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Macron l’autre polymorphe

« Je vous servirai par amour » L’imposteur démasqué
  1. Macron ou la politique polyforme...

     

     

    Avez-vous vous remarqué chez notre Président, une tendance frénétique à s’intéresser et à s’investir soudainement en tous pans de l’action publique ?

     

    De l’écologie, au nucléaire en passant par la sécurité et l’éducation. Du climat au logement en passant par l’UE et l’Afrique. De la santé à l’économie en passant par la justice et l’égalité des chances ...De la laïcité, aux violences faites aux femmes en passant par le logement et la jeunesse ...

     

    Le catalogue de l’affichage présidentiel est large.

    Chacun peut y trouver une thématique qui fera écho à tout un chacun.

    Emmanuel Macron fait dans le sur mesure tout en maintenant la tonalité du prêt à penser.

     

    Satisfait ou remboursé ? Les dés sont déjà jetés. Check mat sur l’échiquier.

     

    Le Président ratisse large.

    Là où il était invisible il devient omniprésent.

    Rien ne doit lui échapper de ce qui pourrait faire oublier le triste et pitoyable bilan de ce quasi 3/4 de quinquennat.

     

    Il vous promet à nouveau ce qu’il vous promettait en 2017.

    Le verbe se veut aussi haut et le sujet s’envole d’envolées en lyrisme démagogique.

    Nous assistons à du grand Macron labellisé consensuel AOC démagogie.

     

    Que fait-il conclure de ce recyclage tous azimuts ?

     

    J’y vois d’abord une incapacité à prioriser les actions à mener. Tout n’est pas prioritaire sinon pour l’homme qui cherche une nouvelle voie.

     

    J’y vois ensuite une prétention à s’ériger en seul visionnaire de notre société. Emmanuel Macron veut être cet incontournable, ce détenteur d’une connaissance qui le porterait naturellement au-dessus des autres. 2022 dans la visière.

     

    J’y vois également la volonté de masquer  la misère de l’état de la Macronie actuelle. En se mettant en avant, il évite que soit interrogé son mouvement mais surtout le chaotique de son Gouvernement. Il se fait l’arbre qui cache la forêt d’un égarement.

     

    J’y vois aussi un homme acculé face à une situation qui in fine et malgré les apparences, a perdu le cap de son navire.

    Le capitaine est aujourd’hui bien seul mais feint la multitude.

    En embrassant tout de se qu’il a omis de faire, il espère retrouver l’image d’un 7 mai 2017.

    Mais le temps d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui, et les mots sonnent creux.

     

    Emmanuel Macron apparaît tel qu’il a toujours été : une stratégie de communication, une doctrine du réel fantasmé d’une révolution manquée.

     

    Que celui-ci n’a t’il pas vu que n’est pas Mitterrand qu’il veut et son coup de Jarnarc ne sera plus cheval de Troyes.

     

    Cit git les cendres d’un homme bien trop pressé jusqu’à l’oppression.

     

    Merci.

     

    Richardeau Gaylor

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