Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Lendemain glauque. Tsipras l'a reconnu lui même sans faux-semblant, le FMI aussi: l'accord signé est mauvais, l'aide très insuffisante pour sortir la Grèce de la récession, aucune décision sur la dette qui va plomber encore des années l'économie exangue. Accord punitif, sans autre but que de montrer aux peuples qu'en Europe, aucune politique autre que financière n'est autorisée. Cela veut sonner le glas des espoirs pour l'Espagne, pour toutes les autres démocraties qui tenteraient une autre politique. Alors? La puissance des banques empêche pour l'instant d'asseoir l'économie sur autre chose que l'emprunt. Nous sommes avertis. Mais ce n'est pas une raison pour se résigner. La lutte sera longue et difficile, il est démontré maintenant que les organisations européennes (comme ce Conseil Européen sans statut, qui prend les décisions qui nous concernent tous sans aucun regard démocratique) sont confisquées au profit de la finance, en particulier allemande, puisque ce pays a assis ses retraites sur le capital. Nous avons maintenant les yeux ouverts. Et les financiers le savent. Qui croit encore à la bouillie sortant des lèvres hollandiennes? "Nous aidons la Grèce, nous sommes parvenus à un accord..." Les gugusses encore convaincus se font rares. Les financiers sont dévoilés. Quelles seront leurs nouvelles armes? Et les nôtres?
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