150 morts à cause d'un pilote malade. 150 morts parce qu'on a voulu la protection maximale pour le cockpit, contre d'éventuelles attaques terroristes. Sans envisager que le pilote pouvait aussi être le vecteur de mort, et que cette isolation protectrice deviendrait la possibilité du crime. Quel parallèle peut-on tracer entre cet acte et les avions des twin towers? Dans les deux cas, un ou des individus prend les commandes, le crashe, tout le monde est mort, et encore beaucoup plus dans le cas des Twin. Y a-t-il un écart fondamental entre des terroristes déterminés et un pilote malade mental? Peut-on être sain d'esprit en entraînant dans sa mort celle d'autres innocents? Les fous de dieu sont des fous tout court. La réponse ne serait-elle pas plutôt - au lieu d'une plus grande surveillance qui aura toujours des failles - de se mettre le plus possible sous la responsabilité des uns des autres? Si le pilote en titre avait pu entrer, nul doute qu'il aurait tout fait pour redresser l'avion. Devant un risque terroriste, plus que les portiques, qui de toute façon se révèleront poreux un jour ou l'autre, la conscience éveillée de chacun, comme les passagers du 3ème avion des twins towers, qui, une fois conscients de ce qui se passait, ont réussi à faire que l'avion-suicide manque son but, sera une meilleure garantie. Le risque zéro n'existe pas. L'isolement et la chasse aux grands malades enfermés dans leur folie ne les neutralisera jamais. Politiquement, il faut instaurer un dialogue avec les fractions les plus radicalisées. Etudier les causes, chercher des solutions. Parmi ces radicaux, il y en a qui veulent autre chose qu'une mort glorieuse. Je repense aux sept contacts qu'a eus, selon les dire des otages, Amedy Coulibaly lors de l'attaque de l'Hyper-Casher. Allez-y! leur disait-il. Je suis en train de le faire! A vous! Sur les sept, aucun n'a bougé.
Billet de blog 29 mars 2015
APRES LE CRASH
Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.