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Portfolio 12 juin 2021

LE PARTI SOCIALISTE OCCUPE EN SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS GRÉVISTES DE LA FAIM

Des militants du groupe de soutien de soutien de l’Union des sans-papiers pour le régularisation, occupent le siège de PS afin de forcer le pilier socialiste à agir concrètement pour une régularisation des sans-papiers. Et ce, alors que les différentes occupations entre dans leur 17è jour de grève de la faim.

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  1. Dominique Botte

    Mercredi 9 juin 2021, partant d’un élan de libération avec les grévistes de la faim des différentes occupations de l’USPR (ULB, VUB, Béguinage, See U) qui ont entamé leur 17ème jour de grève, nous nous sommes enfermés dans le bâtiment historique du Parti socialiste, également siège du Vooruit depuis le 1er mai 2021. Par cette action, nous portons l’espoir en tant que Comité de soutien de l’USPR, qu’en agençant nos

    forces communes, nous parviendrons à constituer un contexte de renouvellement politique favorable aux personnes sans-papiers grévistes de la faim. Ainsi, après plusieurs semaines, leurs luttes n’ont toujours pas été entendues par le Parti socialiste, et les occupant.es sont épuisé.es du manque de perspectives politiques engageant les partis progressistes issus de la Majorité. Le PS, qui a laissé tomber la question des sans-papiers pour obtenir un accord de gouvernement, décrète, par son attitude d’évitement, fournir les clés de la gestion migratoire à un libéralisme autoritaire dominant. Par ailleurs, les personnes sans-papiers ont été les premières à manifester lors du premier confinement, elles ont été les premières à rétablir les conditions de la démocratie dans la gestion libérale de la pandémie, mais elles demeurent toujours les oubliées. On veut bien les vacciner en une dose pour atteindre cette immunité collective dont on espère qu’elle fera diminuer la létalité du Covid, mais sans leurs donner l’accès aux droits à la santé, à la protection, au travail, au logement, bref : aux droits fondamentaux.
    L’inaction de la coalition fédérale MR-VLD-CD&V en matière de régularisation s’apparente à un manque de prévoyance qui conduit à la mise en danger de plus de 100.000 personnes en Belgique. La
    situation est extrêmement grave. Il s’agit dorénavant, pour le Parti Socialiste et son homologue néerlandophone le Vooruit, d’engager la nécessité d’une négociation formelle entre le secrétariat d’état à l’asile et à l’immigration, l’Office des étrangers et les représentant.es des occupant.es grévistes. La régularisation des sans-papiers devra constituer le cœur de cette négociation. Le Parti socialiste,

    par son investissement communal, a déjà prouvé qu’il pouvait se montrer favorable à une régularisation des personnes sans-papiers (le 4 avril
    2020, le collège des bourgmestres et échevins de Forest a demandé la régularisation des sans-papiers). On attend des partis politiques (PS, Ecolo, PTB, Groen, Vooruit, Défi) et des syndicats plus qu’un
    soutien symbolique balisé autour de la revendication abstraite de critères clairs et permanents, mais qu’ils se joignent réellement aux fronts progressistes . Qu’ils donnent les moyens aux collectifs de
    sans-papiers en lutte de faire entendre leurs doléances et de peser réellement dans la bataille. La politique du faire valoir, c’est fini ; on entre clairement dans une nouvelle séquence de la lutte, plus conflictuelle.
    Nous exigeons donc que le Parti socialiste et le Vooruit communiquent publiquement en ce sens pour une régularisation des grévistes maintenant et qu’ils travaillent à la planification d’un plan de
    régularisation pour l’ensemble des sans-papiers présents sur le territoire. Nous exigeons la régularisation des occupant.es du Béguinage, de l’ULB, de la VUB et du See You MAINTENANT !
    Nous revendiquons la régularisation de tous les sans-papiers !

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