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La philosophie des cloportes

  1. De la philosophie des cloportes

     

    À mes contemporains du néant qui prétendaient au tout, sachez que rien de ce que vous paraissez jamais ne vous définira sinon en la philosophie des cloportes que vous êtes.

     

    Point d’intelligence particulière n’est requise pour ici comprendre la description de ce phénomène des masses qui au final réduisent l’Homme à un pion sur un échiquier dont vous ignorez jusqu’à l’existence.

     

    Êtres polymorphes,  caméléons du reflet que vous entendez montrez, omettant que la vérité est toujours dans l’œil de celui qui vous observe.

     

    De vous il y a si peu à dire que la quête d’un matérialisme proportionnel à l’exponentiel de votre reproduction.

    Savez-vous seulement le sens de votre quête ?

     

    Le sauriez vous que vous n’en saisiriez pas l’essence car la raison est à vous chose bien étrangère, reclus et repus que vous vous complaisez en ce terrier que vous creusez.

    Vous êtes sous terrains et bientôt vous vous perdez en ce labyrinthe que vous construisez.

    Il sera votre Panthéon.

     

    Chantres du misérabilisme d’une société qui n’a plus que de civilisée que le nom, écrasée sous le poids de vos cohortes déferlantes à la moindre tentative d’exister.

     

    Vous dirait-on que vous êtes l’immondice de ce monde que vous y verriez flatteries.

     

    Vous qui vous gavez d’obscurantisme à défaut de connaître le chemin de la connaissance.

    Et serait elle à votre portée que vous n’y percevriez qu’un obstacle dressé devant vous.

     

    Vous avez renié chaque attribut qui vous faisaient créatures humaines.

     

    Qui êtes-vous aujourd’hui sinon l’anamorphose de vous-mêmes, animaux primaires qui ne savez plus le sacré de l’existence sinon en un hurlement guttural de l’agonie qui vous guette.

     

    Rampez maintenant que demain vous ne serez qu’insectes que d’autres chasseront.

    La loi de la nature sera infiniment plus forte que celle que vous pensez avoir établie.

    Mais si penser était de votre condition, vous auriez déjà des ailes et d’envol vous êtes incapables.

     

    Je voudrais vous haïr, vous moquez, mais je n’ai pour vous que pitié.

    Aucuns de votre race ne se reconnaîtra dans ce texte car votre lecture de la réalité n’est pas la mienne.

    Cloporte vous êtes, cafards asociaux de cette civilisation de l’instant .

     

    Gaylor Richardeau

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