Mer.
22
Mai

MEDIAPART

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Hollande : l'Europe en guise d'issue de secours

 

      « Ma droite est enfoncée, ma gauche cède, tout va bien j’attaque », François Hollande a recyclé la phrase du maréchal Foch lors de sa conférence de presse. Pour son An 2, Hollande qu’on accuse de ne pas être assez Président en France propose tout simplement de devenir le Président de l’Europe. C’est gonflé, mais ce n’est pas un hasard, car c’est en Europe que se joue la relance,  donc l’avenir de ce Président, et en Europe qu’il a raté son premier coche, en 2012.

Hollande : et le dos, et la tête, à l'Ouest !

Cet après-midi le Président va choisir entre la peste et la peste. Chômage record, pouvoir d’achat en baisse, récession, investissements en berne, production négative. Il n’a plus qu’une perspective, et il l’a dit devant la commission européenne. Poursuivre ses réformes à l’image de l’Allemagne, qui  aurait su faire des choix, en acceptant des sacrifices, et qui en recueillerait les fruits. Problème majeur : le bilan de la récolte allemande a été publié hier.  Outre-Rhin la croissance est en panne, comme ailleurs.

PSG : histoire d'une hystérie politique

      « Nous avons des affrontements en divers points de la ville. Cela risque de durer une bonne partie de la nuit  selon les autorités. Les supporters du PSG ont ravagé une station service. Des vitrines ont été brisées, des véhicules ont été incendiés »… S’agit-il du récit des émeutes au Trocadéro ? Non. C’est le compte rendu d’incidents survenues à Marseille en janvier 2010, et rapportés par le journal 20 minutes. Ils ont éclaté après l’annulation d’un match OM-PSG. Des faits semblables à ceux d’avant-hier à Paris, à une exception quand même. Le Ministre de l’intérieur s’appellait Brice Hortefeux, et personne n’a demandé sa démission…

Ségolène à qui perd gagne

      La France n’a pas de chance. Elle est victime d’un mal étrange, le syndrome du perdant lumineux, phénomène sur lequel devraient plancher les fameux déclinistes. Il consiste en une espèce d’inversion de phase. Dès qu’un homme ou une femme remporte une élection il perd son cap. Dès que l’un d’eux est battu, il a la révélation. Ségolène Royal en est le dernier exemple. Ayant été laminée aux primaires de son parti, puis écrasée aux législatives, elle sait maintenant ce qu’il faut faire pour sortir de la crise.

Presse et Justice : les miroirs de l'UMP

      Avec la dénonciation d’un juge qu’elle accuse de partialité, ce samedi, et la défense d’un journaliste demain mardi, l’UMP a décidé de porter le fer sur la sauvegarde de deux piliers de la République, l’indépendance de la justice et liberté de la presse. Tant mieux. Le problème avec les grands principes c’est qu’ils agissent comme un boomerang. Celui qui réclame des comptes est souvent contraint d’en rendre, les socialistes l’ont vérifié avec l’affaire Cahuzac. 

Fillon : les coulisses d'un emballement

    « Je serai candidat quoi qu’il arrive… ». Ce qui frappe dans le remue-ménage provoqué par la déclaration japonaise de François Fillon, c’est la fantastique capacité des medias à s’auto intoxiquer… Aiguillonnés par les télés et les radios d’information en continue, concurrencés par les réseaux sociaux, les rédactions Internet des titres les plus prestigieux ont transformé un à peu près en vérité définitive. Mais il n'y a pas de fumée sans feu

Europe : la flamme des monuments aux morts ?

      La guerre, la paix, la crise... Cérémonies du 8 mai, hier, qui parlaient de capitulation nazie, et aujourd’hui cérémonies du 9 mai à l’occasion de la journée de l’Europe, en mémoire de la déclaration de Robert Schuman, ministre français des affaires étrangères en 1950, pour la mise en commun des productions françaises et allemandes de charbon et d’acier. Soixante ans plus tard l’Europe a vingt-sept membres, un hymne, des institutions, une monnaie, et une immense crise d’identité.

Mais de quoi se mêle Didier Migaud?

Voilà que la Cour des comptes imite les instances européennes quand elles s’occupent de calibrer le Camembert ou d’étalonner le chocolat. On vient d’apprendre, à l’occasion du 8 mai, que M. Migaud a des idées millimétrées sur la Garde Républicaine, ses plumets, ses orchestres, son prestige, son utilité.

Cons caducs et cons débutants: la controverse

Au gouvernement, on joue « Ô temps suspends ton vol », tandis qu’à droite on donne « Retour vers le futur ». L’anniversaire de l’élection de François Hollande a comme anesthésié le débat politique. Le jardinier Ayrault fait patienter le public en promettant la récolte, un jour, tandis que Jean-François Copé n’en finit pas de regarder dans son rétroviseur. Après avoir évoqué 13 mai 58 dans le Figaro, il rêvait hier soir, à Nîmes, à un « printemps des cons », en référence au printemps arabe et à mai 68.

Exclusif: le quinquennat va durer cinq ans

Comme dirait Jamel Debbouze, faut pas confondre un « Unénat » et un « Quinquennat », c’est le principal enseignement du premier anniversaire de l’élection de François Hollande et de son cortège de manifestations. A force de prendre un temps de passage pour un résultat final, et un mandat de cinq ans pour un bail de un an, les chroniqueurs et les politique ont confondu les échéances. Or ce matin nous sommes en mesure de révéler un scoop : la prochaine présidentielle aura lieu en 2017, et pas aujourd’hui.

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