosaintes Grandes Ecoles, notre chère Caste des Dominants, "nos bons maîtres" comme on les aime avec notre mentalité formatée de soumis infantilisés dès la maternelle?

(pardon c'était un peu de vérité pour taquiner Alain...:-)

Alain, je ne péconise pas de "solution" clé en mains, mais un débat démocratique traversant TOUTE la société française sur le système politique et surtout sur l'élection du président de la République au suffrage universel et sur le système appelé "Education nationale".

 

Cette élection au suffrage universel a été "vendue" comme étant une "avancée" démocratique alors qu'elle est un terrible recul, favorisant les manipulations grâce à l'argent à tous les niveaux.

J'ai en outre proposé depuis longtemps

http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/150209/actions-citoyennes-interpellation-de-tous-les-elus-entrepreneurs-sociaux-i

un système de débats publics et de contrôle des élus. Il suffit de mettre son code postal pour retrouver tous les "élus" de sa circonscription - locaux, nationaux, européens - et leur poser des questions en direct. On peut lire les réponses et voir si le débat se déroule, car ces gens ont été "élus" pour représenter les citoyens et non pour "faire carrière politique".

 

Ces sites existent en Allemagne, (ici en anglais) en Irlande, en Autriche, au Luxembourg, en Malaysie, et bientôt un peu partout en Afrique et en Asie.

Il y a bien en France les sites http://www.nosdeputes.fr mais il n'a rien à voir avec un DEBAT. Les responsables de ce site ont été contactés par les fondateurs des sites mentionnés ci-dessus. Ils ont préféré travailler seuls.

Il existe aussi le site http://mondepute.free.fr/ mais tout cela est très confidentiel, la masse des citoyens n'est pas informée et sensibilisée.

Et ce n'est pas avec l'infantilisation pratiquée par les "élus", l'Etat et les administrations que cette sensibilisation se fera toute seule. Cela demande l'engagement de citoyens hors de tout parti, en organisations citoyennes, comme on les connaît dans l'Europe du Nord. Voir le débat suite à l'article

http://www.mediapart.fr/club/blog/anne-nymette/280710/la-consommation-citoyenne-quest-ce-que-cest

Je vous renvoie juste à mon commentaire:

http://www.mediapart.fr/comment/reply/86300/575691

C'est selon moi à ce niveau de dialogue public avec interpellation AVANT les élections, réponses et contrôle après l'élection de ce qui avait été avancé, point par point, que le débat pourra avancer hors des cercles fermés actuels.

Les médias devant bien entendu être partie prenante pour faire connaître ces débats en public.

 

Je n'ai pas trop le temps de donner des détails, je le ferai dans la soirée

 

PS: Je viens de constater que le site évoqué plus haut avait un manuel en anglais:

http://www.abgeordnetenwatch.de/international-248-0.html avec pas mal d'informations pour aider les pays qui souhaitent construire la même structure.

 

Les auteurs avec lesquels je suis en contact m'ont écrit le 10 septembre 2009:
"..., il est important pour nous que les partenaires du projet soient au-dessus des partis et à but non lucratif. Avez-vous déjà une organisation de votre côté ou s'agit-il jusqu'à présent d'un réseau non structuré?"

 

Toujours rien à l'horizon dans le pays du "chacun pour soi"...

La question posée est:

You want to know what your government does?

Simply ask your government!

Le site existe depuis 2004.

Ils ont contacté les fondateurs de www.nosdeputés.fr en septembre 2009 qui sont: http://www.regardscitoyens.org/qui-sommes-nous/

C'est une entreprise fort louable au niveau citoyen.

On y apprend: "En juin 2010, le collectif s’est constitué en association régie par la loi de 1901"

mais leur désir de vouloir travailler seuls dans leur coin et réinventer la roue alors que des projets plus performants leur ont été proposés pour une collaboration internationale, m'a fort étonnée...

L'union fait la force...dit un proverbe et ces entreprises citoyennes ont une longue expérience concernant le thème: "Comment toucher le plus de citoyens possible?" Ils ont eu des revers et des succès depuis plus de 6 ans et savent les écueils à éviter et les choses à encourager.

Bref, je ne comprends pas pourquoi les Français veulent tout faire tout seuls dans leur coin au lieu de réaliser une synergie avec d'autres qui ont les mêmes objectifs.

 

 

 

Mais la forme du débat existe cela s'appelle "le débat public"....il est malheureusement souvent oublié. Il a des formes contraignantes. Il n' est pas exécutif. Il constitue cependant une avancée notable.

Quant au fond, bien sur, comment ne pas être d 'accord avec l'ensemble des points que vous soulevez. En particulier votre critique de l'Education Nationale dont le rolet est aussi de former des citoyens. Cependant j 'ai pu constater que les educations nationales europèennesdans leur programme d 'histoire par exemple n' étaient pas plus heureuses que la française.

Il y a quand même quelque chose de curieux à vouloir chercher le mal français dans une EN qui fut un de ses joyaux et dans une constitution qui certes amendable n'est quand meme pas un puits à dictature.

Certes il y a ces fameux cumuls certes une petite bourgeoisie technocratiques et bureaucratiques s est constituée mais j'en verrai plutôt l'origine dans la passion française pour les élections qui, preuves de démocratie, finissent par être, au contraire, élement de sa grippure. Savez vous qu'il y a un élu en France pour 118 habitants contre I pour 2000 en Irlande par exemple et 1 pour 1000 en Allemagne...cette enflure des représentants serait positive s ils n'étaient payés et s'ils ne cumulaient pas si le poste de simple conseiller général qui vous en impose peu vous permet d'être aussi partie prenante de quelque syndical intercommunal etc..à chaque fois les titres ronflent et le pactole gonfle..

Certes il y a failles par où tous les "défauts" s 'écoulent tant dans le système politique dans le système économique jusqu'à faire hernie. C'est je crois là où nous en sommes.Réduire et colmater. Les constitutions et les règles et lois ne sont-elles pas de lents et pénibles replatrages?

Le "mal français" que vous êtes si prompt à débusquer avec une fouge et une justesse sympathiques ne sont peut-être pas là. Il y a des cycles. Nous sommes en bas de la phase.Notre travail est de remonter. D'inventer plus que de faire un inventaire....enfin, je le pense

Chère Etoile,

Vous ne répondez pas vraiment à ma question.

Les français sont bien plus conscients que vous ne le pensez des écarts entre les discours et les actes de nos politiques, de l'aberration du cumul des mandats, etc... Mais...

 

Mais le système électoral est un véritable piège! Tous les 5 ans, nous nous retrouvons à devoir choisir entre 2 personnes qui auront à peu près tous les pouvoirs dans leurs mains. Tous les 5 ans, aux législatives, je me retrouve à choisir entre 2 personnes? Si ce sont 2 cumulards, je fais comment? Si j'ai le choix entre un candidat FN et un autre qui n'a pas respecté ses promesses, je fais quoi?

 

Je m'abstiens? Mais nous sommes déjà à plus de 50% d'abstentions, avez-vous vu un/une politique s'en émouvoir?

 

Je descends dans la rue? Je monte une barricade?

 

Alors débattre, aller sur les sites qui surveillent les actions de nos élus, oui, bien sur, c'est utile mais cela va-t-il changer le fait que les seuls qui peuvent changer le système, ce sont ceux qui profitent du système et donc que ce n'est pas près de changer.

Alain, si vous aviez lu ce que j'écrivais et étiez allé lire tous les sites et blog que je mentionnais, je pense que vous n'auriez pas écrit:
"Vous ne répondez pas vraiment à ma question.Les français sont bien plus conscients que vous ne le pensez des écarts entre les discours et les actes de nos politiques, de l'aberration du cumul des mandats, etc... Mais...

Mais le système électoral est un véritable piège! Tous les 5 ans, nous nous retrouvons à devoir choisir entre 2 personnes qui auront à peu près tous les pouvoirs dans leurs mains. Tous les 5 ans, aux législatives, je me retrouve à choisir entre 2 personnes? Si ce sont 2 cumulards, je fais comment? Si j'ai le choix entre un candidat FN et un autre qui n'a pas respecté ses promesses, je fais quoi?"

J'ai essayé d'expliquer en vous répondant que le système est à réformer de fond en comble en commençant par la Constitution de la France.

Je n'ai pas parlé de "votes" mais d'engagement citoyen HORS DES PARTIS, car dans les partis, personne, aucun, n'a intérêt à ce que ce système verrouillé change, puisqu'ils en vivent. La politique de métier, comme elle existe en France, devrait être bannie.

Cela marche, si vous avez lu les pourcentages de cumul des mandats chez nos voisins européens par rapport à la France.

Mais là, plus personne.

Car cela coûte davantage, l'engagement citoyen, de donner de sa personne régulièrement, que de filer un bulletin dans l'urne tous les 5 ans et de râler ensuite contre tout le monde... sauf contre soi-même !

Cette attitude, je ne peux plus la supporter.

C'est chaque citoyen, chacun en âge de vote, qui est responsable, pas "les autres".

J'ai donc répondu à votre question. Etes-vous prêt à vous engager dans une organisation citoyenne qui fait contre-poids et pèse par le nombre de ses membres et ses actions civiles ? Semaine après semaine ?

Si on regarde le taux d'engagement citoyen en France, au niveau de la consommation, il est de 143.000 membres dont "UFC Que choisir" est fier.

Cela fait à peine 0,25% de la population. Un tigre de papier dont se foutent les entreprises qui font leur beurre sur le dos des consommateurs et des fournisseurs - sans parler de leurs employés - car il ne pèse RIEN. C'est le pays du "chacun pour soi".

Si vous regardez juste derrière la frontière, le taux d'organisation des citoyens consommateurs est de 25% de la population, soit 20 MILLIONS sur 80 millions d'habitants. C'est un tout autre poids. Et rien ne passe sans qu'un citoyen lambda n'appelle la Centrale des consommateurs pour signaler une arnaque ou un prix trop élevé par rapport à la qualité. Le boycott à grande échelle fait vite plier les entreprises qui oseraient dépasser les limites du supportable.

Voir les détails que je mentionnais dans un commentaire sur cet excellent article de blog:

http://www.mediapart.fr/club/blog/anne-nymette/280710/la-consommation-citoyenne-quest-ce-que-cest

En France, on râle, puis chacun retourne dans ses pénates. En gros. Il y a bien quelques exceptions, mais elles sont si minimes que cela ne sert à rien.

C'est un engagement citoyen massif, de plusieurs dizaines de millions de personnes qui peuvent faire changer les choses - la Constitution par exemple et le système de l'Education nationale, une honte pour un pays développé.

On n'a rien sans rien.

C'est un dialogue de sourd, chère Etoile.

Vous ne semblez pas vouloir comprendre ce que j'essaie de vous dire. L'engagement citoyen ne forcera pas les politiques à changer les institutions, c'est simple.

Pour répondre précisément à votre question, je suis engagé dans une formation politique, dans deux mouvements citoyens, auxquels on peut ajouter une AMAP et l'association qui défend mon projet d'éco-hameau, autres formes d'engagement.

Je ne me considère donc pas comme plus mal placé qu'un autre pour juger de l'impact de l'action citoyenne sur les politiques, du moins ceux qui accèdent au pouvoir.

Et je rencontre aussi dans ce cadre des citoyens engagés d'autres pays, y compris allemands, et je connais aussi les difficultés qu'ils rencontrent.

Maintenant si vous me dites que les français ne s'engagent pas suffisament, je suis d'accord avec. Mais c'est un fait, Etoile66, et il faut faire avec.

 

"L'engagement citoyen ne forcera pas les politiques à changer les institutions, c'est simple."

C'est votre postulat.

Maintenant si vous me dites que les français ne s'engagent pas suffisament, je suis d'accord avec. Mais c'est un fait, Etoile66, et il faut faire avec.

Alors RIEN ne changera.

Vous démontrez par votre post que je vous ai très bien compris et vous m'avez aussi très bien comprise.

Bon courage pour vivre dans un pays où les gens renoncent avant de faire quoi que ce soit. Combien de fois n'ai-je pas entendu à Paris, lorsque je voulais mobiliser des citoyens pour ne pas accepter l'inacceptable "Cela ne sert à rien", amorphes, comme des moutons, ils se pliaient devant les "évènements".

Alors que jamais je n'ai vu de tels comportements en Allemagne. Les gens se sentent responsables du bien commun et dès que quelque chose est inacceptable, les gens se mobilisent pour le faire cesser.

Même un escalator en panne dans une station de métro, ne le reste pas des semaines comme je l'ai vu à Paris, ou des moniteurs "malheureusement en dérangement" etc etc... Les citoyens signalent tout de suite ce qui ne fonctionne pas aux responsables, ils ont appris à se prendre en mains et non à se soumettre.

Ce comportements de moutons soumis et blasés, je l'ai rencontré partout à Paris, une immense lassitude de la part des gens qui n'attendent rien de personne. Chacun se bat pour soi, dans son coin et s'organise pour venir à bout de ce que d'autres provoquent, gentiment, sans chercher à y remédier.

Désolée, mais c'est le terrain rêvé pour les politiques. Tous ceux que j'ai rencontrés parlaient "d'électeurs" et non de "citoyens", ce qui les intéressait, c'était leurs voix les jours de vote. Après, ils étaient assurés du remboursement des frais de campagne, d'un revenu assuré et d'une obole de quelque € par voix d'électeurs s'étant reporté sur son nom.

Ceux qui s'engagent en politique veulent en "récolter" les fruits en termes de mandat et sont comme des requins pour les autres, j'ai fréquenté ce milieu pendant quelques mois, les citoyens qui ne les cotoient pas ne peuvent pas s'imaginer les meurs en cours dans ces milieux. Une maire de village me disait en parlant d'un autre maire ayant fait le vide autour de lui: "Celui-là, il serait capable de vendre sa propre grand-mère pour avoir le pouvoir."

Ce système finance une caste d'incapables sur le dos de la communauté nationale et les citoyens bravement votent ou s'abstiennent... comme vous le décrivez.

Ils pensent ne pas avoir de choix, tout est fatalité. Et les deux grands partis le leur font bien savoir par médias interposés en les implorant de "voter utile". Quelle mascarade. Qu'est-ce que ce serait de "voter utile"? Juste PS et/ou UMP?

Ce que vous écrivez est terrible pour un pays. Une telle résignation a des conséquences à tous les niveaux, sociaux, économiques, politiques, humain, etc...

Mais vous décrivez assez bien la situation...

Mais vous ne répondez toujours pas à ma question, Etoile66, que je vous ai déjà posé à 3 reprises dans ce fil et qui est pourtant simple ( à comprendre sinon à y répondre). Je la répète donc une dernière fois.

Considérant le système électoral tel qu'il est, comment obliger les politiques à prendre en compte une mobilisation citoyenne, même massive?

 

Etoile, je suis heureuse de vous avoir croisée.

Vous êtes quelqu'un d'exceptionnel.

"Considérant le système électoral tel qu'il est, comment obliger les politiques à prendre en compte une mobilisation citoyenne, même massive?"

La question ne se pose pas ainsi, car il n'y a JAMAIS eu de mobilisation citoyenne forte et massive en France, par exemple du quart de la population, ce qui ferait environ 16 millions de personnes.

C'est absolument inconnu - par l'éducation de la population, dès la maternelle comme l'explique fort justement Anaxagore dans son excellent commentaire

Vous partez donc d'une fausse hypothèse dans votre énoncé du "problème".

Ce n'est pas par là qu'il faut commencer, car avec 85% de cumul des mandats, tout est verrouillé et RIEN ne pourra changer de ce côté-là. Les intérêts de ceux qui en vivent sont trop importants et la vie représentative a été professionnalisée. Ceci entraîne une prise en main de tous les pouvoirs - locaux et nationaux - par un tout petit groupe de personnes qui s'entraident, car ils sont issus des mêmes "sérails".

C'est donc un très long travail d'information et de mobilisation qui doit être fait au niveau de toute la population.

Je suis étonnée que vous n'ayez pas consulté les sites citoyens que je mentionnais ni réagi au comportement enfermé franco-français de ceux qui ont eu l'idée fort louable de contrôler les élus - sans malheureusement instituer de dialogue public avec eux.

Car ce n'est que par une information claire, des questions claires apportant des réponses claires - ou non - que les citoyens pourraient voter en connaissance de cause et non selon le clientélisme habituel.

 

" Je suis étonnée que vous n'ayez pas consulté les sites citoyens que je mentionnais "

Qu'en savez vous?

Vous montrez ainsi que vous avez beaucoup de présupposés dans notre dialogue (devrais-je dire votre monologue?).

" il n'y a JAMAIS eu de mobilisation citoyenne forte et massive en France", dites-vous. Vous devez avoir une mémoire très sélective.

Tout commence par l'éducation, dès la maternelle. Fort bien.

Mais comment changer le système éducatif sans accéder aux fonctions qui permettent de le changer? Vous voyez bien que tout nous ramène à cette question, que vous la trouviez pertinente ou non.

Vous écrivez:

" il n'y a JAMAIS eu de mobilisation citoyenne forte et massive en France", dites-vous. Vous devez avoir une mémoire très sélective."

Pourriez-vous raffraîchir notre mémoire collective en donnant des faits ?

16 millions de personnes s'engageant sur le long terme ?

Parce qu'une manifestation par-ci par-là, ça ne le fait pas. On fait repousser des lois mais jamais changer le système.

Au fait, qu'est-ce qui parlerait contre une coopération internationale pour interroger les élus français et voir leurs réponses en direct, consultables par tous - et non filtrées par les médias aux mains des deux grands partis, avec leurs "instituts de sondage" en renfort pour assurer la "bien-pensance"?

Vous n'avez aucune opinion à ce sujet ?

 

 

Cela vous serait-il possible de répondre aux questions que l'on vous pose? Sinon à quoi bon les poser?

Et si vous daignez le faire, je pourrais répondre aux votres.

Mais j'ai fort bien répondu à votre question, cher Alain.

Je vous ai même répondu qu'on ne pouvait la poser en ces termes. Il vous suffirait de relire le fil.

Maintenant j'attends donc les faits que vous évoquez sans donner de précisions.

On peut toujours poser des questions du style:
"Où peut-on trouver une clé sur la lune?"

en attendant toute sa vie une réponse.

Vous avez demandé

"Mais vous ne répondez toujours pas à ma question, Etoile66, que je vous ai déjà posé à 3 reprises dans ce fil et qui est pourtant simple ( à comprendre sinon à y répondre). Je la répète donc une dernière fois.

Considérant le système électoral tel qu'il est, comment obliger les politiques à prendre en compte une mobilisation citoyenne, même massive? 12/08/2010 21:52 "

Je vous ai répondu que la question ne peut se poser ainsi car il n'y a JAMAIS eu de mobilisation citoyenne massive en France sur le long terme.

Voir: http://www.mediapart.fr/comment/reply/89471/613407

.

J'attends donc volontiers les faits que vous nous citerez pour prouver le contraire.

.

Et dans un commentaire vous répondez à Chris

"Cela serait possible dans un autre système électoral, chris43, mais pas dans celui là. Notre système électoral ne donne accès au pouvoir qu'à ceux qui veulent laisser les choses en l'état.

12/08/2010 22:25Par Alain Godefroy"

J'admire le chat qui se mord la queue...


Donc, puisque notre système électoral ne donne accès au pouvoir qu'à ceux qui veulent laisser les choses en l'état, il faut changer le système et donc la constitution si les citoyens veulent autre chose que ce qui est "en l'état".

Vu les intérêts de ceux qui profitent de la "situation en l'état" ce ne sera pas par la politique que le changement souhaité viendra, ni du système lui-même.


Il faut donc le faire radicalement changer malgré le verrouillage, malgré les medias inféodés, malgré les grandes fortunes voulant tout laisser en l'état, malgré les banques proches du pouvoir - voir l'affaire Pérol - etc. etc...

Et ce n'est possible que par une très, très forte mobilisation citoyenne HORS des partis, sur le long terme, (et pas une manifestation ou deux, si grandes soient-elles, cela fait rire tous ces gens...) avec engagement financier et en matière de temps.

Sans cet engagement fort et long, RIEN ne changera en France. C'est totalement illusoire.

Et vous l'avez confirmé dans votre réponse à Chris.

Voici les autres questions.

" Je suis étonnée que vous n'ayez pas consulté les sites citoyens que je mentionnais "

Qu'en savez vous?

 

Tout commence par l'éducation, dès la maternelle. Fort bien.

Mais comment changer le système éducatif sans accéder aux fonctions qui permettent de le changer? Vous voyez bien que tout nous ramène à cette question, que vous la trouviez pertinente ou non.

Et j'ajouterai... Où voyez vous de la résignation chez moi? Pensez vous que je serais engagé comme je le suis si j'étais résigné? Prendre en compte la situation telle qu'elle est n'est pas de la résignation mais du pragmatisme.

L'Allemagne est un pays merveilleux, les fées y courent partout, des gateaux à la créme à la main. Au matin, dans la rosée, des petits lapins broutent des petites fleurs. Les gens y sont accueillants, souriants, détendus. Quand ils voient un étranger au bord de la route, ils ne manquent jamais de s'arrêter, pour leur offrir le gîte et le couvert. Et toute cette sorte de choses.

L'Allemagne est un pays merveilleux, et Anjela Merkel est sa merveilleuse "chanceliére".

Je me permets d'intervenir dans votre dialogue emprunt d'une certaine surdité avec Etoile pour vous dire combien je vous trouve proches dans vos analyses et engagements.

L'obstacle du "comment" n'en est peut-être pas un si l'on considère (ce qui mon cas) que l'investissement fait "hors-parti" peut se retrouver dans des bulletins de vote de représentants qui auront entendu la demande, à eux la charge de faire évoluer le système de l'intérieur, constitution comprise.

La vie ne connaît ni la révolution ni l'immobilisme, mais l'évolution. Il suffit de participer à cette évolution, sans penser à changer le monde, qui ne fait que ça depuis le Big Bang (point de départ provisoireSourire)

Cela serait possible dans un autre système électoral, chris43, mais pas dans celui là. Notre système électoral ne donne accès au pouvoir qu'à ceux qui veulent laisser les choses en l'état.

Bien, alors lançons le débat sur le système électoral!

Cela fait des années que j'attribue la perversion principale du système à l'élection du président au suffrage universel, sans echo notable. Or "grâce" à la caricature qu'en fait NS, la question revient de plus en plus sur le tapis.

Vous avez dit évolution?

Oui, lente certes, mais en marche constante.

Le jour où en France aura été instituée la règle en vertu de laquelle une personne physique, homme ou femme, ne peut exercer durant sa vie, qu'un seul mandat politique, éventuellement renouvelable une seule fois (sauf pour les communes de moins de 3500 habitants), alors un grand pas aura été fait.

(re-édité) Disparaitraient alors bien des turpitudes observables en l'état actuel des choses. Ajoutons qu'il serait nécessaire que tout candidat à la candidature ait préalablement suivi une formation adaptée au profil du mandat convoité. Formation antérieure et non pas sur le tas, vu la durée limitée de l'exercice de la fonction. Depuis une quarantaine d'années, l'éducation généralisée a fait son oeuvre et a permis que se constitue un vaste vivier de personnes suffisamment compétentes pour remplir, au cours de leur vie, un mandat politique unique de quelques années. Reste à savoir comment pourra avoir lieu la nuit du 4 août de la caste des élus politiques professionnels. En attendant, il ne faut pas s'étonner de l'importance des taux d'abstention d'un scrutin à l'autre.

"Notre système électoral ne donne accès au pouvoir qu'à ceux qui veulent laisser les choses en l'état."

Voilà qui est très lucide.

Alors pourquoi l'accepter sans rien changer ? Etes-vous irrémédiablement prisonnier ainsi que tout le pays ?

Les droits des citoyens (consommateurs) sont régulièrement et massivement bafoués. Aucune procédure existante ne permet d’obtenir une indemnisation de l’ensemble des victimes concernées, il est devenu indispensable d’introduire en France une véritable action de groupe. En effet, seule cette procédure permettrait à une association ou un groupe de particuliers d’agir pour le compte de toutes les victimes et ainsi d’obtenir en un seul procès la réparation de tous les préjudices. Les exemples étrangers, notamment québécois et portugais, démontrent que la mise en place d’une telle procédure permet de garantir le droit à réparation des citoyens sans engendrer les dérives du système américain ni de risques économiques pour les entreprises. Le caractère dissuasif d’une véritable action de groupe permettra en outre de limiter les violations massives des droits des citoyens et restaurera du même coup la confiance des consommateurs dans leur économie et la consommation, et celle des citoyens dans leur justice.

Extrait de l’Appel des Citoyens en faveur d’une véritable action de groupe. (ensembleenjustice.org)

Merci !

Les actions collectives en justice existent dans les pays démocratiques, la jurisprudence est appliquée à tout le pays ensuite.

Mais en France, non.

Pourquoi ?

Les rapports de force ne sont pas en faveur des citoyens... mais des lobbies... tout simplement parce qu'ils ne se regroupent pas pour s'organiser en puissant lobby de citoyens.

La Fontaine "La raison du plus fort est toujours la meilleure"

J'ai donné quelques pistes avec les sites d'interrogation publique d'élus, tels qu'ils existent en Allemagne, au Luxemburg, en Irlande, en Autriche, en Malaysie, etc...

Je suis curieuse de voir si - au-delà des discours et des gens qui râlent sur Mediapart, Marianne, Rue89, Le Nouvel Obs et autres médias en ligne - une telle organisation se met en place en France, en prenant en compte l'expérience hors des frontières, puisque nos lois sont faites à 80% au sein de l'Union européenne.

L'offre existe... je m'en suit fait l'interprête.

Penser dans son petit coin franco-français ne fera pas avancer grand chose.

 

Quelques petits ajouts, de ci de là, si ça peut faire avancer certaines idées:

- Il ne semble pas possible qu'il puisse y avoir une refonte de l'Education Nationale sans qu'il y ait au préalable une réforme constitutionnelle profonde. Pourquoi? Tout simplement parce que l'Education Nationale est directement sous le contrôle du pouvoir exécutif en place. Pire, elle sert ce même pouvoir (pour s'en convaincre il suffit de consulter le contenu des programmes du collège et du lycée, en histoire et géographie, tout comme en économie) . A cela s'ajoute aussi un fonctionnement hypocrite, parfois clientéliste, qui est aussi en proie à une gestion purement comptable comme dans tous les secteurs de la fonction publique. Faudrait-il songer à ce que l'Education Nationale puisse devenir plus ou moins "indépendante"?

- Il faudrait commencer par cesser de penser que des solutions miracles existent, et se défaire un peu de cet imaginaire collectif, relicat de l'Ancien Régime, des 2 Empires, du régime de Vichy et du début de la Vème République qui prétend qu'une personne providentielle serait susceptible d'effacer tous les problèmes. L'esprit critique est donc à cultiver et à promouvoir.

- Tout cela demande alors de s'informer, en usant le plus possible d'une certaines forme de rigueur scientifique (muliplication des sources, analyses objectives...), pour ne pas rester figé dans une complaisance idéologique qui peut provoquer une certaine forme d'inertie intellectuelle, proche du "ronronnement".

-Les plus grands changements commence d'abord sur soi-même...

 

Excellent article, tout à fait d'accord avec Etoile66. La Frace est un excellent laboratoire pour voir jusqu'au peut aller l'hypocrisie politique. Mais cela dit il faut aussi reconnaître que la France offre encore, dans l'ensemble et abstraction faite du régime policier de fait qui existe ici, d'une qualité de vie matérielle et culturelle que beaucoup lui envient. Mais cette richesse peut-elle être utilisée pour réagir contre l'imposture décrite par Etoile66, ou au contraire nous renferme t'elle dans une confort abrutissant?

Un article en effet tellement excellent qu'on s'étonne de ne pas le trouver en Une ..... et même en haut de la Une.

Peut-être à cause de quelque chose qui gêne dans le titre ?

A moins qu'il ne soit tellement bon qu'il ne fasse de l'ombre ....

@Aprège

Il n'y a jamais eu de lien très fort ici entre la pertinence des billets et la position en Une.

Justement, Dénonçons l'hypocrisie, écrivons-leur...

Je suis pour la transparence : Anne, faites un billet pour dénoncer la chose, je le recommanderai et même le commenterai, si je ne passe en gris entre temps bien sûr.

Très bon article dont je partage la quasi totalité des constats :

Si nous voulions synthétiser les problématiques, sans que la liste en soit exhaustive, nous pourrions lister les points suivants :

  • Le pouvoir et la permission sont entre les mains d'une autorité extérieure.

  • La violence est la façon de résoudre les différends.

  • Les êtres humains sont plus différents qu'ils ne sont semblables.

  • Avoir raison est plus important que comprendre.

  • Le passé contrôle le futur.

  • Le luxe et les plaisirs sont indispensables pour être heureux.

  • La complexité est plus satisfaisante que la simplicité.

  • La raison du plus fort est toujours la meilleure.

  • Le service et le sacrifice sont les cadeaux ultimes qu'une personne peut offrir aux générations futures.

  • Il n'y a pas assez de ressources et, pour les posséder, on doit les dérober aux autres.

  • Si quelque chose « cloche », les lois et les règlements peuvent régler la question ou la solution se trouve dans un contrôle accru.

Ce constat étant fait, je ne crois pas, pour ma part, que le changement, forcément lent, du système éducatif résoudra les problèmes qui s'accumulent et ne nous laissent pas beaucoup de temps pour agir.

Qui croit vraiment que les déficits publics vont être comblés en 2012, 2013, à la Saint Glin Glin ? Que l'éco-système va se régénérer spontanément ? Que les guerres et la manipulation généralisée vont finir ?

Alors, ce monde, tel qu'il fonctionne actuellement, est-il condamné tel un malade sous respirateur articfiel dans un coma bientôt dépassé ?

Et si nous devions changer de paradigme, de vision du monde, remplaçant la concurrence par la solidarité, le mensonge par l'honnêteté, la pénurie par l'abondance ?

Nous aplliquons des règles du jeu que nous n'avons pas choisi, qu'on nous impose depuis notre petite enfance comme si c'étaient les seules possibles... En est-on aussi sûrs ?

Il y a déjà bien longtemps Socrate prônait la mayeutique afin de sortir du carcan de l'allégorie de la caverne.

Je suis persuadé qu'il y a tant d'autres voies à explorer...

Je rappelle que si l'article d'Etoile66 contient, en effet, un état des lieux de la France (auquel je souscris,inutile de le préciser), il porte aussi un questionnement sur les responsabilités partagées, d'une part par l'ensemble des citoyens, d'autre part, par un journal que nous connaissons, puisque nous y sommes abonnés : Médiapart.

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Je signale donc que je trouve, pour mon compte, une bien plus grande lucidité dans les articles de Etoile66 que dans, par exemple, les éditoriaux infantiles du Grand Timonier, Notre Sauveur.

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Je crains que ce point de vue ne soit pas partagée par la majorité écrasante (puisque, en démocratie, la majorité a vocation à écraser).

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jpylg

Je suis assez d'accord sur la remarque des responsabilités partagées, c'est ce que j'essayais de développer plus bas en parlant de "confort lâche"...

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Certes, Christel ! mais vous n'êtes pas éditorialiste à Médiapart, vous êtes une simple abonnée; ce qu'il me semble c'est que la critique politico-sociale que l'on peut trouver à Médiapart, on la trouve chez les abonnés.

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Le Grand Timonier, pour sa part, ne voit qu'un seul problème en France, c'est que Sarkozy est à l'Elysée. Ce système pourri de partis rivaux qui n'a chacun en tête qu'un seul programme qui est : "ote-toi de là que je m'y mette", le Grand Timonier, Notre Sauveur, trouve ça très bien !

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Et les Gentils Abonnés bien formatés et bienpensants trouvent ça très bien aussi. Il suffit de regarder les 500 messages de félicitations qui accueillent ses éditoriaux infantiles.

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jpylg

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Cela dit, c'est un problème sérieux d'avoir un tel homme en haut !!! Sauf qu'on devrait comprendre que couper la tête des grands ne change pas necessairement le système, on est un peu dur de l'entendoir en France parce que, si je ne m'abuse, on l'a déjà fait une fois la guillotine à Paris !! Et aussi le coup du poison dans une certaine ile...

Je ne les trouve pas si infantils les billets et articles du "grand timmonier" et parfois quand il ne s'attaque pas directement á Sarkozy comme dans celui la, pour le coup, les coups de lignes écrites portent bel et bien ! Elections, laicite, ou une série d'articles analysnat les dérives de notre belle Vème république que je n'ai plus le teös de chercher car elles ne sont pas sur son blog............mais je comprends aussi les attaques parce que ce que Sarkozy incarne sans hypocrisie ce qu'est ce "système" (passe droits, pouvoirs entre amis, rire gras des moi je réussis tout, corruption et j'en passe, une grosse dose de naïveté sur soi-même, mais surtout illusion du pouvoir toujours plus...) quand bien d'autres le font vivre en toute hypocrisie !

J'ajoute que c'est tant mieux qu'on la trouve chez les abonnés, ce n'était pas un peu ça le projet initial de mediapart avec le club après tout? Mais je vais rechercher les références des articles d'Edwy plus tard et les remettrai ici car ces billets étaient autrement passionnants ! Là j'ai quelques heures de cours de français et d'espagnol à donner à des allemands méritants qui se démènent pour les apprendre !

Le problème, cher jpylg (et je vous rejoins sur ce point), est que "la Démocratie c'est quand 2 loups et 1 agneau votent ce qu'il y aura au dîner...."(Benjamin Franklin).

Quant à l'article d'Etoile 66, excellent, comme d'habitude.Rire

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J'ignorais. Merci. L'assimilitation du peuple à l'ageau m'étonne un peu... tant qu'à faire, j'aurais plutôt choisi l'âne.

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jpylg

C'est encore plus gagnant avec un âne. Il y a plus à manger.

Emmanuel Todt l'avait dit : Sarkozy est un symptome.

Au fait si Mediapart ne vous convient pas, pourquoi y etes vous revenue un an apres l'avoir fuit?

Olivier, moi aussi j'ai été tentée de fuir mediapart un peu fachée de voir le manque de réaction ou du moins c'était mon impression face aux insultes reçues par certains, injustifiées et innommables... Moi je suis contente que des gens comme Etoile reviennent de temps en temps parce que ces contributions sont positives même si très critiques et si elles peuvent choquer, elles sont malheureusement souvent justes. Non pas que comme elle je pense que tout est mieux ailleurs et en particulier en Allemagne, il y a aussi ici un certain nombres de comportements et de déviances qui me choquent beaucoup mais cela dit, je partage beaucoup de ce qu'elle dit dans son analyse.

Moi aussi, j'ai toujours apprecie les contributions d'Etoile66 et je partage largement son constat que beaucoup de choses doivent etre changees en profondeur en France, a commencer par la constitution. J'aurai tendance a insister plus qu'elle sur la decentralisation / regionalisation qui est a mon avis une cle du bon fonctionnement democratique allemand :

* parce qu'il permet un controle du pouvoir federal

* parce qu'il donne beaucoup plus d'autonomie aux administrations locales et fait que personne n'attend que "Berlin" decide de tout

J'ai cependant toujours les memes critiques vis a vis d'Etoile66 :

1/ Sa tendance a generaliser, avec cette obsession "tout est nul en France" "tout fonctionne a merveille en Allemagne", ce qui est evidemment faux. Juste un exemple, justement sur le systeme educatif : deux collegues allemands ayant sejourne en France plusieurs annees se sont empresse d'inscrire leurs enfants a l'ecole francaise lorsqu'ils sont revenus a Francfort. Ils m'ont deconseille d'inscrire ma fille dans le systeme scolaire de Hessen. Comme quoi...

2/ Sa fuite de Mediapart juste apres la defaite en rase campagne de Francois Bayrou aux regionales de juin 2009... alors qu'il etait de plus en plus clair qu'elle soutenait Bayrou, au cote de Anne-Marie Kraft (qui elle le fait ouvertement). Ou en est elle un an apres? Commence-t-elle le lobbying en prevision de 2012? Quand je la vois faire des commentaires du style UMP=PS, il faut une autre voie.... j'ai des gros doutes. Ses derniers billets (non supprimes... sans vouloir entrer dans des details peu glorieux) datent de mai 2009... La voir revenir avec ses themes d'il y a un an sans donner aucune explication me laisse songeur quant a ses intentions...

3/ Sa facon de traiter ses contradicteurs. Quand je lui donne des contre-exemples sur l'Allemagne, elle me renvoie dans mes 22 en pretextant que je ne suis que depuis 3 ans en Allemagne, que je me comporte sans doute comme un expatrie, bref que je n'y connais rien et n'ai pas droit a la parole... bel exemple de respect et de comportement democratique. C'est vrai que j'ai le grand tort d'etre ingenieur, ce qu'elle execre visiblement... elle adore par-contre ranger les gens dans des petites cases... et on revient au point 1 : si vous etes francais, vous etes des moutons passifs....

 

 

Cher Olivier,

Absolument d'accord avec vous sur le sujet de la régionalisation qui n'a jamais vraiment été pratiquée en France, le pouvoir central refusant de déléguer... on a ainsi un simulacre de "régionalisation" empilant les compétences, tel un millefeuille, sans les crédits qui vont avec les "missions".

Pour le reste, vos commentaires en tant qu'hôte de mon blog parlent tout seuls, je n'ai pas besoin d'y répondre en détail... Un petit florilège, il y en a tant...

Je constate que sur ce fil récent

http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/110810/pourquoi-les-gens-sont-differents-dans-les-differents-pays-photos

vous écriviez:

"Je peux par ailleurs vous dire qu'a Frankfurt c'est la croix et la baniere pour trouver des activites pour les enfants, les choix sont beaucoup moins nombreux qu'en region parisienne ou j'habitais avant."

Je supposais donc que vous aviez mis vos enfants à l'école française de Francfort que je connais fort bien, puisque des membres de ma famille y ont enseigné, question à laquelle vous répondez ici de manière positive.

 

Pas étonnant qu'ils ne fassent pas de musique, sport et arts à l'école - puisque cette école fonctionne - en majorité - selon les programmes français avec des enseignants français, où ces matières et techniques ne font pas du tout partie de la journée scolaire, contrairement à ce que j'indiquais dans le lien précédent.

 

Puisque la musique - instrumentale et en orchestre - ainsi que le théâtre et le sport, font partie intégrante de l'école primaire et secondaire, il est clair qu'en dehors de l'école, il faut un peu chercher, la majorité des enfants ayant tout cela dans l'Ecole. Je vous ai donné quelques liens à Francfort pour vous renseigner.

 

J'avais des amis français qui se disaient "expatriés" (expat') et avaient mis leurs enfants à l'école française, faisant d'eux par là-même des "a-sociaux" dans le pays dans lequel ils vivaient, c'est-à-dire des enfants vivant "hors de la société."

 

Ils ne partageaient pas le même vocabulaire, ne comprenant rien en termes de musique, maths, géographie, physique, informatique, etc. puisqu'ils n'en connaissaient le vocabulaire qu'en français. Ils avaient d'ailleurs un apprentissage des langues étrangères - dont l'allemand - ahurissant.

 

Ils parlaient l'allemand avec un terrible accent français alors qu'ils vivaient dans le pays. Un peu comme certains immigrés en France qui vivent en vase clos - ce qu'on leur reproche d'ailleurs.

 

Vous confirmez donc, libre à vous, c'est votre choix, mais je vous saurais gré de le mentionner lorsque vous portez vos jugements sur des tas de choses qui semblent vous être inconnues.

 

Votre connaissance du pays, vous l'avez vous-même écrite en décembre 2008, je ne l'ai pas inventée:

"Je ne suis pas completement stupide, avec mon dictionnaire, l'aide de collègues et internet, j'avais pu trouver ces informations"

et vous décrivez une situation ubuesque, celle d'immigrés ne comprenant pas les règles et coutumes d'un pays où ils sont venus vivre, mais en jugeant de manière assez agressive. Vous m'aviez fait bien rire...

Ce n'est pas une insulte à votre égard, loin de là, mais je vous écrit de nouveau ce jour de 2010 ce que je vous écrivais fin 2008:

"J'assistais il y a 3 semaines à un débat dans le cadre de l'Université franco-allemande qui a fêté ses 30 ans récemment. On m'avait invitée à y parler devant une centaine d'étudiants, allemands et français.

Des "Anciens" de cette université étaient sur la scène comme interlocuteurs, devant parler de leur expérience en entreprise dans le monde franco-allemand.

L'un était Directeur Europe d'une grande entreprise allemande - un Français -, l'autre Directeur d'une banque française travaillant pour l'Allemagne, etc...etc... et TOUS ont dit aux étudiants qu'ils ne maîtriseraient vraiment l'autre culture que quand ils seraient capables de comprendre ce qui est dit "entre les lignes" et que cela ne pouvait se faire qu'avec les années d'expérience dans l'autre pays.

 

Personne n'avait jamais affirmé que vous étiez "stupide", mais rien qu'à cette phrase, on voit à quel point vous êtes en mesure de comprendre "entre les lignes", l'ironie, la politique du pays, l'humour, etc... C'est vous-même qui l'écrivez.

Alors, ne soyez pas fâché si je vous dis qu'avec quelques années de plus dans le pays, vous commencerez à percevoir les finesses de la langue et de la culture. C'est un fait. Et cela n'a rien à voir avec l'intelligence ou non, je n'ai jamais parlé dans ces catégories.

Si je vous ai répondu sur ces différentes affirmations, c'est parce qu'elles étaient fausses, tout simplement par manque d'information. Ce qui n'est pas grave en soi, mais je ne me laisserai pas démonter de haut et insulter, juste parce que je vous dis que ce que vous affirmez n'est pas exact."

 

Pour le reste, je vous répondrais que je n'ai jamais écrit où que ce soit que "tout était nul en France", j'écris ce que je vois et qui pourrait être amélioré et avec quels moyens. Vous semblez partager ma vision concernant la constitution, c'est déjà pas mal :-)

Ce qui me scie en France, c'est ce réflexe profondément ancré qui fait réagir les gens - quand on dit que quelque chose est mieux ailleurs - avec une forme d'auto-défense niant les faits.

Dans le pays où vous vivez, la réaction est tout autre, le réflexe immédiat consiste à allez voir sur place pour comprendre pourquoi les choses vont mieux ailleurs.

C'est le cas de l'Ecole en Scandinavie qui est souvent prise en exemple en Allemagne, comme je le mentionnais dans cet article. Ce réflexe de regarder ailleurs et d'examiner pourquoi c'est mieux dans certains domaines, je dois dire qu'il est beaucoup plus faible en France, comme certains commentaires peu constructifs le démontrent. Et pourtant, il fait tellement avancer.

Bref, je pense que vous et moi ne sommes pas si loin l'un de l'autre dans la vision que nous avons de la France, vue de l'extérieur. Je vous ai déjà proposé de prendre un pot ensemble dans un autre article...

Il se peut que je sois dans la région de Francfort ces prochaines semaines, je vous enverrai un MP. Autour d'un pot, on discutera sûrement mieux que par blog interposé Rire

 

Ja, treffen wir uns !

Vous êtes aussi à Francfort ?

En me repondant si longuement vous allez dans mon sens :

1/ Oui, ma fille est a l'ecole francaise, que vous ne devez guere connaitre, puisque la moitie des cours dispenses le sont en allemand par des profs allemands et environ un tiers ou la moitie des enfants sont allemands ou bilingues... alors pour votre petite ile isolee du reste du monde, vous pouvez repasser. De plus il existe des classes completement bilingues qui preparent les enfants au bac et a l'Abitur en parallele. Je ne suis pas si debile que vous le presentez, merci, ma fille fait de la musique, du sport etc dans des associations allemandes, merci de votre sollicitude.

2/ vous aimez bien classez les gens dans une petite case, mais les gens sont plus riches et plus evolutifs que vous ne le pensez... alors apres 3 ans en Allemagne, je n'ai plus guere besoin de dictionnaire, merci.

3/ VOUS NE REPONDEZ PAS A MA QUESTION CONCERNANT FRANCOIS BAYROU. Etes vous revenue sur Mediapart en service commande oui ou non?

4/ Je serai ravi de vous rencontrer sur Frankfurt, sauf si c'est pour me faire traiter de debile et d'ingenieur expatrie isole du reste du monde et subir vos lecons d'integration. J'ai 40 ans et deteste le paternalisme. J'ai vecu et travaille sur 3 continentes, alors je pense etre relativement flexible, ouvert d'esprit et debrouillard.

En consequence, je me sens parfaitement legitime pour parler de l'Allemagne, au moins au meme titre que vous parlez de la France... pas besoin de vos sarcasmes

Cher Oliv92, j'ai peur que comme avec tant de sérieux contributeurs qui ont vraiment quelque-chose à dire, il ne faille choisir de supporter les quelques défauts personnels qui s'y joignent, apparemment inévitablement.

C'est le calcul que je fais avec (notamment mais pas seulement) notre chère Etoile66 qui a tant à apporter au Club, qu'il serait dommage de se focaliser sur l'annexe alors qu'elle fait véritablement avancer la réflexion, comme vous aussi sur votre blog entre autres.

Tout a fait d'accord Axel, je veux juste m'assurer des intentions du contributeur... mais la suite nous le dira...

Cher Olivier,

Si je vous ai répondu - j'aurais pu vous ignorer puisque vous êtes hôte de ce blog et que je ne viens pas vous offrir mes "sarcasmes" sur le vôtre - c'est aussi parce que je vous apprécie.

Mais vos attaques à coup de massue contre ma personne ne font pas avancer le débat.

Si vous aviez bien lu tout ce que j'ai écrit dans cet article, vous ne poseriez pas certaines questions. Mais peut-être lisez-vous en diagonale?

Quant à l'Ecole Française de Francfort, je la connais fort bien. Mon frère y a même été enseignant, figurez-vous :-) comme le monde est petit !

Mais bien sûr que vous êtes un "grand garçon" qui n'a pas besoin de "paternalisme"... Cependant les faits restent les faits. Les tordre ne les rend pas plus factuels.

Je ne sais pas quand je serai à Francfort, mais je vous ferai signe, c'est promis.

Et je vous promets aussi que je ne vous attaquerai pas :-) si nous nous rencontrons pour prendre un pot.

Je vous remercie de prendre le temps, sur votre blog, d'eviter de repondre a mes questions. C'est parfaitement votre droit, evidemment, mais j'en prends acte.

Oui les faits restent les faits, mais nous ne selectionnons apparemment pas les memes. Vous avez fait sciences-po pour avoir ce langage et cette habilete a eviter les faits et questions qui ne vont pas dans votre sens?

Vous pouvez me contacter quand vous etes sur Francfort ou sur Mainz ou je travaille.

Je suis egalement surpris que vous n'ayez pas cite le Blog de Paul Allies (sauf erreur de ma part)

http://www.mediapart.fr/club/blog/paul-allies

et en particulier son billet du 4 aout.

Il mene un effort de longue haleine pour promouvoir le passage a une 6eme Republique... cela semble aller dans votre sens, non?

Montebourg me semble egalement aller completement dans votre sens, en demandant la suppression du cumul des mandats et le passage a la 6eme Republique. Non?

C'est son passe-temps préféré, éviter de répondre aux questions.

Alain, les lecteurs et moi-même attendons toujours votre réponse concernant l'engagement massif de citoyens sur le long terme que vous aviez annoncé:
"il n'y a JAMAIS eu de mobilisation citoyenne forte et massive en France", dites-vous. Vous devez avoir une mémoire très sélective."

J'attends donc que vous veniez au secours de ma mémoire "sélective" Clin d'oeil

Je vous ai déjà dit que je vous répondrai quand vous aurez répondu aux miennes. C'est un exemple de votre mémoire sélective: vous oubliez les questions qui vous dérangent.

La réponse à vos questions se trouve dans le texte et mes commentaires. Si vous les aviez lu attentivement, vous auriez compris que je n'ai AUCUN espoir dans le monde politique français, puisque je prône un engagement citoyen sur le long terme.

Les 85% de cumul de mandats ne permettent aucun changement de la part des politiques. Alors que dans tous les pays qui nous entourent, un mandat unique renouvelable une seule fois est la règle. Mais on fait croire au bon peuple que ce cumul est pour son bien !

Je vous conseille d'aller faire un tour sur les sites d'interpellation des élus que je mentionnais plus haut. Il me semble que nous ne nous situons pas du tout dans les mêmes catégories.

Vous mettez votre espoir dans le PS, alors qu'il a maintes fois cocufié le pays. Libre à vous.

Je n'avais pas lu l'article publicitaire de Paul Allies, sur votre conseil, je viens d'y aller faire un tour.

Il vante les mérites d'Arnaud Montebourg, le chantre du double-langage. Pour et contre le cumul des mandats tant que cela ne le touche pas trop...

J'ai adoré par contre la remarque de Jardidi:

"Si le PS fait de la rénovation, ce sera forcément pour se débarrasser définitivement du peuple.

04/08/2010 18:22Par Jardidi

 

Sur Montebourg et Aubry j'avais consacré un article de blog avec vidéo, rien n'a changé depuis:

http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/171208/l-honnetete-intellectuelle-de-martine-aubry-et-arnaud-montebourg-a-vous-de

Le peuple les gène trop dans leur carrière politique, comme l'écrit si bien Jardidi.

 

Main dans la main avec l'UMP puisqu'ils se partagent le pouvoir, les uns au local, les autres au national, les instituts de sondage et les médias, pour que surtout le bon peuple vote "bien" et "utile".

Rien à attendre de ce côté-là. Ce n'est pas à ce niveau que cela doit se jouer. Car ceux qui tiennent les cartes ne les laisseront pas tomber des mains.

Le plus gros problème de la France, c'est l'élection du président de la République au suffrage universel, qu'on lui a vendue comme "avancée démocratique", mais qui est en fait une totale asphyxie de la vie sociale, politique et économique. Le pays est en constant campagne électorale avec un clientélisme à mourir qui ment sans cesse aux citoyens pour recueillir les voix des "électeurs" !!!

C'est ce que j'ai essayé d'expliquer dans mon article me semble-t-il.

 

Qui aura le courage de lire de ce fil verra que vous ne répondez aucunement à mes questions. Le pire est que vous pensez certainement sincèrement l'avoir fait. Je vous laisse donc à vos monologues maintes fois répétés.

Votre conclusion :

Le plus gros problème de la France, c'est l'élection du président de la République au suffrage universel, qu'on lui a vendue comme "avancée démocratique", mais qui est en fait une totale asphyxie de la vie sociale, politique et économique. Le pays est en constant campagne électorale avec un clientélisme à mourir qui ment sans cesse aux citoyens pour recueillir les voix des "électeurs" !!!

a laquelle je souscrit a 100% a ete mainte fois dite quasiment en ces termes par Montebourg (et d'autres, les ecolos par exemple, dont Cohn Bendit que vous appreciez tant). Mais bon, si vous considerez qu'une personne devient un menteur et un malhonnete a partir du moment ou elle est elue... vous allez avoir du mal a avancer avec votre mouvements de citoyens. Meme dans une association type loi 1901 ily a des elections et, forcement, une prise de "pouvoir", meme minime. Comment pouvez vous considerer que TOUS les elus sont des menteurs? Vous vous rapprochez du FN avec des positions pareil...

Cher Olivier,

Je vous ai répondu en bas du fil :-)

L'évocation du FN par l'UMP comme par le PS pour faire peur aux bons citoyens dès que ceux-ci refusent l'un ET l'autre, est dans l'air du temps depuis que Mitterrand a fait monter l'épouvantail. Il a fortement servi en 2007 avec force sondages bidons pour inciter à "voter utile", je crois que ça ne le fait plus...

Je parlais d'organisations CITOYENNES et là...

"Ce n'est pas Sarkozy le problème, c'est le système politique et éducatif français dans son ensemble et tous les médias qui gravitent autour qui doit profondément être remis en cause, et notamment l'élection du président de la République au suffrage universel."

 

Trés juste, moi aussi je lis ces articles mais m'y intéresse toujours avec un oeil un peu désabusé (le français surement) et l'autre en révolte (je ne sais pas d'ou il vient) ! Surement de l'éducation que j'ai recue qui dans mon souvenir n'etait pas ce que Etoile décrit bien que je partage beaucoup de son analyse, quand elle parle de l'éducation en France aujourd'hui (mais je ne la reconnais pas dans mon parcours, j'ai surement une chance de pendue!). J'ai fait un bac B (sciences économiques pour les plus jeunes) et ai eu dans mon parcours scolaire une très belle brochette de profs qui faisaient partie de ceux qui cherchaient à ouvrir les yeux et les curiosités de leurs élèves, quitte à les rendre absolument claivoyants et donc un peu désabusés quand ils ne se sont pas engagés dans des mouvements politiques qu'ils ont pour la plupart, moi y compris, fui par la suite en comprenant le "système" et le certain nombre de compromissions impossibles qu'il fallait faire pour y rentrer et acquérir un petit pouvoir de changer les choses...................

Une forme de lâcheté, oui sans doute. Ou plutôt de confort lâche, c'est peut être de cela que la France ou plutôt nous souffrons. Je parle aussi pour moi-même car je considère aujourd'hui que j'ai été un peu lâche à une certaine époque. J'ai pensé à tort que la lutte était du coté des associations avant de me rendre compte de mon erreur car les associations sont aussi victimes que parfois boureaux dans le "système". Il n'en reste que je partage bel et bien cette forme de conclusion de Etoile dont le billet mérite effectivement la une, le genre de billet dont je serai fière de voir dans l'édition des français á l'étranger car il est empli de lucidité et d'intelligence !

 

"Un débat national réel sur les vrais enjeux, sur la constitution, sur la façon de vivre ensemble, sur la devise de la République qui n'a de valeur que le papier sur lequel elle est écrite, une refonte profonde du système éducatif pour former des citoyens informés et lucides, critiques et autocritiques, tout cela est nécessaire pour faire passer la France d'une République bananière et colonialiste à l'intérieur d'elle-même et à l'extérieur, vers un pays apaisé, vivant en cohésion sociale, s'entraidant au lieu de se déchirer en clans ennemis, pour avancer confiant dans le monde d'aujourd'hui et de demain."

 

La France est un Pays de débats, les Français sont des champions pours'engouffrer et parler de détails, en oubliant souvent l'essentiel. L'imaged'un éléphant "qui rentre et qui sort quelque part" sans quepersonne, mais strictement personne ne l'ait vu ! Monsieur Sarkozy est un malinqui a eu 3 Professeurs, Monsieur Charles Pasqua, Monsieur Edouard Balladur etMonsieur Jacques Chirac. Il sait administrer du "Phénergan" pourendormir les gens de Droite et les gens de Gauche, qui constituent le gros desélecteurs. Monsieur Sarkozy est extrêmement malin avec les Elites, qui ne sontElites qu'en France ! Il sait les écorner de temps à autre, mais il saitsurtout les flatter ! Essayez de suivre une Elite Française dans une conférenceà l'Etranger, vous mourrez de rire ! Cette population qui constitue les ElitesFrançaises sont simplement de jeunes hommes et femmes de 18 à 20 ans qui intègrentaprès concours, les Grandes Ecoles de la République Française, Ecole Nationaled'Administration, Polytechnique, Ecole Centrale, XMines, HEC, ces écoles étantclassées loin dans le classement international de Shanghai. Ces jeunes aurontun cursus de 3, 4 ou 5 ans qui leur donnera un Diplôme qui sera leur Passeportpour la vie, sans aucune re-considération de quoi que ce soit, et pratiquementaucun recyclage ! Et c'est là toute la bêtise de l'Elitisme à la Française,surtout pour l'ENA, l'Ecole Nationale d'Administration où les jeunes qui ensont issus, obtiennent les clefs et les passe partout de l'AdministrationFrançaise, qui est une catastrophe monumentale dans son fonctionnement. Et quipaye pour ce souk de grosses incompétences et de complexités entretenues ?Les Français bien sûr, au quotidien. Quand on pense que le Palais de l'Elysée,c'est 110 millions d'euros de fonctionnement en 2009 après 114 millions d'eurosen 2008 ! Près de 900 personnes. Ramené aux 365 jours par an, cela donne unedépense de 300.000€ par jour, c'est géant, bien que Monsieur Sarkozy ait laisséla Cour des Comptes suivre quelque peu les dépenses !.... Pauvre France,Pauvres Français qui devraient aspirer à mieux et qui méritent mieux, surtoutque depuis Monsieur Valéry Giscard d'Estaing à ce jour avec Monsieur Sarkozy, soitpratiquement 36 ans, de 1974 à 2010, Droite et Gauche confondues, on ne faitque parler de crises ! La France est un Pays stressant et il est tempsque quelqu'un de sensé, de pragmatique sache se présenter devant le Peuple en2012 avec les clefs de la Réussite, plutôt que d'agiter des slogans digne defilms d'épouvante, qui font perdre un temps fou à la France, un Pays qui necesse de reculer économiquement, financièrement, intellectuellement. Et cen'est pas un plan "supposé de relance de 3 Francs 6 sous", où leMinistre en charge est quasi invisible, une croissance annoncée de 0,1% aupremier trimestre 2010 et de 0,3% au deuxième trimestre 2010, qui vont pouvoiratténuer le chômage, surtout chez les Jeunes qui constituent l'Avenir de laFrance ! Je pourrais écrire pendant des heures, mais mieux vaut sortir duconstat et passer bientôt à une action soutenue de propositions ! Ce n’est nide la démagogie, ni du populisme, les mots favoris de Monsieur Frédéric Lefèbvreet de Monsieur Xavier Bertrand, lorsqu’ils ne trouvent rien d’autre à dire !Un Grand Bravo à Monsieur Edwy Plenel, à Mediapart et à son équipe talentueuseet merci pour votre temps de lecture. Fernand Danan fdanan@gmail.com

PS : Quand on pense que le rapport interne de 26 pages qui blanchitMonsieur Eric Woerth de conflit d’intérêts potentiels, a mobilisé en extrêmeurgence 58 personnes, ses ex-subordonnés de la Grande Administration desFinances, hormis les assistants, secrétaires, coursiers, soit vraisemblablement150 à 200 personnes plus des tonnes de papier, c’est digne de Bouglione, encoreque Bouglione n’aurait pas eu l’indécence de présenter ce numéro !

PPS : Egalement un grand merci à Monsieur Jean-François Kahn et àMarianne qui ont su réveiller les Français de la sieste estivale !

 

 

"Un des graves problèmes, c'est que l'Education nationale enseigne une Histoire politisée, visant à donner à la population un sentiment de "gloire" et de "grandeur".

Et j'ajouterai, dès la maternelle, l'apprentissage de la soumission à "l'autorité", sans distinction ( au sens critique du terme).

Il est de la responsabilité des parents de casser ce cercle vicieux, dont eux-même sont issus, malheureusement, car l'Education Nationale corrompt insidieusement les esprits.

Il faut libérer la Pensée, développer l'Altruisme, seuls moyens de survivre collectivement à long terme.

Nous devons réapprendre à être libres et fraternels.... et nous (re)deviendrons égaux.

Les parents ont un rôle essentiel à jouer, car ils sont les premiers "éducateurs", et peuvent orienter les comportements des générations suivantes très tôt. On l'oublie trop souvent, car il est moins compliqué de laisser " à d'autres dont c'est le métier" le soins de formater les esprits...on voit le résultat.

Le problème, est comment éduquer les parents, et qui le fera?

Les politiciens (tous bords confondus) n'ont aucun intérêt, en France, à avoir une population qui "pense"...la solution ne peut pas venir de ce côté.

Il faut qu'elle émane des citoyens eux-même, le moment venu où l'exaspération sera à son comble, et où ils (nous) reprendront(s) les choses en mains.

Chacun a donc une part de responsabilité à assumer pour initier un changement significatif, il ne faut plus en donner procuration à qui que ce soit, ni jeter l'opprobe sur qui que ce soit d'autre que nous-même.

Nos dirigeants ont l'intelligence du parasite qui se repaît de sa proie malade.

Et le docteur...c'est nous.

 

 

 

Et maintenant nous pourrions évoquer l'emprise de la bourse de Francfort, et de la BCE, sur la politique française... Et poser juste une toute petite bête question : s'il faut tout changer en France ("ces Français sont décidément nuls, il faudrait les changer aussi"), faut-il tout conserver en Allemagne?

D'accord avec vous, Etoile 66, pour dire que le probléme n'est pas Sarkozy, mais ce que ce nom signifie, ce qu'il recouvre, le systéme politique qu'il recouvre. Mais si vous élargissiez un peu votre réflexion? Ce systéme politique, et économique, porte un nom, je vous laisse deviner lequel.

Et puis si vous mettiez un bémol, aussi, à vos louanges de l'esprit pratique, pragmatique, allemand. Vous connaissez sans doute l'origine de beaucoup de grandes fortunes de ce pays. Simple résolution de "problémes techniques", comme le transport de travailleurs forcés, par exemple.

Il y aurait bien une solution à ce probléme franco-français. Ce serait que l'Allemagne envahisse la France. Cela fermerait le clapet à tous ces fainéants de fonctionnaires français... F.F.F., j'vous l'dis, moi! Et pis tous des communisses, en plus! "Kel po pays, la Fronze, et ze zera engore mieux quand on lui aura abris à dravailler".

 

* Pierre Ferron, vous m' étiez devenue indispensable ...

Je me permettrai d'ajouter en plus récent mais tout aussi pragmatique : "que la Grèce vende donc quelques unes de ses iles..."

Bien à vous

Gisèle Miski

 

Amusant ou triste ?

Jamais je n'ai pensé qu'un pays soit le paradis, la perfection n'existe nulle part.

Mais il me semble être ma responsabilité citoyenne que de dire ce que je vois en France. Partageant ma vie depuis plus de 30 ans entre la France et l'Allemagne et ayant séjourné dans plusieurs pays dont je parle les langues, je pense voir clairement ce qui se joue en France.

Je l'écris et le dis. Aux citoyens français d'en faire ce qu'ils souhaitent pour faire avancer le pays.

Si tout est parfait dans le meilleur des mondes, on en reste là, mais alors, plus personne ne râle, sport favori des Français.Plus question alors d'ouvrir grand la gueule pour accuser tout le monde sauf soi-même...sans assumer ses responsabilités de citoyens.

On a donc le pays, les gouvernants, les élus, le système, l'Ecole de son choix.

"Tout va très bien, Madame la Marquise" disait une chanson du XXème siècle... alors que la maison était en train de brûler.

 

J'avais commencer un texte pi je suis parti, je colle ce qu'il en reste.

 

Sur l'omniprésence de Mr Sarkozy (il mérite le Mr pour la fonction bien sur, mais aussi pour l'incroyable aptitude qu'il faut lui reconnaitre de polariser le débat non pas sur le sujet mais sur sa personne), c'est tout simplement impressionnant. Mr Chirac, très beau, énarque mais avec un aspect "du peuple", n'arrivait pas à se résultat, malgré sa personnalité éclectique.
Mr Sarkozy a quant même réussi à faire un discours dans lequel l'article 1 de la constitution est implicitement remis en cause, mais pour autant l'opposition reste sclérosée de peur du retour de flammes. C'est un peu comme si on mettais la main dans la culotte de la crémière devant le mari sans pour autant que ce dernier ne manifeste sa probable désapprobation !
Je suis pas d'accord avec lui, mais c'est un sacré daron de la politique quant même !
Les manifestations ne changeront rien, vous avez raison, c'est manifestif, comme le dit un député, mais heureusement !
Car jusqu'à preuve du contraire, NS a été élu légalement, et avec une grosse avance. Donc il est légitime, et malgré ses dernières logorrhées, il n'a rien fait de concret pour justifier une destitution (impossible en l'état du droit).
Certes, un ministre des élections candidat, ça fait pas super sérieux, mais son adversaire, si prompte à dénoncer les dérives de son éventuelle future collègue du gouvernement de 2012, n'a rien dit de résonant à ce sujet. Des cambriolages, oui, mais pas de l'élection en elle-même.
Donc les manifestations n'exprimeront qu'une partie de l'opinion, et ne déboucheront sur rien de par leur légitimité limitée. Et la légitimité du suffrage universel, hic et nunc en temps d'élection, ne souffre pas des sondages aléatoires, à la différence de l'élan de notre président.
Cela est fort sain, tant que les logorrhées restent de la drague électorale (selon moi contreproductive).
La liberté économique n'est pas la liberté politique. J'ai usé le même argument dans une de mes logorrhées. Et là on touche au cœur de la politique : ni seulement privée ni seulement public, la politique élective est aussi l'expression de l'évolution pondérée des divers pôles des sociétés humaines.
L'ouvrier reste libre de se fédérer et de lancer une grève générale. C'est complexe, certains encouragent la division et la corruption, mais cela reste possible.
Et une grève générale peut tenir suffisamment longtemps avec des boites de conserves pour forcer le capital à capituler (des fois les potentialités se réalisent).
L'égalité, vous avez tout à fait raison, n'est plus un objectif, un crédo, une obsession de l'éducation nationale.
Plus de 95% des élites sont issues de moins de 2% des écoles maternelles (de centre ville bourgeois, bien sur). C'est un fait déplorable mais réel.
Ploutocratie, ça s'écrit ainsi.
Et maintenant, cette destruction organisée des classes moyennes va s'accélérant.
Dans les années 50, pour réussir il "suffisait" d'avoir survécu à la guerre.
Dans les années 70, pour réussir il fallait vouloir travaillé et saisir une des très nombreuses opportunités de l'époque.
Dans les années 90, il fallait faire de grandes écoles, encore un petit peu accessible.
Aujourd'hui, pour réussir, il faut obtenir les mêmes résultats que Rambo, mais sans mitrailleuse ou bazooka, seulement avec une petite cuillère. Le gâchis de potentiel humain est titanesque, et de cela je ne vois pas comment en sortir sans troubles majeurs. Les classes moyennes ont toujours eu un grand pouvoir de nuisance face aux élites en circuit clos.

Le problème étant que malgré l'instauration d'une ploutocratie, le pays conserve une très forte compétitivité sur ses secteurs clefs. Aucune raison pour que ça change.

Et le solde migratoire étudiant est une hémorragie cérébrale, m'enfin bon.

 

La fraternité on peut zapper directement.

 

Par contre, c'est pas une spécificité Française.

Les étudiants "d'élite" sont contrôlés via leurs énormes prets étudiants ailleurs (pas encore ici).

Les conflits d'interets sont titanesques aux USA (admin Bush junior) et Obama a eu toutes les difficultés du monde à s'entourer de gens fréquentables.

Et malgré toute la ploutocratie, les banques n'ont pas eu le feu vert pour preter aux pauvres (programme Sarkozy pré-crise, "avec les dents"), les banques de dépot sont plus ou moins séparées des banques de spéculation, on a le meilleur système de santé du monde auquel tout le monde a accès...

Nos politiques n'ont pas pratiqué le dumping social pour rester compétitif comme en allemagne (c'est à dire appauvrir les gens volontairement)...

 

Bref malgré les provoc du chef, ça va plutôt pas si mal ici !

Mais bien sûr, cher Thraz Ymachus vous êtes mon hôte en ces lieux, je répondrai volontiers à votre billet-réponse si vous mettez un lien ou en faites une copie ici.

Enormément de départs de réflexion aussi dans le post de Calyps'o du 12/08/2010 à 16:33.

 

De quoi écrire au moins dix billets essentiels..!

Comment un débat (échange ?) peut dévier...

Un peu plus haut, il s'est crée un consensus sur le fait qu'il n'y a pas un homme politique en France digne de la "charge suprême".

Je suis tout à fait d'accord.

En revanche, il y a en France une femme politique digne de cette fonction :

EVA JOLY.

Cela changerait la France.

 

C'est du pareil au même...

L'homme OU la femme "providentiels", ce n'est pas la solution. Car le système reste en place.

 

La solution, c'est un immense engagement de toute la société qui repense tout son "vivre ensemble" et l'organisation de sa société et de sa vie politique.

Mais pour cela, il faudrait que le peuple soit correctement informé.

C'est pourquoi les questions claires posées par les citoyens aux "élus" entrainent des réponses qui leur permettront de juger et non de suivre des "têtes connues", propulsées par les médias sur le devant de la scène... comme Eva Joly - que j'apprécie par ailleurs, mais qui ne sera jamais "Présidente de la République".

 

La boule de cristal d'Etoile66 a parlé.

Surtout que l'on n'a pas besoin d'un homme providentiel, mais seulement d'un parti qui promet de changer la constitution s'il est elu...

Si Eva Joly promet de changer la constitution... pourquoi pas. D'autant que comme dans les grandes entreprises en desherence il est souvent opportun de nommer quelqu'un qui n'est pas du serail a la tete pour entreprendre une renovation de fond, sans se soucier des reseaux et autres "mafias" internes

Avant d'être élu, Mitterrand a pesté contre le "système".

Dès qu'il a été élu, il s'y est totalement "lové" pour y prendre toute la place. Il a utilisé les méthodes qu'il disait refuser.

Car tout le système "d'élus" autour de lui, sans AUCUN contrôle de la part des citoyens qui s'applatissent devant une personne dès qu'elle a la moindre aura de pouvoir, a encouragé encore davantage le système au national tant qu'au local.

Il suffit de voir le comportement de Georges Frêche, traitant les harkis de "sous-hommes", gentiment "sanctionné" par le PS, mais pas exclu, car il en a besoin - du moins des voix qui se reportent sur lui. Il y a des centaines d'exemples, Moscovici est un bon exemple de ce comportement rampant, pour décevoir le moins d'électeurs potentiels possible.

Eva Joly ne sera jamais élue, c'est même malhonnête de faire rêver ainsi les citoyens, il vaudrait mieux les inciter à se rassembler en organisations citoyennes performantes, hors des partis, pour obliger leurs élus à respecter les règles élémentaires de la "démocratie" qui n'existe que sur le papier en France, pays des 85% de mandats avec la main-mise des partis sur les médias.

J'ai lu hier soir les articles concernant la fameuse "reprise économique" que Christine Lagarde qualifie de "formidable" et résultat de la bonne politique du président de la République (0,6% en raison des stocks accumulés et qui peuvent se vendre un petit peu). Et bien, TOUS les articles, que ce soit dans Les Echos, le Point, l'Express, Le Nouvel Obs, Le Figaro, reproduisaient MOT POUR MOT la dépêche de presse de l'AFP, sans aucune analyse ni commentaire, ils répétaient aussi tous le même diktat concernant l'interprétation à avoir de la croissance allemande la plus forte depuis la réunification. Amusant d'écouter les "économistes" appelés à la rescousse sur les radios du service public ! Nous expliquer avant ces chiffres que les Allemands ne consommaient pas assez, que la croissance outre-Rhin ne serait qu'éphémère, que le problème était un € trop fort. L'Euro a baissé, et maintenant les mêmes nous racontent que cela plombe les importations de pétrole ! Les Allemands re-consomment comme jamais depuis 2007 et là, plus d'arguments...

Quand on sait comment sont rédigées les dépêches de l'AFP - dont les fonds proviennent de l'Etat pour la plus grande partie - on voit bien comment les citoyens français sont "informés". J'ai pris du temps sur plusieurs mois, pour comparer les dépêches AFP, AP et Reuters sur les mêmes sujets. La différence est frappante... A vous de faire l'exercice, cela vous montrera à quel point la presse française dépend des pouvoirs - nationaux et locaux, aidés par le verrouillage des 85% de cumul des mandats.

Il en a été de même avec les fameux "pôles de compétitivité", prônés par Christian Blanc à l'époque (celui au 12.000 € de cigares), ils étaient conçus à l'image de ce qui se faisait à l'étranger, notamment aux USA et en Allemagne, alliant la recherche fondamentale, la recherche en entreprises et la coopération industrielle internationale.

Le gouvernement français de Villepin, pour plaire aux petits "potentats locaux" - souvent PS d'ailleurs - a soupoudré le pays de subventions, créant autour de 70 pôles de compétitivité à grands renforts financiers, payés par les contribuables. Au lieu de se focaliser sur une dizaine et d'y mettre le paquet pour faire ensuite une évaluation du travail et l'étendre à d'autres pôles.

On a saupoudré par démagogie, ce qui conduit à de l'inefficacité et surtout pas à une coopération internationale pour la plupart d'entre eux, sauf sur le papier. Car il fallait monter un dossier pour avoir l'argent. Et là, on a promis la lune.

Fait est que ce sont les gens proches des "potentats locaux" qui - flairant le fric - ont mis la main sur les canaux où il arrivait, les gens des CNRS, INRA et Cie locaux, au détriment de la recherche industrielle qu'ils méprisent fortement. Et cela s'est produit du Nord au Sud et d'Est en Ouest dans notre pays. Je le sais pour avoir eu l'occasion de participer à cette mise en place. Pour concevoir les projets, souvent de la responsabilité de Communautés de communes ou de Conseils régionaux, ce sont les "politiques" qui ont été appelés, consultés, pour que l'argent aille dans les bons canaux.

Et c'étaient tout autant des gens du PS que de l'UMP.

Votre amour du PS, d'Eva Joly et d'Arnaud Montebourg vous aveugle un peu me semble-t-il, face aux réalités du terrain, qui sont très, très loin des discours et des projets sur papier. Tout se passe sous la table, par coups de téléphone ou déjeuners, sans aucune trace écrite.

Comme dans les affaires Wörth et Karachi.

Et les citoyens n'ont AUCUN instrument pour contrôler, interroger et obtenir des réponses claires à des questions claires.

Je rappelle juste la comparaison au niveau de la consommation - qui est le lot de tout citoyen dès qu'il commence à se doucher et à déjeuner le matin (il consomme de l'eau à des prix exhorbitants selon les responsables locaux et les magouilles avec les entreprises auxquelles ils ont accordé une délégation ) et il consomme du pain, du café ou du thé... il ne vit pas hors de la consommation.

Or en France, le taux d'organisation citoyenne des consommateurs, fièrement annoncé par UFC-Que choisir

"L'UFC-Que Choisir est une association loi 1901 forte de près de 170 associations locales regroupant plus de 141 780 adhérents"

Eh bé, se dit-on, ça fait du monde ! En fait, cela représente un peu plus de 0,25% de la population française. Un tigre de papier pour les politiques constamment harcelés par les entreprises et producteurs, eux qui font les lois.

 

Si vous regardez dans le pays voisin, juste derrière la frontière, vous constatez que l'organisation de consommateurs, extrêmement bien structurée et réactive au moindre abus, compte 20 millions d'adhérents, soit à peu près 25% de la population. C'est une tout autre force de frappe !

Voir l'excellent papier: La consommation citoyenne, qu'est-ce que c'est ? et mon commentaire à ce sujet.

Adhérer signifie payer, passer un peu de son temps pour la collectivité. Et là, dans le pays du "chacun pour soi", qui vante la qualité "individualiste" de ses habitants, on n'a pas appris à penser à la collectivité.

 

Donc, on ne s'organise pas et pendant ce temps, les entreprises ET les politiques en profitent, car il n'y a pas de rapport de forces favorable aux citoyens. Ils sont sans force car non organisés. Et ils se plaignent à longueur d'année, accusant les entreprises, l'Etat, la grande distribution, etc. etc...

 

Le taux de syndicalisation en France est d'ailleurs le plus bas d'Europe.

On n'a rien sans rien, mais après, il ne faut pas râler :-)

Espérer un homme ou une femme providentiels est infantile, c'est comme l'enfant qui attend que le papa ou la maman résolve son exercice...

ll faut créer tout simplement un rapport de forces équilibré pour le citoyen, et ce n'est pas dans le milieu politique qu'il faut chercher une quelconque aide. Les "élus" devraient être là pour aider la population, pour la faire progresser à tous les niveaux.

Or, si vous observez attentivement la quasi-totalité des gens qui s'y engagent, sur le papier ils l'affirment, dans la réaltité, ils veillent bien à LEURS avantages, rémunération, retraite, etc... à l'exception des communistes et des maires de petites communes.

 

Je n'ai absolument aucun amour pour Joly ou Montebourg, je constate juste qu'ils enoncent des verites proches des votres.

OK pour votre position concernant les associations de citoyens, qui sont effectivement inexistantes en France, on est d'accord. Mais ceci dit :

* il faudra elire des representants dans ces associations de citoyens, non? On peut aussi considerer que les secretaires des syndicats sont inclus dans le systeme, et qu'ils sont aussi bien remuneres. Meme en Allemagne

* vous ne contestez pas la necessite d'avoir des elus, vous souhaitez juste qu'ils soient controles de pres par ces associations de citoyens. La, vous vous rapprochez de Segolene Royale !Clin d'oeil

" il faudra elire des representants dans ces associations de citoyens, non? "

Je vous conseille d'étudier de plus près l'organisation des Verbraucherzentralen en Allemagne, puisque vous parlez allemand, vous y verrez comment elles fonctionnent.

Voici quelques liens:

http://www.verbraucherzentrale.de/

et pour votre Land:

http://www.verbraucherzentrale-hessen.de/

 

Pour ceux qui ne parlent pas allemand, voici quelques infos en anglais:

http://www.verbraucherzentrale.de/en/wir.php

" vous ne contestez pas la necessite d'avoir des elus, vous souhaitez juste qu'ils soient controles de pres par ces associations de citoyens. La, vous vous rapprochez de Segolene Royale"

Petit à petit, vous commencez à me comprendre Clin d'oeil

Quant à Mme Royal, elle fera comme les autres, s'il n'y a aucun rapport de force suffisant. Comme Mitterrand. Un petit exemple déjà ?

 

 

 

 

 

@Etoile, Alain Godefroy, jpylg ( avec pour ce dernier une mention spéciale: parler de Grand Timonier à propos d'Edwy Plenel me semble quelque peu disproportionné puisque nous ne sommes pas dans une relation de pouvoir avec lui: pour preuve, sur les blogs que j'ai consultés, j'ai trouvé votre expression favorite, sans censure apparente à votre égard :-)

Sur les blogs de Médiapart, je lis de la colère, de la désespérance. Tous ont un point commun, au-delà du style: on s'en prend à tous les autres, considérés comme responsables des malheurs de la société, tous sauf nous-mêmes bien sûr qui sommes les meilleurs, les lucides, quoi....

Aucune remise en cause personnelle...Et tout ça tourne en rond, avec plus ou moins de talent d'écriture, il est vrai, mais ... Est-ce suffisant ?

Nous avons, individuellement et a fortiori collectivement, le pouvoir d'interpeller les élus de nos circonscriptions, et de les interroger sur ce qu'ils comptent voter, lors de la prochaine session parlementaire, qui se tiendra le 7 septembre. En les avertissant que nous rendrons publiques leurs réponses, puisque nos institutions ne prévoient aucun compte-rendu de mi-mandat.

N'oublions pas que ces députés ont beaucoup à perdre dans cette histoire, eux qui y ont tendance à s'accrocher à leur mandat comme bernique à un rocher. Rappelons-leur qu'ils nous doivent des comptes , et que la politique n'est pas un métier !

Alors ... Et si on y travaillait collectivement, à la rédaction de ce questionnaire? Agir, ça pourrait faire du bien à tout ce monde ( dont je suis :-)qui s'agite en vain sur le site, vous ne croyez pas ? CHICHE !

 

"Nous avons, individuellement et a fortiori collectivement, le pouvoir d'interpeller les élus de nos circonscriptions, et de les interroger sur ce qu'ils comptent voter, lors de la prochaine session parlementaire, qui se tiendra le 7 septembre. En les avertissant que nous rendrons publiques leurs réponses, puisque nos institutions ne prévoient aucun compte-rendu de mi-mandat."

Sauf qu'il n'existe AUCUNE structure pour regrouper cet effort... qui donc ne servira à rien.

Il est indispensable de créer un rapport de forces avec ceux qui ont été "élus" mais qui sont totalement déconnectés de la vie réelle des Français.

Pour les interpeller, il faut les obliger à répondre en public et sur le net.

Or, ils ne le feront jamais s'il n'y a pas en face d'eux une organisation forte, avec publication de leurs réponses en ligne, tous les jours, comme je l'ai déjà mentionné dans l'article.

Si des citoyens sont d'accord pour se réunir, nous pouvons avoir la même structure, et profiter de 6 ans d'expérience de ceux qui ont lancé ces initiatives en Allemagne, Irlande, Autriche, Luxembourg, Malaysie, etc... avec les techniques de médiatisation qui vont avec.

Ils ont écrit en septembre 2009:
"il est important pour nous que les partenaires du projet soient au-dessus des partis et à but non lucratif.

Avez-vous déjà une organisation de votre côté ou s'agit-il jusqu'à présent d'un réseau non structuré ?

Dès que vous aurez une équipe, une proposition pour une organisation et un plan de financement, recontactez-nous.

Dès que vous aurez concrétisé le projet, j'accepterai volontiers l'invitation de venir en France."

Ces sites existent en Allemagne, (ici en anglais) en Irlande, en Autriche, au Luxembourg, en Malaysie, et bientôt un peu partout en Afrique et en Asie.

Il y a bien en France les sites http://www.nosdeputes.fr mais il n'a rien à voir avec un DEBAT.

Les responsables de ce site ont été contactés par les fondateurs des sites mentionnés ci-dessus. Ils ont préféré travailler seuls.

Il existe aussi le site http://mondepute.free.fr/ mais tout cela est très confidentiel, la masse des citoyens n'est pas informée et sensibilisée.

 

Chacun travaille de son côté, en toute confidentialité, pas étonnant qu'en face, ils se sentent au-dessus de tout, c'est un simple rapport de forces.

Voir le taux d'organisation citoyenne sur l'article

http://www.mediapart.fr/comment/reply/88226/606299

 

@Etoile,

Dès lors que rien ne vous paraît possible...Pourquoi vous lamenter à longueur de posts sur ce site ? A quoi celà vous sert-il ? A vous redonner le moral ? Une cure, en quelque sorte?

Pardonnez-moi, mon intention n'est pas de vous brusquer, mais de vous dire que SI, nous pouvons quelque chose. J'ai milité pendant plusieurs années dans le mouvement Attac... Eh bien , nous avons été capables d'interpeller les députés, chacun dans notre coin , " entre quat'zieux "ou par écrit, pour leur demander leur position sur un certain nombre de points. Et, ces résultats, nous les avons rendus publics !

C'est de la compilation des résultats obtenus que nous pouvons sortir quelque chose...pour l'avenir !

Mais pour l'obtenir, ce résultat, il faut en amont...bosser ! C'est notre solitude qui fait la force de l'adversaire. Comme chez les mangoustes, il faut faire front uni !

Pourquoi ne pas demander à la rédaction de Médiapart si elle verrait un inconvénient à ce que nous ayons cette démarche ?

Même si nos options politiques sont différentes, je pense qu'un point nous réunit: les valeurs de la République, et le constat qu'elles sont dévoyées à l'heure actuelle. Ce n'est pas un débat qu'il s'agit d'instaurer avec les députés, c'est trop tard. Mais, le 7 septembre et les jours suivants, ils donneront - ou non-, et chacun par son vote INDIVIDUEL, un coup de massue en plus à ces valeurs...

Dans cette situation, chacun d'entre eux devra assumer ses choix. A nous de le leur faire savoir !

@ miradou qui écrit:

"Le jour où en France aura été instituée la règle en vertu de laquelle une personne physique, homme ou femme, ne peut exercer durant sa vie, qu'un seul mandat politique, éventuellement renouvelable une seule fois (sauf pour les communes de moins de 3500 habitants), alors un grand pas aura été fait."

D'accord, mais comment voulez-vous que ceci se mette en place, avec les "élus" qui font de la politique une carrière pour gagner leur vie, excluant ainsi la société qui les mandate qu'ils appellent de haut "la société civile" !!!

Il me semble en avoir montré un chemin dans tout cet article.

Apparemment, les débats ne se concentrent pas du tout sur cette possibilité, qui existe pourtant dans d'autres pays qui ne connaissent le cumul des mandats qu'à la marge, alors qu'il est en France de 85%.

 

" Ajoutons qu'il serait nécessaire que tout candidat à la candidature ait préalablement suivi une formation adaptée au profil du mandat convoité. Formation antérieure et non pas sur le tas, vu la durée limitée de l'exercice de la fonction. "

 

Et cela, comment voulez-vous l'obtenir sans un rapport en faveur de la société qu'ils sont censés représenter ?

On a d'ailleurs pu admirer leur nullité sur bien des sujets.

 

Seule une forte organisation citoyenne au-dessus des partis le pourra, comme elle existe dans d'autres pays.

Je n'ai pas lu toutes les réactions à cet article. Je le partage et le reçois comme un appel... Effectivement, tout nous indique que nous allons devoir refonder une nouvelle société. Devons-nous attendre les échéances électorales, en espérant que les Français ne tombent pas dans le panneau. Ou bien, devons-nous rentrer dans une démarche "citoyenne" qui sans aller directement vers une confrontation avec les Forces de l'Ordre, (de graves troubles à l'ordre public serait contraire à l'effet recherché), obligerait ce président à plier. Il doit bien rester dans ce pays encore des hommes (femmes) politiques dont le charisme n'est pas à mettre en doute (de gauche comme de droite) qui auraient le courage d'en appeler à une démission ou une destitution ? Soutenus par le peuple souverain, mais responsables, ils auraient effectivement une légitimité qui nous permettrait de tourner cette sombre page de notre histoire. Je suis prêt à bouger, prêt à y travailler.

@Etoile,

Vous restez dans les grandes idées ( que je partage, certes, mais qui ne sont pas à la hauteur de l'urgence...)

Je vous ai proposé une action immédiate, et politiquement utile, pour faira avancer ce que vous appelez de vos voeux.

Pas de réponse. Je vous laisse à votre plainte ! Elle risque de durer encore longtemps si vous ne vous engagez pas ...

Cordialement

@Etoile,

Vous restez dans les grandes idées ( que je partage, certes, mais qui ne sont pas à la hauteur de l'urgence...)

Je vous ai proposé une action immédiate, et politiquement utile, pour faira avancer ce que vous appelez de vos voeux.

Pas de réponse. Je vous laisse à votre plainte ! Elle risque de durer encore longtemps si vous ne vous engagez pas ...

Cordialement

Je lis votre commentaire à l'instant.

Je ne pense pas que la politique soit la solution dans un monde globalisé.

Les rapports de force sont trop importants. Il faut absolument que la société des citoyens s'organise comme elle est en train de le faire chez nos voisins.

La politique n'a rien changé et ne changera rien dans ce domaine. Ce sont donc les citoyens qui doivent s'organiser et contrôler la politique et exiger de ceux qui sont prêts à les représenter qu'ils fassent ce qu'ils promettent ou qu'ils fassent ce que les citoyens leur demandent, eux qui leur ont donné mandat.

J'aurais aimé votre critique honnête des sites que j'ai mentionnés dans l'article et les commentaires. La discussion est grande et s'échauffe, mais sur le thème que j'ai souhaité traiter, point d'analyse profonde ni d'avis...

Triste...

Avec tant de milliers de lecteurs, on aurait pu attendre une analyse de ces systèmes d'organisations citoyennes, une proposition de rencontrer leurs fondateurs pour lancer en France une telle organisation.

Point. Pour se plaindre et baratiner, là, il y a du monde. Pour agir de manière précise et pragmatique, plus personne.

Je constate.

Je viens d'écouter ce matin une émission sur France Inter qui confirme exactement ce que j'essaie d'exprimer dans cet article:

Il s'agit du procès de l'Erika. Podcastable et réécoutable pendant une semaine.

Un passage m'a fait bondir. En voici quelques extraits

"Qui va payer ?
Aujourd'hui ce sont les plus faibles.

Total et l'armateur ont pu se cacher derrière des lois internationales.
Pourquoi Total ne paierait pas ?
En fait la cour d'appel a jugé Total coupable mais non responsable.

C'est complètement aberrant.

La question civile est régie par la Convention internationale.

Les affreteurs sont responsables uniquement s'ils ont provoqué le naufrage intentionellement.
Cela peut paraître compliqué pour le citoyen, mais c'est comme ça.
Cette Convention internationale est un "air-bag anti-pollueur-payeur".
On peut comparer ce système avec le système bancaire.
On est face à un système ou ce sont les pétroliers qui établissent eux-mêmes leurs règles."

 

Et voilà, la fable disait il y a fort longtemps "la raison du plus fort est toujours la meilleure."

Tant que les citoyens n'auront pas compris qu'ils subiront tout tant qu'ils ne formeront pas de puissantes organisations citoyennes face aux lobbies et aux Etats, RIEN ne changera.

Ces remarques sur le procès de l'Erika le montrent clairement.

Et ce n'est pas le petit adjoint au maire de la commune truc muche qui les fera plier, c'est une force regroupant des millions de personnes, en France, en Europe et dans le monde.

Il y aura toujours un rapport de forces, le plus fort gagne toujours, comme le démontre la fable du loup et de l'agneau.

Faire appel à la morale du Loup et l'Agneau de La Fontaine,

ça me rappelle un jeu que tout le monde pratique au Nepal, comme les échecs en Russie, comme l'awale en Afrique, comme le go au Japon, qui s'appelle le Bagh Chal et qui implique une manière très intéressante d'appréhender la vie sociale et les rapports de force:

 

Les deux joueurs jouent sur des ressorts complètement différents, puisque contrairement aux autres jeux de stratégie cités, ils ne jouent pas sur les mêmes règles:

Un joueur possède les Tigres, l'autre joueur les Chèvres.

Pour l'un, le but du jeu est de dévorer toutes les chèvres, pour l'autre, il s'agit d'encercler les tigres pour les immobiliser.

 

On a coutume de faire beaucoup de sociologie et encore plus de psychologie sur les joueurs d'échecs, d'awale ou de go, et bien je crois qu'il y aurait aussi beaucoup à étudier avec les joueurs de bagh chal, particulièrement d'un point de vue politique..!

Ah, La Fontaine, un maître à penser !

Les échanges entre Etoile 66 et Alain Godefroy ont dominé ce débat. D'un côté c'est l'engagement citoyen excluant l'engagement politique, de l'autre c'est l'engagement politique. Je penche du côté d'Alain.

Drôle de conclusion qui n'engage que vous.

guydufau,

Mon opinion exacte est que les 2 sont nécessaires et complémentaires.

Alain

Pour moi, à l'engagement politique ajouter l'engagement citoyen est une tautologie.

guydufau,

Vous avez raison. L'engagement politique est une des formes d'engagement citoyen. Nous parlerons donc plutot d'engagement sur une cause précise (consommation, nucléaire, OGM...) et d'engagement politique, deux formes d'engagements citoyens.

je partage les idées d'Etoile 66 mais je l'invite à militer pour apporter un vrai changement dans notre vie politique et en premier lieu à réclamer cette vraie réforme de l' Etat sans laquelle nous serons définitivement plombés.

Remettre à plat le périmètre, les missions et l'organisation de l' Etat à commencer par ce double éxécutif Président/Premier Ministre qui nous coûte cher, nous fait perdre du temps et n'intéresse que les médias , puis en supprimant ce Sénat d'un autre âge et stérile...... sans parler du nombre de députés (deux par département suffiraient largement). Ensuite on peut faire le ménage sur les ministères, leurs cabinets, sur les délégués interministériels et sur les missions et commissions , sans oublier les observatoires et instituts en tout genre. Cet appareil d' Etat tentaculaire pompe les finances Publiques au détriment des besoins d'éducation, de santé, de sécurité et de justice. Il en va de la reprise de la croissance et de l'emploi (sauf à affecter la quasi totalité de la dépense Publique au soutien de l'investissement et de la consommation). L'arrêt de la progression des dépenses Publiques est à ce prix car l' Etat n'a plus les moyens de vivre au dessus de ses moyens. Voilà notre priorité et j'invite tous ceux qui partagent cette analyse à la réclamer haut et fort !

Bonjour, je vous découvre aujourd'hui seulement, et j'apprécie totalement votre billet.

Sauf un mot "Brève" : il faut faire défiler l'ascenseur une plombe avant de pouvoir y ajouter une ligne ! Pas très décidé alors, je ne sais pas si je reviendrai, vous êtes ... fatigante, mais je comprends les réactions : quand on appuie où beaucoup ont mal, ils disent tous "Aïe" ! Clin d'oeil

Etrange "débat"...

...qui ne répond aucunement sur les points précis cités dans l'article.

A savoir s'engager sur le long terme pour un débat ouvert et démocratique, aux yeux de tous avec ceux qui ont été mandatés par les citoyens pour les représenter.

Et à l'avenir avec tous ceux qui jouent des coudes dans tous les partis pour arriver "en haut du panier" - après avoir éliminé les autres et se présenter aux "élections"... pour en faire plus tard leur profession.

Dans un pays qui ne connaît plus la démocratie depuis longtemps, la Vème Republique étalant aux yeux du monde ses 85% de cumul des mandats.

J'ai connu pas mal de personnes au fil des ans qui avaient échoué à leurs examens et qui se sont engagés en politique. D'autres ont eu des titres par complaisance ou relations.

Le fiston du président en est l'archétype, mais ils sont légions.

Une bonne "planque" car après - avec le statut "d'élus" - ils sont hors d'atteinte, la population ayant été dressée à s'aplatir devant eux, à "respecter les élus de la République" comme on dit si bien.

Il suffit de voir combien de fois, le mot Elu avec un grand E a été écrit sur ce fil...

Je rappelle donc les sites que je mentionnais et demande sur cet article de blog qui serait prêt à soutenir une telle démarche qui a déjà lieu dans plusieurs pays qui nous entourent et qui sera de toute façon la marque future de ce qui est appelé "démocratie".

Les voici. Je recopie donc ce que j'écrivais:

----------------------------------------------------------

Ces sites existent en Allemagne, (ici en anglais) en Irlande, en Autriche, au Luxembourg, en Malaysie, et bientôt un peu partout en Afrique et en Asie.

Il y a bien en France les sites http://www.nosdeputes.fr mais il n'a rien à voir avec un DEBAT. Les responsables de ce site ont été contactés par les fondateurs des sites mentionnés ci-dessus. Ils ont préféré travailler seuls.

Il existe aussi le site http://mondepute.free.fr/ mais tout cela est très confidentiel, la masse des citoyens n'est pas informée et sensibilisée.

Je renvoie également à mon post ci-dessus

----------------------------------------------------------

Jusqu'à présent sur ce fil, PERSONNE n'a relaté avoir étudié ces sites en détail et n'a fait de critique - constructive ou non.

On a préféré le bla-bla habituel.

Une telle démarche d'interrogation des élus - AVANT leur élection et pendant tout leur mandat pour voir s'ils l'honorent selon leurs promesses - et avec le soutien des médias pour indiquer ceux qui répondent et ceux qui ne répondent pas - intéresse-t-elle qui que ce soit de manière concrète ?

Dans un monde globalisé où près de 80% de nos lois sont européennes - je ne vois guère d'autre démarche susceptible de réussir qu'une coopération transfrontalière des citoyens.

Je suis curieuse de voir, si hors du bla-bla habituel - qui accuse tout le monde sauf soi-même - des citoyens s'engageront pour la transparence démocratique et formeront une force semblable à celles des lobbies qui font le forcing des élus tous les jours et font voter des lois au détriment des citoyens qui n'y voient que du feu.

C'est une réalité quotidienne, comme le montre le drame de l'Erika évoqué sur France Inter récemment. Un seul extrait:

"Cette Convention internationale est un "air-bag anti-pollueur-payeur".
On peut comparer ce système avec le système bancaire.

On est face à un système ou ce sont les pétroliers qui établissent eux-mêmes leurs règles."
 

Il en est de même partout, dans la chimie, l'industrie cosmétique, l'industrie pétrolière, les banques, les assurances, etc, etc...

Les citoyens ne sont pas du tout organisés, ils se déchirent entre eux par partis interposés, alors que les lobbies fixent les règles seuls, toujours au détriment des citoyens et en leur faveur.

La désorganisation citoyenne, c'est là le drame... étrange que ce soit tu dans les médias. Ou compréhensible, puisque les médias soutiennent les partis politiques et vivent de leurs querelles...

"Cette Convention internationale est un "air-bag anti-pollueur-payeur".
On peut comparer ce système avec le système bancaire.
On est face à un système ou ce sont les pétroliers qui établissent eux-mêmes leurs règles."

Vous le dites vous-même. Rien de spécifique à la France.

Je viens de lire un truc incroyable sur Marianne et France Soir.

Je vous laisse savourer:

"Dans une démocratie, le contre-pouvoir, c'est l'opposition, pas la presse"

Claude Allègre.

L'opposition tenant le pays dans les Régions, la majorité au national - les deux en parfaite entente pour ne RIEN changer, les citoyens sont pris en étau et personne n'est là pour les défendre.

Avec 85% de cumul des mandats, la gente "politique" - majorité comme opposition - s'est débarrassé du peuple qu'ils nomment la "société civile" avec un certain mépris et touche de populisme.

Il est urgent que cette société civile, ces citoyens qu'on oublie dans les décisions prises sous la pression des lobbies, s'organise de manière forte et performante. non pas en "associations" gentillettes et inefficaces, car sans fonds à leur disposition, mais par millions en une seule organisation bien structurée.

Si effectivement, vous jugez à la norme des discours de Claude Allegre, on comprend vos opinions. Existe-t-il une personne plus déconsidérée que Claude Allegre en France?

"Alain", (je peux enlever les guillemets ou c'est encore un pseudo?)

votre haine de la personne d'Etoile66 vous aveugle encore plus que d'habitude.

Elle disait exactement comme vous, qu'il ne faut pas s'étonner venant de Claude Allègre, de tels raisonnements foireux et surtout pernicieux.

Axel J (étrange de s'attaquer aux pseudos quand on en utilise un soi-même),

Je n'ai de haine pour personne et je ne crois pas qu'Etoile66 a besoin d'un preux chevalier tel que vous pour débattre sereinement. Vos interventions me paraissent donc intempestives et hors de propos. Il y a beaucoup trop de monde sur ce club qui viennent dicter aux autres la façon de se conduire, vous ne trouvez pas? Développez donc plutot vos propres opinions plutot que de prêter des opinions et des sentiments aux autres.

Vous n'aviez pas compris son propos et pensiez qu'elle prenait Claude Allègre comme référence.

Vous étiez en train de continuer à noyer ce fil dans votre tourne-en-rond inutile habituel.

 

Je crois que ce que vous voulez avant tout, c'est foutre la merde sur les fils d'Etoile66. Débattre et avancer ne vous intéresse pas.

Pervers Pépère, je vous reconnais une vraie qualité pour débusquer les trolls et le trolling,

(c'est même probablement votre côté troll qui fait de vous un expert),

par contre je trouve que quand vous écrivez sous votre probable vrai nom, "Alain Godefroy" se débrouille beaucoup moins bien que vous.

 

Je ne suis rien de ce que vous dites ici. C'est plutôt vous qui ne faites que casser sans proposer. Retournez casser les trolls et les exclueurs, là où je vous suis et vous apprécie, et laissez les adultes ici travailler ensemble sans vos petites mesquineries qui feraient certainement honte à votre Europe-Ecologie s'il avait suivi vos agissements sous pseudo au Club de Mediapart!

Je ne sais pas ce que vous prenez le soir, Axel J, mais faut arrêter de suite. Vous atteignez là le delirium tremens. Si vous voyez des pervers pépère partout, le cas est grave.

Vous m'attaquez sur ce fil, sans jamais participer au débat. Le débat que nous avons avec Etoile66, même si visiblement nous n'arriverons pas à trouver de points d'accord, est respectueux des personnes. Ni elle ni moi ne nous livrons à des attaques personelles comme vous le faites.

Vous dépassez quelque peu les bornes, mon ami, et je vous le dis amicalement, il est temps de vous arrêter.

Je vous laisse donc à votre admiration du pervers perpère et je vais vous laisser méditer sur cette confidence: les trolls n'existent pas. Ils n'existent que dans l'univers des paranos du net qui voient des complots partout.

Même système de défense que la dernière fois,

quand vous nous aviez révélé que votre personnage Le Père Vert Pépère était "en mission" pour Europe Ecologie, un "personnage fictif en mission" pour déjouer l'odieux complot des MoDem pendant la campagne Européennes-2009.

 

Le "vrai nom" que votre personnage Le Père Vert Pépère avait alors "révélé" (et qui était Alain Vert), pouvait dès lors s'avérer aussi fictif que le Père Vert Pépère qui allait bientôt passer en gris. Oui, votre prénom est bien Alain, mais votre nom n'est pas "Vert".

 

Meme système de défense aussi,

quand on observe le temps que vous mettez pour concocter une réponse qui tente de me faire passer pour paranoïaque complotiste.

Vous ne savez même pas mentir, et vous n'aviez donc pas compris la première fois: pas compris qu'il est quasiment impossible de s'en sortir quand on est empêtré comme vous l'êtes, dans les mensonges et les personnages fabriqués.

 

Et puisque vous n'avez même pas compris non plus que je vous épargnais, que je n'avais évoqué votre "double-jeu" qu'à demi-mot pour vous laisser encore une chance de cesser avant que le lecteur extérieur ne comprenne bien,

puisque vous continuez à m'attaquer et à vouloir me faire passer pour parano, je vous préviens que je suis prêt à faire des liens cliquables vers les preuves PDFs de ce que j'avance.

Ah mon dieu, Axel J, vous m'épargnez.

Oui, Axel J, enregistrez les fils de Médiapart sous pdf relève de la parano. Sortez les donc, que tout le monde puisse constater vos preuves. Ainsi le club entier de Médiapart pourra constater l'ignoble jeu que je joue.

PS: Quant au temps que je mettrai à concocter une réponse, figurez-vous que, quand on n'enregistre pas les fils sous pdf, on peut passer du temps ailleurs que sur Mediapart pour, par exemple, parler avec sa famille. D'ailleurs là, je vais aller me coucher. N'allez donc pas imaginer que, si vous n'avez pas de réponse avant demain matin, j'ai passé la nuit à suer sang et eau pour vous la concocter.

Toujours la même technique aux abois qui consiste à retourner le problème comme s'il venait de moi.

Mais vous me faites dire ce que je ne dis pas.

Ce n'est pas un jeu ignoble que vous jouez, c'est juste un jeu à la con.

 

Mais quand vous venez pourrir un fil où on aurait pu sinon réfléchir ensemble, rien que parce que la personalité d'unetelle ne vous plaît pas,

quand ça ne sert à rien d'autre qu'à tourner en rond et à noyer tout ce qui s'est dit,

non seulement c'est un jeu à la con, mais ça n'amuse plus personne, surtout quand il y a urgence.

Bien envoyé, Alain !

j'adhère totalement à l'analyse. Aujourd'hui on "tape" sur Sarko, qui soit dit en passant, ne le vole pas. Mais d'autres à sa place ne seraient pas mieux dans l'état actuel des choses....Alors, on la lance cette 6e République? loooool

A nouveau, ravi de votre retour sur Mediapart. Je trouve vos contributions à la fois plus percutantes et plus approfondies mais aussi plus sereines.

Sur le fond je vous suis, si Sarkozy était l'unique problème ce serait une bonne nouvelle puisqu'il suffirait d'en changer...

Maintenant quelle est la voie pour une refonte de nos institutions ?

Un improbable processus rationnel & serein de remise à plat / une concorde nationale ou l'attente d'une Crise majeure au risque de voir la prochaine république s'établir dans la précipitation ?

Merci Bruno:


"Sur le fond je vous suis, si Sarkozy était l'unique problème ce serait une bonne nouvelle puisqu'il suffirait d'en changer...
"

Absolument... de plus, le personnage permet à chacun de se dédouanner de toute responsabilité, puisque c'est LUI le méchant...

et de vanter les mérites de potentiels hommes/femmes providentiels.

 

On attend tout d'un super-papa... qui va résoudre tous les problèmes.

 

Ce qui en dit long sur la maturité citoyenne :-)

Je suis malheureusement d'accord avec vous...

A quelques nuances près. Dénoncer la conduite de la droite Sarkozy est nécessaire, même si la "relève" éventuelle à gauche me fait frémir d'horreur.

Le PS est de la même veine, le bien public c'est surtout les sous dans la poche.

 

Notre école est un échec. Sinon, Sarkozy ne serait pas là où il est.

 

Le problème dans notre société c'est que l'abus du fort sur le faible est partout légitimé. Dès l'école. Notre système ne prend pas soin des personnes.

 

Que faire? Comment s'engager politiquement?

 

 

Malgré les injonctions d'Axel J, je reprends ici le débat, malgré tout très intéressant. Et comme nous avons quelques difficultés à nous comprendre, Etoile66, je vais commencer par reprendre par nos points d'accord.

Nous sommes d'accord sur un certain nombre de constats:

1) Cumul des mandats et élection présidentielle sclérose la vie politique

2) Il y a trop peu de français qui s'engagent dans des mouvements citoyens.

3) Le système d'éducation français est la raison pour laquelle les français ne s'engagent pas suffisament. Là j'ajouterai: pas que, mais c'est certainement une des raisons.

Là où nous divergeons, c'est sur le comment résoudre ces constats. Etoile66 nous dit que seul un engagement citoyen massif peut permettre cela. Mais selon ses propres dires, ce n'est pas possible actuellement du fait de leur éducation qui ne les a pas préparé à cela.

J'en déduis donc que pour obtenir ce changement massif, il est nécessaire de commencer par changer le système éducatif français et d'offrir des scéances de rattrapage pour les adultes par des outils d'éducation populaire (Jean-Claude, si tu es dans les parages, c'est pour toi!).

Or comment donc changer le système éducatif et c'est là que nos réelles divergences apparaissent. Il m'apparait nécessaire d'accéder au pouvoir pour changer et d'entrer donc dans le jeu de ces institutions si imparfaites. Etoile66 défend, elle, l'opinion quel seul un mouvement citoyen massif pourra le faire. Mais nous entrons là, il me semble, dans l'histoire de l'oeuf et de la poule. Si pour permettre des mouvements citoyens massifs, il faut changer le système éducatif et si pour changer le système éducatif , il faut des mouvements citoyens massifs, comment sortir de ce cercle infernal?

Merci Alain, de dire votre pensée... enfin ! pourrais-je ajouter Clin d'oeil

Donc, nous sommes bien d'accord sur les trois constats que vous citez.

Seulement, c'est la suite de votre déduction qui interprète mes propos dans un sens que je ne lui ai pas donné.

Je reprends:

"Là où nous divergeons, c'est sur le comment résoudre ces constats. Etoile66 nous dit que seul un engagement citoyen massif peut permettre cela.

Mais selon ses propres dires, ce n'est pas possible actuellement du fait de leur éducation qui ne les a pas préparé à cela."

Mais c'est là la déviation ou bifurcation dans votre interprétation.

Pour moi, il est évident qu'il faut commencer aujourd'hui par la mobilisation citoyenne des adultes, même s'ils n'ont pas eux-mêmes été préparés.

"J'en déduis donc que pour obtenir ce changement massif, il est nécessaire de commencer par changer le système éducatif français "

Ce n'est pas vraiment ce que j'ai écrit, c'est une "déduction".

Ce changement massif par l'Education serait plus facile et ferait au pays un bond en avant terrible en matière sociétale.

Mais je ne suis pas si naïve et n'attendrais pas 2 générations pour voir un début de "résultats".

C'est maintenant qu'il faut - selon moi - s'organiser en puissant groupe de pression - que certains nomment "lobby" - citoyen, au-dessus des partis.

La France a un problème à ce niveau.

Elle a le taux de syndicalisation le plus bas d'Europe, un taux d'organisation des citoyens consommateurs ridicule de 0,25% de la population, le quart d'un pourcent ! Des tigres de papier qui laissent la population à la merci du plus fort.

On entend ces jours le représentant d'un "lobby" celui des "familles françaises" s'exprimer sur les ondes. Mais il ne parle pas au nom de toutes les familles, sinon il ne dirait pas de telles inepties égoïstes, il parle au nom des familles aisées et non des gens au RSA.

Ils ont compris qu'il fallait s'organiser pour peser sur les décisions de l'Etat et ils ont formé un "lobby".

Si je m'implique avec insistance à ce niveau, c'est que je vois bien comment fonctionne une démocratie organisée au niveau citoyen en Europe. Chez notre voisin, le taux d'organisation des citoyens consommateur n'est pas d'un 1/4 de pourcent comme en France, mais de 25%, soit 20 millions de personnes - le tout, au-dessus de tous les partis.

C'est de cette forme d'organisation que je parle.

"Il m'apparait nécessaire d'accéder au pouvoir pour changer et d'entrer donc dans le jeu de ces institutions si imparfaites."

Et c'est là selon moi que réside l'illusion.

Cette fameuse "alternance" a produit autant d'affaires, de magouilles, de morts, de jeux de pouvoirs, de rétention d'informations, d'écoutes téléphoniques, etc. etc. Mitterrand s'est lové avec délectation dans la fonction qu'il critiquait avant d'être élu.

La mémoire collective serait-elle si courte ?

Je ne le pense pas. Plus personne ne croit vraiment que le PS ait la solution permettant de résoudre les problèmes immenses du pays à tous les niveaux, sociétal, économique, immigration, intégration, éducation, etc. etc...

Cette guerre de tranchée entre citoyens, organisés de manière partisane dans un clan contre un autre, détruit le pays petit à petit depuis plusieurs siècles. Les uns détruisant ce que les autres ont construit, un cycle sans fin qui fait perdre tant de ressources !

J'ai essayé de prouver, avec maints exemple, que la désorganisation citoyenne mettait les citoyens à la merci des lobbies, du pétrole et des assurances, comme dans le drame de l'Erika, de l'industrie chimique comme dans le vaccin H1N1, de l'industrie comme dans le drame de l'amiante, etc. etc... qu'a fait la politique pour eux ? RIEN.

Il faut vraiment que la société française s'organise et regarde ce que font ses voisins. Après, elle pourra faire pression pour réformer l'Etat et l'Education.

Imaginez 20 millions de personnes organisées de manière performante, au-dessus des partis, pour exiger certaines choses - les transformations iraient assez vite.

Car un Etat ne peut pas agir en effaçant sa population. Mais c'est justement ce combat en clans qui empêche toute efficacité, car il divise les gens en camps partisans, ennemis de l'autre d'en face.

"Un royaume ne peut subsister quand il est divisé", cette phrase est attribuée au Christ il y a un certain temps...

Elle est pleine de sens. Et la France est le pays des corporatismes en tout genre, c'est connu, y compris dans la politique. Des combats de coqs sans vainqueurs.

"Merci Alain, de dire votre pensée... enfin ! pourrais-je ajouter Clin d'oeil"

 

J'aime bien quand le Père Alain, piqué au vif, trouve en lui-même la ressource de me faire mentir par ces accès de volonté constructive..:-)

Voilà, c'est cela, Axel, ça doit être grace à vous. Si cela vous rend heureux de le croire, eh bien croyez-le.

"Merci Alain, de dire votre pensée... enfin ! pourrais-je ajouter"

Oh mais je pensais l'avoir déjà exprimé dans mes commentaires précédents, mal certainement, d'où ce récapitulatif pour reprendre le débat.

Mais reprenons donc à partir de nos points de désaccord (inutile de discuter de nos points d'accord plus longuement, n'est-ce pas?). Vous dites:

"Il m'apparait nécessaire d'accéder au pouvoir pour changer et d'entrer donc dans le jeu de ces institutions si imparfaites." (là c'est moi)

"Et c'est là selon moi que réside l'illusion.

Cette fameuse "alternance" a produit autant d'affaires, de magouilles,..."

Loin de moi l'idée de croire qu'une alternance PS résoudrait quoi que ce soit. Comme je l'ai déjà dit dans de précédents commentaires, UMP et PS profitent du système et ne veulent donc pas le changer.

Un mouvement citoyen de masse est donc effectivement nécessaire mais peut-il être suffisant? Vient un moment où il faut changer certaines lois pour pouvoir avancer.

Vous parlez du taux de syndicalisation, c'est un très bon exemple. Imaginons un instant, que pour relancer la syndicalisation et que pour contourner nos syndicats institutionnels et compromis, un nouveau syndicat se créée, emporte une large adhésion au niveau des salariés et deviennent donc un mouvement massif. Eh bien, ce syndicat ne sera pas considéré comme représentatif de par la loi française. C'est inique mais c'est ainsi. Donc tant que cette loi n'est pas abrogée, la situation syndicale est bloquée.

C'est pour cela que l'action politique reste nécessaire, en faisant émerger de nouvelles formations politiques autre que le PS et l'UMP.

Ces deux dernières lignes confirment ce que j'avais écrit le 16/08/16h06

Les échanges entre Etoile 66 et Alain Godefroy ont dominé ce débat. D'un côté c'est l'engagement citoyen excluant l'engagement politique, de l'autre c'est l'engagement politique. Je penche du côté d'Alain.

 

 

Voici une réflexion (peut-être un peu trop longue à lire) que j'avais menée en 2006 et que je n'ai pas poursuivi devant le manque d'enthousiasme de mon entourage comme votre billet la"réactualise"je la livre ci dessous

A.P.A.HAssociés Pour une Alternative Humaniste "je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme.Chacun d'eux ,retiré à l'écart,est comme étranger à la destinée de tous les autres;ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine,quant au demeurant de ses concitoyens il est à côté d'eux mais il ne les voit pas;il les touche et ne les sent point." Alexis de TOCQUEVILLE ( 1805-1859) Constat sur la démocratie: Si Tocqueville avait globalement senti avant les autres ,la dérive individualiste à laquelle pouvait conduire la démocratie,il faut cependant réaffirmer qu'elle demeure le meilleur des moyens et que son contraire s'appelle la dictature.Il est donc vain de vouloir changer de système,il suffit de faire fonctionner celui-ci. Selon ce que claironnent les idéologues ultra-libéraux , l'histoire se termine à la chute du mur de Berlin avec l'installation du marché comme seul capable de règler les relations entre les individus et les peuples, avec l'argent comme principe essentiel,l'argent comme moyen et comme fin,l'argent effaçant tous les autres principes,l'argent scellant la victoire du pragmatisme(terme à la mode) sur la morale,l'argent comme intelligence,l'argent comme divinité.Dormez en paix honnêtes gens,pas la peine de penser,d'échafauder,de fomenter un monde meilleur,l'économie est désormais la mère de toutes les substances,c'est une science exacte, fondamentale qui obéit à des lois intangibles et l'appauvrissement du plus grand nombre au profit de quelques- uns est un phénomène aussi inéluctable que la gravitation universelle. D'après cette doctrine(car c'en est une) il n'y a plus de lieu du pouvoir,l'argent circule,il est nulle part,il est partout et l'argument de la mondialisation,érigé en propagande totalitaire,nous renvoie sans cesse à notre insignifiance et donc à notre impuissance à peser sur le cours de nos existences.Nos parlements nationaux sont relégués au rang de chambres d'enregistrement de la vulgate libérale et s'appliquent à détricoter le tissu social qu'on qualifie désormais d'archaïque,de frein à la modernité . On continue donc à nous parler de "pouvoir du peuple"(démocratie) mais on en détruit consciencieusement les instruments(par exemple en piétinant le réferendum),on célèbre le travail comme outil de liberté en le rémunérant de moins en moins ,on stigmatise ces feignants de chômeurs et autres "eremistes" en instituant le culte de l'actionnaire(quel est le plus parasite?),on délocalise en expliquant qu'il faut travailler plus et plus longtemps,on fait l'apologie de l'esclavage (par le concept de concurrence libre et non faussée ) tout en célébrant son abolition,on "droitdelhommise" à coup de tests ADN,on abolit l'égalité en nous parlant d'équité, .......... la liste n'est pas exhaustive,loin s'en faut !! Et la gauche? Face à cette marche en avant vers le dix-huitième siècle la logique voudrait que les partis de gauche voient leurs effectifs exploser et leur activité se démultiplier ........et bien non ,seul un syndicalisme dépeuplé se débat comme il peut pour retarder les échéances de la démolition sociale .La gauche dite progressiste est empêtrée dans sa contradiction essentielle(comment lutter contre l'appauvrissement tout en adhérent au système économique qui le génère),la gauche dite "extrême"continuant à règler ses comptes avec l'histoire en perpétuant ses sempiternelles divisions,les chapelles trotskistes(toujours pas unifiées) se disputant avec un pc moribond;tout ce beau monde,englué dans des contingences electoralistes, incapable de s'entendre sur la plus élémentaire stratégie unitaire et continuant de servir les intérêts de ceux qu'ils prétendent combattre. Débrouillons nous donc avec les miettes du banquet mondialiste,cachons nos pauvres sous le tapis caritatif et laissons aux associations et autres ONG le soin d'amortir la chute. La délégation de pouvoir La délégation de pouvoir telle que nous la pratiquons aujourd'hui ne fonctionne pas (et fonctionnera encore moins avec le quinquennat,ce d'autant plus que les législatives viennent après la présidentielle) car nous ne déléguons aucun pouvoir:des politiciens professionnels inféodés au pouvoir économique nous expliquent doctement que face à la mondialisation ,la politique ne peut rien ce qui vide le jeu démocratique de toute sa substance.Nous votons en effet consciencieusement pour des gens qui avouent leur inutilité et qui tournent sur eux-mêmes,qui bourdonnent,qui font le plus de bruit possible pour justifier la rente de situation qui leur est faite avec pour seul résultat d'aligner toujours leurs décisions sur ce que souhaite le marché.Il ne faut plus attendre de solutions des diplômés des grandes écoles: ils ne le peuvent et ne le veulent pas!Ils ne le peuvent pas car leur cursus les a amenés à se plier,à se contortionner pour rentrer dans le moule fabriqué par leurs maîtres et ce qui les a conduits au bout de leur parcours,plus que l'intelligence,c'est leur capacité à travailler sans relâche pour assimiler des idées préfabriquées.Ce sont certes des gens fort respectables mais l'on ne peut attendre d'eux des idées originales puisqu'ils n'en ont jamais eues.Ils ne le veulent pas car le seul travail fournit pendant leurs études,justifie ,à leurs yeux ,les positions avantageuses qu'ils occupent indépendament de leurs résultats fussent-ils catastrophiques. Les citoyens Nous sommes des millions de consciences affectées, écoeurées,indignées, désabusées par le triomphe de la bêtise et du cynisme.Beaucoup d'entre nous ont le courage de militer dans des associations consacrant leur temps,leur énergie à réparer les dégâts ,à soulager les douleurs,les autres tournent en rond en accumulant des frustrations ,plombés par un insupportable sentiment d'impuissance,cependant que la démolition se poursuit,inexorable,profitant de la dispersion de ce qui constitue pourtant un formidable gisement d'intelligence. C'est de ce gisement que naîtront des solutions à condition de se donner les moyens de le valoriser car il n'existe pas d'exemple historique où un pouvoir quelconque ait partagé sans qu'il y soit contraint! Tout n'est que rapport de force et le système social auquel nous sommes parvenus et que les peuples du monde entier nous envient est l'aboutissement de longs et difficiles combats menés par nos ancêtres,tout a été arraché de haute lutte et notre devoir est de ,au moins, le maintenir pour les générations futures tout en cherchant à l'améliorer encore. A P A H .. Il faut donc s'Associer Pour une Alternative Humaniste. ( APAH se prononce "apache" et ce n'est pas hasardeux ;comme l'apache s'échappe de la réserve, dans laquelle on prétend le confiner pour son bien,et résiste à la colonisation yankee, l'apah sort de sa réserve et se bat contre la colonisation par le prêt à penser libéral,les idées toutes faites,l'économie onmnipotenteL'apah est un résistant!) Le fond? Le but est de rassembler les gens réellement progressistes vers un objectif simple voire simpliste mais qui représente néanmoins un véritable choix de société fédérateur. C'est ce que fait l'ump en défendant le concept de modernité;la modernité,tout le monde est d'accord puisqu'elle paraît inéluctable et qu'elle induit à première vue la notion de progrès.Ce concept est tellement fort qu'en son nom,nous acceptons le retour vers le XVIIIème siècle comme étant moderne. Le concept qui me semble pouvoir détrôner le concept de modernité est celui de dignité 1 la dignité pour tous!! Voici ce que dit le dictionnaire de la dignité humaine:"valeur propre à toute personne humaine qui fait qu'elle doit être considérée comme une fin et non comme un moyen,c'est à dire toujours respectée physiquement et moralement". il me semble que tout le monde peut être d'accord avec çà et qu'il n'y a pas lieu de se disputer 2 les moyens de la dignité? -est ce qu'on peut ,sans se déchirer,dire que le "minimum "de la dignité consisterait à pouvoir se nourrir ,se vêtir ,se loger ,se soigner convenablement et pouvoir goûter aux menus plaisirs de l'existence sans avoir recours à la mendicité? - est ce que l'on peut dire que même le travail le moins qualifié(qui est souvent le plus difficile physiquement) doit permettre d'accéder à ce minimum? -Est ce que l'on peut dire qu'aujourd'hui ce droit n'est pas respecté? -Est ce que l'on peut dire que ce droit n'est pas respecté parce que beaucoup n'ont pas ou peu de travail et que beaucoup de ceux qui travaillent n'ont pas des salaires suffisants pour accéder à ce minimum? -Est ce que l'on peut dire que si les salaires sont plus rares et insuffisants ce n'est pas que l'activité manque mais parceque ceux qui détiennent les moyens de production vont investir dans des pays où l'on travaille pour ne pas mourir de faim dans des conditions assimilables à l'esclavage théoriquement aboli depuis 1848.? -Est ce que l'on peut en déduire que l'esclavage n'est en fait pas aboli et que le concept de concurrence libre et non faussée(que la communauté européenne érige en principe intangible) avec des esclaves equivaut à faire l'apologie de l'esclavage? -Est ce que l'on peut dire que ce sont des hommes qui ont décidé et qui décident ce type de fonctionnement? -Est ce que l'on peut dire que ce que des hommes font dans l'intérêt d'une minorité, d'autres hommes peuvent le défaire et bâtir dans l'intérêt du plus grand nombre? Si l'on répond oui à ces quelques questions (c'est quand même difficile de répondre non) alors on s'est prononcé pour la dignité et dés lors on peut passer à ce qu'elle induit réellement. La dignité passe par le partage de la richesse,et à l'instar de la droite qui se dit décomplexée et exhibe ses réussites financières,nous devons brandir cet argument sans crainte d'être taxés de fâcheux collectivistes,si l'on en revenait aux proportions capital/travail qui avaient cours dans les années 70,un grand pas en avant serait fait et ,que je sache ,ce n'était pas le goulag!! La richesse est créée par le travail et seulement par le travail.Les travailleurs vivent où survivent de leur travail pendant que les actionnaires(même les petits!) s'enrichissent du travail des autres en refusant de participer au financement du système social c'est dailleurs ce qui crée l'ambiguité suivante: -je vais voir mon banquier pour placer mes petites(ou grosses) économies en souhaitant le meilleur rendement possible ,ce faisant j'invite les décisionnaires à délocaliser sous prétextes de compétitivité, - je crie au scandale devant les délocalisations boursières et le démantèlement inexorable du système social que je contribue moi-même à provoquer et je me lamente sur le sort de ma fille,mon fils qui ne trouvent pas de travail. Autre ambiguité: -je suis d'accord avec la suppression de certains régimes spéciaux de retraite au nom d'une valeur morale naturelle qu'on appelle l'équité, - ce qui est particulièrement inéquitable puisque l'équité imposerait que l'on supprimât tous les régimes spéciaux. Il faut en finir avec ces incohérences et si l'on accepte que l'intelligence soit un peu l'art de faire le lien entre l'effet et la cause nous devons cesser de nous entre-déchirer pour nous attaquer au seul débat qui vaille,alors: debout les gens ! Nous devons exiger que se tienne immédiatement LE débat sur la redistribution sous tous ses aspects avec en particulier les points suivants: - la participation des revenus financiers au financement des régimes sociaux( ou du régime social)-l'harmonisation des salaires et régimes sociaux dans la communauté européenne.-attitude à adopter face aux délocalisations esclavagistes;-définition des secteurs qui doivent rester( ou revenir) dans le domaine public(énergie,eau,autoroutes....) ........liste non exhaustive La forme? Chacun d'entre nous peut agir immédiatement! 1 par la messagerie électronique: si chacun de nous diffuse cette initiative à son carnet d'adresses ,on peut penser que des milliers(millions?) de personnes en seront rapidement informées. 2 Par internet: le but est de créer un blog APAH par circonscription lequel blog permettra: - de se compter:attention Madame,Monsieur,le député vous avez x milliers d'apah sur votre circonscription ! - de pouvoir exprimer des idées et propositions( même si l'on a pas des heures à passer en réunion),et de dire au député ,nous, les apah de votre circonscription exigeons que soit engagé immédiatement un grand débat sur la rémunération du travail,la rémunération du capital,le partage équitable de la richesse nationale. - de suivre pas à pas le député qui devra s'exprimer sur ses travaux ses votes faute de subir de sévères rétorsions électorales. - de permettre au dit député de venir chercher des idées pour représenter au mieux ses administrés. -de permettre aux associations,syndicats et partis de communiquer sur leurs actions. 3 Par des actions ponctuelles:les apah peuvent décider d'organiser ou de participer à telle ou telle manifestation.Pourquoi ne pas songer dés maintenant à une marche fondatrice d'apah qui pourrait s'appeler "marche pour la dignité et l'abolition des privilèges" qui aboutirait en un lieu éminemment symbolique(l'assemblée nationale?) à une date éminemment symbolique(le1°mai à défaut d'attendre le 4 Août)? 4 On peut espérer que l'initiative soit relayée par les quelques organes de presse qui demeurent indépendants ? 5 Par le système D: il faudra bien improviser dans la joie et la bonne humeur face à l'imprévu! ALORS,ON Y VA ??  

"...je n'ai jamais compris comment les Français avaient pu élire un type de ce calibre."

RECTIFICATIF: ce ne sont pas LES FRANCAIS, mais 35% des Français majeurs qui ont voté pour ce type.

Merci pour cette réflexion qui me semble très juste, et courageuse. Car il faut être courageux pour dire "chien qui aboie ne mord pas", quand on fait soi-même partie du chenil. Il faut être courageux pour regarder en face ses propres faiblesses et illusions; c'est pourtant la seule manière d'avancer.

Car s'en prendre tout le temps à l'autre est comme jouer au ping-pong: chacun renvoie la balle et rien ne bouge. C'est stérile.

Je crois que le problème dont vous parlez est vraiment culturel, et qu'il faudrait beaucoup de travail pour changer. C'est l'histoire de la poule et de l'oeuf: qui est arrivé le premier? Le comportement tyrannique des uns infantilise les autres, et le comportement infantile des uns fait croître les tyrans... Il faut briser ce cercle infernal.

La culture française est restée sur le fond monarchique. C'est une société de castes, de clans et d'exclusions, et l'esprit courtisan est partout. On fait des courbettes par devant et on médit par derrière. Les relations entre les gens sont régies par le rapport de force et non par le dialogue. On ne fait pas de compromis: on écrase ou on est écrasé.

C'est de plus une société très conformiste, ce qui donne peu de chance au changement. C'est tout de même extraordinaire, un pays où on découpe les arbres en carrés, alors que toute la beauté de la nature réside dans son foisonnement "anarchique". Belle et douloureuse image de ce que l'éducation fait aux esprits...

En tout cas, merci de secouer le cocotier et de croire au pouvoir de la volonté pour faire évoluer les choses. Merci de votre courage.

 

Bonsoir Etoile66 :

je veux faire court, donc je n'insiste pas sur les points de votre analyse auxquels je souscris.

"Est-ce Sarkozy le problème, ou est-ce la société qui l'a choisi - dans son formatage centenaire et les lois qu'elle s'est données ?"

La question est un peu biaisée et un peu trop raccourcie : comment mettre dans le même sac la constitution de la 5ème, et celle qu'elle remplace !!

Vous ajoutez de plus que que la "constitution (de la 5ème République) est un ramassis de dictature potentielle bien enveloppé dans des phrases emphatiques".

Même si je suis d'accord sur le caractère dangereux de cette constitution, il n'est pas nécessaire d'avoir vous-même à votre tour des phrases "emphatiques" pour faire une caricature de celle-ci. Cela ne rend pas votre propos plus convaincant, au contraire.

Une description, plus mesurée et donc plus juste de cette constitution de la 5ème, est faite par Pierre Mendès France (PMF) dans un ouvrage que j'ai commencé à lire La République Moderne.

Une grande partie de votree analyse n'est donc pas neuve, PMF et d'autres l'ont dit immédiatement en 1958 puis en 1961 avec le choix de l'élection présidentielle au suffrage universel.

Votre réflexion me semble néanmoins utile car elle permet de rappeler les travers de la cinquième république au moment même de sa naissance : ces travers originels se révèlent au grand jour un demi-siècle après !

Je constate qu'aucun parti ne propose de changer de République, seul un courant minoritaire du PS représenté par Montebourg réfléchit sur une 6ème République et sa constitution. A propos du MoDem, il est regrettable que Bayrou suive sur ce point la stratégie de Mitterrand (son modèle ?).

Il me semble moi que si l'on souhaite avancer, il faut être réaliste, et rendre inéluctable le possible au lieu de demander l'improbable voire l'impossible car on ne supprimera pas les médias !

oui au changement substantiel de la Constitution, avec un rééquilibrage du pouvoir au profit du parlement. Il ne faut plus que le Président dispose d'autant de pouvoir, c'est dangereux et en plus inefficace à long terme pour changer la société en profondeur. Sur ce point important, je vous rejoins. Pour autant, il ne faut pas revenir au parlementarisme de la 4ème bien sur. Il faudrait peut-être que le sénat soit remplacé par les représentants des intérêts des grandes régions, un peu comme les länder allemands.

oui à la protection de l'information sur internet, c'est la garantie d'une baisse d'influence de la télévision et d'une éducation du citoyen d'une république moderne et notamment des jeunes citoyens. L'Education et la Jeunesse sont bien au coeur du changement politique comme vous le proposez, et comme le préconisait déjà à l'époque Mendès.

Bien à vous

Et voici un exemple d'engagement citoyen dans la pratique, c'est tellement rare et cela devrait avoir lieu dans tout le pays à tous les niveaux:

 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/lactalis-deboute-en-refere-face-a-deux-syndicats-de-producteurs-de-lait_913093.html

 

http://www.sudouest.fr/2010/08/18/guerre-du-lait-lactalis-condamne-a-indemniser-163308-7.php

 

Mais ce n'est valable que pour les Charentes. Imaginez juste un instant une action citoyenne au-dessus des partis, au niveau national...
On aurait vite plié les scandales divers et variés, les entreprises et les politiques n'oseraient plus s'imposer effrontément, sachant qu'en face il y a un rapport de forces qui impressionne. 

Et pendant ce temps, certains préfèrent renforcer les "politiques" qui enserrent le pays depuis qu'on leur a fait croire que la "Révolution" leur avait apporté la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.

 

Il n'y a que les aveugles ou dociles à souhait pour le croire. Surtout qu'à peine 10 ans après la révolution, le pays avait remis un dictateur à sa tête qui a laissé une traînée de sang à travers toute l'Europe et ceux qui avaient le pouvoir ont eu tôt fait de le reprendre.

 

Ce dressage qui consiste à s'applatir devant celui qui a la moindre aura de pouvoir, c'est un des plus profond problèmes de notre pays. Car il n'y a pas d'organisation citoyenne en face, capable de faire reculer tous ces "élus" en collusion avec les grands groupes de pression, eux bien organisés, que certains écrivent avec un grand "E".

 

Alain mentionne d'autres "partis" que l'UMP et le PS. Pour moi, c'est un leurre profond, car le mot parti en lui-même montre bien, par son éhymologie, qu'il n'est qu'une "part" de la société, une fraction, qui, pour survivre doit s'opposer à d'autres fractions de la population.

 

Tandis qu'une puissante organisation citoyenne, structurée comme les ONG par exemple, ou comme celle que je connais en Allemagne qui représente 20 millions de personnes (1/4 de la population, c'est autre chose que 0,25% en France) est une force immense qui boycotte certaines décisions et mesures et fait plier les politiques, les grandes entreprises et les lobbies, même au niveau international.

 

Il n'y a que désorganisation en France, petits groupes par-ci, par-là, tous des tigres de papier face à ces immenses lobbies qui ont pris le pouvoir au niveau mondial.

Il faudrait un peu se réveiller, on ne vit plus comme autrefois, dans des villes entourées de murs... chacun défendant sa chapelle contre les autres. Mon arrière grand-père travaillait encore à l'octroi de Bordeaux.

 

Certains pensent encore en ces catégories rabougries et enfermées.

 

J'écoutais Juppé ce matin sur France Inter, il disait des évidences qui vont pourtant à l'encontre de la notion de "parti", et il reprenait à son compte des idées et propositions qui avaient été faites pendant les présidentielles et dénoncées comme irréalistes...

La preuve que les partis ne sont que des instruments qui n'ont d'autre motivation que d'exister - toujours au détriment de ceux qui n'en font pas partie, même si c'est contre toute évidence - et pour permettre à une caste, soutenue pas des lobbies, de garder ce qu'ils appellent le "pouvoir" ou de le prendre lorsqu'ils l'ont perdu.

Au travers de promesses qui n'engagent que ceux qui les reçoivent comme disait Pasqua dans un moment de franchise.

 

 

 

J'écoute à l'instant cette émission sur France Inter

Le collectif a-t-il encore un sens ?

avec

 

Jean-Paul Delevoye Médiateur de la République

Le site du Médiateur de la République


Bernard Stiegler philosophe, directeur du développement culturel du Centre Pompidou

fondateur de l’Institut de Recherche et d’Innovation (IRI)

L'IRI, Institut de Recherche et d'Innovationet

Marie-Georges Buffet(en duplex de FB Breizh Izel)

député de Seine-Saint-Denis, ancienne secrétaire nationale du PCF

 

A écouter et noter tous les détails... qui en disent long sur notre pays.

 

Je trouve personalement que Jean-Paul Delevoye - qui a écrit que la France était dans une profonde dépression psychologique après avoir rencontré des milliers de personnes - est celui qui a les arguments les plus pertinents.

 

Le bla-bla politique de MG Buffet montre qu'elle n'a RIEN compris.

 

De toute façon, elle fait partie du système qui endort le pays depuis des siècles. Il suffit de la voir dans cette réception en 2007 pour comprendre...

M G Buffet dans le 93 avec Chirac, De Villepin, le PS et Sarkozy

 

Les "PME politiques" se rendent comptent qu'elles doivent prendre leurs responsabilités...

C'est la responsabilité des citoyens.

Il faut réinventer les pratiques sociales.

C'est consternant le retard de l'Europe et particulièrement de la France...

dixit Stiegler...

 

Il y a une mine de diagnostics et de pistes dans cette émission...

 

A vous... après avoir écouté et vu Clin d'oeil

 

Ce qui est urgent, c'est l'ORGANISATION des citoyens français en collectifs non partisans...

Comment? Sur quelles bases? Par qui? Avec quelle animation?

Autant de questions auxquelles Etoile66 ne répond pas.

Même si son discours est interessant, il se heurte aux pesanteurs habituelles

Je vous invite donc à lire mon blog, notamment les derniers articles :-) et notamment les nombreux liens indiqués.

Cela vous évitera d'accuser sans savoir.

doublon

Bonjour!

 

Quand j'entends les candidats se représentant à divers suffrages dire: "jugez-moi (nous) sur mon (notre) bilan", je pense d'abord qu'il y a quelque chose de logique là-dedans.

Bien des gens préfèrent fréquenter le bon architecte, le bon chausseur, le bon caviste... Or qu'en est-il vraiment: pas souvent une réelle référence à la qualité; bien plus à la notoriété, à l'habitude, aux imaginaires collectifs, à "ce qui se fait"...

Il n'y entre que rarement un choix réfléchi. Dans les scrutins, il me semble qu'il en va de même: en cinq, six ou sept ans, combien d'entre nous ont trouvé aux acteurs élus des valeurs sûres et des résultats, mais aussi des ratés et des incommensurables sottises ou actes contrefaits?

Et puis ont oublié, de telle sorte qu'au moment du vote, le déterminant est une image instantanée, ou une "tradition", non l'élaboration sérieuse d'une critique équitable.

 

Si on choisit toujours le "bon faiseur", le connu, le "par principe", où gît donc la créativité, l'acte de l'artiste, l'analyse permanente des choses instituées, l'innovation?

 

Non, vraiment, se satisfaire du même, au prétexte qu'il est, imaginairement, "bon", sur la base du bilan subjectif, c'est à mon sens à la fois omettre que si quelque chose de bien a été réalisé par quelqu'un, cela peut être poursuivi, amodié ou perfectionné par un autre, et admettre implicitement que rien ne doit changer...

 

"Réélisez-moi", c'est la logique du consumérisme; ce que prouve la part invraisemblable de pub autosatisfaite qui gâche et sabote la moitié des mandats.

Aussi suggéré-je, dans le fil de ce que dit Etoile 66, que la mutation de notre démocratie interdise tout renouvellement de mandat, quel qu'il soit. Seulement ainsi le travail d'un élu durerait le temps réel de son mandat, aurait une dimension désintéressée, et autoriserait, au sein même des "appareils" (tu parles d'un terme: en cuisine il s'agit de ce qui lie les ingrédients, non la matière noble!), une progression créative.

 

Merci de m'avoir lu.

 

que la mutation de notre démocratie interdise tout renouvellement de mandat, quel qu'il soit.

Merci de votre contribution.

Ce serait déjà pas si mal si on arrivait à "Un seul mandat, renouvelable une seule fois" le temps de laisser d'autres se former à cet tâche. Mais cela ne se fait pas, ce sont toujours des batailles de camps, du "chacun pour soi".

Je renouvelle donc mon invitation à écouter dans son ensemble l'excellente émission d'hier qui dresse un bilan assez net de la société française et confirme pratiquement à 100% ce que j'écris depuis bientôt 2 ans:

Le collectif a-t-il encore un sens ?

podcastable pendant une semaine.

 

Pour ma part, je ne me sens pas concerné par l'arrivée de Sarkozy qui s'est imposé à moi malgré mes mises en garde. J'ai pris en revanche le parti de ne plus le nommer dans la conversation pour éviter de lui donner trop d'importance, et, si d'aventure je fais allusion à lui, je l'appelle : "Qui-vous-savez" ou encore "Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom" ou à la rigueur "Tom Elvis Jedusor"

 

Tout ce que vous dites me fait un peu penser à du Jacques Généreux :

 

"Ceux qui prétendent qu’une autre voie est possible et conforme à l’intérêt du plus grand nombre doivent donc, de toute urgence, reporter des études superflues sur les ultimes raffinements de leur programme et s’attaquer à l’énigme dont se gaussent leurs adversaires. Comment des «idées fausses» et un « système insoutenable » pourraient-ils persister aussi longtemps dans des nations où le simple vote d’une majorité d’électeurs permet de changer d’orientation tous les quatre ou cinq ans? Je rappelle qu’à ce stade de l’ouvrage le chapitre 2 aura déjà évacué la réponse éculée selon laquelle les politiques nationales n’auraient désormais plus aucune prise sur la réalité dans une économie mondialisée. Si donc les peuples ont encore la capacité de transformer leur société en changeant de politique, la soumission du plus grand nombre aux politiques qui nourrissent la Grande Régression suppose un étrange aveuglement général, une pandémie affectant l’entendement humain, ou l’oeuvre occulte d’un piège qui inhibe l’action collective.

 

Je soutiens précisément dans ce livre que les sociétés modernes ont développé une maladie de la pensée et un piège politique qui, en se renforçant mutuellement, rendent aujourd’hui improbable une renaissance pourtant à portée de leur main."

 

Le problème selon lui n'est pas l'absence de solutions, mais plutôt l'incapacité du peuple à choisir ces solutions : un problème de la démocratie comme vous dites un peu.

"Le problème selon lui n'est pas l'absence de solutions, mais plutôt l'incapacité du peuple à choisir ces solutions : un problème de la démocratie comme vous dites un peu. "

C'est absolument cela.

Intéressant d'ailleurs de voir les réactions à la simple conversation de Cantona dans un bistrot...

Quand je relis ces échanges, à la lumière de ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte, la position défendue par Alain et son affidé ne tient plus.

C'est le PEUPLE qui s'est organisé et s'est défendu et non pas les partis...

C'est le seul moyen de sortir de cet enfermement dans lequel se trouve la France avec ses 85% de cumul des mandats, ces mélanges entre public et privé, cette main prise dans le sac que tous trouvent "normal"...

 

 

La nuit dernière j'ai lu un billet sur un nouveau blog (Eric Granados) qui n'a certainement pas eu beaucoup de visiteurs intitulé Révolution : jouer le jeu pour changer la donne. Et là je tombe sur votre billet de l'année dernière qui m'a aussitôt intéressé puisqu'il répondait à mes propres interrogations. Je viens de lire quasiment tout le fil de discussion. Dommage qu'il n'en soit rien sorti. Il existe tellement d'organismes et de mouvements divers. Il faudrait s'unir à tout prix et vite.

Je pense aussi à L'Appel des appels qui a regroupé diverses professions.

Ne pourrait-on pas initier quelque chose en contactant et en proposant à tous ces mouvements de mettre des moyens et des compétences en commun?

 

 

Quant à moi, Etoile, je découvre votre billet; il est d'une clairvoyance confondante. On dirait mon rêve, que je relate dans le billet qu'oregon a la gentillesse de mentionner. Mais en autrement plus sérieux, plus étayé.

 

Y-a-t-il une fatalité, une malédiction qui nous empêche de nous réveiller et de nous prendre en main ? Je ne sais... Force en tout cas est de constater que passé les "petits cercles" style Mediapart et autres... On n'est plus très efficaces.

Cher Eric,

"Y-a-t-il une fatalité, une malédiction qui nous empêche de nous réveiller et de nous prendre en main ? "

Je pense que ce n'est pas une "fatalité", mais vient du fait que la misère n'est pas encore assez profonde et que l'Education nationale a fait gober à la majorité de la population que la France était supérieure aux autres pays, par sa culture, sa "révolution" passée, cococtant une "Histoire" idéaliste qui n'a jamais existé...

 

Les gens croient cette "Histoire" et se sentent supérieurs aux "pauvres Arabes" et autres...

 

Ils ne voient pas dans quel enfermement ils se trouvent, dans quel état sont leurs médias (presse et audiovisuel) - 44ème position mondiale, derrière le Mali, la Tanzanie, le Guatémala...

 

Et cela "endort"...

 

Chère Etoile66,

Arrivé depuis peu sur Mediapart, je découvre à l'instant ce très bel article. Il m'a fallu pas moins de 2h (!) pour le lire ainsi que la quasi-intégralité du fil de discussion, mais je me suis dit (à raison) que le jeu en valait la chandelle. Tout simplement parce que je partage totalement votre diagnostic de la situation.

Comment en est-on arrivés là? Je dirais que, plus encore que la Ve République, le moment décisif a été la fondation même de la République. A partir du moment où les révolutionnaires ont décidé de mettre en place un gouvernement basé sur la repréentation, la sélection d'une élite était irrémédiable. Car, comme l'explique de manière très pertinente Bernard Manin (dans son ouvrage Principes du gouvernement représentatif que je recommande à tous), l'élection comporte deux composantes rivales. Par cette situation de choix, elle entraine d'une part la sélection d'une élite, ce qui fait du gouvernement repréentatif un gouvernement oligarchique par nature. Toutefois, grâce à la mise en place du suffrage universel, elle possède ce côté démocratique qui permet de qualifier nos régimes actuels de "démocraties représentatives".

Or de mon point de vue, il n'y a pas (a-t-il seulement déjà existé?) d'équilibre entre ces deux composantes : nous vivons dans une oligarchie de fait, si ce n'est de droit, pour la simple raison que le mode de sélection des gouvernants est en son essence anti-démocratique...Et conçu comme tel! N'oublions pas que les Jacobins étaient tout sauf des démocrates convaincus... En l'absence de contrôle institutionnalisédes gouvernés sur lesgovernants, un système ne peut être jugé démocratique (du moins telle est mon opinion).

En bref, je crois bien que vous et moi nous sommes trompés de millénaire. Car la seule constitution pouvant être qualifiée de démocratique est à mes yeux celle de l'Athènes de Solon et Clisthène. Un régime où le tirage au sort des citoyens garantit l'égale probabilité d'accès aux charges publiques. Où la rotation desdites charges garantit que chacun soit tour-à-tour gouvernant et gouverné et empêche toute professionnalisation des fonctions "politiques". Bref un régime dont la vertu et la justice étaient la raison d'être.

Pour cette fois, j'estime que lire le présent dans le passé est fondamental. Peut-être y a-t-il ici des enseignements à tirer dans la perspective de la mobilisation citoyenne que vous suggérez?

Au plaisir de vous (re)lire

 

"En bref, je crois bien que vous et moi nous sommes trompés de millénaire. Car la seule constitution pouvant être qualifiée de démocratique est à mes yeux celle de l'Athènes de Solon et Clisthène. "

 

Cher Tietienne,

avant de quitter mediapart, je relis tous les articles du blog et leurs commentaires. Je trouve le vôtre du mois dernier et vous en remercie.

Je reviens rapidement sur la phrase citée ci-dessus.

Non, regretter le passé ne fait pas avancer le présent ni l'avenir.

En outre, il existe aujourd'hui des constitutions très démocratiques.

Je vous invite à étudier de près celles des pays scandinaves et de l'Allemagne fédérale. Il est possible d'en tirer de très bonnes idées pour en penser une nouvelle pour la France qui est restée marquée par la monarchie de droit divin, alors que d'autres pays ont su s'en défaire bien qu'ils n'aient pas coupé la tête de leur roi.

Pas besoin donc de traverser les millénaires.

Cordialement

 

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