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D’une indécence

D’une France qui se meurt...
  1. Édito : d’une indécence

    Il y a il me semble une indécence en notre pays ne se voir qu’en termes politiques, le drame d’une épidémie qui ne saurait s’apprehehdet à travers le seul prisme de la santé publique.

    Les statistiques ( tout en émettant personnellement quelques réserves quant à leur exactitude) sont effrayantes.

    Ce « confinement gruyère »pensé en une conception exclusivement économique de gestion crise conduit à une circulation toujours plus active du virus.
    Nos hôpitaux sont à flux tendus, nos soignants épuisés.

    Des centaines de milliers d’entre nous sont contaminés chaque jour, chaque jour nos frères et nos sœurs s’éteignent.
    Un pays porte le deuil dans l’indifférence quasi collective de nos dirigeants.

    Que nos pouvoirs sont-ils bien aveugles d’occulter ce que nous voyons trop bien.
    Une société se décime petit à petit, touchant majoritairement ceux d’entre nous qui sommes fragiles à plusieurs égards.
    Selon que vous soyez puissants, ou misérables...
    Étrange que ce concept de justice sociale...

    Des autorités s’enlisent à nous garantir une protection maximale de dérogations en exemptions et protocoles! Tout va à l’encontre des impératifs du contrat social sur lequel repose leurs devoirs!

    Quelle acception du devoir est donc là leur?
    L’Etat n’est plus régalien que dans son titre, il se fait tyran en ses fonctions.
    Contre cette tyrannie élevons nous!

    Le principe de précaution ne doit connaître aucune limite sinon celle de nos vies respectives.

    Si une économie se rattrape, la mort jamais ne nous rendra nos proches!

    Quel humaniste est donc celui de ceux qui nous asservissent à l’aulne du CAC40?
    Que nos défunts ne sont-ils côtés en Bourse pour que les intouchables de ce monde s’enrichissent de ces victimes dont ils portent la responsabilité coupable?

    L’Etat n’est plus de fair légitime à œuvrer pour une population qu’il méprise.
    Et il est assez simple d’observer que nos gouvernants n’ont plus crédibilité, ni autorité, dans les restrictions à minima qu’il nous impose.

    Bien que comparaison ne soit pas raison, il est des détails qui me font penser à une autre période de notre histoire.
    Quelle est en ces temps notre liberté de vivre ?
    La liberté est-elle aujourd’hui celle d’un « Arbeit macht frei »?
    Peut-être vais je trip loin en la colère qui m’anime mais je ne sais décrire autrement ce que je ressens.

    Et pourrais-je demander la démission ou la destitution de ce Président et de ces courtisans que je ne l’obtiendrais jamais.
    Tous se complaisent dans le tragique de cette dramaturgie.
    Tous en sont acteurs passifs.
    Mais tous sont complices actifs.

    Baisser de rideau.
    Une France se meurt.

    Merci.

    Gaylor Richardeau

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