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Portfolio 4 janvier 2026

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La beauté de l’unité - Par le Colonel Paul-Michel Manandise

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  1. Illustration 1
    © Colonel Paul-Michel Manandise

    La Beauté de l'Unité : Une Réflexion sur la Résilience Face à la Subversion Idéologique

    Par le Colonel Paul Michel Manandise

    Dans la complexité d’une époque moderne où la vérité elle-même semble être remise en question, se dessine une urgence incontournable : il est crucial d'apprendre à apprécier la beauté intrinsèque de la vie et de la nature qui nous entourent. Chaque instant que nous vivons, chaque souffle que nous prenons, chaque événement de notre quotidien s'inscrit dans un vaste réseau d'existence, sans lequel tout deviendrait chaos et désolation.

    Cette interconnexion ne découle pas du hasard. Au contraire, elle révèle un ordre sous-jacent, une intention, une architecture subtile – qu’on la dise divine, cosmique, naturelle ou spirituelle – enracinée dans tout ce que nous observons.

    En prenant conscience que rien n’est totalement gratuit ni totalement isolé, nous découvrons que la cohérence du monde ne tient pas à l’empilement d’événements indépendants, mais à la dynamique d’un ensemble vivant.

    C’est en reconnaissant cette beauté de l’unité que nous acquérons la force nécessaire pour résister aux écueils de la subversion idéologique. Car ce qui menace aujourd’hui les sociétés humaines n’est pas seulement l’affrontement matériel, mais surtout la fragmentation intérieure, la cassure des esprits, la dissolution de la confiance et du sens.

    La subversion idéologique agit telle une tempête silencieuse. Elle n’apparaît pas toujours avec fracas ; souvent, elle s’insinue dans les consciences, mine les certitudes, déstabilise les valeurs, puis divise les communautés.

    Son efficacité tient à sa discrétion. Là où la force brutale s’attaque aux corps, la subversion, elle, s’attaque aux âmes.

    La subversion ne se limite pas à propager des idées différentes. Elle cherche à : troubler la perception de la réalité ; inverser les repères moraux ; rendre suspect ce qui est sain, et séduisant ce qui est destructeur ; faire douter l’être humain de sa propre dignité et de celle des autres.

    En jouant sur les émotions, elle instille la peur, la méfiance, le ressentiment. Elle transforme les débats en champs de bataille permanents. Elle nourrit la confrontation plutôt que la réflexion, l’hostilité plutôt que la compréhension.

    L’ego humain – ce besoin de reconnaissance, de distinction, de domination parfois – est l’un des leviers privilégiés de toute entreprise de subversion. On flatte les vanités, on exacerbe les frustrations, on encourage la comparaison et la jalousie. Chaque individu est alors tenté de se percevoir non comme partie d’un tout, mais comme centre du monde.

    C’est dans cette rupture intérieure que la subversion trouve son terrain. En dressant les uns contre les autres, elle fragilise les solidarités. En opposant générations, cultures, croyances, histoires personnelles, elle fabrique l’illusion que l’Autre est une menace, et non un amis.

    Face à cette stratégie de division, la réponse la plus profonde et la plus efficace n’est ni la haine, ni le repli, mais l’unité. Une unité qui n’est pas l’uniformité, mais l’harmonie des différences.

    Je suis convaincu que l’unité intérieur (de l’état) comme première ligne de défense est ce qu’il

    Nous faut à tous.

    Avant d’être un projet collectif, l’unité est un état intérieur. Un être humain unifié est celui qui parvient à : reconnaître ses propres contradictions sans s’y soumettre ; aligner au mieux ses pensées, ses paroles et ses actes ;

    refuser d’être écartelé entre ses peurs, ses colères et ses aspirations les plus nobles.

    Un individu divisé est prévisible, manipulable, vulnérable. Il suffira d’appuyer sur telle ou telle blessure pour obtenir telle ou telle réaction. À l’inverse, un individu uni intérieurement demeure capable de discernement, même en période de crise ou de tension.

    Se mettre en quête de cette unité intérieure, ce n’est pas se couper du monde, c’est au contraire s’y ancrer plus profondément. C’est apprendre à ne pas réagir au quart de tour, à questionner ce qu’on nous présente comme évident, à peser les mots et les images qui nous bombardent chaque jour.

    L’unité collective est la force indispensable à travailler des aujourd’hui.  à Une communauté soudée – famille, village, nation, institution – possède une résistance naturelle à la subversion. Non pas parce qu’elle serait parfaite, mais parce que ses membres : savent encore se parler ; partagent quelques repères communs ; acceptent des devoirs réciproques, et pas seulement des droits individuels.

    Cette unité ne se décrète pas, elle se construit. Elle repose sur la confiance, la loyauté, la mémoire partagée. Là où les liens sont forts, les tentatives de division échouent souvent, car l’on préfère se confronter franchement plutôt que se trahir.

    Nous pouvons même aller plus loin en plaçant la beauté comme arme spirituelle. Et non pas que  dans le sens esthétique de la chose , mais également dans le sens humain.

    On sous-estime trop souvent la force de la beauté. Dans un monde saturé d’images violentes, de discours cyniques, de spectacles de dégradation, la beauté apparaît presque comme une provocation silencieuse.

    Non l’écologisme maladif ou politique mais tout simplement profiter de la nature. De cette merveille, qui est la tout de même u minimum, notre première et ultime maison. Et il est vrai que nous ne prenons plus le temps de l’admirer.

    La contemplation de la nature – un ciel étoilé, le cycle des saisons, la complexité d’une fleur, la régularité d’un battement de cœur – nous rappelle que : nous ne sommes pas le centre de l’univers, mais une partie intégrée à un ensemble plus vaste ; la vie, malgré ses épreuves, recèle une dynamique profonde de croissance et de régénération ; l’harmonie n’exclut pas la diversité, elle en a besoin.

    Prendre le temps d’observer, de se taire, d’écouter le monde vivant, c’est déjà résister à la frénésie d’un système qui voudrait nous tenir en haleine permanente, nous priver du recul nécessaire pour penser par nous-mêmes.

    Mais la beauté qui contera le plus dans les années à venir , c’est bien évidement le sens mais surtout la morale. Ont pourrait même joindre les deux idées en parlant de beauté morale.

    Il n’y a pas que les paysages qui soient beaux. Il y a aussi des gestes, des attitudes, des décisions. La fidélité silencieuse d’un parent, le courage discret d’un soignant, l’intégrité d’un responsable qui refuse de céder à la corruption, la main tendue à celui qui tombe : tout cela participe d’une beauté morale.

    Cette beauté-là dérange la subversion idéologique, car elle montre, par l’exemple, que l’être humain peut encore choisir l’honneur plutôt que la facilité, le respect plutôt que la manipulation, le don plutôt que le calcul.

    Nourrir en soi l’admiration pour ces beautés morales, c’est renforcer les anticorps de l’esprit. Là où l’on cesse d’admirer ce qui est grand, noble, juste, on finit par se contenter du vulgaire, du mesquin…

    Ici un élément important également!

    Arrêter de penser que le hasard existe.

    L’une des grandes armes de la subversion consiste à faire croire que tout est hasard ou pur intérêt, que rien ne possède de sens en dehors de ce que nous voulons bien lui attribuer, et que la vie n’est qu’un théâtre d’absurdités.

    Reconnaître que le monde obéit à certaines lois, que des causes produisent des effets, ne signifie pas réduire l’existence à un mécanisme froid. L’analyse rationnelle est nécessaire, mais elle ne suffit pas. Au-delà des explications techniques, demeurent des questions souveraines :

    Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

    Pourquoi la conscience ?

    Pourquoi ce désir de vérité, de justice, de beauté, qui ne se satisfait pas de la médiocrité ?

    Refuser le hasard comme principe suprême, ce n’est pas s’abandonner à la crédulité, c’est accepter que la réalité excède nos schémas les plus étroits.

    Si rien n’a de sens, alors rien n’oblige. Mais si chaque geste, chaque parole, chaque choix possède une portée – parfois minime, parfois décisive – alors la responsabilité humaine devient centrale.

    Comprendre que nos actes s’inscrivent dans une trame plus large nous invite à : mesurer les conséquences de nos engagements ; ne pas céder à la facilité du cynisme ; accepter que nous participons, chacun à notre mesure, soit à la construction, soit à la destruction du monde commun.

    La subversion idéologique, en niant le sens, cherche à nous décharger de cette responsabilité. L’unité, elle, nous y reconduit.

    En réalité, plus qu’une seule unique chose d’avoir un sens pour nous, et c’est la dessus que les forces doivent se concentrer.

    L’harmonie totale.

    La résilience face à la subversion ne se réduit pas à une posture défensive. Elle peut devenir un projet de vie, individuel et collectif : celui de l’harmonie.

    En commençant bien évidemment par la première harmonie, l’harmonie avec soit même.

    Retrouver un rapport juste à soi implique : d’accepter ses limites sans se résigner ; de reconnaître ses défauts sans se haïr ;

    de cultiver ce qui est solide en soi : la droiture, la patience, la persévérance, l’humilité.

    Un être ainsi travaillé, non dans la dureté mais dans la lucidité, devient progressivement moins vulnérable aux discours extrêmes, aux séductions faciles, aux simplifications trompeuses.

    Une fois que l’ont est en harmonie avec soit même, ce qui prend du temps mais ce qui est essentielle à la vie de chacun et également à la vie ensemble vient ensuite, toute la grande idée de s’Harmoniser avec l’autre! Et d’harmoniser le rapport aux autres!

    L’harmonie avec autrui ne suppose ni naïveté ni angélisme. Elle suppose : la capacité d’écouter sans immédiatement juger ; l’art de dire non sans humilier ; la faculté de maintenir des désaccords sans les transformer en haines.

    Une société qui maîtrise cet art de la relation demeure difficile à subvertir, car les conflits y deviennent féconds plutôt que destructeurs.

    Une fois cette harmonie avec soit même trouvée et fixée, une fois cette harmonie trouvé avec l’autre, établie et fixée!!

    Viens le moment d’Harmoniser le rapport au monde

    Enfin, l’harmonie englobe notre rapport global au monde – à la nature, à l’histoire, au temps. Elle nous invite à : redécouvrir la gratitude plutôt que l’ingratitude permanente ; habiter la terre comme des gardiens, non comme des prédateurs ou des touristes pressés ; respecter ce qui nous a précédés, sans cesser de vouloir améliorer ce qui doit l’être.

    C’est dans cette perspective que la beauté de l’unité prend tout son sens : elle n’est pas une abstraction, mais une orientation concrète de l’existence.

    Dans un temps marqué par la confusion, la saturation d’informations, la polarisation des opinions, la subversion idéologique trouve un terrain favorable. Elle tente de nous séparer les uns des autres, mais d’abord de nous séparer de nous-mêmes, en brisant notre unité intérieure.

    Pourtant, au cœur de ce tumulte, demeure une vérité simple et profonde : la vie, la nature, la dignité humaine possèdent une beauté qui ne doit rien à la propagande, aux modes ou aux manipulations. Cette beauté est une boussole. Elle rappelle que nous ne sommes pas livrés au hasard pur, que chaque être, chaque événement, chaque rencontre s’inscrit dans une histoire plus vaste.

    Retrouver la conscience de cette unité – en soi, entre nous, avec le monde – devient alors un acte de résistance, mais aussi un acte d’espérance. Car une société qui réapprend à admirer ce qui est juste, à protéger ce qui est fragile, à unir ce qui est légitimement divers, devient capable de traverser les tempêtes, visibles ou invisibles.

    C’est dans cette fidélité à la beauté de l’unité que se forge la véritable résilience face à la subversion idéologique. Non dans le fracas des slogans, mais dans la constance des consciences droites, des cœurs lucides et des volontés unifiées.

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