Même pas peur de la jeunesse et de l'immigration

Etudiante en Master II de politiques publiques et changement social, Laetitia s'insurge contre la stigmatisation des jeunes et des immigrés. Elle plaide notamment pour l'instauration d'un droit du travail élargi et réadapté aux besoins actuels.

 

"Je ne veux plus d'un pays qui stigmatise ses jeunes et ses immigrés pour mieux cacher la profondeur de son malaise. // Je veux que l'on donne le droit de travailler aux étrangers et qu'on instaure un vrai RSA jeune !"

 

"Aujourd'hui les sans-papiers vivent dans des situations d'extrême précarité car, depuis plusieurs dizaines d'années, le droit au travail et au logement ainsi que l'accès à certains soins médicaux leur sont refusés. Ils sont alors extrêmement vulnérables face à des patrons ou des propriétaires malhonnêtes. Sans parler de la peur constante d'être contrôlés, arrêtés, et expulsés dans des conditions souvent critiquables. Leur dernier recours devient l'aide des associations, surtout depuis l'institution du délit de solidarité qui punit toute personne qui aide à l'entrée, à la circulation et au séjour d'un étranger en situation irrégulière. Par ailleurs, le Canard Enchaîné rapportait l'an dernier la peine de 8 mois ferme pour un homme ayant hébergé pour la deuxième fois son propre frère sans-papier!

Quel est l'argument libéral face à des personnes aptes au travail et motivées qui pourraient développer l'économie plutôt que d'être forcées de dépendre de l'aide d'autrui ?
Dans une toute autre réalité les jeunes sont eux aussi précarisés et dépendants de leur famille alors que l'emploi ne favorise qu'une seule génération, celle des 25-45 ans et que depuis la crise il est devenu quasiment impossible pour des jeunes peu qualifiés d'être embauchés même dans des emplois précaires, souvent en intérim ou à temps partiel. Quand on sait que chaque année 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans diplôme, c'est un enjeu national de leur assurer un minimum d'autonomie financière pour débuter leur vie d'adulte sereinement. On le voit bien avec les jeunes en errance qui sans le soutien de leur famille, trouvent difficilement des moyens de subvenir à leurs besoins ce qui les

 

crédit : figaro.fr


 

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