Portfolio

L'envers du décor

École de la vie. Quoi de plus beau que l'opportunité d'errer dans les rues de ce vaste monde et d'y trouver sa propre réalité, sa vision, son amour et ses peines. L'importance au final n'est-il pas de posséder cette chance d'un partage et de donner un sens à cette existence...
  1. 49.3

    L'arme des faibles, à l'égo sans égal.

  2. L'Envers du décors

    Disneyland? Ou toute l'ambiguïté de notre quotidien jambon beurre, de l'art ou du cochon..

  3. Egomaniak

    J'ai vu dans ses yeux de gamin de banlieue la lueur incroyable et fraiche de ceux qui aiment la vie envers et contre tout. 

  4. AimeLeMaudit.

    La Zemmourisation n'est que le paravent de l'esprit atrophié et malfaisant des vendeurs de cerveau disponible pour Coca-Cola. Le fric c'est pas chic, Il suffit de ne plus en consommer..

  5. Braquo.

    L'importance est de choisir son camp..

  6. SoleilDuNord.

    Il y a eu le temps fastueux des lumières, il serait peut-être opportun d'y retourner faire un saut.

  7. Oxygen

    Fante   Kundera   Dostoievski   Bukowski   Garcia-Marquez   Hampâté Bâ   Callum Mc Cann   bernardHenriLevy( non je déconne)   Camus   Nietzsche   Rabhi   NTM   La Souris Déglinguée   Cappa   Kusturica   Bashung

    Air pur et solidaire qui monte et imprègne mon cerveau, anime mes visions et palpite mon cœur, oxygen, encore et encore  

  8. Prose

    La vie sous les ponts n'est pas forcément celle que l'on croit, elle peu être pavée d'or, celui des conquistadors de l'asphalte, à l'irrésistible aura, riches d'une multitude de connaissances oubliées du commun des mortels. Bravoure    audace    patience. La poésie des sensibles.

  9. LeBaronPerché

    Y'a il encore quelques clandos dans la cale du rafiot, après avoir eu le courage d'affronter l'immensité des mers, ou recalés à l'entrée, pile ou face.. Il faut décidément avoir le pied marin dans ce bas monde.

  10. BarbakAttak

    Vous vous êtes vus...?

  11. BlackIsBeautiful

    Moi aussi j'ai aimé le foot, le jeu, intensément, ce qu'il pouvait en dégager de ferveur populaire, aussi, de partage, de passion forcément un peu folle, injuriée dans quelques troquets, faut savoir se lâcher quand même, la bête sommeille en nous. Puis j'ai changé de braquet, sans retourner ma veste, j'aime toujours le foot, le jeu, celui qu'on joue dans les city stades avec les gamins du quartier, en essayant de leurs inculquer quelques valeurs désuètes. je laisse à présent le cuir rouler sur la pelouse de stades construits sans vergogne sous une chaleur accablante au détriment de la vie des uns, pour le plaisir des autres, sponsorisé de nivellement par le bas, parce que ça, très franchement, ça me fait gerber.

  12. CommeUnChienEnragé

    Je suis un chien enragé, j'aime les chats, me rouler dans l'herbe fraiche et arpenter les rues de mon quartier pour ressentir la tendance, voir venir. Je commence à maitriser l'endroit après toutes ces années et ces bornes enquillées. Un de mes plus grand plaisir reste tout de même cette petite pose que je m'octroie parfois, pour lever la patte, et me soulager sur les affiches à l'effigie de trognes qui disent aimer tout le monde mais...Mais quoi..? Moi j'aime tout le monde, enfin presque... Pour moi le monde est une grande sphère incolore, ça évite pas mal d'emmerdements, les bruits et les odeurs font parti d'un quotidien ou les mélanges font bon ménage, il faut bien malaxer les ingrédients pour faire un pain de qualité, éviter les farines de merde, ça laisse une odeur atroce sur la semelle du business classe qui aura eu la malchance de poser le pied sur mon étron, bien que je ne soit pas un goujat, nous manquons tout de même d'un peu d'espace. Je déteste par dessus tout me bousiller les cordes vocales en aboyant sur les roquets qui tiraillent frénétiquement sur leur laisse à mon passage, je m'en fous, je n'en ai pas, de laisse, ça rend agressif. Bref, quand je rentre dans ma carrée je me sens d'ordinaire plutôt satisfait, j'ai fait connaissance, appris des trucs. Enragé mais je fais avec, les médocs c'est pas bon pour la santé.

  13. Fusain

    C'est un peu sombre, un peu mélancolique, cela semble regarder dans la même direction et c'est peut-être cela qui lui a semblé beau. Beau, quel mot, quelle hérésie dans tous ces maux. Elle s'est donc posée la, sur les marches, à regarder vagabonder le fleuve, perdue dans ses pensées. Que vais-je laisser à mes mômes? Mais c'est moi la môme… Toute cette violence qui virevolte, frénétique, autour de mes sens, et je suis bien certaine que tout ceci tourne bien à contre sens. C'est sans doute pour cela que j'aime tant me poser au bord du fleuve, de l'eau vive, apaisante. J'ai fais une chose merveilleuse l'autre jour, j'ai fracassé ma télé à grand coups de batte de baseball et je me suis mise à chanter, doucement, tendrement, c'était tellement merveilleux de la basse-cour m'extraire, en une fraction de simple seconde, le temps a semblé s'arrêter, j'ai aimé. Depuis j'essaye de le prendre, le temps, pour moi, pour les autres, il m'arrive même de lever le nez de mon smartphone quand je marche dans la rue, et j'y vois plein de belles choses. La vie..

  14. TroncheDeVie

    Je suis pas né de la dernière pluie, franchement, un peu de recul ne tue pas avec l'expérience. Dassault en grande pompes aux invalides, mmh, Tapie fêté comme un grand révolutionnaire au vélodrome, mmh, Bolloré qui enquille tout ce qu'il y a de plus brillant en matière de journalisme avant les élections, mmh, Bayer qui se paie Monsanto, mmh, qu'on face fermer leur gueule aux affranchis, mmh, Benalla on the road, mmh. Bon, on pourrait y passer des heures à se marrer des tours de passe passe du grand cirque Pinder et je crois, au fond, qu'il vaut mieux en rire. La dérision, ce nom commun à lui seule peut-il nous sauver? Ne pas leurs accorder la moindre importance, se foutre de leurs gueules préfabriquées, aux ciments Lafarge, faire de cette vanité un petit feu de paille dont les cendres se disperseront dans l'air du matin. Ca fait dix ans que je vis dans la rue et des sourires, j'en ai vu, de la générosité aussi, des failles, des faiblesses, de la peur. C'est la peur qu'on nous imposent qui diviser pour mieux régner, vieux comme le monde. Dix années de partages. L'homme n'est pas un ange mais je refuse de le voir tomber.

  15. SoieDitEnPassant

    Un petit paradis. Derrière la toile méticuleusement tissée, bien au delà des fantasmes de l'arachnée, se dresse un grand Baobab, source de force, de vie. Un peu plus loin j'aperçois la rizière et ses paliers irréguliers, aux ondulations badines qui s'étirent dans la bise des premières lueurs du jour. Une échappée matinale d'où je mate du coin de l'œil le grand Condor tournoyer, à contre jour, formant une ombre majestueuse, en suspension dans l'air frais de ce matin peu commun, quoi que, il veille au grain. Le petit chemin que j'empreinte est parsemé d'embuches mais qu'importe, un soupçon de vigilance entre les fleurs fraiches qui se délectent d'un gorgeon de rosée, attendant patiemment la visite amicale de la fille d'Aristée, pour l'heure bien à l'abris des alvéoles de son gratte ciel, pour bientôt, le ballet téméraire des ouvrières sans frontières, saupoudrées de pollen, au poil, perpétuons me dis-je. Il y a ces matins là un petit coin que j'affectionne par dessus tout, ou j'aime poser mon cul, et apprécier les pingouins applaudir humblement sur ce qu'il reste de banquise, tandis que les baleines à bosses recrachent à la surface le mercure qu'elles on accumulé dans la majestuosité des abîmes, puis replonger en apnée, se taper quelques harengs pomme à l'huile. Voilà, c'est un petit paradis, simple, grandiose, harmonieux. Il faut être vraiment con pour vouloir y planquer son pognon.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.