Fukushima, c'était il y a huit mois. Il n'y a pas de « retour à la normale » après une catastrophe nucléaire. Il y a un nouvel état du monde, une nouvelle géographie du ravage.
Le poète d'expression catalane Jordi Pere Cerdà est mort il y a quelques jours, l'occasion de relire ce papier de Jean-Pierre Tardif (rédacteur en chef de la revue Oc), publié dans Altermed (aux éditions Non Lieu) en 2008.
De sa Syrie natale, Mohamed al-Maghout (1934-2006) a été celui qui a modernisé la poésie de langue arabe, en quelques recueils fulgurants publiés dans les années 1950 et 1960. Il connut la prison et l'exil, restant jusqu'au bout une conscience lucide et rétive, un homme farouchement indépendant.