Je suis prof de maths et pratique suffisament les statistiques pour être très alertée qu'on ait mis tant de temps à croiser trois informations: Après les 2 premiers meurtres des paras, il suffisait de croiser les individus dangereux sur Toulouse (Montauban n'est qu'à 50 km, ce qui montrait un ancrage dans la région), les 600 adresses IP, les gens fichés comme extrémistes.
Je me garde bien sûr de rien affirmer. Mais les journalistes sont ceux qui doivent enquêter, et poser les questions. Est-ce une erreur explicable? Cela relève-t-il d'une volonté?
Autre interrogation: ce jeune homme a 23 ans est passé par toutes nos écoles. Ce n'est pas le premier garçon maghrebin a être en échec, il fait partie (et j'en ai vu beaucoup) de ceux pour qui l'institution scolaire ne peut rien. On les voit végéter 4 ans au collège, stigmatisé par leurs notes de plus en plus mauvaises, ils atteignent leurs 16 ans dans la rage, aucune institution ne les veut plus. Les 12 ou 13 ans qu'il a passé dans nos écoles n'ont pas permis qu'il se construise autrement. Il n'a pas rencontré un Monsieur Germain. Oui, la famille, oui, l'absence du père, oui, les Islamistes intégristes. Mais pour beaucoup, tout cela peut être compensé par l'éducation de la république. Pourquoi pas lui? Nous sommes tous responsables de ne pas l'avoir bien élevé.