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TOGO: GOUVERNANCE DE FAURE GNASSINGBÉ SANS «DROITS HUMAINS» POUR LES RÉFUGIÉS : Les oubliés d’Agame

TOGO : GOUVERNANCE DE FAURE GNASSINGBÉ SANS «DROITS HUMAINS» POUR LES RÉFUGIÉS : Les oubliés d’Agame au Bénin depuis 2005 doivent pouvoir revenir au Togo !

GOUVERNANCE DE FAURE GNASSINGBÉ SANS «DROITS HUMAINS» POUR LES RÉFUGIÉS : Les oubliés d’Agame au Bénin depuis 2005...

GOUVERNANCE DE FAURE GNASSINGBÉ SANS «DROITS HUMAINS» POUR LES RÉFUGIÉS : Les oubliés d’Agame au Bénin depuis 2005 doivent pouvoir revenir au Togo !

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Dans un article publié sur son blog le 26 janvier 2012,[i] l’économiste Suisse Michel Santi, explique les raisons qui selon lui feraient vaciller  l’économie de la Chine, particulièrement à cause du choix fait voici dix-huit ans de lier son économie à celle des Etats-Unis.

La démonstration est intéressante et pourrait être prolongée, notamment en essayant de projeter les conséquences collatérales liées à cette situation qui pourraient nous concerner prochainement et influer sur le devenir de la gouvernance économique européenne.


1. L’EUROPE FACE A SES HANDICAPS

 

La Chine, très sollicitée ces derniers mois par les dirigeants européens, Sarkozy en tête, pour amener de l'argent frais dans le FMS européen et l'empêcher d'être mort-né en quelque sorte, risque de se faire encore plus prier. C’est peut-être en ayant en tête les difficultés à venir relevées par Michel Santi que le président Hu Jintao avait déclaré lors du sommet du G20 de Cannes les 3 et 4 novembre 2011, que c'était « surtout à l'Europe de régler le problème de sa dette ». Rappelons que la Chine n’avait pas exclu d’aider l’Europe à hauteur de 100 milliards d’Euros, en posant toutefois deux conditions. D’une part l’efficacité, avec la question de « la validité des mécanismes du FSE », d’autre part les « garanties offertes » en s’interrogeant ouvertement pour savoir si « ces garanties seront offertes par des dettes sélectionnées, comme la française, et surtout l'allemande ? »[ii]

Depuis ces déclarations les notes de plusieurs pays européens ont été dégradées par l’agence de notation Standard & Poors, dont celle de la France. Par ailleurs, lors du dernier sommet européen, l’entêtement des dirigeants à vouloir instaurer un nouveau traité européen sur le renforcement de la discipline budgétaire, [iii] qui prend exclusivement en compte la question budgétaire sans se soucier du volet des politiques économiques et sociales, est à peine adopté que les critiques fusent à l'égard de ce pacte perçu tantôt comme « inutile », tantôt comme un « carcan d'austérité dangereux ».[iv]

En précisant à Cannes les modalités des conditions à une éventuelle aide chinoise, le président Hu Jintao avait peut-être anticipé l’échec de l’initiative du FSE en raison d’un contexte politique européen largement dominé par l’égocentrisme des dirigeants politiques de chacun des pays, plus préoccupés par des considérations politiques partisanes que par l’intérêt général.

Autant dire que le FMS est déjà mal en point et surtout la crise financière européenne loin d’être résolue. Conséquence: les défauts de dette risquent rapidement de se succéder en Europe, après celui de la Grèce qui est en train d'être discuté avec les banques européennes, l'UE et le FMI et certainement bouclé dans les prochains jours, et alors que les difficultés du Portugal pour faire face à ses échéances se font de plus pressantes.

Bizarrement cette option du défaut ou de la banqueroute est encore largement sous-estimée dans la presse nationale et les grands médias, par les économistes et les journalistes économiques qui occupent les antennes.


2. LES CONSIDERATIONS DE POLITIQUE INTERIEURE


En France, la campagne électorale pour l’élection présidentielle met en évidence les considérations politiciennes qui pèsent largement sur les débats, et ne permettent pas de donner une grande lisibilité aux arguments mis en avant dans les différents programmes sur la gouvernance économique et sociale. Pourtant, la question de la politique économique semble avoir totalement éclipsé du débat les questions de la sécurité et de l'immigration sur lesquelles le candidat Sarkozy avait en 2007 essentiellement axé sa campagne. Ceci semble indiquer le caractère gravissime des conséquences de la crise économique et financière et surtout, que ces considérations sont largement prioritaires chez nos concitoyens.

Malheureusement, hormis les propositions du candidat Jean-Luc Mélenchon - les seules qui jusqu'ici constituent véritablement une démarche de rupture pour mobiliser les gisements de ressources financières là où ils existent réellement et permettre de commencer (seulement) à rééquilibrer la répartition de la richesse - les solutions proposées jusqu'ici par le PS et l'UMP, celles présentées aujourd’hui par François Bayrou, ou le programme de Marine Le Pen qui prévoit la sortie de la France de la zone Euro, ne laissent augurer aucun changement en profondeur.

Pourtant la mobilisation des ressources financières et la répartition de la richesse nationale, sont bien les deux questions essentielles dont le traitement qui leur sera consacré va déterminer l’évolution en profondeur de la société dans un avenir proche. Mais il faut avoir le courage politique pour s’attaquer en profondeur à la prégnance du secteur financier sur l’évolution de la gouvernance politique qui de plus en plus lui est assujettie, entrainant un recul de la démocratie. 

 

3. MOBILISER LES RESSOURCES FINANCIERES


Or contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, de l'argent il y en a ! En témoigne la déclaration du milliardaire américain Warren Buffet, qui mû sans doute par un instinct prémonitoire de conservation avant que tout n'explose véritablement, a lancé aux Etats-Unis la campagne pour faire payer les riches : « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner » [v]

Au XIXème siècle, lorsque Marx définissait dans ses analyses le fonctionnement du capitalisme comme une lutte des classes, les critiques n’ont pas manqué de la part des idéologues libéraux pour vilipender ses théories, tout comme à l’égard de ceux qui pendant un siècle et demi ont fait leur, la théorie élaborée par Marx, ses analyses sur la création de la plus-value, sur la rente, etc...

Mais quel paradoxe de voir aujourd'hui un milliardaire oser affirmer sans complexe - et à juste titre semble-t-il - le concept de guerre des classes, alors que beaucoup parmi ceux qui jusqu'ici avaient défendu la philosophie marxiste, semblent, sur cet aspect précis de la lutte des classes, avoir « avalé leur chapeau. ».

Hélas la lutte des classes n'est pas une vieille lune, comme les nombreux économistes libéraux s'emploient à l'affirmer, plus qu’à le démontrer, à longueur d'antenne. On ne voit et n'entend majoritairement qu'eux à la télévision et à la radio, pour venir défendre les théories libérales, qui dans le temps présent concluent toutes à la nécessité de l’austérité, pour résoudre la crise économique et financière.[vi]

Si nous ne changeons pas l'orientation de la gouvernance politique et économique, la crise va continuer à  enfoncer nos sociétés dans le marasme économique et social, irrémédiablement et le monde du capital et de la finance va essayer de la faire payer aux peuples tant qu'il le pourra, jusqu'au dernier « petit sou », en multipliant les plans d’austérité ! C'est à dire jusqu'aux limites extrêmes du supportable, avant que les choses n'explosent.

 

4. LA DEMOCRATIE POUR VAINCRE LES « MAUVAIS REFLEXES » !


Le corolaire de cette situation c'est aujourd'hui des bruits de botte, ici et là (Iran), de plus en plus audibles, des extrêmes-droites qui relèvent de plus en plus la tête avec une influence bien réelle sur certains gouvernements (Hongrie), le retour des nationalismes qui se fait de plus en plus prégnant dans les débats idéologiques. Cette situation pourrait présenter des similitudes avec certaines périodes de l’histoire du continent européen.

Mais il existe des motifs d'espoir. L'augmentation de l'indignation des 99%, avec la structuration du mouvement - notamment par la définition de véritables perspectives d'alternance économique et politique - pour le faire évoluer de l'état de plateforme revendicative à celui d'une perspective d'alternance pour une autre gouvernance. Une gouvernance qui substitue progressivement la « démocratie directe » à « fausse démocratie » qu'est la démocratie de délégation de pouvoir qui régit nos vies aujourd'hui, sans pour autant résoudre les problèmes graves liés à la crise.

Pour être efficace, cette évolution doit s'appuyer, « obligatoirement », sur une reconquête par les peuples de la démocratie, confisquée aujourd'hui par l'oligarchie financière. Cette confiscation trouve une illustration concrète en Grèce, en Italie, où à la BCE, à la tête desquelles viennent d'être installés trois anciens hauts dirigeants de Goldman Sachs - présentés par les tenants du statu quo et de la « pensée économique libérale unique », comme des supers techniciens -, sans qu'aucun vote démocratique des peuples concernés, ait sanctionné ces nominations. Peut-on faire confiance pour nous sortir de la crise à ces mêmes responsables qui nous y ont plongé hier, par leurs pratiques qui relèvent du délit économique et financier et mériteraient d'être sanctionnées judiciairement ? La réponse est contenue dans la question !

La construction politique est aussi affaire de mémoire. Les peuples doivent garder en mémoire de quelle manière a été « congédié » sans discussion - après avoir été convoqué comme un  vulgaire laquais par le duo Merkel-Sarkozy lors du G20 de Cannes - l'ancien premier ministre grec Papandréou. Celui-ci venait alors de proposer au peuple grec un référendum sur la conduite à tenir devant les plans d'austérité successifs proposés par une Union européenne pour l'instant au service exclusif des banques - six jusqu'à ce jour - sans le moindre résultat concret en termes d'efficacité économique ou sociale !

Toutes choses étant par ailleurs reliées entre des sociétés modelées par la mondialisation de la production et des échanges et la mise en œuvre de politiques ultra libérales, il convient aujourd’hui de sortir du cercle vicieux de l’austérité à répétition, en imposant de nouvelles orientations économiques et en arrachant par la lutte politique un autre mode de répartition de la richesse globale. Pour cela les peuples doivent faire progresser la démocratie en se mêlant des affaires qui les concernent et dont ils sont écartés aujourd’hui.

Les peuples - soit les 99% - doivent donc prendre au mot Warren Buffet et gagner la « guerre des classes » que pour l’instant la sienne, celle des 1% de riches aurait gagnée. FF

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