Jeu.
24
Jui

MEDIAPART

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Les oubliés d'Aulnay

J'ai appelé, ce matin, mon ami F., ouvrier chez PSA, à Aulnay. Délégué syndical CGT, il a été de tous les combats, depuis des années et tout spécialement depuis la décision de PSA de fermer l'usine d'Aulnay. Il n'a toujours pas quitté l'usine, "il tient les murs", dit-il.

Fensch, les hauts-fourneaux ne repoussent pas

Le livre d'André Faber appartient à une catégorie peu fréquente, le récit illustré - le texte et les illustrations s'y entremêlent, s'y épaulent - mais ce n'est pas une BD, puisque le texte l'emporte sur les dessins ; et, pourtant, le texte a besoin de ces illustrations aux traits anguleux, dont les teintes noires et grises et blanches font écho aux tonalités même de l'écriture.

agacements (2)

Il ne faudrait pas croire que depuis le mois de janvier, je n'ai eu aucun sujet d'agacement. Tout au contraire. Etre agacé est devenu mon état d'esprit dominant.

Le nom de la Bête

On ne dira jamais assez le plaisir qu'il y a à se plonger dans un bouquin de 600 pages dont l'intrigue est si bien ficelée qu'il vous est impossible de l'abandonner, que vous attendez avec impatience le soir pour en retrouver les personnages, que vous vibrez aux retournements, coups de théâtre, coups du sort ou du coeur qui s'enchaînent à un rythme soutenu.

Andrea Bajani, Me reconnaîtras-tu ?, tombeau pour Antonio Tabucchi

Les écrivains meurent aussi. Antonio Tabucchi, ce fut en mars 2012. Il n'avait pas soixante-dix ans. Il y eut des hommages, des articles sur celui qui fut l'un des écrivains les plus originaux du siècle dernier, entre Italie et Portugal, entre deux langues, entre deux littératures. Un an après sa mort, Andrea Bajani a écrit à sa mémoire un livre magnifique de pudeur et d'humour triste, que nous donnent les éditions Gallimard, dans une très belle traduction de Vincent Raynaud.

Dire adieu, par Sophie Avon

Le dernier livre de Sophie Avon est un portrait magnifique de sa mère. Une belle déclaration d'amour à une femme dont la personnalité pleine de contradictions suscite des réactions tout aussi contradictoires - à la fois objet d'amour fou et de rejet, d'exaspération et d'attendrissement, tant elle cultive avec un panache indéniable son rôle de mal aimée, de délaissée alors qu'elle porte une responsabilité évidente dans bien des malheurs dont sa vie a été  remplie et jusque dans la façon qu'elle a de ne reconnaître le bonheur que lorsqu'il a disparu.

Pierre Manent : Montaigne, la vie sans loi

Nous n'en avons jamais fini avec Montaigne - c'est sans doute la marque d'une oeuvre de grande envergure que nous ne puissions jamais en prendre totalement la mesure.

Hervé Le Corre, Après la guerre

On ne sort pas indemne du dernier Le Corre (Après la guerre, aux éditions Rivages). C'est un beau livre tragique et sombre. Le Corre nous entraîne dans un Bordeaux où les secrets macèrent derrière les façades austères - pas des secrets de famille, des secrets politiques, ceux d'une classe de notables affairistes qui n'ont guère hésité, lors de l'Occupation, à faire le nécessaire pour que leur commerce ne souffre pas de la situation nouvelle

Retour à Péguy

En cette année du centenaire de la mort de Charles Péguy, Benoît Chantre nous donne avec Péguy, point final, aux éditions du Félin, un livre exigeant et éclairant sur cet écrivain injustement méconnu, en dépit de la gloire posthume qui fut la sienne.

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