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Billet de blog 18 janvier 2011

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Ô Tunisie, bel exemple

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un peuple sort dans la rue, manifeste, revendique, ne rentre pas au bercail, prend non pas les armes, mais les bâtons de colère, et casse, brûle, secoue. Les jeunes chômeurs méprisés crient leur puissance en même temps que l'impuissance où on les cantonne Le pouvoir bandit la menace islamique, sort les balles, le peuple ne rentre pas. Un mois entier de rues belliqueuses, de bataille tenace, de ferme résolution que la mainmise de si peu sur la richesse du pays doit cesser. ET ILS GAGNENT. Le tyran piteux fuit, ses sbires essaient encore de semer la panique, mais le grand souffle de ceux qui ont décide de leur sort, enfin, va les balayer. Outre méditerrannée, prenons en de la graine. Il existe des pays qui font de belles révolutions.

En France, à l'Assemblée Nationale,la ministre des Affaires Etrangères, Mme Alliot-Marie, blanchie sous le harnais servile de plusieurs ministères, a proposé benoîtement une coopération pour que le savoir-faire français en matière de questions sécuritaires puisse faire école. Autrement dit, pour que la France aide les régimes pourris à se maintenir sans qu'il y ait trop de morts, stade où la populace n'est plus gérable. et leurs excuses de les enfoncer: Il y a quelques jours, on ne savait pas encore comment les choses allaient tourner. Autrement dit, si Ben Ali s'était maintenu, on l'aurait soutenu encore et encore…
Ceci pour ceux qui avaient encore des illusions sur la non-complicité des puissants de ce monde, qui s'unissent pour bouffer de concert la laine sur le dos, puis le dos des populations qu'ils ont fonction de représenter.

Et les serviles Pujadas et autres présentateurs d'y aller sur la “révolution de jasmin”, répétant à l'envi cette formule de fade douceur de fleur pour masquer la belle bataille, brandissant la menace des barbus, plaignant à longueur de reportages ces pauvres femmes qui, du fait de la fermeture des magasins, réclament du pain pour leurs enfants, refusant de voir, de montrer, de dire, la grandeur d'un peuple en marche.

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