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Qui suis-je ?

« Qui suis-je ? Ceux qui savent qui ils sont ont une identité intérieure. Ils n’excluent rien ni personne. Ceux qui ont oublié qui ils sont tentent de compenser leur perte d’identité ou de substance en fabriquant et en extériorisant des substituts de qualité humaines. » Wilfrid Pelletier, dans Le silence d’un cri
  1.  « Avant la venue de Christophe Colomb, savoir qui j’étais ne me posait pas de problème. J’étais parmi le peuple. J’étais un Odawa. Je suppose que je savais cela comme les castors vivant près de nous savaient qu’ils étaient des castors, les ours, qu’ils étaient des ours et les loups des loups. Et aucun de nous n’a jamais éprouvé la moindre confusion à ce sujet.  Chacun s’occupait de ses affaires. Nous avons beaucoup appris des autres animaux sur la manière de vivre et ils ont peut-être également appris des choses utiles de nous  ». Wilfrid Pelletier, dans Le silence d’un cri

  2. « Après la venue de Christophe Colomb, j’ai commencé à avoir des doutes au sujet de mon identité. On m’a d’abord dit que j’étais un Indien. Puis j’ai commencé à entendre un tas de choses sur ce que je devrais tenter de devenir. Cela m’a jeté dans le désarroi ; il n’était question que de devenir. Jusqu’à ce moment, tout ce que je savais se limitait à ce que j’étais. J’ignorais qu’il était possible de changer sa personnalité. J’ignorais même que si vous ne devenez pas quelqu’un, vous ne serez jamais rien. » W. P.

  3. « Donc on m’a dit que je devais me faire baptiser, m’instruire, devenir civilisé, me marier, apprendre un métier, trouver un emploi et un tas d’autres choses. Ces états, ces devenirs étaient tous supposés avoir un rapport avec ce que j’étais ». W. P.

  4. « Qui suis-je ? Ceux qui savent qui ils sont ont une identité intérieure. Ils n’excluent rien ni personne. Ceux qui ont oublié qui ils sont tentent de compenser leur perte d’identité ou de substance en fabriquant et en extériorisant des substituts de qualité humaines. « W.P.

  5. « Quand les gens n’éprouvent plus rien au fond d’eux-mêmes, les cours de justice surgissent, tout comme les codes et les lois, les légistes qui interprètent ces lois et la police qui voit à leur application. Et la justice disparaît dans la confusion de l’industrie du droit. » W. P.

  6. Quand les gens ont le sentiment de ne plus rien savoir, les écoles apparaissent dans chaque communauté ; on imprime des manuels scolaires et on forme des enseignants pour interpréter ces livres. On embrigade les enfants et on les dresse en rivaux., les uns contre les autres. Ainsi la sagesse se perd dans la confusion de l’industrie de l ‘éducation. « W. P.

  7. « Quand les gens n’éprouvent plus de vénération ni de respect, les églises surgissent partout. Et on se met à discuter de la nature du Tout-puissant… Les gens se divisent en groupes religieux. Et vous et moi nous nous parlons dans la confusion de l’industrie de la religion. »

  8. Pensez-y ! Pensez à tout cela par rapport aux incommensurables échanges humains., à la survie, à nos moyens de soutien mutuel. Pensez à tout cela par rapport à la nourriture, à l’habitation et au vêtement. A la santé. A L’amour. Efforçons-nous de nous souvenir qui nous sommes. » Wilfrid Pelletier, dans Le silence d’un cri

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