Ven.
24
Oct

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Milton Hatoum: «Marina Silva est otage des fondamentalistes religieux brésiliens»

Milton Hatoum.Milton Hatoum.

Il a suffi d’un simple message sur Twitter pour changer le cours de la campagne présidentielle brésilienne déjà bouleversée par la mort accidentelle, le 13 août dernier, d’Eduardo Campos, le candidat du PSB (parti socialiste brésilien), et son remplacement par Marina Silva. Cette dernière s’est rapidement envolée dans les sondages, menaçant la réélection de Dilma Rousseff, la présidente sortante, donnée jusqu’alors gagnante.

Au Brésil, on n’a jamais autant tué, sous le regard des enfants

Oublions un temps la Coupe du Monde.  Ou plutôt, tentons de comprendre pourquoi les Brésiliens, ce peuple qui aime le football comme nul autre a mal à l’âme, pourquoi sa légendaire allégresse ne s’impose pas alors qu’elle s’apprête à recevoir les 32 meilleures équipes du monde.

Au Brésil, nous ne sommes pas des singes (ni des bananes)

La scène a fait le tour du monde. Dimanche dernier, au cours d’un match à Villarreal, en Espagne, Dani Alves, défenseur brésilien du FC Barcelone, reçoit une banane des tribunes. Un classique qui fait désormais partie de la panoplie raciste de certains supporters à l’encontre des joueurs noirs ou métis. Sans se démonter, le joueur épluche la banane, et l’engloutit avant de tirer son corner.

Ce 8 mars, les héroïnes indigènes à l’honneur

Pour marquer la Journée Internationale de la femme, ce 8 mars, l’ONG Survival consacre une galerie de photos à des figures indigènes, du passé au présent.

Au Brésil, la réforme politique ne se fera qu’au compte-gouttes

Elle n’a que 25 ans, et c’est la plus longue du monde : ce 5 octobre, la constitution brésilienne fête son quart de siècle. Un anniversaire d’autant plus intéressant que la réforme de la constitution est au cœur des exigences des Brésiliens, suite aux mouvements de protestations des mois de juin et juillet, qui se poursuivent dans certaines métropoles, notamment Rio de Janeiro.

Au Brésil, la révolte est une chance historique pour le gouvernement et le PT

Bien sûr, les manifestations ont leurs contradictions. On y voit des jeunes, et des plus vieux – la presse a vite fait de taxer le mouvement de révolte juvénile, quand selon les premières enquêtes, la moyenne d’âge des manifestants est de 28 ans. On y voit des classes populaires, d’autres moins, des étudiants qui exigent le droit de circuler gratuitement dans des transports publics décents, et d’autres qui n’ont pas mis un pied dans un bus depuis des années.

Le Brésil prêche la paix et exporte ses armes

On se souvient du rôle de médiateur, remarquable, qu’a tenté de jouer il y a trois ans le Brésil, aux côtés de la Turquie, entre l’Iran et les Etats-Unis. Le rapprochement a échoué, essentiellement parce qu’il servait peu les intérêts américains. Partout, l’exécutif brésilien – la présidente, et l’Itamaraty, le ministère des affaires étrangères- sont les premiers supporters du dialogue et du multilatéralisme. Cela n’empêche pas le pays d’être un des premiers à alimenter les conflits de ses armes.

Au Brésil, prostituée, et fière de l'être

Au Brésil, toutes les professions ont droit à leur journée de commémoration : le 7 avril est le jour du journaliste, le 30 septembre, celui de la secrétaire, alors que le professeur est fêté le 15 octobre. Le plus vieux métier du monde n’y échappe pas : le 2 juin est le jour international de la prostituée. Le ministère de la santé en a profité pour divulguer sur les réseaux sociaux une campagne sous le slogan « Je suis heureuse d’être prostituée ».

Au Brésil, la Fifa regrette l'excès de démocratie

Rien ne vaut une bonne dictature pour organiser une Coupe du Monde. C’est du moins ce que semble penser le Français Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fédération internationale de Football (Fifa), qui vient de se plaindre de l’excès de démocratie au Brésil, pays hôte de la prochaine compétition, en juin 2014.

Jean Raguénès, de Lip à l’Amazonie

Une guitare pour chanter à ses amis Brassens ou Le temps des cerises, un verre de bourgogne de temps à autre, et surtout des envies de révolution, pour que marginaux et laissés-pour-compte aient droit, eux aussi, à leur place au banquet de la vie. C’est le souvenir que beaucoup de Brésiliens gardent de Frère Jean Raguénès, qui vient de s’éteindre à l’âge de 80 ans, à l’hôpital du cancer de São Paulo.

Newsletter