François le Petit aura donc choisi le salon Napoléon pour annoncer son Waterloo constitutionnel! Il fut un temps où les monarques de la 5ème, férus d'Histoire de France, se seraient gardés de sombrer ainsi dans le ridicule... Mais c'est ainsi; depuis 2007 la "magistrature suprême" est tombée entre les mains de personnages à l'inculture (mal) dissimulée derrière un prétendu génie tactique encensé par des cohortes de médiacrates stipendiés. Mais passons.
Le retrait de cette révision scélérate constitue naturellement une victoire des valeurs républicaines et une défaite cinglante de ce pouvoir oligarchique et néolibéral converti à la démocrature.
Mais la débâcle est telle, l'humiliation si cuisante, que l'on ne peut retenir un étrange sentiment de pitié à l'endroit de cet infortuné capitaine du pédalo-titanic gouvernemental... Aussi tentons de le rasséréner un peu.
Pourquoi ne pas étoffer l'équipage avant le naufrage? Après le CDD du matelot Cosse débauché du rafiot "Notre primaire", pourquoi ne pas poursuivre le recrutement? C'est qu'ils sont nombreux à avoir le pied marin, dans cette embarcation de fortune: Laurent, Chassaigne, Cohn-Bendit, Jadot... Pourquoi attendre leur ralliement dans six mois? Faites-les monter tout de suite sur le bateau, ils en meurent d'envie... Un seul mot d'ordre: le recrutement, c'est maintenant!
Et puis rassurez-les: dites-leur bien qu'au moment du naufrage il y aura de la place pour tout le monde dans les chaloupes de sauvetage affrétées par la PME Solférino. Pierre Laurent, pour ne citer que lui, est très sensible à ce type d'argument...
Bon vent!