Même pas peur de dire : "spéculer sur les denrées alimentaires, c'est spéculer sur la vie!"

 

Citoyen engagé passionné de médias et de géopolitique, Sylvain livre en quelques termes une vision acide du monde de l'économie. Un monde sans foi ni loi qui n'hésiterait pas à spéculer sur la vie de millions de personnes dans le monde...

 

Je veux une interdiction des spéculations sur les ressources alimentaires.

Comment pouvons-nous spéculer sur une ressource tout aussi vitale que nécessaire ? En janvier dernier, le G20 statuait sur la réglementation des spéculations sur les denrées alimentaires. Ce système engendrant une flambée des prix. ATTAC* tire la sonnette d'alarme depuis la fin des années 90.

 

La spéculation est un système « jouissif » : la perspective de gagner des millions de dollars en quelques clics attire les convoitises. Mais quand ces profits résultent d'une exploitation quasi systématique des famines et des catastrophes naturelles comme dans certains pays, cela devient intolérable. La sécheresse qu’a subie la Russie en juillet 2010 a détruit des millions d’hectares de surface cultivable. Depuis, le pays se trouve dans une situation tendue. Le déclenchement des révoltes arabes n’est-il pas dû à la hausse des prix des produits alimentaires ? Spéculer sur les denrées alimentaires, c’est spéculer sur la vie. Si le prix des céréales, du riz ou du blé augmente, les populations les plus pauvres pourront-elles subvenir à leurs besoins ?

 

La réalité est brutale : l'argent est roi! Et notre mode de vie nous incite à aller vers une croissance exponentielle. Mais le citoyen est un consommateur. Il a le pouvoir et le choix de consommer ce qui nous semble le plus juste. La spéculation n’est pas la seule cause des crises économiques actuelles. Nous avons nos responsabilités et un devoir de citoyen pour faire évoluer notre société. Nous pouvons reprendre la main sur l’économie.

 

Dans Le Monde du 15 juin 2011, une tribune de Claude Alphandéry, Stéphane Hessel et Edgar Morin parlait de l’économie solidaire. En France, des initiatives sociales existent déjà par le biais d’associations comme les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) : comment favoriser l’agriculture paysanne et locale, tout en supprimant les « intermédiaires prédateurs ». D’autres initiatives sont à créer, par vous, par nous. C’est pour demain et c’est une des solutions contre ce système spéculateur.

 

 

Sylvain, citoyen engagé

 

 

Si vous souhaitez répondre à Sylvain, n'hésitez pas à commenter cet article et vous exprimer sur le site de la campagne.

 


 

 

D.R.


 

 

 

* Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.