L'afflux massif de ces réfugiés, qu'on ne stoppera ni par des décrets ni par des barbelés (parce qu'ils jouent leur vie, et qu'ils n'en ont qu'une) remet en cause, bien plus que les analyses théoriques, toute l'UE: la libre circulation des personnes (ça ne passe plus); qui elles-mêmes bloquent les marchandises (les camions sont bloqués aussi entre l'Autriche et Munich); l'inter-dépendance de chaque nation (on retrouve les frontières); on reparle de quotas, variables suivant les données économiques de chaque pays... Tout va changer en Europe dans les mois qui viennent, devant cette réalité incarnée: on ne peut pas laisser dehors 2 millions de personnes affamées. Quelques centaines de Rroms, oui. Quelques milliers de SDF, oui. Mais deux millions, NON. Leur nombre oblige à trouver les solutions qu'on voulait ignorer. De quel côté cela va-t-il pencher? Chasse à l'homme versus FN, parce que les emplois déjà rares vont être mis en concurence, que les logements vont devoir être trouvés? Ou complet remodelage des pratiques? Pendant l'exode de 40, on trouvait les solutions. Souvent à l'échelle locale. Les maires, les particuliers ont là leur rôle à jouer. Et rien ne dit qu'il n'en sortira pas du bon. Ces hommes, ces femmes, ces enfants porte chacun une valeur humaine. Cela engendrera des échanges, des vies vont se croiser. Du sang neuf, humain, va irriguer la vieille Europe, et va bousculer ses règles, faites pour les flux financiers.
Billet de blog 15 septembre 2015
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